Jane Fonda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jane Fonda
Description de cette image, également commentée ci-après

Jane Fonda au Festival de Cannes 2014.

Nom de naissance Lady Jayne Seymour Fonda
Naissance (78 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession actrice, productrice
Jane Fonda en 1963.

Jane Fonda (New York, ) est une actrice et une productrice américaine, également féministe et militante pacifiste.

Fille de l'acteur Henry Fonda, elle est la sœur de Peter Fonda et la tante de Bridget Fonda.

Biographie[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2015).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Jane Fonda au festival de Cannes 2007.

Jane Fonda est la fille de l'acteur Henry Fonda et de Frances Ford Seymour (en), sa seconde épouse. Après un placement volontaire en observation dans un asile, Frances Fonda se suicide en se tranchant la gorge avec une lame de rasoir, en avril 1950, alors que Jane a 13 ans. En 2005, dans ses mémoires, l’actrice écrit que pour sa recherche documentaire, elle a été autorisée à accéder au dossier psychiatrique de sa mère et découvre que cette dernière avait été violentée dans son enfance, un traumatisme qui a sans nul doute contribué à son instabilité émotionnelle et mentale ultérieure. Ses rapports avec son père, froid et distant avec elle, ne sont pas bons. Elle devient mannequin puis starlette à Hollywood. Mais elle refuse d'être transformée selon les canons de beauté en cours à Hollywood à cette époque.

Venue en France pour tourner Les Félins, de René Clément avec Alain Delon, elle rencontre Roger Vadim, son premier mari, qu'elle épouse en 1965, et qui fait d'elle un sex-symbol en lui confiant le rôle-titre du film d'heroic fantasy Barbarella, en 1968. Elle vit mai 1968 en France, et met au monde, peu de temps après, sa fille Vanessa (en).

L'année suivante, elle devient une star internationale grâce à l'adaptation du roman d'Horace McCoy par Sydney Pollack : On achève bien les chevaux.

En 1972, elle tourne avec Yves Montand sous la direction de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Gorin dans Tout va bien. Plus tard, les deux réalisateurs, en hommage à l'actrice, feront un autre film : Letter to Jane où ils commentent une heure durant la photographie de Jane prise lors de son voyage au Vietnam en pleine guerre, faisant à ce moment-là les gros titres de l'actualité.

Divorcée, en 1972, de Vadim, elle épouse, en 1973, le sénateur démocrate Tom Hayden (en), dont elle partage les engagements politiques. Ensemble, ils ont eu un fils, l'acteur Troy Garity (qui porte le nom de sa grand-mère paternelle), et adopté une fille.

En 1978, elle découvre l'aérobic et, au début des années 1980, elle publie Jane Fonda's Workout, première d'une série de 23 vidéos d’exercices sportifs. Les ventes atteignent au total 17 millions d'exemplaires, un succès planétaire surfant sur la tendance du culte du corps dans les années 1980. L'argent récolté sert à financer la carrière politique de son époux Tom Hayden. Mais son mariage sombre en 1989. Privilégiant un cinéma d'auteur engagé qu'elle finit même par produire (comme Le Retour), Jane Fonda a réussi à se faire un prénom à Hollywood sans que ne plane sur elle l'ombre de son père. Elle a obtenu deux Oscars : l'un couronnant son rôle de prostituée dans le film policier Klute d'Alan J. Pakula en 1972, l'autre distinguant sa prestation en épouse de vétéran du Vietnam dans Le Retour de Hal Ashby en 1979. Elle a donné la réplique à son père Henry dans son dernier film : La Maison du lac, qu'elle a d'ailleurs financé.

Elle cesse sa carrière d'actrice au début des années 1990, mais apparaît de temps en temps dans des feuilletons télévisés.

En 1991, elle épouse en troisièmes noces le magnat de la presse américain Ted Turner, dont elle divorce en 2001.

C'est en 2005 qu'elle réalise son grand retour pour le cinéma avec une comédie qui l'oppose à Jennifer Lopez : Sa mère ou moi ! (Monster-in-Law).

Elle reçoit des mains de Bertrand Delanoë la médaille de la Ville de Paris[1].

Elle a vécu en France et parle couramment le français.

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 1972, à Hanoï, elle est photographiée assise sur le siège d'un canon anti-aérien nord-vietnamien coiffée d'un casque militaire[2]. L'action de Jane Fonda au Vietnam a été violemment dénoncée par la classe politique américaine qui a vu en elle le symbole de l'antipatriotisme. Vingt ans après, Jane a exprimé ses regrets quant à sa pose sur la photo avant de se raviser.

Très engagée politiquement, elle fut une des figures les plus en vue de l'Amérique politisée et contestataire des années 1960. Elle a activement soutenu le mouvement afro-américain des droits civiques et défendu le leader des Black Panthers : Huey P. Newton. Elle avait également alerté l'opinion publique sur la situation désastreuse des Amérindiens aux États-Unis et a longtemps lutté pour les droits des femmes, s'affirmant féministe. Durant la guerre du Viêt Nam, ses prises de position contre le gouvernement américain de l'époque ainsi que son voyage au Vietnam en 1972 où elle est allée rendre visite à des prisonniers de guerre et des villageois isolés, soutenant la thèse selon laquelle Richard Nixon avait donné l'ordre de bombarder le système de digues des rivières du Nord communiste, ont longtemps alimenté la polémique.

Elle a souvent critiqué l'administration Bush notamment à propos de l'intervention militaire en Irak et de la mauvaise gestion des dégâts causés par le cyclone Katrina à La Nouvelle-Orléans.

Elle milite aujourd'hui pour la paix et la résolution du conflit israélo-palestinien.

Ted Turner et Jane Fonda en mars 1990.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jane Fonda au festival de Berlin 2013.

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2009 : 33 Variations de Moisés Kaufman
  • 1963 : Strange interlude d'Eugene O'Neill, Hudson theatre, Martin Beck theatre
  • 1962 : The fun couple de John Haase et Neil Jansen, Lyceum theatre (26 et 27 octobre 1962)
  • 1960 : Invitation to a March d'Arthur Laurents, Music box theatre
  • 1960 : There was a little girl de Daniel Taradash, Cort theatre

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Jane Fonda, Ma vie (My Life So Far), traduit de l'anglais par Marie-Hélène Dumas, éditions Plon, Paris, 2005 (ISBN 2-259-20281-0)
  • Jane Fonda, Prime time : Profitez pleinement de toute votre vie (Prime Time: Making the Most of All of Your Life), traduit de l'anglais par Stéphane Roques, éditions Plon, Paris, 2012 (ISBN 978-2-259-21603-6)

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Bien que parlant parfaitement français, Jane Fonda a été doublée à plusieurs reprises en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Jane Fonda : récompensée dans le cadre du Festival Paris Cinéma », sur premiere.fr (consulté le 30 juin 2016)
  2. Photo de Jane Fonda à Hanoï en 1972 sur academics.wellesley.edu.
  3. a et b Comédiennes ayant doublé Jane Fonda en France sur RS Doublage, consulté le 6 mai 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :