Ranrupt

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Ranrupt
Vue à Ranrupt.
Vue à Ranrupt.
Blason de Ranrupt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Thierry Sieffer
2014-2020
Code postal 67420
Code commune 67384
Démographie
Gentilé Ranruptois(es)
Population
municipale
352 hab. (2014 en augmentation de 0,86 % par rapport à 2009)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 31″ nord, 7° 11′ 57″ est
Altitude Min. 476 m
Max. 1 013 m
Superficie 14,68 km2
Localisation

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Ranrupt (Roggensbach en allemand) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Elle appartient au canton de Mutzig et à l'arrondissement de Molsheim[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Un espace montagnard faiblement peuplé[modifier | modifier le code]

Ranrupt est une commune montagnarde aujourd'hui à l'écart des grands axes de circulation. Le territoire communal de 1 468 ha s'étage entre 481 m d'altitude (en aval des anciennes prairies humides de Ranrupt sur la rivière Climontaine) et 1 015 m d'altitude (au-dessus des Hauts Bois, à l'ouest de la forêt de Schirgoutte et du col de la Charbonnière).

Le village allongé concentre une fraction importante de sa population en son centre (510 m d'altitude). La commune compte aujourd'hui 349 habitants contre 299 en 1997 et sa densité est une des plus faibles du massif des Vosges : environ vingt habitants par kilomètre carré. Cette situation est le résultat d’un exode rural constant observé depuis les années 1880. En 1982, la population active résidente travaillait majoritairement en dehors des cantons montagnards de Saâles et de Villé[2].

Un habitat éclaté en hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Fonrupt est un hameau situé à 570 m d'altitude dans le vallon adjacent à la vallée principale de la Climontaine, établit à gauche du ruisseau de Plaingoutte, sous le Fonruptgoutte et le Petit Bois. Stampoumont est à l'ouest de Ranrupt, sous le Grand Alhan, à côté des sources du ruisseau Méribeux qui emprunte une vallée forestière qui débouche au Grand-Pont, hameau de la commune de Colroy-la-Roche.

La Salcée est un hameau à l'ouest, en contrebas du petit col de la Salcée à 588 m d'altitude. La vieille route départementale 50 mène au col de Steige à 537 m d'altitude qui ouvre l'horizon sur la vallée du Giessen et le Val de Villé. Le col de Steige et le rain du Fossé sont franchis par la départementale 424 reliant en 17 km Villé à la route nationale 420 par Ranrupt[3].

Il existe aussi une multitude de fermes éloignées dont la plupart, mal desservies, sont des résidences secondaires, soit sont abandonnées ou sont en ruines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ranrupt est mentionné sous la forme Rognesbach en 1120[4], Ruginsbach en 1135, Ramru en 1261[5], Regensbach en 1303, Roggensbach en 1310, Roschbach en 1789.

L'explication de l'élément -rupt fait l'unanimité chez les toponymistes : il s'agit du terme ru « ruisseau » (graphié tardivement rupt par fausse étymologie savante)[5],[6], explication confortée, si besoin est, par la forme allemande en -bach « ruisseau ».

L'identification du premier élément Ran- créé davantage de difficultés, car les formes les plus anciennes sont allemandes.

On connaît pour Ranrupt une traduction germanique plus contemporaine : Roggenbach (dont le premier élément a évolué en Roggen- qui signifie aussi « seigle »), il s'agit d'une transcription tardive qui n'a d'autre réalité qu'administrative. Des formes germanisées plus précoces Rognesbach en 1120 et Ruginsbach en 1135 montrent d'ailleurs qu'il s'agit d'un tout autre élément, compatible avec l'explication d'Ernest Nègre par le nom de personne Hrotgingus. Cependant, il n'est pas sûr que ce soit le nom de personne initial, car les seigneurs étaient d'expression germanique et les greffiers traduisaient systématiquement les noms de lieux et les noms de personnes rencontrés dans la partie welsche alsacienne de la vallée de la Bruche, du val de Villé et d'Orbey, dans une langue comprise par l'autorité[8], de sorte que l'explication de Dauzat et Rostaing reste valable eu égard à la forme romane.

L'isoglosse roman/germanique se situe historiquement dans le val de Villé entre Maisonsgoutte (Meisengotte) et Steige, et entre Villé (Willer) et Fouchy.

