Maison Pfister

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pfister.

Maison Pfister
Image illustrative de l’article Maison Pfister
Localisation
Situation 11 rue des Marchands
Colmar
Alsace
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 04′ 36″ nord, 7° 21′ 30″ est

Géolocalisation sur la carte : Colmar

(Voir situation sur carte : Colmar)
Maison Pfister

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

(Voir situation sur carte : Haut-Rhin)
Maison Pfister

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Maison Pfister
Histoire
Date d'érection 1537
Protection Logo monument historique Classé MH (1927, maison)

La maison Pfister est un monument historique situé à Colmar, dans le département français du Haut-Rhin.

Localisation[modifier | modifier le code]

Derrière la maison Zum Kragen se trouve "un vrai joyau remontant au Moyen-Age"[1]. L'édifice est situé au 11 rue des Marchands à Colmar, anciennement 11 rue Mercière, à l'emplacement d'une maison d'angle divisée dès le XVe siècle[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La maison Pfister est probablement la maison la plus connue de Colmar. Elle a été bâtie en 1537[3] , comme l'indique le millésime inscrit sur une fenêtre de la tourelle d'escalier[4], pour un chapelier de Besançon, Ludwig Scherer[3], en lieu et place d'une maison dite « au coq rouge »[5] ou « zum schwarzen Hanen »[6]. Des modifications y ont été apportées en 1577 (ajout des fresques).

De 1790 à 1830, elle appartenait au commerçant Johann Jacob Doerner; Le mercier Charles Macker l'acquit en 1830. En 1841, le commerçant François Jean Pfister et, en 1860, François Joseph Pfister, en furent les propriétaires (d'où son nom aujourd'hui)[4],[2]. Depuis 1892, elle appartient à la famille Judlin (commerçants en gros) qui, en 1909, la fit restaurer dans les règles de l'art[7].

La maison fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [8].

Architecture[modifier | modifier le code]

Détail de l'oriel en bois.

Construit en grès jaune de Rouffach et bois, ce joyau d'architecture se distingue par son oriel d'angle à deux étages et par sa tourelle.

Le bâtiment possède un rez-de-chaussée à arcades en segment d'arc, deux étages avec fenêtres à meneau, triplets et croisées et deux niveaux de combles. L'oriel occupe deux étages : en bas pierres d'ogives curviligne de survivance gothique, en haut galerie à balustrade en bois. La tourelle d'escalier en vis, de plan octogonal, est coiffée d'un bulbe.

Les peintures qui décorent les façades, attribuées à Christian Vacksterffer, représentent les empereurs germaniques du XVIe siècle (médaillons en bas-reliefs peints[4]), des blasons (l'Empire, Colmar, la Haute-Alsace[4]), les Quatre Évangélistes, les pères de l'Église d'Occident, des scènes de la Genèse et des figures allégoriques[3] telles que la Foi (Glaube) et la Justice (Gerechtigkeit)[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Handbuch, Der lustige Land und Bergbote t. IV, DEHIO, , p. 65
  2. a et b Auguste Scherlen, Topographie du Vieux Colmar, AREHC, , 574 p., p. 253
  3. a b et c Gabriel Braeuner (photogr. Christophe Hamm), Colmar : un itinéraire à travers l'histoire, ID L'Edition, coll. « Guide découverte », , 128 p. (ISBN 2-913-30256-5 (édité erroné)), p. 9 (notice BnF no FRBNF39023528)
  4. a b c et d Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner, Alsace : Dictionnaire des monuments historiques, Strasbourg, La Nuée Bleu, , 664 p. (ISBN 978-2-7165-0250-4), p. 97-99
  5. office de tourisme de Colmar, « Audioguides », sur ot-colmar.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  6. « Colmar : La maison Pfister vue par des artistes », sur colmar-city.over-blog.com (consulté le 26 janvier 2015)
  7. Cadastre de la Ville de Colmar
  8. « Maison Pfister », notice no PA00085378, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Rémy Brauneisen, « Rue des Marchands, n°11 - Maison Pfister », sur villedecolmar.blogspot.com, (consulté le 26 janvier 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Stirnemann, « Maison Pfister, une bible illustrée », in Almanach Sainte-Odile, 2015, p. 52-53

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :