BNP Paribas

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BNP Paribas S.A.
logo de BNP Paribas S.A.
Création

 : création à Bruxelles de la Société Générale de Belgique ancêtre de la BNP Paribas Fortis
 : création du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) et du Comptoir national d'escompte de Mulhouse, ancêtres de la BNP
 : création de la Banque de Paris et des Pays-Bas, ancêtre de Paribas
: création de la Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie
: fusion de la BNCI et du CNEP, naissance de la BNP

 : fusion entre la BNP et Paribas
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : BNP
Slogan La banque et l'assurance d'un monde qui change.
Siège social Drapeau de France 16, boulevard des Italiens 75009 Paris (France)
Direction Jean Lemierre, président
Jean-Laurent Bonnafé, administrateur et directeur général
Actionnaires Investisseurs institutionnels européens (44,9 %)
Investisseurs institutionnels hors Europe (25,8 %)
SFPI (10,3 %)
Salariés : (5,1 %)
Actionnaires Individuels (4,0 %)
Grand-Duché de Luxembourg (1 %)
Autre et non identifiés (3,6 %)[2]
Activité Banque, assurance
Filiales L'Atelier BNP Paribas, Cetelem, BancWest, BNP Paribas Fortis, BNL, Banque de Bretagne, Cortal Consors, BNP Paribas Real Estate, BNP Paribas Cardif, BNP Paribas Leasing Solutions, Arval, BGL BNP Paribas,BGZ BNP Paribas, Ukrsibbank, BICI Afrique, BMCI, autres
Effectif 189 000 (2015)[1]
SIREN 662 042 449
Site web http://group.bnpparibas
Capitalisation 51 milliards d'€ au 5 février 2016
Fonds propres 93,64 milliards d'€
Bilan comptable 2 077 milliards d'€ (2014)
Résultat net part du groupe : 6,7 mrds d'€
Code banque (BIC) BNPA
Code établissement (IBAN) 30004
ISIN FR0000131104

BNP Paribas est un groupe bancaire français, né le de la fusion de la Banque nationale de Paris (BNP) et de Paribas. Il est coté au Premier Marché d'Euronext Paris et fait partie de l'indice CAC 40. Au 31 décembre 2015, le résultat net part du groupe s'élève à 6 694 millions d'euros. Héritière du Comptoir national d'escompte de Paris, créé en 1848, elle fait partie des « Trois Vieilles », avec le Crédit lyonnais (LCL) et la Société générale, considérées comme les piliers du secteur bancaire français non mutualiste.

BNP Paribas reste la marque française dont la valeur est la plus élevée. Sa valeur de marque a augmenté de 590 millions d'euros pour atteindre 14,7 milliards d'euros en 2015[3].

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Un bâtiment du groupe à Paris, ancien siège social du Comptoir national d'escompte de Paris, rue Bergère, la photo est prise du boulevard Poissonnière

BNP[modifier | modifier le code]

Comptoir national d'escompte de la ville de Paris[modifier | modifier le code]

Le Comptoir national d'escompte de la ville de Paris (CNEP) est créé en en période de crise, peu après la Révolution de 1848, sous l'impulsion d'industriels et d'institutionnels. L'établissement diversifie rapidement ses activités au-delà de l'escompte des effets de commerce et devient le Comptoir d'escompte de Paris (CEP) en 1853. Le CEP profite de la signature du traité franco-anglais de libre-échange en 1860 pour ouvrir des bureaux à l'international, en particulier dans le pourtour de l'océan Indien et en Extrême-Orient, à des fins non seulement financières mais aussi en s'impliquant dans l'import-export de marchandises.

Une agence du Comptoir d'escompte de Paris s'ouvre ainsi à Calcutta en novembre 1860, ce qui fait de BNP Paribas la deuxième plus ancienne banque en Inde. En 1887, un consortium, dont fait partie la Banque de Paris et des Pays-Bas, redresse le Comptoir (mis en liquidation à la suite de spéculations douteuses) dans le cadre d'une société anonyme. Elle retrouve alors son nom originel de Comptoir national d'escompte de Paris. Le CNEP reste très actif à l'étranger et en France. En particulier, il participe en 1919 à la création du Crédit national et, aux États-Unis, à celle de la French American banking corporation, instrument symbole de l'implantation du CNEP en Amérique. Il prospère et, malgré la crise de 1929 et la guerre 39-45, il est, après le conflit, la troisième banque de dépôts française et possède alors 530 agences et succursales. À la Libération, le , le CNEP, ainsi que d'autres banques de dépôt, est nationalisé conformément à la loi du et l'État en devient l'unique actionnaire. L'établissement est très actif sur le territoire français en proposant à ses clients chéquiers, chèques de voyage, comptes rémunérés et crédits à la consommation[4].

Comptoir national d'escompte de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Dans le même contexte économique et social que le CNEP, le Comptoir national d'escompte de Mulhouse (CNEM) est créé en , en Alsace, avec des capitaux d'industriels locaux. En 1854, le CNEM s'émancipe de la tutelle de l'État et devient le Comptoir d'escompte de Mulhouse (CEM). À la suite de la défaite de 1870, l'Alsace-Moselle est rattachée à l'Allemagne, le Comptoir est dans une situation particulière : le siège social se situe en Allemagne, alors que la plupart des succursales et des capitaux drainés sont français. À la veille de la guerre, en 1912, le CEM compte 85 guichets répartis sur toute la France. Devant la montée des tensions, le , la banque est scindée en deux entités : d'une part le Comptoir d'escompte de Mulhouse, maison-mère qui ne comporte plus que trois succursales en Alsace-Lorraine et d'autre part la Banque nationale de crédit (BNC), filiale qui regroupe les activités sur le territoire français. Redevenu français après la guerre, le Comptoir est absorbé par sa filiale, la BNC, en pour en devenir sa direction régionale pour l'est de la France[4].

Banque nationale de crédit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Banque nationale de Crédit.

La Banque nationale de crédit (BNC) est donc créée le pour reprendre l'activité du réseau français du Comptoir d'escompte de Mulhouse. Entre 1913 et 1920, la BNC se lance dans une politique de croissance sur le marché domestique, une croissance aussi bien interne qu'externe. Elle absorbe une trentaine d'établissements locaux et régionaux, tels la Banque du Midi, le Crédit du Centre, le Crédit du Sud-Ouest, la Banque de Nancy ou la Banque de Metz. En 1922, elle ne compte pas moins de 442 agences, dont 188 succursales. Les opérations d'escompte constituent la moitié de ses opérations et la banque contribue activement au financement des dépenses publiques, en particulier dans le cadre de l'effort de guerre. Le , la Banque française pour le commerce et l'industrie (BFCI), créée en 1901 par un groupe d'investisseurs, dont la Banque de Paris et des Pays-Bas, le Comptoir national d'escompte de Paris et la Société générale, est absorbée par la BNC, la BNC apportant son réseau de collecte et la BFCI apportant son portefeuille d'affaires. En 1930, la banque prospère, elle absorbe le Comptoir d'escompte de Mulhouse et compte alors 751 guichets. Mais la confusion s'installe : André Vincent qui est à la tête d'une cinquantaine de société, est président de la BNC depuis 1927, il est tout à la fois dirigeant dynamique, actionnaire et client prépondérant de la BNC. La crise survenant, Vincent pallie les difficultés de son groupe en se finançant sur les dépôts de la BNC. Mais le crédit de la banque s'en ressent et s'effondre et les clients s'en détournent. Inexorablement, la société décline et, faisant suite à la décision prise le en assemblée générale extraordinaire, elle est mise en liquidation. Sur les décombres, on constitue un nouvel établissement, la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI), qui reprend notamment le personnel, les dépôts restants et les actifs sains[4].

Banque nationale pour le commerce et l'industrie[modifier | modifier le code]

La Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI) est créée le à partir des actifs restants de la défunte Banque nationale de crédit, sous les auspices des autorités politiques et des institutions consulaires. Sous la direction d'Alfred Pose, l'établissement est réorganisé. Première pour l'époque, les tâches administratives sont réalisées hors des guichets d'exploitation, dans des centres spécialisés (huit centres administratifs en France). De sa création jusqu'au second conflit mondial, la société prend le contrôle d'un grand nombre de banques régionales, alors que, souvent, elles sont en situation difficile. De 3 milliards de francs en 1932, les dépôts s'élèvent à 10 milliards en 1940. L'occupation allemande n'arrête pas l'expansion de la banque. Mais ses pôles de croissance sont alors recherchés dans les colonies. Le , la BNCI, en tant que banque de dépôt, est nationalisée. L'État en devient l'unique actionnaire. La présence à l'étranger est confirmée et passe désormais par une politique de filialisation, organisation très souple qui s'avérera judicieuse lors de la décolonisation. Les principaux établissements sont la Banque internationale pour le commerce et l'industrie (BICI), présente au Cameroun, au Congo, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Mali, ainsi que dans l'océan Indien, la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI), mais aussi la British and French bank présente à Londres dès 1947 ou encore la Société pour le développement international du commerce et de l'industrie (INTERCOMI), établissement spécialisé dans le service et le conseil aux entreprises désirant prospecter et investir les marchés étrangers. Sur le marché domestique, la BNCI est l'un des premiers établissements français à proposer des SICAV (1964). À la veille de sa fusion avec le CNEP, en 1965, la banque compte 1050 guichets en France et 30 filiales à l'étranger[4].

Banque nationale de Paris[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Banque nationale de Paris.

Le , sous la houlette du ministère des finances qui veut réunir les deux plus petites banques nationalisées de l'époque, la BNCI et le CNEP donnent naissance par leur fusion à la Banque nationale de Paris. C'est la première banque de dépôt française et la sixième du monde[5]. Ce rapprochement intervient dans un contexte de réformes et de concentration bancaires initiés par Michel Debré, ministre de tutelle d'alors, en vue de « renforcer la structure des grandes banques pour développer leur action dans le domaine du crédit à l'intérieur et à l'extérieur ». Le pouvoir est mis en partage entre Henry Bizot, président du CNEP, nommé président du nouvel établissement et Pierre Ledoux, directeur général de la BNCI, devenant directeur général de la BNP. Le nouveau siège se situe dans les immeubles de la BNCI du boulevard des Italiens. De cette fusion naît un acteur bancaire majeur, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde. Dans les années 1970, dans un contexte d'expansion de la bancarisation des ménages, la BNP se développe auprès du grand public alors sous-équipé en compte bancaire. À côté du marché national, l'essor touche également l'international, avec la création du club bancaire ABECOR, en association avec sept autres établissements européens, dont la Dresdner Bank. En 1979, sous la direction de Jacques Calvet, la BNP acquiert la Bank of the West fortement implantée dans l'ouest des États-Unis. La nouvelle filiale est fusionnée avec la French Bank of California, filiale plus ancienne. À la suite de la loi du , la BNP est privatisée en octobre de la même année sous la présidence de Michel Pébereau. L'opération séduit 2,8 millions de petits porteurs. S'appuyant sur ses alliances avec l'UAP et la Dresdner Bank, la BNP met en œuvre une stratégie de recentrage sur ses métiers historiques : la banque de proximité en France et la banque de gestion de patrimoine à l'internationale[4].

Paribas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paribas.

La Compagnie bancaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Compagnie bancaire.

En 1950, l'Union française de banques (UFB) naît de la réunion de l'Union financière d'entreprises françaises et étrangères (UFEFE) avec la Banque française d'acceptation. L'UFB crée quatre nouvelles sociétés : l'Union de crédit pour le bâtiment (UCB) en 1951, le Crédit à l'équipement des ménages (Cetelem) en 1953, la Compagnie française d'épargne et de crédit (CFEC) en 1954 pour les crédits immobiliers à long terme et la Société d'études et de gestion des centres d'équipement (Ségécé) en 1956 et aujourd'hui filiale de Klépierre. Pour intégrer leur besoin de financement, les quatre créent en un holding de contrôle : la Compagnie bancaire. La nouvelle société présidée par Jacques de Fouchier est dotée d'un capital de 24 millions de francs et est introduite en bourse en 1961. Son siège est situé avenue Kléber à Paris.
Dans le cadre des modifications intervenues dans la réglementation bancaire au cours des années 1965 à 1967, pour en permettre une meilleure autonomie, la Banque de Paris et des Pays-Bas devient le chef de file d'un pool d'actionnaires solidaires du destin de la Compagnie bancaire. Avec moins d'un milliard de francs de dépôts, la Compagnie échappe aux nationalisations du début de l'ère Mitterrand. Au cours de cette même période, la banque poursuit son développement en Europe : Cetelem crée Findomestic (it), Cortal devient une des premières banques sans guichet et enfin Arval service lease développe le concept de location longue durée et de gestion de parc automobile auprès des entreprises. En 1997, la Compagnie fait l'objet d'une OPE de la part de Compagnie financière de Paribas et le participe à la création de Paribas par fusion avec la Compagnie financière de Paribas, la Banque de Paribas et la Compagnie de navigation mixte[4].

Banque de Paris et des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Banque de Paris et des Pays-Bas.

En 1863, la banque Bischoffsheim-Goldschmidt est absorbée dans la Banque de crédit et de dépôt des Pays-Bas située à Amsterdam, deux établissements à la création desquels avait déjà participé le financier Louis Raphaël Bischoffsheim. En 1869, Adrien Delahante, Edmond Joubert et Henri Cernuschi, banquiers et capitalistes, ainsi que des banquiers privés tels que Eugène Goüin (Tours), E. Fould, E. et A. Schnapper Stern (Paris), Brugmann (Bruxelles), Tietgen (Copenhague), créent la Banque de Paris, établissement dont le siège est déjà situé près de l'Opéra, au 3 rue d'Antin. Ceci reste également le siège de la Banque de Paris et des Pays-Bas (BPPB), née en 1872 de la fusion entre la Banque de crédit et de dépôt des Pays-Bas et de la Banque de Paris. Ce nouvel établissement montre une particulière efficacité dans le placement des emprunts français couvrant la dette de guerre due à l'Allemagne. Pour ce faire, outre de sa position parisienne, il bénéficie de ses succursales à Genève, Bruxelles et Amsterdam. Dans la période qui suit, jusqu'en 1914, la Banque de Paris, comme on continue de l'appeler, se diversifie à l'international, en Asie, en Europe, sur le pourtour méditerranéen, ainsi que dans les Amériques. Elle augmente sa surface commerciale par des partenariats avec de grandes institutions comme Barings ou la Deutsche Bank et aussi par la création ou la prise de participation dans des établissements locaux comme la Banque franco-japonaise, la Banca commerciale italiana, ou encore le Banco nacional de México. Elle investit dans le secteur industriel privé (Norsk Hydro) et dans les infrastructures publiques. Elle reste un acteur majeur dans de nombreux pays pour le placement d'emprunts d'État et ainsi, en 1914-1918, elle participe à l'effort de guerre français, par son dynamisme obligataire, mais aussi en investissant dans le développement de l'industrie de l'armement[4]. Elle sort très affaiblie du conflit, et ne retrouvera qu'en 1950 une prospérité comparable à celle de 1914.

Pour échapper à la nationalisation prévu par la loi du , la BPPB opte pour le statut de banque d'affaires. Elle oriente son activité vers les entreprises et participe au développement et à la restructuration du tissu industriel français (Bull, CSF, Thomson). Sous l'impulsion de Jean Reyre, directeur général puis président de 1948 à 1969, la banque s'internationalise et se développe en particulier dans le financement des exportations de biens. Elle est fortement présente un peu partout dans le monde. À la fin des années 1960, elle prend le contrôle du Crédit du nord et de la Banque de l'Union parisienne, établissements qui sont alors fusionnés avant que leur capital commun ne soit ouvert à la National Westminster Bank et à la Bayerische Vereinsbank. La banque est nationalisée en . Elle s'appelle désormais Banque de Paribas (du nom de l'adresse télégraphique de la banque depuis le début du XXe siècle). Puis elle est reprivatisée au début de 1987. Elle fait l'objet en 1997 d'une OPE de la part de sa maison mère, la Compagnie financière de Paribas et le participe à la création de Paribas par fusion avec la Compagnie financière de Paribas, la Compagnie bancaire et la Compagnie de navigation mixte[4].

Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Conséquemment aux lois Debré, Jean Reyre, président-directeur général de Paribas, procède en 1968 à une importante restructuration de l'établissement : une holding, la Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas, est créée. Elle coiffe quatre grandes filiales spécialisées :

  • La Banque de Paris et des Pays-Bas qui reprend l'activité bancaire et financière.
  • L'Omnium de participations financières et industrielles (OFPI) qui réunit l'ensemble des participations industrielles du groupe en France.
  • L'Omnium de participations bancaires (OPB) qui constitue le pôle de participations bancaires et financières françaises.
  • Paribas international qui reprend toutes les participations hors de France.

Dans les dix années qui suivent, la Compagnie investit dans le secteur minier et dans le négoce pétrolier. Elle devient un acteur important dans le secteur euro-obligataire et de celui des swaps. Elle gagne notamment la première place dans les émissions libellées en ECU sous l'égide de Paribas Capital Markets à Londres. Durant cette même décennie, la Compagnie financière noue des liens de plus en plus étroits avec la Compagnie bancaire.

Conséquemment à la loi du 13 février 1982, la société financière est nationalisée et se nomme désormais Compagnie financière de Paribas. Le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac procède à la privatisation de la holding le . L'OPV permet la mise en bourse de 100 % du capital, soit 12,8 milliards de francs et 3,8 millions d'actionnaires individuels. En 1991, sous la houlette d'André Lévy-Lang, est mise en place une organisation sous forme de société à directoire et à conseil de surveillance. La Compagnie subit la crise immobilière qui frappe profondément ses filiales UCB et SINVIM qui aboutira en 1996 par des pertes de l'ordre de 1,2 milliard de francs mais sans ébranler néanmoins la solidité du groupe. À partir de cette même année 1996, Paribas cède la Banque ottomane au groupe turc Doğuş, cède le Crédit du Nord à la Société générale et vend ses filiales à réseau en Belgique et aux Pays-Bas au groupe belge Bacob-Arco. Paribas lance des OPE sur le Cetelem et la Compagnie bancaire. Le , sous le seul nom de Paribas, un nouvel ensemble voit le jour par fusion de la Compagnie financière de Paribas, de la Banque Paribas, de la Compagnie bancaire et de la Compagnie de navigation mixte[4].

BNP Paribas[modifier | modifier le code]

Implantation mondiale de BNP Paribas.

Fusion[modifier | modifier le code]

Au premier semestre de l'année 1999, une bataille boursière oppose la BNP et la Société générale pour le contrôle de Paribas. Si l'OPE de la BNP sur la Société générale échoue, celle sur le groupe Paribas réussit, grâce au soutien d'Axa notamment.

L'assemblée générale mixte du entérine la création du nouveau groupe BNP Paribas. Celui-ci se classe dès lors dans les tout premiers rangs tant français qu'européens.

En , BNP Paribas acquiert les 55 % de BancWest qu'elle ne possédait pas encore. BancWest devient alors une filiale à 100 %. En 2005, BNP Paribas poursuit sa stratégie de croissance ciblée et annonce l'acquisition, via sa filiale BancWest, des banques américaines Commercial Federal Corporation et la United California Bank, cette dernière étant la quatrième banque généraliste de Californie[4].

Au cours de l'année 2002, la banque se renforce au Maghreb. Elle ouvre une filiale en Algérie, BNP Paribas El Djazair et elle acquiert le réseau d'ABN Amro Bank Maroc qui est intégré à celui de la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI), déjà propriété à 65 % de BNP Paribas. C'est en cette même année qu'a lieu de le rapprochement de Cortal et de Consors qui aboutit à leur fusion en Cortal Consors, groupe spécialisé dans la gestion en ligne présent dans de nombreux pays européens[4].

Le 1er juin 2003, Michel Pébereau décide de séparer les fonctions de président et de directeur général. Baudouin Prot devient alors administrateur directeur général de BNP Paribas.

En 2006, BNP Paribas acquiert la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL). L'Italie devient alors le second marché domestique de la banque. L'établissement prend désormais une dimension mondiale. Il est présent sur les cinq continents, dans 85 pays, il compte désormais plus de 160 000 collaborateurs, dont 60 % hors de France, et près de 1 700 agences. BNP Paribas est devenue la première banque de la zone euro[4].

Le 9 août 2007, au début de la crise des subprimes, BNP Paribas annonce le gel de 3 fonds de placement qui gèrent des obligations dérivés des subprimes. Ceux-ci ne peuvent plus trouver de liquidités pour répondre aux demandes de ceux qui veulent les quitter[6]. La banque est incapable de chiffrer les actifs de ces fonds depuis que les négociations des mortgage securities sont virtuellement arrêtées et donc empêchent les investisseurs de pouvoir déterminer le prix de marché security[7]. En , à la suite du rapprochement avec Cetelem et UCB dans BNP Paribas Personal Finance, la structure devient leader mondial en crédits spécialisés[4].

Le 29 avril 2009, BNP Paribas obtient l'aval des actionnaires de Fortis Holding pour l'acquisition de la banque belge Fortis. Le processus d'intégration en cours[8] qui devrait être terminée fin 2011 est complexe, la banque belge pesant 25 % du total des activités de BNP Paribas[9]. En décembre 2009, 900 millions d'euros de synergies annuelles ont été annoncées. Fortis Banque devient alors BNP Paribas Fortis. Par ailleurs BNP Paribas prend également une part de 25 % du capital de Fortis Assurances Belgique, rebaptisée AG Insurance. La même année, le groupe acquiert 66 % de la BGL au Luxembourg ce qui lui permet d'être un opérateur majeur sur 4 marchés domestiques : la Belgique, la France, l'Italie et le Luxembourg[4].

Le , Jean-Laurent Bonnafé devient directeur général et Baudouin Prot prend la tête du conseil d'administration.

En 2013, BNP Paribas est déclaré banque de l'année par le journal spécialisé IFR (International Financing Review) pour la réduction considérable de son ratio d'endettement (deleveraging)[10].

Le , BNP Paribas lance sa banque en ligne baptisé Hello Bank!. Début octobre, la banque annonce 5000 comptes ouverts. La banque prévoyait 25 000 ouvertures de comptes avant la fin 2013[11]. Fin 2014, elle compte plus de 800 000 clients. Fin 2015, Hello Bank! dénombre 2,4 millions de clients et génère 8,7 % des revenus de la clientèle « particuliers » de BNP Paribas.

En novembre 2013, BNP Paribas rachète les 25 % que détenait l'état belge dans BNP Paribas Fortis pour 3,25 milliards d'euros, l'État belge faisant une plus-value de 900 millions d'euros et garde sa participation de 10,3 % dans BNP Paribas[12]. En décembre 2013, BNP Paribas rachète BGZ, la filiale polonaise de Rabobank pour 4,2 milliards de zlotys soit environ 1,4 milliard de dollars[13].

Cette acquisition est finalisée en septembre 2014 pour 4,5 milliards de zlotys soit environ 1,1 milliard d'euros. Ce montant inclut les activités de Rabobank Polska fusionnées avec Bank BGZ en juin dernier. Dans ce cadre de cette fusion, jusqu'à 1 800 départs sont planifiés dans la filiale polonaise avec la fermeture d'environ 120 agences[14],[15].

Le , BNP Paribas est condamné à payer 9 milliards de dollars d'amende dans le cadre de la violation du droit des transactions en dollars avec des pays sous embargo.

En juillet 2014, les Galeries Lafayette vendent leur participation de 50 % dans LaSer à BNP Paribas, pour 280 millions d'euros[16].

BNP Paribas Personal Finance (PF) est aujourd’hui actionnaire à 100 % du Groupe LaSer. Fin juillet 2014, BNP Paribas et le directoire de UniCredit Bank AG ont finalisé les termes d’un accord portant sur l'acquisition par BNP Paribas de 81,39 % du capital de DAB Bank, soit une valorisation de 435 millions d’euros pour l’ensemble de la société. Le 1er décembre 2014, Baudouin Prot est remplacé au poste de président du conseil d'administration par Jean Lemierre.

En octobre 2015, BNP Paribas annonce la fusion de ses activités allemandes avec la banque DAB Bank, dont elle contrôlait 91,7 % du capital fin 2014 et dont elle a acquis les participations minoritaires courant 2015. Cette fusion doit être réalisé en décembre 2015. Avec cette opération, les activités allemandes de BNP Paribas regroupent 1,5 millions de clients[17]. Parallèlement, l'entreprise mène une politique de réduction des coûts en annonçant en avril 2016 la suppression de 675 postes en France à une échéance de trois ans[18].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le logo de BNP Paribas depuis 2000 (conçu par le designer Laurent Vincenti sous la houlette du directeur de la communication Antoine Sire[19]) s'appelle la courbe d'envol. Les étoiles évoquent l'Europe et l'universalité. La transformation des étoiles en oiseaux évoque l'ouverture, la liberté, le développement, la capacité à évoluer et à s'adapter. L'arrondi et le mouvement de la courbe d'envol situent le logo dans l'univers du vivant. Le carré vert symbolise la nature et l'optimisme[20].

Slogans à travers le temps
  • 1974-1980 : « Pour parler franchement, votre argent m'intéresse »
  • 1980-1988 : « La banque est notre métier »
  • 1988-1993 : « BNP c'est gagner »
  • 1993-1995 : « Grandissons ensemble »
  • 1995-1998 : « À chaque instant on doit pouvoir compter sur sa banque »
  • 1998 : « Parlons d'avenir »
  • Jusqu'en 2015 : « La banque d'un monde qui change », puis « La banque et l'assurance d'un monde qui change »

Le groupe en quelques chiffres[modifier | modifier le code]

En 2015, avec un produit net bancaire en hausse de 2% à 39,2 milliards d’euros BNP Paribas reste en tête du classement des banques françaises en terme d’activité[21].

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Produit net bancaire (M€) 27 943 (+27,9 %) 31 037 (+11,1 %) 27 376 (-11,8 %) 40 191 (+46,8 %) 43 880 (+9,2 %) 42 384 (-3,4 %) 39 072 (-7,8 %) 37 286 39 168 42 938 (+9,6%)
Résultat brut d'exploitation (M€) 7 326 8 485 (+15,8 %) 10 878 (+28,2 %) 12 273 (+12,8 %) 8 976 (-26,9 %) 16 851 (+87,7 %) 17 363 (+3 %) 16 268 (-6,3 %) 12 522 (-23,0 %)
Résultat net part du groupe (M€) 7 308 (+24,9 %) 7 822 (+8,1 %) 3 021 (-61,4 %) 5 832 (+93 %) 7 843 (+34,5 %) 6 050 (-22,9 %) 6 553 (+8,3 %) 4 818 157 6 694
Rentabilité commerciale (RN/CA) 26,1 % 25,2 % 11,04 % 14,5 % 17,9 % 14,3 % 16,8 %
Collaborateurs - - - 205 000 205 348[1]. 198 400 - 188 000 189 000

Activités[modifier | modifier le code]

En 2015, l’organisation du Groupe BNP Paribas s’appuie sur deux domaines d’activité :

Retail Banking & Services, comprenant Domestic Markets etInternational Financial Services, et Corporate & Institutional Banking (CIB).

Fin 2015, l'encours des dépôts s'élève à 703,3 milliards d'euros et l'encours des crédits à 682,5 milliards. La répartition géographique du Produit net bancaire (PNB) est la suivante : Europe (73,3 %), Amériques (11,8 %), Asie Pacifique (7,5 %) et autres (4 %)[2].

Retail Banking and Services[modifier | modifier le code]

Agence UkrSibBank - BNP Paribas, à Kiev, en Ukraine.

Domestic Markets

Cette activité représente 52,3% du PNB fin 2015.

Cette activité regroupe les pôles : Banque de Détail en France, BNP Paribas Fortis, BNL bc, BGL BNP Paribas, Arval, BNP Paribas Leasing Solutions, BNP Paribas Personal Investors.

Pour les entreprises : offres Cash management et Factoring et offre banque privée dans les marchés domestiques avec BNP Paribas Wealth Management.

International Financial Services

- Cette activité regroupe les pôles :

BNP Paribas Personal Finance, crédit aux particuliers avec Cetelem, Cofinoga ou Findomestic;

International Retail Banking, réunit les banques de détail du Groupe dont Bank of the West aux États-Unis, ou TEB en Turquie;

BNP Paribas Cardif, solutions d'épargne et de protection.

- Et 3 métiers spécialisés :

BNP Paribas Wealth Management (Banque Privée), BNP Paribas Investment Partners (Gestion d'actifs), BNP Paribas Real Estate (Services Immobiliers).

La banque possède 2 009 agences en France pour 7 millions de clients particuliers, 568000 clients professionnels et TPE et 30600 entreprises (PME, ETI, grandes entreprises).

Elle sert 3,5 millions de clients aux États-Unis (BancWest, cinquième banque de dépôt de l'ouest américain), 2,3 millions de clients en Italie (Banca Nazionale del Lavoro (BNL)). Les clients restants se répartissent entre la Belgique (BNP Paribas Fortis) et le Luxembourg (Banque générale du Luxembourg (BGL)), ainsi que sur les marchés émergents (Turquie, Maroc, Ukraine , Pologne…)[2].
Elle regroupe également les services extra-bancaires, tels que le crédit à la consommation (Cetelem, no 1 européen), le crédit immobilier, les activités de financement d’investissements des entreprises (BNP Paribas Leasing Solutions), et de locations avec services (Arval). Sur ces dernières activités, BNP Paribas figure parmi les leaders en Europe et dans le monde[22].

Corporate & Institutional Banking[modifier | modifier le code]

Ce domaine d’activité regroupe les pôles : Corporate Banking, Global Markets, BNP Paribas Securities Services.

Cette branche représente 34 % du PNB avec un résultat annuel pour 2015 de 11 659M€. Corporate & Institutional Banking (CIB) offre des solutions financières à des clients entreprises et institutionnels. Avec près de 30 000 collaborateurs présents dans près de 57 pays, CIB propose des solutions dans les domaines des marchés de capitaux, des services de titres, des financements, de la gestion de trésorerie, du conseil financier, et de la couverture des risques.

La recherche économique de BNP Paribas est disponible sur le web en accès libre ; en revanche, la recherche de marché est réservée aux professionnels (institutions financières et investisseurs avertis)[23].

Matières premières[modifier | modifier le code]

La banque Paribas devenue BNP Paribas est traditionnellement très impliquée dans les marchés pétroliers.

Pétrole contre nourriture - BNP Paribas fut la banque du programme humanitaire pétrole contre nourriture de l'ONU qui donneront lieu à l'affaire pétrole contre nourriture.

La société Kensington International a porté plainte pour racket au tribunal de New York, en accusant la banque française BNP Paribas de complicité avec les dirigeants congolais pour la dissimulation des revenus pétroliers du Congo[24]. BNP-Paribas a nié les allégations de Kensington International. Les poursuites se sont terminées par le retrait de la plainte.

La BNP est également active dans des investissements immobiliers. Elle a récemment racheté l'Hôpital St Michel, dans le but d'y construire un centre médico-social, ainsi que des logements sociaux, en partenariat avec France Habitat et l'Association St Michel[25].

Organisation[modifier | modifier le code]

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Le Comité exécutif[26] est composé de :

  • Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général.
  • Philippe Bordenave, directeur général délégué.
  • Thierry Laborde, directeur général adjoint.
  • Alain Papiasse, directeur général adjoint, responsable de CIB et de la région Amérique du Nord.
  • Jacques d'Estais, directeur général adjoint, responsable du pôle International Financial Services.
  • Michel Konczaty, directeur général adjoint.
  • Marie-Claire Capobianco, responsable du pôle Banque de Détail en France.
  • Eric Martin, responsable de la fonction Conformité.
  • Stefaan Decraene, responsable d'International Retail Banking.
  • Yann Gérardin, responsable du pôle Corporate and Institutional Banking.
  • Maxime Jadot, responsable BNP Paribas Fortis.
  • Franck Roncey, responsable Group Risk Management.
  • Yves Martrenchar, responsable des ressources humaines Groupe.
  • Andrea Murani, administrateur, directeur général de BNL.
  • Éric Raynaud, responsable de la région Asie-Pacifique.
  • Thierry Varène, délégué général aux grands clients.
  • Renaud Dumora, Responsable de BNP Paribas Cardif.
  • Laurent David, Responsable de BNP Paribas Personal Finance.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration est composé de 14 administrateurs élus[27] par les actionnaires et de deux administrateurs élus par les salariés. La durée des mandats des administrateurs est fixée à trois années pour les administrateurs dont le mandat vient à renouvellement, en application des recommandations de place.

Le Conseil d'administration[28] est présidé depuis le par Jean Lemierre.

