Cité de l'automobile

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Cité de l'automobile
Illustration.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Mulhouse
Adresse 192 avenue de Colmar Mulhouse
Coordonnées 47° 45′ 39″ Nord 7° 19′ 43″ Est / 47.760833, 7.328611
Informations générales
Date d’inauguration 1982
Collections Automobiles - Collection Schlumpf
Nombre d’œuvres 500 automobiles pionnières de 98 marques
Superficie 20 000 m²
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 181 707 (2007)[1]
Site web www.collection-schlumpf.com

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Musee National de l'Automobile Mulhouse FRA 002.JPG

La Cité de l'automobile - Musée national - Collection Schlumpf de Mulhouse est l'un des plus grands musée d'automobiles au monde[2], avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection de Fritz Schlumpf, qui retracent l'histoire de l'automobile européenne de 1878 à nos jours. La collection, situé dans une ancienne filature de 1880 de 20 000 m2, comprend plus de quatre cents pièces classées au titre des monuments historiques et le plus important ensemble d'automobiles antérieures à 1910 avec le musée Louwman de La Haye.

C'est également la plus importante collection de Bugatti au monde avec deux des six fameuses Bugatti Royale dont la Coupé Napoléon ainsi qu'une importante collection de Rolls Royce.

Historique[modifier | modifier le code]

L'initiative de la collection revient à deux industriels alsaciens du textile du XXe siècle, les frères Schlumpf, Hans (1904-1989) et Fritz (1906-1992). Passionnés par leur collection, ils ont investi au moment de leur splendeur une bonne partie de leur fortune, dans les années 1960, pour acheter aux quatre coins du monde des voitures prestigieuses et rares des débuts de l'automobile qu'ils faisaient entièrement restaurer.

Les 500 automobiles de prestige restaurées sont abritées dans des hangars industriels (décorés par 500 répliques de candélabres du Pont Alexandre-III de Paris) à trois endroits différents à Mulhouse, séparant les Rolls Royce, les Bugatti et les autres marques.

En 1977, Fritz Schlumpf est à deux doigts d'ouvrir son musée au public. Les billets, les cadeaux souvenirs sont déjà en place. Mais les deux frères sombrent dans la faillite de 1976, à la suite du premier choc pétrolier entrainant une crise du textile[3].

Le les ouvriers licenciés économiques de l'empire textile des frères Schlumpf découvrent le musée en même temps que le monde entier par les médias, l'envahissent, brûlent une Austin 7 (1922-1939) et en ouvrent l'accès au public. Le syndicat CFDT organise les visites gratuites du musée et le nomme « Musée des travailleurs ».

Jean Panhard fonde l'« Association du Musée national de l'automobile » avec la ville de Mulhouse, le département du Haut-Rhin, la région Alsace, la chambre de commerce Sud Alsace et l'Automobile Club de France pour sauver ce patrimoine national et le maintenir en Alsace. 422 modèles sur 560 de la collection sont classés monuments historiques[4]. La longue procédure judiciaire impose à l'État français de payer seulement 40 millions de francs au syndic de la liquidation Schlumpf, pour se porter acquéreur de la collection automobile, bien que celle-ci fût estimée par Christie's jusqu'à 325 millions de francs si elle avait été vendue aux enchères[réf. nécessaire].

En 1978 le Conseil d'État classe la collection monument historique puis la vend pour 44 millions de francs en 1981 à l'« Association du Musée national de l'automobile » qui acquiert collections, terrains et bâtiments, soit un coût global de 69 millions de francs[5]. Le musée national de l'automobile ouvre au public à Mulhouse le 10 juillet 1982.

En 1989, Fritz Schlumpf obtient de la cour d'appel de Paris que le musée soit rebaptisé « Musée national de l'automobile - Collection Schlumpf ». Après son décès en 1992, elle octroie, en 1999, 25 millions de francs supplémentaires à sa veuve Arlette Schlumpf-Naas et la restitution des 62 véhicules de pompiers non restaurés du stock de réserves et de pièces détachées de Malmerspach, constitué notamment de doublons, en particulier pour les 16 Bugatti de 5 modèles différents[6]. À la mort de celle-ci en 2008, la collection est achetée par Jaap Braam Ruben et Bruno Vendiesse qui la disperse en vendant 12 Bugatti et quelques autres véhicules à l'américain Peter Mullin pour y être exposés dans leur état non restauré[7] à l'exception d'une Bugatti, de la Delage D8 et de la Peugeot, au Collection Peter Mullin consacré aux constructeurs Art déco français, ouvert en 2010 à Oxnard en Californie.

