Courcelles-lès-Montbéliard

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Courcelles-lès-Montbéliard
Courcelles-lès-Montbéliard
Pont basculant sur le canal Rhin-Rhône à Courcelles-lès-Montbéliard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Montbéliard
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Christian Quenot
2014-2020
Code postal 25420
Code commune 25170
Démographie
Population
municipale
1 174 hab. (2015 en augmentation de 4,17 % par rapport à 2010)
Densité 489 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 01″ nord, 6° 47′ 13″ est
Altitude Min. 308 m
Max. 347 m
Superficie 2,4 km2
Localisation

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Courcelles-lès-Montbéliard

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Courcelles-lès-Montbéliard

Courcelles-lès-Montbéliard est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

En patois : Couchelles.

Les habitants en sont surnommés Lai copets (les Bonnets), Les Courcellois et Courcelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 1,86 km de Montbéliard, la commune de Courcelles-lès-Montbéliard est entourée de petites communes comme Sainte-Suzanne à 0,63 km, Bart 1,14 km, Dung 1,86 km, Arbouans 2,65 km et Voujeaucourt 3,07 km. Courcelles-lès-Montbéliard est situé sur la rive gauche de l'Allan et les plus grandes villes sont situées à 27 km pour Belfort et 77 km pour Besançon.

Rose des vents Sainte-Suzanne Rose des vents
Bart N Montbéliard
O    Courcelles-lès-Montbéliard    E
S
Voujeaucourt Arbouans

Toponymie[modifier | modifier le code]

Courvelles en 1145, 1152, 1187 ; Corceles en 1231 ; Corcellis et 1275 et à la fin du XIVe siècle ; Corcelles au XVe siècle ; Courcelles depuis le XVIe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Courcelles est environnée de trouvailles préhistoriques et tout particulièrement celles de l'éperon barré de Chataillon en prolongement du Chênois, sur la commune de Bart.

Dans la zone du « Grand Champ », le long du canal, un cimetière du Moyen Âge contenant de sépultures mérovingiennes a été découvert. Cette nécropole est d'ailleurs à comparer avec celles voisines d'Arbouans, Audincourt, Bavans, Lougres, Présentvillers, Dampierre sur le Doubs, Colombier Fontaine, Colombier-Châtelot, Blussangeaux qui attestent une occupation humaine très dense dans cette région pour l'époque.

Le premier document écrit, une bulle du pape Grégoire VIII, datant du 31 octobre 1187, évoque le village de Courcelles. Il y avait un officier seigneurial dans le village en 1317, chargé des intérêts du Comte de Montbéliard (voir la rubrique « Les souverains de Courcelles »).

Courcelles comme les autres villages périphériques, eut à subir, du XVe au XIXe siècle les fureurs des armées assiégeantes : 1465, 1588, 1636 (guerre de Trente Ans avec en plus la peste), 1676, 1815, 1870 et enfin 1944 où le pont sauta.

Courcelles ne se releva que lentement de ces désastres et le repeuplement dut se faire avec des colons suisses protestants francophones (voir rubrique : « Invasions, pillages et évolution de la population »).

Courcelles est le premier village à avoir eu un établissement proto-industriel au XVIe siècle. En effet, dès 1571, Courcelles se développe grâce à l'installation du premier moulin à papier et de la première imprimerie du Comté de Montbéliard par l'imprimeur Eugène Episcopius originaire de Bâle (voir rubrique : « Activité économique »).

Les différents souverains de Courcelles[modifier | modifier le code]

Le territoire et les terres du village étaient intégrés à deux fiefs différents :

- En 1369, la famille noble de Champey fit donation à l'abbaye de Belchamp de tout ce qu'elle possédait à Courcelles, Allenjoie et Montbéliard. En outre, Aimé de Saint-Aubin possédait à Courcelles 5 meix en 1386. Ce fief passa successivement à Jacques d'Orsans, écuyer, seigneur de Lomont en 1398, puis à Georges d'Asuel en 1544. Il passa enfin dans le domaine du prince en 1648. De ce fait, le prince de Montbéliard a rassemblé à Courcelles depuis cette date , les éléments d'un très gros domaine formé par la forêt de Chataillon-Chênois et par toutes la plaine du Doubs où une chefferie fut installée (schäfferei = bergerie).

