IIIe siècle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Millénaires:

Ier millénaire av. J.-C. • Ier millénaire • IIe millénaire


Siècles :
IIe siècle • IIIe siècle • IVe siècle


Décennies :

200210220230240
250260270280290


Années :

201202203204205
206207208209210

211212213214215
216217218219220

221222223224225
226227228229230

231232233234235
236237238239240

241242243244245
246247248249250

251252253254255
256257258259260

261262263264265
266267268269270

271272273274275
276277278279280

281282283284285
286287288289290

291292293294295
296297298299300

Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains


Le IIIe siècle (ou 3e siècle) commence le 1er janvier 201 et finit le 31 décembre 300.


Événements[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

  • En 220, fin de l'empire Han (Chine).
  • Le Nanzhou yiwu zhi (« Rapport sur les étrangetés des régions méridionales ») décrit des bateaux kunlun, c'est-à-dire indonésiens, de 60 mètres avec 600 à 700 hommes à bord.

Amérique[modifier | modifier le code]

Afrique noire[modifier | modifier le code]

Océanie[modifier | modifier le code]

  • Disparition de la culture Lapita dans le Pacifique oriental, avec les techniques de fabrication de la céramique.

Inde[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Europe occidentale[modifier | modifier le code]

Monde romain[modifier | modifier le code]

  • Début de la transgression marine Dunkerque II. La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres. Elle est suivie au VIIIe siècle par la régression carolingienne[1].
  • Crise de l'Empire romain (235-285) : la période dite de l'anarchie militaire est marquée par les invasions barbares, les guerres civiles, les révoltes armées, sécessions de provinces. Redressement à la fin du siècle (voir aussi tétrarchie).
  • Crise démographique dans l'Empire romain, qui force l'État et les propriétaires terriens à attacher les paysans à la terre (système du colonat). Originairement, les colons sortent de la classe des petits propriétaires ruraux (possessores). Écrasés d'impôts, criblés de dettes, ils renoncent volontairement à leur propriété. Parfois, ils rejoignent les troupes de barbares ou de bagaudes qui errent en Gaule. Le plus souvent, ils restent fidèles à leur sol et demandent la protection (patrocinium) d'un grand propriétaire. Ils abandonnent leur propriété, en conservent la jouissance jusqu'à leur mort, sans pouvoir la quitter.
  • Persécution de Dèce (249-250) contre le christianisme.
  • Découverte d'une inscription juive sur une pierre tombale, datée du IIIe siècle, à Abdera (Adra), au sud de Grenade (Espagne).
  • À Rome :

Europe orientale[modifier | modifier le code]

  • IIIe et IVe siècles : quelque 50 sites industriels de production du fer ont été retrouvés dans la région de Lysa Gora en Pologne, avec des batteries de fourneaux disposés en rang serrés. Le fer produit est commercialisé vers les zones voisines, et peut-être dans l'Empire romain au sud.
  • Les Khazars sont attestés en Occident par les chroniques géorgiennes ou arméniennes.
  • Migrations des Goths des rives de la Vistule vers la mer Noire.
  • Culture de Tcherniakov (important site près de Kiev) au début du siècle. Poteries grises ou noires aux motifs polis, outils de fer, parures et objet importés de l'Empire romain. Elle disparaît vers 400 avec l'arrivée des Huns.

Personnalités significatives[modifier | modifier le code]

Chefs politiques[modifier | modifier le code]

Philosophe[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Militaire[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

  • Apparition des premières inscriptions runiques (alphabet futhark). Les Germains du Moyen-Danube auraient emprunté cette écriture à des alphabets dérivés de l'écriture étrusque utilisés par des populations subalpines. L'écriture runique est essentiellement épigraphique, les lettres étant gravées dans la pierre pour former des inscriptions. Les Germains du continent abandonneront rapidement cette écriture, qui perdurera en Scandinavie via le Danemark.
  • Apparition en Égypte de l'écriture copte, dérivée du démotique et, majoritairement, de lettres empruntées à l'alphabet grec[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Gauvard, La France au Moyen Âge du Ve au XVe siècle, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130631361, présentation en ligne)
  2. Jacques Madaule, « Le monument de Septime Sévère au Forum Boarium », Mélanges de l'École française de Rome, no 41,‎ , p. 111-150 (ISSN 0223-5102, DOI 10.3406/mefr.1924.8482), page 117.
  3. (it) Antonio Maria Colini, « Rilievo mitraico di un santuario scoperto presso il Circo Massimo », Bullettino della Commissione Archeologica Comunale di Roma e Bullettino dell’Impero Romano, Governatorato di Roma, t. LIX,‎ , p. 126-127 (ISSN 2196-2006).
  4. Luc Duret et Jean-Pierre Néraudau, Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Realia », , 440 p. (ISBN 2-251-33817-9), page 251.
  5. Hervé Beaumont, Egypte: le guide des civilisations égyptiennes, des pharaons à l'Islam;, Editions Marcus, (ISBN 9782713101687, présentation en ligne)

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]