Bart (Doubs)

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Bart
Bart (Doubs)
Mairie de Bart.
Blason de Bart
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Montbéliard
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Pierre Schlatter
2014-2020
Code postal 25420
Code commune 25043
Démographie
Gentilé Bartois
Population
municipale
2 022 hab. (2015 en augmentation de 6,53 % par rapport à 2010)
Densité 527 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 34″ nord, 6° 46′ 20″ est
Altitude Min. 309 m
Max. 480 m
Superficie 3,84 km2
Localisation

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Bart

Bart est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Bartois et Bartoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 4 km au sud-ouest de Montbéliard, 28 km de Belfort et 76 km au nord-est de Besançon, Bart est une commune qui comptait 2 015 habitants au dernier recensement de 2015 en augmentation de 6,53 % par rapport à 2010. Elle s'étend dans la plaine alluviale de la rive droite de l'Allan le long d'une grande rue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Bart sont : Présentevillers, Bavans, Dung, Sainte-Suzanne, Courcelles-lès-Montbéliard, Voujeaucourt.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 384 hectares ; son altitude varie entre 309 et 480 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ruisseau, le Rupt, dans le village.

La commune est traversée en son centre par un ruisseau : le Rupt, qui conflue non loin de là avec l'Allan. Des inondations ont été enregistrées en 1990 et en juin 2016[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les maisons sont disposées de part et d'autre de cet axe et dans quelques petites rues adjacentes. On y retrouve les fermes classiques des villages du pays de Montbéliard. Mais avec ses usines anciennes et ses quartiers nouveau, Bart prend le visage d'une petite ville, encore que l'urbanisme y soit bien désordonnée. Cette commune se subdivise en cinq éléments :

  • le grand coteau de vignes, dans les hauteurs de Bart, est un quartier n'abritant que des maisons ;
  • en face, le grand versant du mont Bart, très pentu et très boisé ;
  • la plaine du ruisseau et de la rivière, souvent inondée ;
  • entre l'Allan et le Doubs, qui confluent à Voujeaucourt ;
  • Bart possède un petit triangle de la plaine du Doubs qui prolonge la grande plaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bar en 1150 ; Bairt en 1318 ; Bayr en 1552[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de la commune[modifier | modifier le code]

[4]Le village est mentionné pour la première fois en 1150 sous le nom de Bar, dans un acte du chapitre de Saint-Maimboeuf concernant un échange de terres avec l'abbaye de Balchany. À cette période, plusieurs seigneuries laïques et ecclésiastiques dominent la localité. Au XVIe siècle, le comte Frédéric réunit l'ensemble pour les rattacher à son domaine. Le village devient protestant en 1541, et il est annexé à la paroisse de Sainte Suzanne. La communauté subit l'invasion des Guise dans les années 1587 et 1588, et la guerre de Trente Ans, qui est accompagnée de la peste en 1635. La force hydraulique de l'Allau et du Doubs entraîne des moulins. En 1824, celui de la Roche, sur l'Allau, devient une fabrique d'acier fondu, comprenant 4 fourneaux de fusion, un martinet et une cage de laminage à froid. Les frères Japy, qui en sont les propriétaires, vendent l'entreprise en 1831 à Laurent et Lalance, qui la transforment en « casserie », ou fabrique à casseroles. Racheté par la famille Japy en 1860, elle est destinée à la production d'articles de ménage émaillés et d'objets en tôle galvanisés jusqu'en 1955, date à laquelle elle est vendue à Peugeot Auto. La commune se developpe sous l'impulsion des industries, et elle présente, à la fin du XXe siècle, une structure de petite ville urbanisée avec, le long d'une grande rue, les fermes de l'ancien village et les quartiers nouveaux.

Usine Laroche[modifier | modifier le code]

