Victor Schœlcher

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Victor Schœlcher
Description de l'image Victor Schoelcher.jpg.
Naissance
Paris, France
Décès (à 89 ans)
Houilles, France
Nationalité Français
Profession
Distinctions
Enterré au Panthéon

Victor Schœlcher /ʃœlʃεr/ est un homme politique français, né à Paris le [1] et mort à Houilles le [1]. Il est connu pour avoir agi en faveur de l'abolition définitive de l'esclavage en France, via le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, signé par le gouvernement provisoire de la deuxième République[2] le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Victor Schœlcher naît le à Paris (5e arrondissement ancien, aujourd'hui 10e arrondissement) au 60 rue du Faubourg-Saint-Denis[3], dans une famille catholique bourgeoise. Son père, Marc Schœlcher (1766-1832), originaire de Fessenheim (Haut-Rhin) en Alsace[1], est propriétaire d'une usine de fabrication de porcelaine[4]. Sa mère, Victoire Jacob (1767-1839), originaire de Meaux (Seine-et-Marne), est marchande lingère à Paris au moment de son mariage[5].

Victor Schœlcher est baptisé à l'église Saint-Laurent le [6].

Il fait de courtes études au lycée Condorcet, côtoyant les milieux littéraires et artistiques parisiens[1], faisant connaissance avec George Sand, Hector Berlioz et Franz Liszt[4].

Son père l'envoie au Mexique[7], aux États-Unis et à Cuba en 1828-1830 en tant que représentant commercial de l'entreprise familiale[1]. Lorsqu'il est à Cuba, il est révolté par l'esclavage.

Le vouloir faire[modifier | modifier le code]

Caricature de Victor Schœlcher par André Gill

De retour en France, il devient journaliste et critique artistique[1], publiant des articles, des ouvrages, multipliant ses déplacements d'information. Il adhère à la franc-maçonnerie, à la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié ».

Il revend rapidement la manufacture dont il hérite de son père en 1832 pour se consacrer à son métier de journaliste et ses activités philanthropiques[4].

Le discours abolitionniste de Schœlcher évolue au cours de sa vie. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, « Des Noirs »[8], après avoir fait une description terrible de la situation des esclaves, et montré comment l'esclavage transforme ces hommes en brutes, il se prononce contre l'abolition immédiate, car pour lui, « les nègres, sortis des mains de leurs maîtres avec l'ignorance et tous les vices de l'esclavage, ne seraient bons à rien, ni pour la société ni pour eux-mêmes » ; « je ne vois pas plus que personne la nécessité d'infecter la société active (déjà assez mauvaise) de plusieurs millions de brutes décorés du titre de citoyens, qui ne seraient en définitive qu'une vaste pépinière de mendiants et de prolétaires » ; « la seule chose dont on doive s'occuper aujourd'hui, c'est d'en tarir la source, en mettant fin à la traite »[réf. nécessaire].

En 1833, il publie un premier grand ouvrage : De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale[9]. Ce livre est un réquisitoire terrible contre l'esclavage et pour son abolition, mais il renvoie celle-ci à un « futur incident révolutionnaire que j'appelle du reste de mes vœux », car, écrit-il « Les révolutions se font pour rétablir dans l'ordre social l'équilibre que les envahissements de la richesse tendent toujours à détruire ». Il estime, dans la préface de l'ouvrage, que la Révolution de 1830 a ouvert une période longue dans laquelle les libertés ouvrière sont confisquées, bien que les ouvriers en aient été le moteur. Mais tous les éléments de son combat sont en place, et ses idées sont claires, car il considère que « l'homme noir n'est pas moins digne de la liberté que l'homme blanc » (Chapitre X) ; « l'esclavage des nègres est une injure à la dignité humaine, parce que l'intelligence de l'homme noir est parfaitement égale à celle de l'homme blanc » (Chapitre XI). Mais il ne propose en conclusion de son ouvrage qu'un texte de loi ne visant qu'à humaniser autant que faire se peut l'esclavage, et non pas à l'abolir immédiatement. Car à cette époque il pense que dans le cadre du régime issu de la révolution de 1830, il ne sera pas possible d'aller plus loin. Cette loi encadrerait l'esclavage dans des limites, donnerait des droits aux esclaves, limiterait donc les droits des maîtres, mais tolérerait malgré tout le maintien de la peine du fouet, « toute révoltante qu'elle soit », sans laquelle « les maîtres ne pourraient plus faire travailler dans les plantations ». Il est complètement lucide sur la portée de sa proposition, et surtout de ses limites, car il confesse : « dès que vous acceptez un mode d'existence contraire à toutes les lois de la nature, il faut vous résigner à sortir des bornes de l'humanité » ; or, pour lui, l'esclavage sort des bornes de l'humanité.

