Pierre Fresnay

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Pierre Fresnay
Nom de naissance Pierre Jules Louis Laudenbach
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Décès (à 77 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine
Profession acteur
Films notables Marius
Fanny
La Grande Illusion
L'assassin habite au 21
Le Corbeau

Pierre Laudenbach, dit Pierre Fresnay, est un acteur français, né le à Paris 5e et mort le à l’hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Henri Laudenbach (né en 1855[2]), professeur de philosophie, et de Désirée Claire Dietz (1870-1960), Pierre Fresnay monte sur scène pour la première fois à quatorze ans. Grâce à son oncle maternel Claude Garry, ex-pensionnaire de la Comédie-Française et acteur en vogue de l’époque, il joue un petit rôle dans L’Aigrette, au Théâtre Réjane. C'est à cette occasion qu’il choisit son premier nom de scène, Pierre Vernet. En 1914, il fait son entrée au Conservatoire national de musique et de déclamation, dans la classe de Paul Mounet et de Georges Berr. Un an plus tard, il est engagé à la Comédie-Française. Dès 1915, il décroche un premier grand rôle au théâtre dans Le Jeu de l’amour et du hasard. La même année, il débute au cinéma muet avec France d’abord, d’Henri Pouctal.

Pierre Fresnay passe ensuite au cinéma parlant et interprète un rôle majeur en 1931 dans Marius, premier volet de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol transposée à l’écran par Alexandre Korda. Il interprète ensuite Fanny (1932) et César (1936).

En 1934, il joue Armand Duval au côté d’Yvonne Printemps, qui est sa compagne, dans La Dame aux camélias, de Fernand Rivers. Sa diction incisive lui confère des rôles d’hommes de commandement : officier dans La Grande Illusion de Jean Renoir (1937) et Alerte en Méditerranée de Joannon, en inspecteur dans deux adaptations des romans de Stanislas-André Steeman, Le Dernier des six (1941) et L'assassin habite au 21 (1942), en marquis dans Les Aristocrates (1955). Il interprète aussi des journalistes (La Bataille silencieuse de Pierre Billon, en 1934 et Le Journal tombe à cinq heures, de Georges Lacombe, en 1942), un bagnard dans Chéri-Bibi, un homme d’église dans Dieu a besoin des hommes (1949) et Le Défroqué (1954) et dans Il est minuit, Docteur Schweitzer (1952) et même en saint Vincent de Paul dans Monsieur Vincent (1947). À la fin de sa carrière cinématographique, il passe au registre comique, dans Les Affreux (1959) et dans Les Vieux de la vieille (1960).

En quarante ans sur les plateaux de tournage, il joue sous la houlette de grands réalisateurs de l’époque, d’Abel Gance à Marc Allégret, en passant par Alfred Hitchcock (dans la première version de L’Homme qui en savait trop), et Henri-Georges Clouzot. Outre son rôle de Marius dans la trilogie marseillaise, ses compositions dans La Grande Illusion, où il incarne Boëldieu, un aristocrate fier et nostalgique, et dans Le Corbeau, sont restées dans les mémoires.

En 1939, il passe à la réalisation avec Le Duel, aux côtés d’Yvonne Printemps ; Le film ne sort qu'en 1941. Le couple Printemps-Fresnay apparaît à de nombreuses reprises à l’écran et triomphe dans l'adaptation de l'opérette d'Oscar Straus, Trois valses (L. Berger, Albert Willemetz, 1938).

À la Libération, les films qu’il avait tournés sous l’Occupation pour le compte de la firme allemande Continental films, dirigée par Alfred Greven, et sa décoration de la Francisque lui valent un séjour de six semaines au Dépôt[3],[4], jusqu’à ce qu’il soit blanchi pour absence de preuves.

Campant après-guerre des personnages sérieux, voire édifiants, dans des films de portée secondaire, il abandonne le cinéma au début des années 1960, pour se consacrer exclusivement au théâtre, qu’il n'a jamais vraiment abandonné. Sociétaire de la Comédie-Française qu’il avait quittée avec fracas en 1927, Pierre Fresnay s’illustre sur les planches notamment dans Un miracle, La Chienne aux yeux de femme, Cyrano de Bergerac, Marius, Bloomfield, Cette vieille canaille, Jean III, L'Hermine, L’Idée fixe, Visitation. À la télévision, il interprète notamment Tête d'horloge (1969) de Jean-Paul Sassy.