Le sens global du toponyme Ranrupt est donc « ruisseau (qui passe dans la propriété de) Hraban[7] » ou « de Hrotgingus[5] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne saurait être affirmatif en ce qui concerne le noyau d’un premier peuplement dans l’Antiquité à Ranrupt et l’étymologie de son nom n’apporte pas plus d’éléments allant dans ce sens. Néanmoins, on peut avancer l’hypothèse d’une occupation au haut Moyen Âge par une population de culture gallo-romaine.

L'habitat de Ranrupt est situé sur le tracé d'une route provinciale (venant du col du Hantz en territoire abbatiale de Senones) rejoignant l'antique route romaine du Champ du Feu (signalée par Strata en 1059[9]) laquelle rencontre au col de Steige la via salinatorum. La mention de cette importante artère marchande autant que militaire reliant la plaine d'Alsace à la Lorraine, se trouve dans un diplôme royal de 661 ou 662[10]. Le tracé de cette route est connu : venant de Raon-l'Etape par Nayemont et le col des Broques, elle relie Saâles, Bruche, l'Evreuil, La Salcée, Steige, Villé à la plaine du Rhin[11].

À l'époque médiévale, les communautés de Ranrupt et Stampoumont, respectivement dénommées en allemand Roggenbach et Stamberg, dépendent de la seigneurie de Villé, tout comme celles de Saales et Bourg-Bruche. À l'époque moderne, le territoire qui est assimilé au bailliage du Val-de-Villé (autorité territoriale) se rattache à l'histoire d’Alsace et du Saint-Empire romain germanique dont faisait partie aussi la Lorraine.

L'époque médiévale[modifier | modifier le code]

Ranrupt est mentionnée dans une bulle du pape Callixte II en 1120. Le texte papal confirme l’attribution des terres et de la chapelle de « Rognesbach » dans les biens de l'abbaye de Honcourt(ou Hugshoffen), Val de Villé, Chapitre rural de Sélestat (subdivision ecclésiastique). Un document précise que les métayers (ou moîtriers[12]) avaient à charge d’accompagner (sous leur protection ?) les convois de sels.

Lors du conflit qui oppose Walther de Geroldseck, évêque de Strasbourg, aux bourgeois de Strasbourg et leurs alliés, une troupe occupée à piller les terres appartenant à Rodolphe de Habsbourg (futur empereur) est surprise par les villageois assemblés qui tuent trente-cinq soldats. En représailles, Herrmann, le frère de l'évêque, se rend le 1er janvier 1262 avec une armée jusqu'à Bourg (Neufchasteau) pour le brûler, ainsi que Bruche, Saales (Sales), L'Evreuil (Leureuil), La Salcée, Stampoumont, Ranrupt (Ranru) et son église Saint-Vincent et Colroy-la-Roche (Conroi)[13]. La seigneurie de Villé est ensuite engagée auprès des nobles de Mullenheim de 1314 à 1556.

Ranrupt ainsi que les communautés situées sur son ban sont rattachées à la paroisse de Colroy[14] qui est administrée par l'abbaye de Honcourt. Tout au long du XVe siècle, les populations montagnardes souffrent des pressions fiscales et des dîmes religieuses. Les moines de Honcourt, disposant de vastes greniers, spéculent sur les prix des bleds et gagne une mauvaise réputation auprès des villageois.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1525, le soulèvement de la paysannerie d'Alsace (et de l'ensemble du sud de la Germanie) remet en question l'autorité seigneuriale et religieuse (guerre des Paysans - Deutscher Bauernkrieg). Des habitants du village de Ranrupt profitent des troubles généralisés pour participer au pillage du monastère de Honcourt. Assignés devant la cour Impériale d'Ensisheim, ils ont à répondre du saccage et de l'incendie de ce monastère. En 1599, l'abbaye de Honcourt appauvrie est incorporée à l'abbaye d'Andlau ; acquisition confirmée par le pape Paul V en 1616.

Le comte George Jean de Veldenz, puis son fils Georges Gustave, entreprennent dès 1579 l'exploitation des gisements ferreux de Fonrupt et de Ranrupt, au centre même du village. La rentabilité des filons permet l'installation coûteuse d'un système de roues hydrauliques facilitant l'exhaure des eaux du fonds des galeries jusqu'au jour.

Lors de la guerre de Trente Ans, la couronne de Suède attribue en 1634 le bailliage de Villé aux comtes de Veldenz qui l'administrent tant bien que mal. Malheureusement, le retrait la même année de l'armée suédoise laisse le champ libre à la soldatesque des armées royales et impériales. Les mines sont abandonnées. À la fin du conflit, le pays se trouve considérablement dépeuplé[15]. Ranrupt qui comptait 60 feux en 1634 n'en totalise plus que 40 en 1693[16].

Les traités « ambigus » de Westphalie de 1648 permettent au royaume de France de prendre possession du bailliage de Villé. Le Royaume a la mainmise militaire et économique sur presque toute l'Alsace. Le duché de Lorraine, hormis les territoires des Trois-Evêchés sous l'égide française depuis 1555, le comté de Salm, les territoires appartenant à Strasbourg, à Mulhouse, au duc de Württemberg, la principauté de Nassau-Sarrewerden échappent encore au roi. Ayant pris le contrôle effectif de la Lorraine sous Stanislas, l'intendant français, le chancelier Antoine de La Galaizière rattache après 1783 le Val de Villé à la subdélégation de Saint-Dié. L'Alsace n'est officiellement déclarée territoire français qu'en 1789.

Pendant la Révolution française, les communautés de Ranrupt, Fonrupt et Stampoumont sont réunies pour former la commune de Ranrupt. En 1790, pour répondre au souhait de ses habitants, la commune est rattachée au canton de Saales, district de Saint-Dié, département des Vosges[17].

Malheureusement, la commune est dépourvu de services religieux par la vacance de la cure de Colroy-la-Roche. Profitant de cette absence de prêtre et de l'isolement géographique du lieu, dom Joseph Fréchard (1765-1849), ancien bénédictin de Moyenmoutier et de Senones, devenu prêtre réfractaire, s'installe dans la maison Colbé à Ranrupt et, se dénommant administrateur, développe une pastorale chrétienne en premier lieu dans la maison voisine avec les sœurs Colbé, puis entre Steige et Saales à partir de 1794. Cependant, dénoncé, puis arrêté à Ranrupt en 1798, dom Fréchard réussi à s'échapper.

Après le Concordat de 1801, le diocèse de Nancy prend les Vosges provisoirement sous son administration. La paroisse de Ranrupt est filiale de Colroy-la-Grande jusqu'en 1802. Il est possible que dom Fréchard qui a reçu la cure de Colroy-la-Grande ait obtenu cette émancipation en faveur des fidèles ayant soutenu son administration réfractaire.

Avec l'essor démographique des années 1830, l'église paroissiale Saint-Vincent, qui conserve, selon la tradition, des reliques préservées de saint Vincent de Saragosse, saint Léon IX, saint Sébastien et saint Théodore, fait l'objet de restauration d’urgence. La reconstruction de l'ensemble est entreprise après 1840 par le curé Elophe Victor Guilgot. Il fait appel aux fondeurs lorrains, Thouvenot et Gousel qui le fournissent la nouvelle église en cloches.

Au début de la Monarchie de Juillet, comme sous la Restauration et l'Empire de Napoléon Ier, la riche famille Wolgemuth, diversement orthographié par les secrétaires administratifs d'Epinal, fournit plusieurs maires.

Ranrupt selon les statistiques vosgiennes en 1845[modifier | modifier le code]

La population de Ranrupt compte 1368 habitants en 1845, dont 130 électeurs censitaires qui élisent 12 conseillers municipaux. Le maire élu est monsieur Florence, assisté de son adjoint Georges. En tout, 313 ménages logent dans 230 maisons. Le père Guilgot est curé à Ranrupt.

Une école communale de garçons et de filles accueille 132 élèves. Deux autres écoles privées, l'une de filles et l'autre de garçons, accueillent chacune une soixantaine d'élèves. La commune dispose d'un bureau de bienfaisance. Les lettres sont reçues par le bureau de poste de Saint-Dié, via Saâles.

La surface communale de 1 515 ha comprend, hors les terres de chaumes en friches et les pans de montagnes stériles, zones non imposables et apparemment non déclarables de 550 ha, 325 ha de terres labourables, 247 ha en prés, 327 ha en bois et 17 ha en jardins, vergers et chenevières[18].

Les cultures principales sont le blé et le seigle, l'avoine et le sarrasin, et la pomme de terre. Chanvre et lin, orge et navette sont aussi cultivés. L'élevage important contribue au commerce de bétail qui vient alimenter le marché à bestiaux de Saâles.

Il existe quatre moulins à grains. Dans beaucoup d'habitations se trouvent des tissages à bras à l’image de ce qui se fait déjà au Ban de la Roche, activité qui procure aux cultivateurs un surplus de numéraire pour leur subsistance. Une entreprise de tissage Jung, installée dès 1838, emploie quarante à cinquante ouvriers. La scierie du Haut-fer, attestée par un acte de 1841, est une des nombreuses scieries de la commune.

Parmi les écarts sont nommés

  • les hameaux : Fonrupt, la Salsée, Stampoumont.
  • les censes : l'Ahlon, le Chaudfour, les Hauts-Bois, le Prouemont.
  • les fermes : l'Avrelle, la Goutelle, Montenbas, le Renon, le Teurçon.

Le signal de Ranrupt est à 958 mètres au-dessus de la mer.

Dénombrements de la population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1750 1780 1802 1830 1840 1846 1848 1859 1863
1 200 1 100 907 1 143 1 344 1 368 1 318 1 202 1 301
(Source : Statistiques des Vosges)
Évolution démographique
1851 1880 1900 1936 1962 1982
1 325 1 000 832 587 399 277
(Source : Statistiques du Bas-Rhin)

Ranrupt de son apogée à son déclin[modifier | modifier le code]

Après une première baisse démographique, Ranrupt profite de la prospérité impériale pour repasser de 1202 habitants à 1346 habitants de 1859 à 1863. Le maire Strasbach se retire après 1869 et son adjoint Georges devient maire, assisté de l'adjoint Vohlgemut. Une pérennité relative est assurée au curé Guilgot et à l'instituteur public Humbert.

Par le traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, une partie du canton de Saales est cédée par la France à l’Allemagne. Le retour de Ranrupt, détaché du département des Vosges à l’Alsace, recrée l’ancienne unité historique de la Haute Vallée de la Bruche. Ranrupt connait un fort exode démographique à la fin du XIXe siècle alors que l'essor textile des années 1830 décline. La vie basée sur la polyculture est rude, pénible et peu rentable. Souffrant de l'isolement économique et de l'absence de services, les entreprises industrielles ne peuvent se développer. Le canton de Saales revient à la France en 1919. Il en est de même en 1940 puis en 1945. Les guerres successives de 1870, 1914 et 1939 conduisent beaucoup d'habitants, notamment les plus jeunes, à quitter ces plateaux montagneux aux paysages splendides aujourd'hui appréciés des randonneurs.

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-des-Malades. Peu après 1861, le curé Guilgot lance une souscription pour bâtir une chapelle. Le cultivateur Jean-Baptiste Collé cède une parcelle de son terrain et la confrérie Notre-Dame-des-Malades qui gère la souscription édifie un petit édifice champêtre comportant un remarquable plafond en écorce se résumant à une petite niche contenant une statuette de la Vierge.

La scierie du Haut-fer, construite au XVIIIe siècle, est entièrement rénovée en 1884. Elle devient un musée après 1992 mais elle est détruite par un incendie et est aussitôt restaurée à l’identique. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Une petite communauté protestante de cultivateurs et de fermiers réformés et luthériens, installée depuis le XVIIIe siècle, édifie un temple au Climont.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Ranrupt

Les armes de Ranrupt se blasonnent ainsi :
« D'or au pal de gueules accosté de deux étoiles du même. »[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Ranrupt.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1988 2001 Jacques Cuny    
mars 2014 en cours Thierry Sieffer PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2014, la commune comptait 352 habitants[Note 1], en augmentation de 0,86 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
785 781 931 1 043 1 160 1 344 1 368 1 318 1 325
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 202 1 301 1 346 1 288 1 191 1 047 949 944 869
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 837 784 695 658 611 587 513 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
399 360 309 277 297 293 337 343 349
2013 2014 - - - - - - -
349 352 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Vincent.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • L'auberge du Climont, la tour de l'église sont visibles sur la place de la Mairie ensoleillée.
Le village, vu du monument aux morts.
Le village et le monument aux morts.
  • La rivière canalisée, la Climontaine, à côté d'une rangée de lampadaires ouvragés jouxtant la route principale, rend hommage aux monuments aux morts des guerres du vingtième siècle.

Quelques éléments du patrimoine peuvent être signalés :

  • l'ancienne scierie du Haut Fer, achetée et restaurée par la commune, est aujourd'hui protégée par son inscription à l'inventaire alsacien en 1995. Elle représente un lieu de maîtrise de la force hydraulique, attestée dès le XIIe siècle dans les contrées d'Europe occidentale. La visite propose un test de connaissance sur les diverses essences de bois ainsi que le savoir-faire traditionnel du sagard, c'est-à-dire le scieur en dialecte vosgien ;
  • le plafond en écorce de la chapelle Notre-Dame-des-Malades ;
  • les hameaux de Stampoumont et de Fonrupt témoignent de l’architecture rurale vosgienne ;
  • à la Salcée, les nostalgiques de la cuisine fruitée de nos grand-mères se régalent en goûtant quelques-unes des trente variétés de confitures du Climont préparées à partir de recettes dont Fabrice Krencker garde jalousement le secret.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas Bloch (1962), musicien, dont la famille maternelle (Odile Ferry) gère l'auberge du Climont depuis plusieurs générations.

Sources[modifier | modifier le code]

  • AUB-BUSCHER G., Le parler rural de Ranrupt, Paris, 1962.
  • BRAUN J, Les voies romaines du canton d'Obernai, Revue d'Alsace, 97 (1957).
  • Statistiques des Vosges
  • Article Ranrupt, Encyclopédie de l'Alsace, Édition Edisud-Total, 1984.
  • Documents administratifs, communauté de communes de la Haute-Vallée de la Bruche

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Ranrupt », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 90-93 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. La perception est à Saint-Blaise-la-Roche.
  2. Plus de 50 % sur l'agglomération Rothau-La Broque-Schirmeck, 15 % vers Strasbourg, 5 % vers Molsheim.
  3. La RN 420 qui dessert la vallée de la Bruche est rejointe à Saint-Blaise-la-Roche.
  4. Bulle du pape Callixte II.
  5. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 556.
  7. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  8. Gertrud Aub-Büsche, Le parler rural de Ranrupt (Bas-Rhin), Paris, 1962, p. 128 à 134
  9. WENTZCKE P. Regesten der Bischöfe von Strassburg bis zum Jahre 1202, p. 278.
  10. MAULINI M., Le Ban d'Etival. Étude archéologique de la Préhistoire à la Renaissance, Vesoul, 1961, p. 106-113
  11. KIENTZLER A., L'organisation paroissiale de la Vallée de la Bruche (V), L'Essor, 117 (1982), p. 2.
  12. Un moitrier cultive la terre d'un autre et partage les profits de moitié avec le propriétaire (in Alain Claude, Le maître sculpteur Jean Bailly et les sculpteurs de Damas-aux-Bois. Essai de répertoire des sculpteurs et doreurs vosgiens. Édité par le cercle généalogique et historique de Vincey et du bailliage d’Épinal, mars 2015. (ISBN 978-2-9539448-2-2), p. 10)
  13. Chronique de Richer de Senones
  14. Colroy-la-Roche actuelle
  15. Kientzler A., Leypold D., Brigon M., Aspects de la guerre de Trente Ans (Vallée de la Bruche, Ban de la Roche, Pays de Salm), L'Essor, 134 (1987)
  16. Archives Départementales du Bas-Rhin, cote : G 2687.
  17. Pour l'histoire du canton comme pour la description des collateurs de la seigneurie, se reporter à l'article sur Saales, section histoire
  18. Il restait en 1982 environ 303 ha de surface agricole utile, entretenue plus que mise en valeur par une cinquantaine d'exploitations à temps partiel. 27 d'entre elles avaient moins de 5 ha, 18 entre 5 et 10 ha. Les vrais doubles actifs cultivaient en moyenne 6 ha de plantes sarclées, 2 ha de céréales dont 1 de blé tendre, 1 ha de cultures fourragères.
  19. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.