Mais après un nouveau voyage aux Antilles[10] en 1840, il se prononce pour une abolition immédiate et complète, et se consacre désormais entièrement à cette cause. Ses voyages en Grèce, en Égypte et au Sénégal le confortèrent dans cette conviction. En 1845, à l'occasion du débat parlementaire sur des lois d’humanisation de l’esclavage, il publie des articles nombreux dans des journaux et revues comme Le Courrier Français, le Siècle, Le Journal des Économistes, L’Atelier, L’Abolitionniste français, La Revue Indépendante et surtout la Réforme.

La place Victor Schœlcher à Cayenne en Guyane.

En 1847 il regroupe ces articles dans un ouvrage intitulé "Histoire de l’esclavage pendant ces deux dernières années"[11]. Après avoir écrit que « tout le monde est d’accord sur la sainteté du principe de l'abolition », et « que le sort des esclaves n'a pas cessé d'être horrible, atroce, dégradant, infâme, malgré les lois, les ordonnances, les règlements faits pour l'alléger », il conclut le préambule de son ouvrage par : « Le seul, l'unique remède aux maux incalculables de la servitude c'est la liberté. Il est impossible d'introduire l'humanité dans l'esclavage. Il n'existe qu'un moyen d'améliorer réellement le sort des nègres, c'est de prononcer l'émancipation complète et immédiate ».

Nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement paraît au Moniteur le 5 mars.

Sa grande notoriété le conduit à être élu[10] député, à la fois par la Martinique (le , 3e sur dernier par 19 117 voix sur 20 698 exprimés) et par la Guadeloupe (le , 2e sur 3, par 16 038 voix sur 33 734 votants). Il opte pour la Martinique. Il fut élu en , comme représentant de la Guadeloupe à l'Assemblée législative.

D'août 1848 à décembre 1851, il siège à gauche, en tant que vice-président du groupe "La Montagne". Il intervient en faveur des noirs, demande l'élection des officiers de l'armée jusqu'au grade de capitaine, dépose un amendement demandant que les compagnies de chemins de fer équipent les 3e classes de wagons fermés, réclame l'abolition de la peine de mort[12]. Il vote pour le droit au travail, pour l'ensemble de la Constitution, contre l'expédition de Rome, etc.[10]

L'esclavage avait déjà été aboli en France, pendant la Révolution française le 16 pluviôse an II, puis rétabli par Napoléon Ier par la loi du 20 mai 1802. Victor Schœlcher, nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France.

Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il fut un des députés présents aux côtés de Jean-Baptiste Baudin sur la barricade où celui-ci sera tué. Républicain, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre et y devient un spécialiste de l'œuvre du compositeur de musique sacrée Georg Friedrich Haendel, rassemble une collection très importante de ses manuscrits et partitions[13] et rédige une de ses premières biographies, mais celle-ci n'est éditée que dans sa traduction anglaise. En 1870, il revient en France à la suite de la défaite de Sedan. Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu grâce aux réseaux maçonniques des Antilles[réf. souhaitée] député de la Martinique à l'Assemblée nationale de mars 1871 à décembre 1875. En avril 1871, en pleine crise communaliste, il publie un appel pour que l'assemblée de Versailles choisisse la conciliation plutôt que l'affrontement avec la Commune : « L'Assemblée, bien qu'elle ait le droit de son coté, ne peut avoir la criminelle pensée, pour le faire prévaloir, d'assiéger la Commune[14] ». Le , il est élu sénateur inamovible par l'Assemblée nationale.

En 1877, Victor Schœlcher dépose une proposition de loi pour interdire la bastonnade dans les bagnes. La commission d'initiatives refuse la proposition, mais les peines corporelles seront abolies en 1880. Sous la Troisième République, le gouvernement Ferry promulgua la loi du , dite de « réparation nationale », qui allouait une pension ou rente viagère aux citoyens français victimes du coup d'État du 2 décembre 1851 et de la Loi de sûreté générale. La Commission générale chargée d'examiner les dossiers, présidée par le Ministre de l'Intérieur, était composée de représentants du ministère, de conseillers d'État, et comprenait huit parlementaires, tous d'anciennes victimes : quatre sénateurs (Victor Hugo, Jean Macé, Elzéar Pin, Victor Schœlcher) et quatre députés (Louis Greppo, Noël Madier de Montjau, Martin Nadaud et Alexandre Dethou)[15]. En 1884 et 1885 il tente de s'opposer, sans succès, à l'institution de la relégation des forçats récidivistes en Guyane. Abolitionniste mais colonialiste, il continue de défendre la colonisation par le bulletin de vote et la scolarisation[16].

La fin de sa vie[modifier | modifier le code]

À la fin de sa vie, comme il ne s'était jamais marié et qu'il n'avait pas eu d'enfant, il décida de donner tout ce qu'il possédait ; il a notamment fait don d'une collection d'objets au Conseil général de la Guadeloupe, aujourd'hui hébergée au Musée Schœlcher. Victor Schœlcher est mort le à l'âge de 89 ans dans sa maison qu'il louait depuis 1876 au 26 rue d'Argenteuil[17], devenue depuis l'avenue Schœlcher, à Houilles dans les Yvelines. Enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, ses cendres furent transférées par décision de l'Assemblée nationale et du Président du Conseil de la République, Gaston Monnerville au Panthéon le en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).

Tombe de Schoelcher (cimetière du Père Lachaise, division 50).

« Évoquer Schœlcher, ce n'est pas invoquer un vain fantôme, c'est rappeler à sa vraie fonction un homme dont chaque mot est encore une balle explosive... Schœlcher dépasse l'abolitionnisme et rejoint la lignée de l'homme révolutionnaire : celui qui se situe résolument dans le réel et oriente l'histoire vers sa fin. »

— Aimé Césaire, Extrait de l'introduction de Esclavage et colonisation, recueil de textes de Victor Schœlcher, 1948

Postérité[modifier | modifier le code]

Statue de Victor Schœlcher dans la commune de Schœlcher en Martinique
Buste de Victor Schœlcher, musée Schœlcher en Guadeloupe