- Une autre partie de Courcelles formait un autre fief possédé en 1437 par Thiébaud de Saint-Maurice dit Berchenet, avec une partie du village de Dung. En 1544, ce fief est tenu par Thiébaud et Marc de Saint-Maurice. Puis en 1554 par Jean de Gilley qui le vendit au Comte Frédéric de Wurtemberg au nom de sa femme, en 1587.

Les habitants ont donc été affranchis de la mainmorte en trois étapes : par le Comtesse Henriette de Montfaucon et d''Orbe en 1431, puis par le Comte Frédéric de Wurtemberg en 1590 et enfin en 1646.

La situation ne varia plus jusqu'en 1793. Il semble pourtant que la famille de Grammont ait possédé quelques biens dans le village, mentionnés en 1520. On les retrouve encore dans un inventaire daté de 1751.

Invasions, pillages et évolution de la population[modifier | modifier le code]

Le village fut ravagé et incendié lors du passage des troupes du Comte de Thierstein en 1465. Reconstruit, il eut à supporter, un siècle plus tard, la vengeance des princes lorrains, les Guise, qui voulaient punir le Comte Frédéric d'avoir soutenu en 1586 la politique de Henri de Navarre. L'armée lorraine envahit le pays en décembre 1587 et janvier 1588. Elle multiplia les exactions affreuses, les pillages et les incendies mais ne put prendre Montbéliard. Un capitaine, nommé Dupuis, s'empara de Courcelles et, comme il n'obtenait pas de rançon pour la papeterie, ils l'incendièrent ainsi que le village (19 maisons) le 17 juillet 1588. Dupuis avait promis aux bourgeois de Montbéliard de leur en faire "voir la flamme dans la nuit". La papeterie et l'imprimerie furent irrémédiablement perdues. Les pertes de maisons furent estimées à 11 088 francs et 12 batz.

La guerre de Trente Ans, 47 années plus tard, apportait pour le village un désastre encore plus tragique avec tous les fléaux consécutifs de famine et de peste. Le 4 mars 1635 (toutes ces précisions proviennent du chroniqueur boulanger montbéliardais Hugues Bois-de-Chesne), une avant-garde du duc de Lorraine, forte de 800 cavaliers, commandés par Jean de Werth, surprit trois compagnies de Suisses au service de la France, cantonnés à Courcelles. La bataille fit rage dans le village qui fut incendié à l'exception de 2 ou 3 cheminées (maisons de pierre). Les Suisses perdirent 300 hommes mais purent faire retraite vers Montbéliard. Ces troupes royales françaises faisaient partie de la protection accordée par Louis XIII et Richelieu au Prince de Montbéliard. Un an plus tard, en janvier 1636, les troupes « Grabattes » (Croates) installées au Chênois, ruinèrent ce qui restait de Courcelles… Après quoi, en aout 1636, passèrent encore les soldats de l'infanterie du général Gallas, dévastant tout le pourtour de Montbéliard pour le transformer en terre brûlée…

Après un court répit, en juillet 1636, un parti de 1 500 Bourguignons (des Comtois) et Lorrains vint couper les blés du village pour affamer Montbéliard. La garnison et les bourgeois en armes firent une sortie pour les chasser. Le combat, après plusieurs heures fut favorable aux Montbéliardais mais les blés furent irrémédiablement perdus.

Courcelles ne se releva que lentement de ces désastres après la paix de Westphalie (1648). Longtemps après, un document dit que le village était encore « crus en rapaille et buissons, faute de labeur et de culture », faute aussi de population pour y parvenir. Le repeuplement se fit avec des colons suisses protestants francophones, comme dans tous les villages du pays.