  • Jean Lemierre, président du conseil d'administration de BNP Paribas ( - )
  • Michel Pébereau, président d'honneur du conseil d'administration de BNP Paribas (23 mai 2012 - AG 2015, premier mandat 14 mai 1993)
  • Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas (12 mai 2010 - AG 2016)
  • Thierry Mouchard, Chargé de fonctions administratives service Transactions clientèle, administrateur élu par les salariés de BNP Paribas (Élu pour 3 ans le 15 février 2012 - 16 février 2012)
  • Denis Kessler, PDG de Scor SE (23 mai 2012 - AG 2015, premier mandat 23 mai 2000)
  • Jean-François Lepetit, Administrateur de sociétés (11 mai 2011 - AG 2014, premier mandat 5 mai 2004)
  • Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, vice-présidente du directoire de IFOP SA (23 mai 2012 - AG 2015, premier mandat 23 mai 2006)
  • Nicole Misson, Conseillère de clientèle particuliers, administratrice élue par les salariés de BNP Paribas (Élue pour 3 ans le 15 février 2012 - 16 février 2015)
  • Monique Cohen, directrice associée d’APAX France (14 mai 2014 - AG 2017)
  • Michel Tilmant, gérant de Strafin sprl(12 mai 2010 - AG 2016, premier mandat 4 novembre 2009)
  • Emiel Van Broekhoven, économiste, professeur honoraire de l'université d'Anvers (12 mai 2010 - AG 2016)
  • Daniela Schwarzer, professeur-chercheur à l’Institut des études européennes et eurasiennes de l’Université Johns-Hopkins, Directeur des programmes européens du German Marshall Fund (14 mai 2014 - AG 2017)
  • Fields Wicker-Miurin, cofondatrice et associée chez Leaders Quest (14 mai 2014 - AG 2017, premier mandat 11 mai 2011)
  • Marion Guillou, présidente d'Agreenium[29] (15 mai 2013 - AG 2016)
  • Pierre-André de Chalendar, PDG de la Compagnie de Saint-Gobain (23 mai 2012 - AG 2015)

Capital[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Investisseurs institutionnels 69,30 %, Axa 5,50 %, salariés 5,20 %.
  • 2008 : Une fois tenu compte du rachat de certaines activités du bancassureur Fortis par BNP Paribas, les États belge et luxembourgeois détiennent respectivement 11,7 % et 1,1 % du capital de la banque française.
  •  : L'État français devient le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital. L'État belge, au travers de la SFPI-FPIM, est le deuxième actionnaire avec 11,7 % du capital.
  •  : Les actionnaires notables sont les investisseurs institutionnels (65,90 %), la SFPI-FPIM (10,80 %) et Axa (5,20 %). 5,60 % des parts sont détenus par les salariés et 5,40 % par les actionnaires individuels. Enfin, 0,30 % sont détenus en autocontrôle[2].

Filiales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des filiales de BNP Paribas.

Social et déontologie[modifier | modifier le code]

Responsabilité sociale[modifier | modifier le code]

Les deux axes principaux de BNP Paribas sont :

  • La lutte contre les exclusions
  • La lutte contre le changement climatique

Des entités de BNP Paribas sont certifiées respectant la norme ISO 14001[30].

BNP Paribas a publié en février 2011 une politique relative au financement des centrales nucléaires, qui conditionne ceux-ci à un grand nombre de critères[31], après des critiques concernant son investissement dans des centrales nucléaires au Brésil et en Inde[32].

Depuis, BNP Paribas a publié d'autres politiques sectorielles portant sur l'huile de palme, la pâte à papier et sur la production d'énergie à partir du charbon.

En 2014, le groupe figure parmi les deux banques françaises les plus impliquées dans le développement du gaz de schiste[réf. insuffisante]. BNP Paribas est aussi accusé d'implication majeure dans les finances du Soudan malgré un embargo avec une amende potentielle de plusieurs milliards d'euros[33]. Une filiale a dû payer 10 millions d'euros pour non-respect de la loi sur les assurances-vie[réf. insuffisante].

En 2010, une amende de 63 million d'euros a été prononcée pour entente illicite sur des frais de chèque avec d'autres banques françaises[34].

Avec des particuliers, la banque a déjà été condamnée pour faute envers un client[35] et discrimination envers une employée[36].

Éthique[modifier | modifier le code]

BNP Paribas et les filiales à l'étranger[modifier | modifier le code]

À ce jour, BNP Paribas s’est retiré de tous les paradis fiscaux identifiés par les organisations publiques internationales. En 2014, le taux d’imposition effectif du Groupe était de 30%, représentant en France 2,2 milliards d’euros d’impôts et taxes, ce qui témoigne que ses choix d’implantations à l’étranger ne sont pas guidés par la fiscalité. La Belgique par exemple, présente dans certaines listes non officielles de « paradis fiscaux », fait partie des marchés domestiques du Groupe qui comprend plus de 800 agences[37].

Démêlé judiciaire pour violation d'embargo[modifier | modifier le code]

En mai 2014, la banque est accusée par la justice américaine d'avoir violé l'embargo américain envers l'Iran, le Soudan et Cuba.

BNP Paribas a effectué des transferts en dollars vers ces pays en les compensant dans sa filiale de New York. En juin 2014, il est signalé que la BNP Paribas devrait probablement payer entre 8 et 9 milliards de dollars d'amendes pour violation des embargos américains contre le Soudan, l’Iran et Cuba[38],[39]. Le la justice américaine annonce une sanction 8,97 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) à l'encontre de BNP Paribas.

À l'origine de l'amende, la « falsification de documents commerciaux » et « collusion », pour violation des embargos américains contre l'Iran, le Soudan et Cuba[40].

Dans le « Memorandum of Understanding »[41],[42] signé par le directeur juridique de BNP Paribas en juin 2014, BNP Paribas a reconnu le rôle que la banque a joué dans le financement du régime de Khartoum jusqu’en juin 2007, à l’époque ou celui-ci commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité au Darfour[43].

En mai 2015, la banque, ainsi que son président Jean Lemierre et son directeur général Jean-Laurent Bonnafé, est accusée par la justice américaine d'avoir violé l'embargo américain. En conséquence, elle est sous le coup d'une amende supplémentaire de 140 millions de dollars[44],[45],[46],[47],[48],[49],[50].

Salaire des dirigeants[modifier | modifier le code]

En 2008, le salaire de son dirigeant représente 137 fois le salaire médian français[51], ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément Entreprise solidaire[52].

Publicité mensongére[modifier | modifier le code]

Avril 2016 la BNP est condamnée pour pratique commerciale trompeuse. En 2001 la BNP commercialisait un placement financier "Garantie jet 3" en évoquant la possibilité de tripler son capital en 10 ans. De nombreux épargnants (11000 environ) n'ont même pas récupéré la totalité du capital investi.

La BNP a écopé de 187 500 € d'amende et se doit d'assurer la garantie des capitaux confiés mais le tribunal n'a pas statué sur le non respect de la promesse de triplement (non évoqué par le Parquet)[53]

Transaction erronée de 163 millions d’euros[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 2016, le magazine FOCUS a publié un article sur une transaction erronée (mistrade) de plus de 163 millions d’euros et pour lequel la banque BNP Paribas serait impliquée[54]. La banque aurait vendu des titres pour une valeur de 326 400 EUR et aurait ensuite estimé la transaction à 163 millions d’EUR.