En 2006 le musée est agrandi, restructuré, rénové pour un montant de 20 millions d’euros, renommé « Cité de l'automobile ». Il rouvre ses portes le en présentant, à cette date, la plus importante et la plus prestigieuse collection d'automobiles au monde.

Le , un anneau d’évolution est inauguré pour le Festival automobile annuel de Mulhouse[8],[9]. Cet autodrome, long de 450 mètres, a été aménagé en remplacement d'un stade contigu au musée. Cet équipement, qui dispose de gradins, permet de faire rouler des voitures de la collection pour le public. Il peut servir également à diverses animations liées au monde automobile.

Collections[modifier | modifier le code]

500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques :

Véhicules de la collection, par marque[modifier | modifier le code]

1 ABC (de), 8 Alfa Romeo, 4 Amilcar, 2 Arzens, 1 Aster, 1 Aston Martin, 1 Audi, 1 Austro-Daimler, 3 Ballot, 1 Bardon, 1 Barraco, 2 Barré, 1 Baudier, 4 Bentley, 8 Benz, 1 B.N.C, 1 Bollée, 1 Brasier, 123 Bugatti, 1 Charron Ltd, 1 Chrysler, 1 Cisitalia, 10 Citroën, 1 Clément de Dion 2 Clément-Bayard, 1 Clément-Panhard 1 Corre La Licorne, 6 Daimler, 4 Darracq, 1 Decauville, 1 De Dietrich, 29 De Dion-Bouton, 3 Delage, 4 Delahaye, 2 Delaunay-Belleville, 1 Dufaux, 1 Ensais, 1 Esculape, 2 Farman, 13 Ferrari, 4 Fiat, 3 Ford, 1 Fouillaron, 3 Georges Richard, 1 Gladiator, 11 Gordini, 7 Hispano-Suiza, 3 Horch, 2 Horlacher, 1 Hotchkiss, 2 Hotchkiss-Gregoire, Jaquot (Dampfwagen), 3 Le Zèbre, 1 Lorraine-Dietrich, 4 Lotus, 1 MAF (de), 1 McLaren-Peugeot, 8 Maserati, 2 Mathis, 1 Maurer-Union, 7 Maybach, 1 Menier, 9 Mercedes, 22 Mercedes-Benz, 2 Minerva, 2 Monet-Goyon, 2 Mors, 1 Moto-Peugeot, 2 Neracar, 1 O.M., 19 Panhard & Levassor, 1 Pegaso, 29 Peugeot, 1 Philos, 1 Piccard-Picet, 3 Piccolo, 2 Pilain, 6 Porsche, 1 Ravel, 18 Renault, 1 Rheda, 1 Richard-Brasier, 1 Ripert, 1 Rochet-Schneider, 14 Rolls-Royce, 1 Sage, 1 Salmson, 1 Scott, 1 Sénéchal, 5 Serpollet, 3 Simca-Gordini, 1 Sizaire-Naudin, 1 Soncin, 1 Standard-Swallow, 1 Steyr, 2 Talbot, 1 Tatra, Toyota, 1 Trabant, 1 Turicum, 1 Vaillante, 7 Vélo, 1 Vélo-Goldschmitt, 1 Vélo-Peugeot, 1 Vermotel, 1 Violet-Bogey, 3 Voisin, 1 Volkswagen, 2 Zedel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme
  2. Dossier de presse 2015 - Cité de l'automobile - Musée national - Collection Schlumpf, p. 6 [PDF]
  3. L'affaire Schlumpf, sur le site schlumpf-collection.com, consulté le 23 avril 2015
  4. « Notice no PM68000249 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  5. Les Echos du 03/04/2015 - Schlumpf, les derniers vestiges d'une collection mythique, Les Échos, consulté le 23 avril 2015
  6. (en) « Malmerspach Collection », bugattirevue.com (consulté le 2 janvier 2009)
  7. (en) Jay Weston, « New Mullin Automotive Museum Features Many Rare Cars », Huff Post Los Angeles,‎ (lire en ligne)
  8. L’autodrome pour écrin - L'Alsace, 1er juillet 2011
  9. Des roues, une roue - L'Alsace, 3 mai 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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