Lauterbourg

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Lauterbourg
Lauterbourg
Place du Château et hôtel de ville.
Blason de Lauterbourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Wissembourg
Intercommunalité C.C. de la plaine du Rhin
Maire
Mandat
Jean-Michel Fetsch
2014-2020
Code postal 67630
Code commune 67261
Démographie
Population
municipale
2 273 hab. (2015 en diminution de 0,04 % par rapport à 2010)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 34″ nord, 8° 10′ 28″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 129 m
Superficie 11,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-lauterbourg.fr

Lauterbourg est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans l'angle nord-est du département du Bas-Rhin, à la confluence de la Lauter et du Rhin, Lauterbourg est frontalière avec l'Allemagne. Elle est la commune la plus orientale de la France continentale (le point continental français le plus à l'est se trouve sur le bord du Rhin, au sud-est de la forêt domaniale de Lauterbourg). La commune est au cœur de l'Europe.

Lauterbourg concentre plusieurs écotones : écotone entre fleuve et agrosystème, entre agrosystème et forêt (le Bienwald, dont la lisière coïncide avec la frontière avec le Palatinat rhénan). La commune est entièrement sur les alluvions rhénanes mais le Piémont des Vosges du Nord et le massif palatin, d'où coule la Lauter, n'est pas loin. Du point de vue anthropique et culturel, elle côtoie deux régions allemandes (Bade et Palatinat) ; c'est par ailleurs un lieu de passage fluvial et terrestre, qui concentra des courants commerciaux et culturels mais aussi des courants militaires.

Reliée à Strasbourg par la voie ferrée, Lauterbourg est située sur le GR 53 (rectangle rouge) qui de Wissembourg emprunte la crête des Vosges jusqu'à Masevaux au sud. La Véloroute Rhin EV 15 qui court sur 1 320 km de la source du Rhin, à Andermatt en Suisse, à l'embouchure du Rhin à Rotterdam, quitte l'Alsace et le territoire français à Lauterbourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine il existait probablement au passage de la Lauter, qui était un point stratégique, un fort appelé Tribuni sur l'ancienne route qui menait de Bâle à Mayence. Des troupes romaines y stationnèrent jusqu’en 405.[1]

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Ayant vaincu les Alamans en 496, les Francs s'installèrent au nord du Seltzbach. C’est pourquoi on y parle encore un dialecte francique, tandis qu'au sud du Seltzbach les dialectes alémaniques ont subsisté. Quand l'Empire franc fut partagé par le Traité de Verdun en 843, le territoire de Lauterbourg revint à la Lotharingie puis, au terme de longues luttes, fut incorporé au Saint-Empire romain germanique fondé par Otton Ier en 962. L'épouse d'Otton, la princesse bourguignonne Adélaïde, fonda un monastère à Seltz à quelques kilomètres au sud.[1]

Selon des documents des années 1083 et 1103 Henri IV transféra les possessions de Lauterbourg au diocèse de Spire. Ils comprenaient des terres, une forêt et les droits de chasse et de pêche qui y étaient joints. La ville continua de se développer dans les années suivantes et en 1252, elle obtint le droit de marché. Peu de temps après, elle fut le siège d'un bailliage qui comprenait 20 communautés des deux côtés de la Lauter. Pour protéger la ville on construisit un double cercle de murs avec 12 tours. Les évêques de Spire résidaient dans un château qui dominait la Lauter.

Jusqu'en 1918[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville souffrit beaucoup des guerres. À plusieurs reprises elle fut traversée par des troupes qu’il fallait héberger et ravitailler. Réquisitions, pillages, famines et épidémies ruinèrent finalement la ville. En 1648 la Paix de Westphalie donna à la France Lauterbourg et l’Alsace mais les principautés de Basse-Alsace dépendaient encore de l’Empire Romain Germanique, ce qui entraina de nouvelles guerres et la destruction de Lauterbourg en 1678.

Au début du XVIIIe siècle la ville, qui servait désormais de place forte à l’extrémité orientale de la ligne de la Lauter, fut reconstruite par les Français. Après la chute de Napoléon le Congrès de Vienne, en 1815, constitua la Lauter comme frontière définitive de la France.

La paix de Francfort en 1871 donna à l’Empire allemand Lauterbourg qui commença à s’industrialiser. On construisit une ligne de chemin de fer et un port sur le Rhin avec un terminal charbonnier. En 1919 le traité de Versailles rendit la ville à la France.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, Lauterbourg se trouvait dans une situation inconfortable entre la ligne Maginot et la ligne Siegfried. Quand éclata la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939, la population fut évacuée à Saint-Priest-Taurion et à Saint-Just-le-Martel dans le département de la Haute-Vienne. En mai 1940, la ville basse fut complètement détruite. Après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne nazie, une partie des réfugiés revint dans la ville en ruines. À partir de 1942 les Alsaciens furent affectés au Reichsarbeitsdienst (RAD), puis incorporés de force dans la Wehrmacht, en violation flagrante du droit international. Beaucoup de « Malgré-nous » perdirent la vie sur le front de l'Est.

Le 15 décembre 1944, la 79e Division d'infanterie américaine tenta de libérer Lauterbourg, mais fut surprise peu après par l’Opération Nordwind. Craignant d'être séparés de leurs arrières, les Américains étaient sur le point de se replier jusqu'à la ligne des Vosges. Cependant, grâce à l'intervention du général de Gaulle et de Winston Churchill, ils gardèrent leurs positions et l'offensive allemande put être arrêtée à Hatten-Rittershoffen. Lauterbourg fut finalement libéré le 19 mars 1945 par la 1ère armée française dans le cadre de l'opération Undertone.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Lauterbourg

Les armes de Lauterbourg se blasonnent ainsi :
« D'azur au château donjonné d'or, le donjon couvert, maçonné de sable. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1955 Charles Iffrig RPF Conseiller général du canton de Lauterbourg (1945 → 1951)
1955 juin 1995 Joseph Hemmerlé RPR Conseiller général du canton de Lauterbourg (1976 → 1982)
juin 1995 en cours Jean-Michel Fetsch DVD puis UMP
puis DVD[2]
Cadre financier
Conseiller général du canton de Lauterbourg (1994 → 2015)
Vice-président du conseil général du Bas-Rhin (? → 2015)
1er vice-président de la CC de la Plaine du Rhin (2014 → )
Réélu en 2008[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 2 273 habitants[Note 1], en diminution de 0,04 % par rapport à 2010 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4901 9412 1122 6712 6492 4892 4592 5882 668
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 2812 1562 0051 9321 7071 7481 7011 5731 533
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6301 7481 9511 8711 8491 7551 6451 1901 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7952 2612 4422 4672 3722 2692 2472 2662 280
2015 - - - - - - - -
2 273--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  2. Céline Lang, « Alsace du Nord : le maire de Lauterbourg déchire sa carte UMP », France 3 Alsace,‎ (lire en ligne)
  3. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur www.bas-rhin.pref.gouv.fr (consulté le 22 mai 2009)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Bentz, Description historique et archéologique de Lauterbourg et de son territoire : d'après les sources originales, G. Silbermann, Strasbourg, 1844, VIII-255 p.
  • J. Bentz, Seconde partie de l'appendice à la description historique et archéologique de Lauterbourg avec des notes explicatives et historiques, G. Silbermann, Strasbourg, 1867, 28 p.
  • Serge Braun, Le dernier testament : chronique de la communauté juive de Lauterbourg, Éditions Coprur, Strasbourg, 1997, 128 p. (ISBN 2-8420-8015-7)
  • Alain Drapier, Densification urbaine de Lauterbourg, Strasbourg, 1991, 65 p. (mémoire d'Architecture)
  • (de) August Meyer, Geschichte der Stadt Lauterburg, Ackermann, Weissenburg i. E, 1898, 204 p.
  • Alfred Nobert (en collab. avec Marie-Louise Meyer), Flânerie dans Lauterbourg, à travers la carte postale, Ville de Lauterbourg, 1986, 101 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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