Plusieurs jours se seraient écoulés avant que la banque ne relève l’erreur, pendant lesquels elle aurait même encore une fois confirmé le prix initial. D’après le magazine, la réglementation en matière de transaction erronée (mistrade) ne permet une annulation de la transaction que jusqu’au lendemain[55].

Mécénat et parrainages[modifier | modifier le code]

Tennis[modifier | modifier le code]

BNP Paribas parraine divers tournois de tennis, dont le tournoi de Roland Garros depuis 1973, le Masters de Bercy (BNP Paribas Masters), la Coupe Davis et la Fed Cup. Ce parrainage lui permet une visibilité internationale sur des événements fortement médiatisés. En 2010, BNP Paribas lance un site Internet, entièrement consacré au tennis[56].

Échecs[modifier | modifier le code]

BNP Paribas est le partenaire officiel de la FFE (Fédération française des échecs) depuis septembre 2006, date à laquelle une convention entre BNP Paribas et la FFE a été signée.

De nombreuses initiatives ont depuis vu le jour, parmi elles on peut citer :

  • L'initiative « Tous aux échecs » : la FFE et BNP Paribas se sont associées afin d'utiliser le jeu d'échecs comme un moyen d'apprentissage et d'épanouissement au service des jeunes issus d'établissements scolaires classés en Zone d'éducation prioritaire (ZEP)[57].
  • La création du Challenge Blitz BNP Paribas, une série de tournois à travers la France qui réunit chaque saison des milliers de joueurs d'échecs[58].
  • La formation au jeu d'échecs : BNP Paribas initie régulièrement au jeu d'échecs, sur la base du volontariat, ses collaborateurs ou ses clients de la banque de détail lors de leur temps libre[59].

Football[modifier | modifier le code]

BNP Paribas est aussi partenaire du RSC Anderlecht via BNP Paribas Fortis.

Mécénat[modifier | modifier le code]

Placée sous l'égide de la Fondation de France, la Fondation BNP Paribas est un acteur du mécénat d’entreprise depuis plus de 30 ans. Elle coordonne également le développement international du mécénat du Groupe BNP Paribas, partout où la Banque est présente.

La Fondation BNP Paribas[60] développe un mécénat pluridisciplinaire, réparti dans 3 champs d’action :

· La culture : danse contemporaine, nouveaux arts du cirque, jazz, restaurations d’œuvres d’art, festivals de musique classique ;

· La solidarité : programmes en faveur de l’égalité des chances, de l’entrepreneuriat social, de la lutte contre l’exclusion et la grande précarité ;

· Recherche environnementale : soutien aux laboratoires en France, en Europe et en collaboration internationale sur des projets de recherche portant sur le changement climatique.

La Fondation BNP Paribas a accompagné depuis 1984 plus de 300 projets culturels, 40 programmes de recherche et un millier d’initiatives sociales et éducatives, en France et à travers le monde. Ses grands programmes sont :

· Dream up, nouveau programme international d’éducation par la pratique artistique ;

· BNP Paribas pour l’art, programme de restaurations d’œuvres d’art depuis 1994 ;

· Climate Initiative, en soutien à la recherche fondamentale sur le changement climatique ;

· Projet Banlieues, dispositif créé en lien avec le réseau d’agences BNP Paribas au sein du pôle solidarité ;

· Coup de pouce, en faveur de l’engagement bénévole des collaborateurs de la Banque.

En 2015, le mécénat de BNP Paribas dans le monde a représenté un engagement de près de 40 millions d’euros.

Inclusion et diversité[modifier | modifier le code]

En 2015, le Groupe a ratifié la charte d’engagement LGBT de l’Autre Cercle, qui fixe les bonnes pratiques à adopter pour lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité des genres. Jean-Laurent Bonnafé a signé la Charte d'Engagement LGBT et lancé le réseau BNP Paribas Pride France[61].

Dans la filiale britannique, l'accent est mis sur l'inclusion et les réseaux, dès l'embauche des stagiaires[62]. En juin 2016, le CEO Ludovic de Montille met en place la Pride Week[63], où sont organisés des cycles de conférences[64], invitant notamment Asifa Lahore[65] et l'activiste Sarah Garrett. L'organisation caritative British LGTB Awards est sponsorisée par la banque[66].

Ces actions permettent à la banque d’être la troisième entreprise la plus « gay friendly » du monde[67].

Le Cercle des actionnaires[modifier | modifier le code]

Le Cercle des actionnaires BNP Paribas, créé en 1995, rassemble les 60 000 actionnaires individuels détenteurs sur un ou plusieurs comptes du même foyer d’au moins 200 titres de l’entreprise.

