Hirtzfelden

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Hirtzfelden
La mairie.
La mairie.
Blason de Hirtzfelden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Ensisheim
Intercommunalité C.C. Essor du Rhin
Maire
Mandat
Agnès Matter-Balp
2014-2020
Code postal 68740
Code commune 68140
Démographie
Gentilé Hirtzfeldois
Population
municipale
1 209 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 45″ nord, 7° 26′ 46″ est
Altitude Min. 206 m – Max. 217 m
Superficie 22,1 km2
Localisation

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Liens
Site web hirtzfelden.fr

Hirtzfelden est une commune française située dans le département du Haut-Rhin en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hirtzfelden est située dans le Centre Est du département du Haut-Rhin, dans le Fossé Rhénan.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de neuf autres communes :

Communes limitrophes de Hirtzfelden
Oberentzen et Niederentzen Rustenhart Balgau
Meyenheim Hirtzfelden Fessenheim
Reguisheim Munchhouse Roggenhouse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 210 hectares ; son altitude varie de 210 à 217 mètres[1] ; la commune n'offre donc qu'un faible dénivelé et l'altitude varie peu comme ses voisines situées dans la plaine de Rhin.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Localisée dans la bande de terre délimitée par l'Ill et le Rhin, la commune n'est traversée par aucun cours d'eau naturel. Toutefois, la nappe rhénane affleure dans les gravières.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 4 km de l'autoroute A35. L'est du ban communal est traversé par l'ancien canal du Rhône au Rhin, déclassé en 1966[2]. La commune est traversée par les lignes de bus reliant Colmar et Guebwiller à Fessenheim. En revanche, Hirtzfelden n'est pas desservie par le train : les gares voyageurs (SNCF) les plus proches sont celles de Merxheim (11 km) et Rouffach (12 km) desservies par des TER reliant Colmar à Mulhouse et Bantzenheim (13 km), sur la ligne Mulhouse-Mülheim. Les gares TGV les plus proches sont celles de Colmar (23 km) et de Mulhouse (26 km). l'aéroport international le plus proche est celui de Bâle Mulhouse[M 1]. Depuis la construction du Pont du Rhin en 2008, la commune n'est plus qu'à 22 km de l'aérodrome de Bremgarten et de sa zone industrielle et à 15 km de l'autoroute allemande no 5 qui relie Fribourg-en-Brisgau à Bâle.

La communauté de communes assure également en semaine un service de transport pour les voyageurs âgés de plus de 12 ans, vers les autres communes de la zone[CC 1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le plan d'occupation des sols de cette commune interdit la construction d'habitations à toit plat ou toiture-terrasse[3].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 494, alors qu'il était de 443 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 92,9 % étaient des résidences principales, 0,6 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,1 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 84,7 %, en augmentation par rapport à 2008 (81,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) n'était que de 0,7 %[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hiruzfeld (728) pourrait être à l'origine le champ (Feld en allemand) du cerf (Hirsch en allemand), liés aux nombreux cerfs qui peuplent les forêts voisines[CC 2]. Le mot Hirtza signifie également berger en alémanique et Feld désignait un terrain découvert et plat, sans toutefois que la surface soit obligatoirement cultivée[4]. Hiruz prend la signification de millet (Hirse en allemand), dans d'autres toponymes comme Herschfeld, un quartier de Bad Neustadt an der Saale, dans ce cas, Hiruzfeld pourrait alors se traduire par le champ de millet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de présence humaine sont relevées à l'âge de bronze[M 2]. En 1961, un groupe de 5 tumuli datant de l'âge de bronze ont été fouillés en forêt de Rothleible, sur le ban communal de Munchouse[5]. Des sépultures (tombes et tumuli) datant des 1er et 2e âge de fer, ont été également découvertes sur les bans communaux d'Oberentzen et Réguisheim[6]. À l'époque romaine, le site était probablement un carrefour entre la voie romaine de Burnhaupt-Brisach et le chemin reliant Bâle à Eguisheim.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village de Hirtzfelden apparait dès le début du VIIIe siècle, dans une donation du comte Eberhard du Nordgau à l'abbaye de Murbach. En 1920, on découvre les restes d'un cimetière mérovingien près de l'église, preuve de l'occupation du site[M 2]. Au XIIIe siècle, le village passe aux Habsbourg, et devient une dépendance du bailliage de Landser.

Dès le Moyen Âge, des bergers prennent l'habitude de se réunir une fois l'an dans une chapelle située à l'emplacement du clocher de l'église Saint-Laurent.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, la confrérie des bergers du Rhin supérieur, corporation réunissant l'ensemble des bergers et pâtres d'Alsace, du Brisgau autrichiens et de la seigneurie de Ribeaupierre avait son siège à Hirtzfelden. Elle se réunissait le 24 août de chaque année dans la commune et disposait d'une caisse d'entraide pour les bergers pauvres, âgés ou malades[7]. Elle permettait aux bergers de briguer un statut social assimilé à celui des artisans[7] et jouait alors le rôle de contrepouvoir vis-à-vis des seigneurs. Elle fut dissoute à la fin la guerre des paysans de 1525 en représailles, et refondée en 1581 par Hans Schmoll, un berger de Dessenheim et trois autres confrères[8].

Le XVe siècle est une période troublée pour le village qui est conquis par les Bâlois en 1446, puis occupé par les Lucernois en 1468[CC 3], durant la guerre des six deniers.

Les descendants de Hans Schmoll vont s'installer à Hirtzfelden au milieu de XVIIe siècle et fournirent plusieurs membres du conseils, bourgmestres et curés à la commune sous l'ancien régime[8]. L'un d'eux va ainsi favoriser l'implantation de familles catholiques suisses à l'issue de la guerre de Trente Ans, dont les Jecker, originaires de Solothurn (Soleure).

À la suite des traités de Westphalie, le village est rattaché comme le reste du sud de l'Alsace, à la couronne de France. À cette époque, Hirtzfelden dépend du bailliage d'Ensisheim, et ceci jusqu'à la Révolution Française[CC 3].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La révolution marque la fin de la confrérie des bergers, assimilée à une corporation. Les cloches de l'église (qui dataient de la fin du XVIIème siècle) sont réquisitionnées et fondues. Elles seront remplacées à la Restauration (1841) [9]

En 1806, une loi autorise les maires à concéder moyennant une rente annuelle les terrains communaux[10]. Cette possibilité est utilisée à plusieurs reprises à Hirtzfelden[11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous le Premier Empire et la Restauration, le canal du Rhône au Rhin est creusé par deux contingents de prisonniers espagnols, arrivés sur place en 1810 et 1841[12].

C'est également à cette époque qu'est construite la mairie-école, le relais de poste (1841) et qu'une ferme du XVIIe siècle est transformée pour servir de presbytère[13].

Le , quelques jours après l'armistice, un avion d'observation de l'escadrille C53 s'écrase en forêt de Rothleibe. L'observateur, le lieutenant Bernast, meurt sur le coup[14].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la libération de Hirtzfelden a lieu les 6 et 7 février 1945 par le 8e régiment de tirailleurs marocains, avec l'appui logistique de l'armée américaine pour le franchissement de l'Ill[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 2008 François Sauvageot    
mars 2008 en cours Agnès Matter-Balp   Informaticienne

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Thann-Guebwiller dans le département du Haut-Rhin en région Grand Est et avant la réforme territoriale de 2014, était l'une des 17 communes de l'ancien canton d'Ensisheim[17]. La commune fait partie de la communauté de communes de l'Essor du Rhin, officiellement créée par arrêté préfectoral en et remplaçant les structures intercommunales antérieures (SIVOM créé en 1972)[CC 4]. Depuis , la commune fait aussi partie du groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) Centre Hardt - Rhin supérieur, qui favorise la coopération avec les communes allemandes de Staufen im Breisgau, Hartheim am Rhein, Bad Krozingen, Eschbar et Heitersheim[18].

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la quatrième circonscription du Haut-Rhin depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010 et, depuis la réforme territoriale de 2014 elle est l'une des 38 communes du nouveau canton d'Ensisheim.

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2016, dans sa séance du mois de mars, le conseil municipal votait des taux d'imposition de 12,86 % pour la taxe d'habitation, 7,58 % pour le foncier bâti et 41,03 % pour le foncier non bâti[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Hirtzfelden n'est jumelée avec aucune commune[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 209 habitants, en augmentation de 8,04 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
353 593 650 711 842 931 932 960 930
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
883 902 852 882 806 820 778 781 751
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
724 676 669 559 570 560 516 519 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
544 559 561 741 848 981 1 113 1 208 1 209
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Hirtzfelden est située dans l'académie de Strasbourg.

Deux crèches situées à Fessenheim et Munchhouse accueillent les tous-petits d'Hirtzfelden[M 3]

La commune administre une école maternelle et une école élémentaire communales qui regroupent 160 élèves en 2016-2017[25]. Ce groupe scolaire « La farandole » a été inauguré en 2014[26].

L'association les mômes d'Hirtz assure l'accueil péri-scolaire et gère un centre de loisirs durant les vacances scolaires depuis 2003 pour ces classes d'âge[27]. Au-delà du CM2, les collégiens sont scolarisés au collège Félix Eboué de Fessenheim[28], puis vers les lycées de Guebwiller pour les filières générales et hôtelières ou de Pulversheim pour les métiers de l'électricité, de la chaudronnerie et de la sécurité[29].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de la fraxinelle a lieu tous les ans, fin mai-début juin depuis 1978[30].

Santé[modifier | modifier le code]

Un cabinet infirmier est installé sur le territoire d ela communes, les médecins généralistes les plus proches sont à Fessenheim, Meyenheim et Reguisheim ; les dentistes à Fessenheim et Munchhouse.

La proximité de la centrale de Fessenheim amène les autorités à distribuer régulièrement des pastilles d'iode à la population[31].

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football d'Hirtzfelden a été fondé en 1953. Il compte plusieurs équipes jeunes et trois équipes séniors regroupant 123 joueurs[32].. En 2015, le club a remporté pour la première fois le championnat d'Alsace de D3, lors de la finale régionale à Gundershoffen[M 4].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 42 857 €, ce qui plaçait Hirtzfelden au 1 748e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[33]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 781 personnes, parmi lesquelles on comptait 78,2 % d'actifs dont 72,5 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs[I 4].

On comptait 108 emplois dans la zone d'emploi, contre 98 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 573, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 2] est de 18,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour à peine cinq habitants actifs[I 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2014, Hirtzfelden comptait 83 établissements : 9 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 7 dans l'industrie, 10 dans la construction, 46 dans le commerce-transports-services divers et 11 étaient relatifs au secteur administratif[I 6].

En 2015, deux entreprises ont été créées à Hirtzfelden[I 7], dont une par un autoentrepreneur[I 8].

Les plus gros employeurs locaux demeurent la centrale électrique de Fessenheim, la zone industrielle Koechlin [34]et les zones d'activité intercommunales de la Hardt[35] et de Bremgarten, cette dernière étant le fruit de la coopération franco-allemande. La société HOLCIM (groupe Lafarge) exploite des gravières sur le ban communal.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument ni objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[36],[37] ; mais elle compte 15 lieux et monuments (dont sept fermes des XVIIIe et XIXe siècles, un restaurant, un ancien relais de poste, cinq croix monumentales et calvaires (XIXe siècle) et une mairie école) et 26 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[13],[38].

Sur la place Francois-Antoine Jecker on trouve un buste en or de l'enfant du pays.

Depuis , la maison de la nature du vieux canal occupe le site d'une ancienne maison éclusière le long de l'ancien canal du Rhône au Rhin. Des activités découvertes, des expositions permettent de sensibiliser le grand public à l'environnement[39].

Construite au XIIIe siècle, à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne dont on trouve des traces dans le nom d'une des rues de ce village (le Kappellenweg), l'église Saint-Laurent a été agrandie au XVIIIe siècle selon les plan de l'architecte Jean-Baptiste Chassain[40], à qui l'on doit aussi l'hôpital Saint-Martin à Haguenau. Elle enferme un orgue du facteur Martin Rinkenbach[41] et un buste polychrome de Saint-Marc et une statue de la vierge.

L'église Saint-Laurent (XIIIe – XVIIIe siècle).
Le château d'eau aux couleurs de la commune et de ses voisines.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune compte trois sites présentant un intérêt écologique. À l'ouest de la commune, s'étend la forêt de Rothleible et ses clairières steppiques[42], gérées par le Conservatoire des sites alsaciens. On y trouve un des rares sites de reproduction de la laineuse du chêne, dans ce département, le géranium sanguin, le crapaud calamite, l'ascalaphe soufré, des pelouses à orchidées[43] et une herbacée de la famille des orangers : la fraxinelle[44],[45]. Au sud-ouest de l'agglomération, entre les départementales 3b et 8 s'étend la zone de gravières du Battenheimer weg. C'est un site de reproduction pour plusieurs espèces d'oiseaux d'eau d'intérêt patrimonial tel que le bruant proyer, l'hirondelle de rivage et le cochevis huppé. Au nord-est du banc communal s'étend le bois de Niederwald où l'on peut apercevoir un papillon menacé de disparition : la bacchante.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis XIV (1638-1715) dinait à Hirtzfelden lors de sa visite en Haute-alsace en 1681, dans l'auberge de la famille Ebelin (au cheval blanc)[46]. Cette famille influente et apparentée aux Schmoll a fourni les prévôts du village du 1666 à la révolution française. La venue du roi, quant à elle, était liée à la mise en place de la politique des Réunions dans un but de consolider son pouvoir, et à la construction de la forteresse de Huningue et d'aménagements routiers et défensifs dans le sud du Haut-Rhin.
  • Laurent Schmoll (1713-1791), maître d'ouvrage de la restauration et de l'agrandissement de l'église Saint-Laurent.
Issu d'une famille de paysans fortunés, et descendant de Hans Schmoll, Laurent Schmoll étudie la théologie à l'université épiscopale de Strasbourg de 1731 à 1736 et obtient la cure de son village natal en 1763. Sous son pastorat, l'église Saint-Laurent est restaurée et agrandie pour prendre son aspect actuel[8]. La tradition prétend qu'il aurait peint en bleu-blanc-rouge la statue de la vierge durant la révolution, afin qu'elle ne soit pas détruite par les révolutionnaires.
  • François Antoine Jecker (1765 - 1834), génie de la mécanique.
Après un apprentissage de 6 ans à Londres chez Rammstein, il s'installe à Paris. Après quelques années, il fabriquera avec ses frères de merveilleux instruments d'optique, de géodésie et de marine, rivalisant en qualité et en prix avec ce qui se faisait de mieux en Europe à cette époque. La mairie possède une jolie collection de lunettes, de baromètres et d'instruments de navigation.
  • Laurent Jecker (1769-1834)
Frère du précédent, installé à Aix-la-Chapelle, il y fonde en 1803 la première fabrique d'épingles du continent[47]. Il compte parmi ses clients l'empereur Napoléon 1er.
  • Trois natifs de la commune ont été décorés pour leur participation aux guerres napoléoniennes : Laurent Schmitt (1793 - ?) a servi de 1813 à 1815 comme cuirassier et a été décoré de la médaille de Saint Hélène. Jean-Georges Meyer (1769 - 1832) capitaine de cavalerie et Bartélémy Ebelin (1766-1823) capitaine des hussards ont reçu la légion d'honneur[48].
  • Lieutenant Roger Joseph Achille Bernast (1891-1918)
Observateur aérien originaire de Morbecque, il décède dans un crash en forêt de Rothleible quelques jours après l'armistice (Chevalier de la légion d'honneur)[49],[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ce blason date de 1963.

Blason d'Hirtzfelden

Les armes d'Hirtzfelden se blasonnent ainsi :
« D'or au cerf contourné de gueules passant sur une terrasse de sable. »[50]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Schelcher, Hirzfelden : à l'orée du Rotleiblé, 448 pages (ASIN B000WIKH58)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Transports » (consulté le 17 novembre 2016).
  2. a et b « Histoire » (consulté le 17 novembre 2016).
  3. « Jeunesse - éducation » (consulté le 17 novembre 2016).
  4. « Les asscociations » (consulté le 17 novembre 2016).

Site de la communauté de communes[modifier | modifier le code]

  1. « Transport à la demande TERI - Communauté de communes de l'Essor du Rhin - Alsace » (consulté le 17 novembre 2016).
  2. « Hirtzfelden » (consulté le 17 novembre 2016).
  3. a et b « Hirtzfelden » (consulté le 17 novembre 2016).
  4. « Communauté de communes de l'Essor du Rhin - Alsace - Haut-Rhin » (consulté le 17 novembre 2016)

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2014.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2015.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2015.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. « legifrance - JO »
  3. « Hirtzfelden urbanisme »
  4. Michel Paul Urban, Lieux dits dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Éditions du Rhin, , 363 p. (ISBN 2-7165-0615-9), p. 167 et 158-159.
  5. Musée Unterlinden de Colmar
  6. BRGM, Fiche info Terre no 0378N, p. 29.
  7. a et b « famille jost - monographie »
  8. a, b et c Patrick Schmoll, Une ancienne famille de la Hardt : les Schmoll (XVIe au XXe siècle), in « Annuaire de la Société d'Histoire des Régions de Thann-Guebwiller » XXI, 2004-2005, p. 191-201 [lire en ligne], consulté le 17 novembre 2016.
  9. SCHLAEFLI Louis, "Notes sur les cloches de Hirtzfelden", pages 25 à 28 in Annuaire de la société d'histoire de la Hardt et du Ried, numéro 26, 2014, 212 pages, (ISSN 0990-6894)
  10. Recueil des lois de la republique française: des actes du gouvernement et des autorités constituées, depuis l'érection de l'Empire Français (lire en ligne)
  11. Archives parlementaires de 1787 à 1860: recueil complet des débats législatifs & politiques des chambres françaises imprimé par ordre du Corps législatif sous la direction de MM. J. Mavidal et E. Laurent ..., Librairie administrative de Paul Dupont, (lire en ligne)
  12. « Canal de navigation du Rhône au Rhin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a et b « Liste des lieux et monuments de la commune de Hirtzfelden à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. a et b « L'escadrille_53 », sur le site personnel de Denis Albin (consulté le 17 novembre 2016).
  15. Éric de Fleurian, Deuxième Guerre mondiale - Campagne de libération de la France 1944-1945 - parcours de guerre du8e RTM, [lire en ligne].
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  17. « Populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2013 (Arrondissements - cantons - communes) » [PDF] (consulté le 17 novembre 2016).
  18. « page d'accueil », sur le site du Groupement local de coopération transfrontalière "Centre Hardt - Rhin Supérieur" (consulté le 17 novembre 2016).
  19. Compte rendu de la réunion du conseil municipal du 22 mars 2016.
  20. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 novembre 2016).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
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