La reconstruction fut encore perturbée en 1676 par la conquête de la principauté par Louis XIV. De nouveaux militaires, cantonnés dans les villages, à la charge des habitants, pendant 21 ans, écrasèrent les populations par leurs exigences. Le XVIIIe siècle permit enfin une restauration du village. Les invasions de 1814-1815 rappelèrent aux habitants les désastres antérieurs, mais rien de ce qui se passa ensuite en 1870-1671 et en 1939-1944 (où le pont sauta) ne peut être comparé à ce qui avait été subi aux XVIe et XVIIe siècles.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Par un acte du 27 juillet 1575, le Comte Frédéric consentait à Eugène Episcopius un prêt de 3 000 florins et lui donnait le bois nécessaire à la construction de l'imprimerie.

La fabrique fut installée sur la rive droite de l'Allan, sur le territoire de Courcelles, face au quartier des Vignottes. Elle produisait du papier de qualité avec en filigrane l'écu échancré et écartelé du Wurtemberg et de Montbéliard (*), Teck, Montbéliard et bannière impériale, prolongée par un 4 de chiffre (qui protège de le peste et des rats) avec ses initiales J F.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courcelles-lès-Montbéliard Blason Taillé : au 1er d'argent à la montagne de sinople ombrée de sable, au 2e d'argent à la grappe de raisin de pourpre et à la feuille de vigne renversée partie de sable et de sinople brochant en pointe ; à la barre de gueules chargée de deux bars adossés d'or posés dans le sens de la barre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Christian Quenot[2] DVG Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 1 174 habitants[Note 1], en augmentation de 4,17 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
135154143210268293313357348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
338358353377420401378377386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345318314322326394434561696
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9051 0091 1311 0641 0251 0151 0961 1081 119
2013 2015 - - - - - - -
1 0571 174-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après le pillage par l'armée du Duc de Guise, Courcelles se remit difficilement, pour arriver à 16 feux ou foyers (entre 80 et 90 personnes), lorsque la ruine, la misère, la peste, frappèrent une nouvelle fois le village en l'espace de quelques années, de 1635 à 1640. Il lui faudra un siècle pour retrouver 80 habitants vers 1725-1744. La restauration ne commença guère avant l'arrivée du prince Georges II, en 1662. Il n'y avait que 6 feux en 1663, 9 en 1679 et 11 en 1681 et 1688

Le recensement de 1688 signale qu'il y avait 11 maisons, 10 hommes mariés et 12 femmes, 21 enfants, 3 valets et une servante, soit un peu plus de 4 personnes par feu.

Le cheptel était de 18 chevaux et 15 bovins. La population augmenta ensuite rapidement (habitants d'origine suisse) et atteignit 79 personnes en 1709, l'année de la famine, puis 85 en 1725. En plus des 70 arpents de bois de Chataillon, le prince Léopold-Eberhard possédait à Courcelles un gros domaine rural, formé en 1714, d'un revenu de plus de 700 livres en 1789, et qui fut donné en 1716 à ses enfants adultérins, les comtes de Coligny.

En 2010, la commune de Courcelles compte en proportion 49,6 % d'hommes pour 50,4 % de femmes pour 1 081 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aérodrome de Montbéliard.

Pont-levis de Courcelles-lès-Montbéliard (photo de présentation, Rue du Canal).

Monument au mort.

Ancienne place du monument au mort (Rue du Canal, à côté du Pont-levis).

Stade de l'olympique de Courcelles : club composé de 10 équipes de U11 à Senior (Rue du stade, deux stades dont un réservé au club).

Courts de tennis municipaux (Rue de la Crue, 2 courts de tennis, Structure : découvert).