En 1954, il publie ses mémoires, Je suis comédien.

Vie privée et famille[modifier | modifier le code]

Pierre Fresnay se marie en 1918 avec Rachel Berendt, jeune condisciple au Conservatoire et comédienne de l’Odéon. Le couple divorce en 1920. Il se remarie en 1929 avec Berthe Bovy, comédienne d’origine belge de dix ans son aînée. Le couple se sépare la même année. Fresnay devient le compagnon d’Yvonne Printemps, de 1932 à sa mort, en 1975.

Pierre Fresnay était l'oncle de Roland Laudenbach (fondateur des éditions de La Table Ronde) et également celui de l'acteur Philippe Laudenbach.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1910 et 1920[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Courts métrages et Documentaires[modifier | modifier le code]

Box-office France[modifier | modifier le code]

Liste de ses meilleurs succès d'après-guerre[5] :

Film Année Réalisateur Classement Nombre d'entrées N°1 du box-office annuel
Monsieur Vincent 1947 Maurice Cloche 3e 7 055 290 Le Bataillon du ciel (8 649 691 entrées)
Barry 1949 Richard Pottier 6e 4 086 921 Jeanne d'Arc (7 092 586 entrées)
Les Évadés 1955 Jean-Paul Le Chanois 12e 3 830 332 Vingt mille lieues sous les mers (9 619 259 entrées)
Un grand patron 1951 Yves Ciampi 8e 3 737 966 Samson et Dalila (7 116 442 entrées)
Le Défroqué 1954 Léo Joannon 17e 3 554 879 Si Versailles m'était conté... (6 986 788 entrées)
Les Vieux de la vieille 1960 Gilles Grangier 10e 3 477 455 Ben-Hur (13 826 124 entrées)
Il est minuit, Docteur Schweitzer 1952 André Haguet 15e 3 300 484 Le Petit Monde de don Camillo (12 791 168 entrées)
Les Aristocrates 1955 Denys de La Patellière 25e 2 915 391 Vingt mille lieues sous les mers (9 619 259 entrées)
L'Homme aux clefs d'or 1956 Léo Joannon 28e 2 789 546 Michel Strogoff (6 868 854 entrées)
Au grand balcon 1949 Henri Decoin 19e 2 782 557 Jeanne d'Arc (7 092 586 entrées)
Dieu a besoin des hommes 1950 Jean Delannoy 16e 2 745 064 Autant en emporte le vent (14 563 937 entrées)
La Fille du diable 1946 Henri Decoin 42e 2 414 962 Mission spéciale (6 781 120 entrées)
La Valse de Paris 1950 Marcel Achard 43e 2 058 838 Autant en emporte le vent (14 563 937 entrées)
Le Visiteur 1946 Jean Dréville 59e 1 918 909 Mission spéciale (6 781 120 entrées)
Les Condamnés 1948 Georges Lacombe 57e 1 728 111 La Chartreuse de Parme (6 151 521 entrées)
Les Fanatiques 1957 Alex Joffé 37e 1 619 706 Le Pont de la rivière Kwaï (13 481 750 entrées)
Les Affreux 1959 Marc Allégret ? 1 605 296 La Vache et le Prisonnier (8 844 199 entrées)
Monsieur Fabre 1951 Henri Diamant-Berger ? 1 539 225 Samson et Dalila (7 116 442 entrées)
Les Œufs de l'autruche 1957 Denys de La Patellière 39e 1 468 125 Le Pont de la rivière Kwaï (13 481 750 entrées)
Vient de paraître 1949 Jacques Houssin ? 1 267 954 Jeanne d'Arc (7 092 586 entrées)

Cinéastes ayant dirigé Pierre Fresnay[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Autres Théâtres[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Je suis comédien, Édition du conquistador, collection Mon métier (notice BnF no FRBNF37626495v)
  • 1975 : Pierre Fresnay, écrit avec François Possot, La Table ronde (notice BnF no FRBNF34549000s)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 8398 Acte de naissance sur les Archives de l'état civil de Paris en ligne, page 25, acte no 1047
  2. Geneanet.org
  3. 3 quai de l’Horloge à Paris
  4. Ford, Pierre Fresnay (voir Bibliographie), extraits sur Google livres
  5. Source :jpboxoffice.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]