L’adhésion, gratuite et automatique, permet aux membres d’accéder à une offre annuelle de plus de 350 événements culturels (concerts, visites guidées, séances cinéma…), sportifs et à des formations économiques et financières partout en France[68].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les effectifs s'élèvent à 182 459 selon le site « Boursorama » (consulté le 16 février 2011)
  2. a, b, c et d « BNP Paribas : Profil Société », Boursorama (consulté le 16 février 2011)
  3. « Classement des banques françaises en 2015 », sur Culture Banque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Histoire de BNP Paribas », BNP Paribas
  5. "1900-2000, un siècle d'économie", page 293, aux Éditions Les Échos, coordonné par Jacques Marseille
  6. Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, 2015, p. 172
  7. "Subprime" : la suspension de trois fonds BNP Paribas ravive l'inquiétude des marchés, lesechos.fr, 9 août 2007
  8. ELSA CONESA ET DIDIER BURG, « BNP Paribas reprend les activités belges et luxembourgeoises de Fortis », Les Échos,‎ (consulté le 6 octobre 2008)
  9. Irène Inchauspé, BNP Paribas : la banque "zéro risque", Challenges, no 200, 18 février 2010, page 12.
  10. Keith Mullen, « Bank of the Year: BNP Paribas », International Financing Review,‎ (consulté le 6 octobre 2008)
  11. Veronique Chocron , Hello Bank! a ouvert 5.000 comptes en France, Les Échos, 30 septembre 2013
  12. BNP Paribas to buy Belgian Fortis stake for 3.25 billion euro, Reuters, 13 octobre 2013
  13. BNP Paribas agrees to buy Polish Rabobank unit for $1.4 billion, Reuters, 5 décembre 2013
  14. BNP Paribas va supprimer jusqu'à 1.800 emplois en Pologne, Véronique Chocron, Les Échos, 10 avril 2015
  15. BNP Paribas says Poland job cuts could reach 1,800, Reuters, 10 avril 2015
  16. Galeries Lafayette sells credit unit stake to BNP Paribas, Reuters, 28 juillet 2014
  17. BNP Paribas va fusionner sa succursale allemande avec DAB Bank, Véronique Chocron, Les Échos, 22 octobre 2015
  18. BNP Paribas va supprimer près de 675 postes en France
  19. « BNP Paribas prend son envol », sur strategies.fr,‎
  20. BNP-Paribas dévoile son nouveau logo Sur le site strategies.fr du 25 avril 2000
  21. Classement des banques françaises en 2015
  22. Eric Gibory, « Le succès planétaire de la LLD française », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  23. Voir respectivement [1] disponible en français et anglais et [2]
  24. Voir affaire Gokana
  25. BNP achète l'hôpital Saint-Michel Sur le site lavieimmo.com
  26. « BNP Paribas : La Direction Générale et le Comité exécutif », BNP Paribas (consulté le 7 octobre 2014)
  27. Nombre réduit actuellement à 13 depuis le décès accidentel de Christophe de Margerie, PDG de Total, le .
  28. « Les membres du Conseil d'administration », sur BNP Paribas,‎ (consulté le 4 décembre 2014).
  29. « Membres du conseil d'administration d'Agreenium » [PDF], sur http://www.agreenium.org,‎ (consulté le 4 décembre 2014).
  30. LES ENTITES CERTIFIEES AU SEIN DU GROUPE BNP PARIBAS Sur le site qualite.bnpparibas.com
  31. BNP Paribas publie une politique destinée à encadrer ses financements de centrales nucléaires sur le site bnpparibas.com
  32. (en) « Recherche sur Greenpeace.org »
  33. « BNP Paribas punie pour ses activités au Soudan »
  34. (en) « French banks fined 385m euros for fixing cheque fees »
  35. « Fraude bancaire : BNP Paribas refuse de rembourser un client, le tribunal condamne »
  36. « Discrimination: BNP Paribas condamné »
  37. « Document de référence »
  38. (en)« BNP Paribas settlement to come next week », sur www.Channel NewsAsia.com (via AFP),‎ (consulté le 25 juin 2014)
  39. (en)« La banque est accusée d’avoir violé des embargos américains contre le Soudan, l’Iran et Cuba. », sur www.lesechos.fr,‎ (consulté le 25 juin 2014)
  40. A la BNP, dans les coulisses du fiasco de l'opération « Mars », Le Monde, 2 juillet 2014
  41. « “Memorandum of Understanding”, traduction « Les-Crises.fr » »,‎
  42. « Version originale en anglais du “Memorandum of Understanding » »,‎
  43. « L’horreur au Soudan : le génocide du Darfour », 10 juillet 2014, extraits d’articles du Guardian, du Spiegel, de rapports d’Amnesty International etc.,‎
  44. https://www.boerse-go.de/nachricht/bnp-paribas-in-usa-zu-140-millionen-dollar-strafe-verurteilt,a4192216.html
  45. http://www.wsj.com/articles/bnp-paribas-to-pay-140-million-fine-in-sanctions-case-1430508971
  46. http://www.finanzen.net/nachricht/aktien/BNP-Paribas-to-Pay-140-Million-Fine-in-Sanctions-Case-4319091
  47. http://www.finanzen.ch/nachrichten/aktien/BNP-Paribas-to-Pay-$140-Million-Fine-in-Sanctions-Case-4319091
  48. http://www.direktbroker.de/news/politik-bnp-paribas-in-usa-zu-140-millionen-dollar-strafe-verurteilt-43437838
  49. http://www.nasdaq.com/article/bnp-paribas-to-pay-140-million-fine-in-sanctions-case-20150501-00777
  50. http://www.ad-hoc-news.de/bnp-paribas-will-pay-a-fine-of-140-million-and-face-a--/de/News/43428772
  51. Chiffre référencé par la SARL de presse Transnationale & Compagnie
  52. au sens de l'article L.443-3-1 du code du travail
  53. « La BNP condamnée pour «pratique commerciale trompeuse» », sur Libération.fr (consulté le 11 avril 2016)
  54. FOCUS Online, « Bank-Irrtum zu seinen Gunsten » (consulté le 23 juillet 2016)
  55. FOCUS Online, « Bank-Irrtum zu seinen Gunsten » (consulté le 23 juillet 2016)
  56. We are tennis
  57. « Le jeu d'échecs au service de la réussite », sur Bnp Paribas,‎ (consulté le 26 décembre 2014)
  58. « BNP PARIBAS, PARTENAIRE DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES ÉCHECS, SOUTIENT LA FINALE NATIONALE DES BLITZ LE 16 JUIN PROCHAIN », sur http://www.bnpparibas.com,‎ (consulté le 26 décembre 2014)
  59. « Galerie Photo », sur Fédération française des Echecs,‎ (consulté le 26 décembre 2014)
  60. « Fondation BNP Paribas », sur BNP Paribas - Fondation,‎
  61. Signature de la charte d’engagement de l’Autre Cercle
  62. Diversity and inclusion: All employee networks are open to all staff
  63. Pride Week 20-25 June 2016
  64. Pride Week
  65. Pride & Multicultural Present - An evening with Asifa Lahore
  66. British LGBT Awards: BNP Paribas CHARITY OR COMMUNITY INITIATIVE of they year
  67. 3ème entreprise la plus « gay friendly » du monde
  68. http://cercle-actionnaires.bnpparibas.com/

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Guenser, La création de la Banque Nationale de Paris, 1969
  • Jacques Dominique, … et à quinze heures le monde entier apprit la naissance de la B.N.P., 1976
  • Une banque moderne, histoire de la BNP et de ses deux maison-mères (1848-1966-1985), 1989-1991
  • Stéphane Bertrand, La naissance de la Banque nationale de Paris (1962-1972), 1990
  • Michel de Robien, Arrêt sur image, 1995
  • Raymond Lambert, De la Banque et des Hommes, 1995
  • Étienne Azaïs, ""Mon parcours du combattant à travers la Banque et ses filiales en Afrique et à Madagascar", 1996-1997
  • Pierre Ledoux, Journal imprévu d'un banquier. Une aventure, un métier 1943-2000, 2001
  • Félix Torres, Banquiers d'avenir. Des comptoirs d'escompte à la naissance de BNP PARIBAS, 2000
  • The Role of BNP-Paribas SA in the United Nations Oil-For-Food Program: Hearing Before the Subcommittee on Oversight and Investigations of the Committee on International Relations, House of Representatives, One Hundred Ninth Congress, First Session, April 28, 2005, 2005
  • Pierre Mounier-Kuhn, Mémoires vives. 50 ans d’informatique chez BNP Paribas, BNP Paribas, 2013.

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]