École primaire et élémentaire de Courcelles : l'école a été créée en **** (information à partager) et rénovée en 2003 (Bilan). Aujourd'hui son nombre d'élèves est de 105 (année 2015-2016). L'école de Courcelles appartient à la Zone A.

La chapelle de Courcelles-lès-Montbéliard, a été construite en 1960 et est située dans la rue du même nom. Elle est surtout connue pour les chefs-d'œuvre de Jean Touret, qu'elle abrite. Cette chapelle a été désacralisé en 2015 et s'appelle désormais « Espace Jean Touret ».

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Courcelles-lès-Montbéliard est traversée par un canal et est aux frontières de l'allan.

En 2010, la construction d'un clapet de régulation du niveau d'eau du canal a débuté afin d'éviter les inondations à la suite de la crue de 2004. Le 6 décembre 2010, ce clapet de régulation (encore en construction) a permis d'éviter l'inondation d'une partie de Courcelles-lès-Montbéliard. La fin des travaux a été annoncée durant l'été 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Étienne OEHMICHEN[modifier | modifier le code]

Les pionniers de l'aviation , tels BLERIOT, LINDBERG, LATECOERE, et bien d'autres encore, furent considérés par leurs contemporains comme des rêveurs, des utopistes, des « fous volants ». Et pourtant ! Leur témérité, leur pugnacité, leur opiniâtreté, leur courage, ont permis des déplacements de quelques heures pour relier des villes distantes de plusieurs milliers de kilomètres alors qu'auparavant, franchir de telles distances se comptaient parfois en dizaine de jours.

En ce qui concerne l'hélicoptère, d'autres téméraires ont marqué les annales de l'histoire : Louis Bréguet, Paul Cornu, Maurice Léger… et bien sûr, Étienne Oehmichen.

Si les premiers ne sont pas toujours très connus par les habitants du pays de Montbéliard, il n'en est pas de même pour le dernier : chacun sait que cet homme illustre réalisa le premier vol vertical en circuit fermé le 4 mai 1924 à Courcelles les Montbéliard et qu'il repose en paix sur les lieux mêmes de son exploit depuis 1956.

De même que l'avion, l'hélicoptère est devenu une machine volante formidable et indispensable, notamment sur le plan de la sécurité : transport de blessés, secours en montagne………

2007 a été l'année du centenaire de ce gros insecte mécanique, et il était logique que l'Union Française de l'Hélicoptère (UFH) ait pensé à célébrer cet évènement à Montbéliard, ou plus exactement à Courcelles-lès-Montbéliard.

Associations et activités[modifier | modifier le code]

L'ensemble des informations sur les activités à venir ou programmées sont disponibles sur le site de la commune ou sur ce lien.[1]

Ci dessous une liste de l'ensemble des associations de la commune de Courcelles-lès-Montbéliard.

Gymnastique Féminine (Fitness, gymnastique de loisir), Présidente : Mme Reuther

Musculation Masculine, (Musculation), Président : Mr Varin

Olympique de Courcelles, (Football), Président : Mr Gaccon

Tennis Club « Le chénois », Président : Mr Bernard

ASTU'CIEL (Fabrication de fusée à eau, cerf-volant, Jeux de vent), Président : Mr Herzig

PLAISIRS MAINS (décoration, broderie...), Présidente : Mme Petitjean

Courcelles Autrefois (promouvoir le passé du village, Expositions...), Président : Mr Girardot

Amicale des anciens pompiers (réunion d'ancien et organisation d'activités dans le village, nettoyage du bois), Président : Mr Pastorino

Anciens Combattants - CATM F.F.I. (réunion d'ancien, manifestations patriotiques), Président : Mr Marc

Club de l'âge d'or (jeux de société, voyage...), Président : Mr Prud'ham

Les amis de l'école de Courcelles -lès-Montbéliard (Tombola, loto...), Présidente : Mme Libs

ACCA « Les marcassins » (chasse, nature...), Président : Mr Bertin

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]