Laroche se composait anciennement d'un moulin à trois paires de meules qui appartenaient à M. Dorian. Tout se métamorphosa lorsqu'en 1824, les frères Charles et Frédéric Japy furent autorisés à établir une fabrique d'acier fondu comprenant quatre fourneaux de fusion, un martinet et une cage de laminage à froid, mais ce fut un échec. Cette fonderie fut vendue en 1831 à MM. Laurent et Lalance, qui la transforment en « casserie ». Le développement fut si important qu'il fallut moderniser tous les bâtiments entre 1834 et 1846. Il y avait déjà 80 ouvriers et la production fut estimée à 200 000 F-or par an. Laurent abandonna la société et partit en Amérique en fonder une semblable. Laroche ayant pris de l'importance, les frères Japy s'associèrent à M. Lalance en 1852. Ceux-ci rachetèrent Laroche en 1860. Il y avait, en 1870, 430 ouvriers qui fabriquaient des articles de ménages émaillés et de nouvelles productions. La production atteignait 1 000 tonnes d'articles par an et la firme employait environ 500 personnes. En 1873, à l'usine s'ajouta une fonderie de deuxième fusion avec 96 ouvriers. Au total, en 1883, il y avait 359 salariés dans la production axée vers les ustensiles de ménage et la fonderie et l'émaillerie avaient 107 ouvriers. En 1921, l'usine Laroche-Japy employait 750 ouvriers. Dans les années 1960, le site devient une fabrique Peugeot de câbles et d'amortisseurs. En 1996, le site est définitivement déserté. La communauté d'agglomération de Montbéliard rachète le site de l'usine aux Automobiles Peugeot. Il y a aujourd'hui environ 1 500 salariés à Laroche[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1813 Georges Chemelot    
  1836 Georges Beucler    
1846 1847 Jacques Frédéric Mettey    
  1868 Georges Frédéric Beucler    
1876 1896 Émile Gauthier    
mars 2001 en cours Pierre Schlatter[6] DVG Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 2 022 habitants[Note 1], en augmentation de 6,53 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209229273283355436480479468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
603640676608729716704644591
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5976146426457869218429561 049
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3851 5161 8521 8742 0742 0761 9661 9242 015
2015 - - - - - - - -
2 022--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le mont Bart abrite un fort du XIXe siècle[11].

De ses 497 mètres d’altitude, il domine les vallées de la Lizaine et du Doubs. Beaucoup de forts sont construits ou rénovés après la défaite de 1870. Avec la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, la frontière s’est déplacée du Rhin aux Vosges. Craignant une nouvelle attaque de l’armée allemande, plus nombreuse et mieux équipée, la France confie au général Séré de Rivières l’organisation d’une nouvelle ligne de défense. Les forts doivent permettre de canaliser les Allemands vers certains lieux stratégiques et les couper de leur ravitaillement pour compenser l’infériorité numérique de l’armée française. Le fort du Mont Bart est construit dans cet esprit entre 1874 et 1879. Avec les forts voisins du Mont-Vaudois, du Lomont, Lachaux et la batterie des Roches, il constitue le Môle défensif du Lomont, un véritable rempart dont le croisement des feux assure une ultime ligne de résistance en direction de Besançon si les défenses de la trouée de Belfort venaient à capituler. Le fort du Mont-Bart, construit de 1873 à 1877 sur le territoire de la commune pour la défense de Montbéliard et des voies de communication vers Besançon.

La distillerie « la Montbartine »[modifier | modifier le code]

Située rue de l'Allan, la « distillerie » du Mont-Bart fut créée en 1852 par la famille Beucler, qui, à cette époque occupait au village une position de noblesse. Jusqu'à la fin du siècle dernier, une exploitation judicieuse de l’Établissement assurait à Paul Beucler une renommée qui dépassait nos régions et nos frontières. Les spiritueux en tous genre étaient fabriqués à la distillerie : absinthe, gentiane, anisette, bitter, mousseux, champagne, prune, mirabelle, sirops, sodas, eau minérale... Parmi eux, une spécialité locale : « la Montbartine » : créée en 1898 par le docteur Beucler pour être une liqueur de dessert, « la Montbartine » allait connaître rapidement une très grande renommée. 32 plantes seraient à la base de cette composition et toutes étaient récoltées dans la forêt du Mont-Bart et sur le « Chataillon ». Présentée en 1925 par M. Chevalier à l'exposition de Paris, elle remporte auprès des Franc-Comtois de la capitale un énorme succès comme en témoigne un élégant diplôme d'honneur. Puis, à l’approche de la dernière guerre, les ateliers de la « distillerie » devaient ralentir leur exploitation et peu à peu cesser de produire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexis Gruss (1944), artiste et directeur de cirque, né à Bart.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bart Blason De gueules à la cotice en barre d'argent, haussée à dextre et abaissée à senestre, accompagnée en chef dextre d'une fleur d'or tigée et feuillée de sinople, en chef senestre d'une truite d'argent posée en barre et en pointe d'une hure de sanglier d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. France 3 Régions, 25 juin 2016.
  3. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  4. Le patrimoine des communes du Doubs, Flohic, , 1385 p., p. 693
  5. Recopie de l'ouvrage Le Patrimoine des communes du Doubs, éditions Flohic, 2001
  6. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Fort du Mont-Bart