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1833 : De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale 1833.
  • 1839-1840 : Abolition de l'esclavage. Examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des sang-mêlés. Paris, Pagnerre éditeur. (Couverture datée de 1839. Titre daté de 1840. In-32, 183 pages, et 16 pages pour un "Catalogue de publications populaires" éditées chez Pagnerre. Imprimé chez Mme Porthmann, rue du Hasard-Richelieu.
  • 1840 : Abolition de l'esclavage. Examen critique du préjugé contre la couleur des africains et des sang-mélés, « Des Noirs », Revue de Paris, tome XX, 1830, p. 71-83.
  • 1842 : Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage. Publié par Pagnerre, 1842. Exemplaire Université de Harvard. Copie numérisée le 13 décembre 2005. Consulté le 11 avril 2009.
  • 1843 : Colonies étrangères et Haïti. Résultats de l'émancipation anglaise : Colonies Danoises — Haïti — Du droit de visite — Coup d'œil sur l'état de la question d'affranchissement, t. second. Publié par Pagnerre, 1843. Exemplaire la New York Public Library. Copie numérisée le 19 décembre 2007. Consulté le 12 avril 2009.
  • 1844: De la pétition des ouvriers pour l'abolition immédiate de l'esclavage.
  • 1847 : Histoire de l'esclavage pendant les deux dernières années. Publié par Pagnerre, 1847. Exemplaire de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, Copie numérisée le 7 février 2008. Consulté le 11 avril 2009. Un exemplaire est visible à la bibliothèque du Sénat rue de Vaugirard.
  • 1851: Abolition de la peine de mort. Publié par Eugène De Soye, 1851, Copie numérisée sur Gallica.fr.
  • 1857 : Life of Haendel, Londres, Trübner. (traduction de son manuscrit français par James Lowe)
  • 1873 : La famille, la propriété et le christianisme, Paris, Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1873.
  • 1874 : Le Deux décembre, les massacres dans Paris, Paris, Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1874.
  • 1889 : Vie de Toussaint Louverture, Karthala Éditions, 1889.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'entrée du lycée, dont on voit deux bâtiment cubiques modernes.
Le collège Victor-Schœlcher de Torcy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre-Debray, Janine, Victor Schœlcher ou La mystique d'un athée, Perrin, 2006.
  • Anne Girollet, Victor Schœlcher, abolitionniste et républicain : approche juridique et politique de l'œuvre d'un fondateur de la République, Éditions Karthala, 2000 www.girollet.com
  • Anne Girollet, Victor Schœlcher, républicain et Franc-Maçon, Paris, Éditions maçonniques de France, collection « Encyclopédie maçonnique », 2000, [lire en ligne].
  • Schmidt Nelly, Victor Schœlcher et l’abolition de l’esclavage, Fayard, Paris, 1994.
  • Federini Fabienne, L'abolition de l’esclavage 1848 : une lecture de Victor Schœlcher, L’Harmattan, Paris, 1998.
  • Rodolphe Robo, L'Abolition de l'esclavage, la République et Victor Schœlcher, Cayenne, 1983.
  • 1995 : La correspondance de Victor Schœlcher. Présentée par Nelly Schmidt, Paris : Maisonneuve et Larose, 1995.
  • 1998 : Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage, (1842). Nouvelle édition, les Éditions du CTHS, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Victor Schœlcher (1804-1893) », sur www.senat.fr (consulté le 19 décembre 2008)
  2. Site de l'Assemblée nationale
  3. Extrait du registre d'état civil du 5e arrondissement de Paris (an XII) : Du cinq thermidor an 12 de la République, à onze heures. Acte de naissance de Victor, du sexe masculin, né le trois courant à une heure du soir chez ses père et mère, rue du faubourg Saint-Denis, no 60, Division du Nord, fils de Marc Schœlcher, manufacturier de porcelaine, et de Victorine Jacob, qu'il a déclaré être son épouse. Signé : Worm. L'original de l'acte a disparu lors de la destruction des archives de Paris pendant les incendies de 1871, mais une copie en avait été faite et elle est citée par Anne Girollet dans Victor Schœlcher, abolitionniste et républicain, Paris, Éditions Karthala, 2000, page 24.
  4. a, b et c « Victor Schœlcher, un sénateur philanthrope », sur www.senat.fr (consulté le 20 décembre 2008)
  5. Régine de Plinval de Guillebon, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, Genève, Droz, 1985, page 95.
  6. Registre des baptêmes de la paroisse Saint-Laurent de Paris, années 1802-1806, cité par Anne Girollet dans Victor Schœlcher, abolitionniste et républicain, Paris, Éditions Karthala, 2000, page 24.
  7. C'est de ce pays qu'il envoie à la Revue de Paris ses premiers articles sur l'esclavagisme dans les plantations.
  8. Victor Schœlcher, "Les Noirs", dans la Revue de Paris, Paris, Levavasseur,‎ (lire en ligne)
  9. Victor Schœlcher, De l’esclavage des noirs et de la législation coloniale, Paris, Paulin,‎ (lire en ligne)
  10. a, b et c Adolphe Robert, Edgard Bourloton, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français du 1er mai 1789 au 1er mai 1889 — tome 5, PLA - ZUY., Paris, Bourloton,‎ , 617 p. (lire en ligne)
  11. Victor Schœlcher, Histoire de l’esclavage pendant ces deux dernières années, Paris, Pagnère,‎ (lire en ligne)
  12. Victor Schœlcher, Abolition de la peine de mort, Paris, De Soye et Cie, 48 p. (lire en ligne)
  13. Collection conservée au département Musique de la Bibliothèque nationale de France.
  14. Victor Schœlcher, « Proposition d'un traité de paix », "La Ligne Directe" de Dieppe, paraissant trois fois par semaines; directeur Charles Lebon; Fonds ancien de Dieppe (76),‎
  15. Denise Devos, « La loi de réparation nationale du 30 juillet 1881 : source de l'histoire de la répression de l'insurrection de décembre 1851 », Revue d'histoire du XIXe siècle, 1 | 1985, mis en ligne le 28 octobre 2002.
  16. Victor Schœlcher émission Deux mille ans d'Histoire
  17. Extrait du registre d'état civil de la ville de Houilles (1893) : L'an mil huit cent quatre-vingt treize, le vingt-six décembre, à neuf heures du matin, par devant nous Henri Vanin, maire officier de l'état civil de la commune de Houilles, arrondissement de Versailles, département de Seine-et-Oise, ont comparu messieurs Marcel Mar... Joseph, âgé de cinquante-deux ans, inspecteur du contrôle des chemins de fer, et Marcel Gustave, âgé de cinquante cinq ans, propriétaire, adjoint au maire de la commune, tous deux domiciliés à Houilles, voisins du décédé ci-après dénommé, lesquels nous ont déclaré que Schœlcher Victor, sénateur inamovible, âgé de quatre-vingt neuf ans, né à Paris le 4 juillet 1804, fils de Marc et de Jacob Victoire décédés, demeurant à Houilles, avenue d'Argenteuil, est décédé hier, à dix heures du soir à son domicile. Et après nous être assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite. Signé : G. Marcel, Marcel, Vanin. Archives départementales des Yvelines.
  18. Jacqueline Rosemain, La musique dans la société antillaise : 1635-1902, Martinique, Guadeloupe, L'Harmattan, coll. « Recherches et documents, Monde antillais », 1986 ((OCLC 16572451)), p. 112-113
  19. Ovillois no 153 - Septembre 2011, page 5
  20. http://missiontice.ac-besancon.fr/college-victor-schoelcher/spip.php?article1