Sainte-Marie-aux-Mines

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Sainte-Marie-aux-Mines
La rue principale de Sainte-Marie-aux-Mines.
La rue principale de Sainte-Marie-aux-Mines.
Blason de Sainte-Marie-aux-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Val d'Argent
Maire
Mandat
Claude Abel
2014-2020
Code postal 68160
Code commune 68298
Démographie
Gentilé Sainte-Marien(ne)s
Population
municipale
5 129 hab. (2014 en diminution de 7,44 % par rapport à 2009)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 51″ nord, 7° 11′ 05″ est
Altitude Min. 326 m
Max. 1 210 m
Superficie 45,23 km2
Localisation

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Sainte-Marie-aux-Mines

Sainte-Marie-aux-Mines est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Sainte-Marie-aux-Mines, appelée en allemand Markirch ou Mariakirch et, en l'an II de la République, Mont-Libre puis Val-aux-Mines, se trouve à 360 mètres au-dessus du niveau de la mer à proximité du col de Sainte-Marie. Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace mais est traditionnellement une ville-frontière entre la Lorraine et l'Alsace. Ses habitants sont appelés les Sainte-Mariens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et hydrographie[modifier | modifier le code]

La haute vallée, vue du col des Bagenelles.
Sainte-Marie-aux-Mines et les communes environnantes.

Sainte-Marie-aux-Mines s'adosse au massif des Vosges et occupe une jolie vallée en V où coule la Liepvrette naissante. Celle-ci est rejointe en aval de Sainte-Marie-aux-Mines par trois vallées affluentes qui se faufilent dans les massifs montagneux des trois Rombach : Le Petit Rombach, le Grand Rombach et Rombach-le-Franc. La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines appelée aujourd'hui le Val d'Argent comprend cinq communes : Aubure, Lièpvre, Rombach-le-Franc, et Sainte-Croix-aux-Mines. Si le centre ville est à environ 360 mètres d'altitude, le territoire communal s'élève jusqu’à 1 210 mètres.

On peut rejoindre la Lorraine voisine par le col de Sainte-Marie (772 m), qui constitue le chemin le plus direct, plein ouest, ou par le col des Bagenelles (903 m), au sud-ouest, qui mène au col du Bonhomme et à la route des Crêtes. Au sud-est, le col du Haut de Ribeauvillé (742 m) donne un accès direct à l'ancien chef-lieu d'arrondissement, situé à 20 km, mais la ville de Sélestat dans le Bas-Rhin, qui n'est qu'à 22 km par la vallée (plein est), représente un pôle d'attraction supérieur. Sainte-Marie-aux-Mines est bordée des deux côtés par de hautes montagnes qui forment la chaîne des Vosges. La rivière, la Liepvrette que les anciens habitants nommaient le Landbach, c'est-à-dire le ruisseau provincial, séparait autrefois la ville en deux parties et en deux paroisses distinctes, dont l'une dépendait du diocèse de Strasbourg sous l'archiprêtrise ou chapitre rural de Sélestat et l'autre de la Lorraine.

Depuis la Révolution, non seulement la ville a été réunifiée mais encore plusieurs hameaux ont été annexés à Sainte-Marie-aux-Mines : Saint-Blaise, Fertrupt, Échéry, le Rauenthal et la Petite Lièpvre. Le territoire communal représente ainsi plus de 45 km2, ce qui le place parmi les plus étendus en France[1].

Principal cours d'eau de la vallée, la Lièpvrette prend sa source sur le territoire communal, non loin du col des Bagenelles à 750 mètres d'altitude[2]. Ses principaux affluents sur la commune sont les ruisseaux Rauenthal qui provient du Brézouard1 228 mètres d'altitude) et, sur sa rive gauche, le Robinot qui coule du Haut des Héraux, l'Hâte, dont la source est à Échéry, le Fischtal, l'Hergauchamps, l'Isenbach qui prend sa source depuis le vallon de Saint-Blaise[3]. Les autres ruisseaux de la commune sont[réf. nécessaire] :

  1. le Furtelbach
  2. La Grande-Goutte
  3. ruisseau de la Goutte-Jacques
  4. la Goutte Sainte-Catherine
  5. le Lerny
  6. la Lingoutte
  7. la Liverselle
  8. le ruisseau de Mongoutte

Géologie[modifier | modifier le code]

Les filons métallifères répandus dans les gneiss sous-jacent renfermaient des centaines de minéraux tels que cuivre, argent arsenic, plomb, zinc, nickel, fer, cobalt, voire antimoine, bismuth, uranium, manganèse ou arsenic...[4].
Le territoire communal abrite aussi un gisement houiller résiduel du bassin de la vallée de Villé[5].

Vue sur l'entrée de la ville de Sainte-Marie-aux-Mines.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Altenberg, Adelspach, Bourgonde, Brifosse, Clésio, la Côte d'Échéry, Échéry, Faunoux, Fenarupt, Fertrupt (anciennement appelé Fordelbach), Haut de Faîte, la Haute Broque, le Haycot, Hergauchamps, la Petite Lièpvre (Kleinleberau), Mongoutte, le Petit Haut, le Rauenthal (le Fond-nu), Saint-Philippe, Saint-Pierre sur l'Hâte, Surlattes (Zillhardt).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Sainte-Marie-aux-Mines est tempéré, avec des hivers qui connaissent des températures négatives en général modérées et des étés chauds non dénués de précipitations parfois importantes. La température moyenne à Sainte-Marie-aux-Mines est de 8,9 °C avec une amplitude des moyennes mensuelles de 17,5 °C. Les précipitations atteignent en moyenne 770 mm par an[6]. C'est un climat typiquement vosgien qui se distingue de celui de Colmar par des précipitations nettement plus importantes surtout l'été (770 mm annuels contre 607 mm à Colmar) et par des températures plus faibles de °C (l'hiver) à °C (l'été) ce qui s'explique pour une part par la modeste différence d'altitude entre les deux communes (250 mètres environ) et pour une part par l'ensoleillement plus important à Colmar. En revanche, située juste à l'est de la ligne de crête des Vosges, Sainte-Marie-aux-Mines est beaucoup moins arrosée que le versant ouest des Vosges, témoin les 990 mm moyens annuels enregistrés à Épinal.

Relevé météorologique de Sainte-Marie-aux-Mines (période : 1982-2012)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −2,2 −1,8 0,6 3,5 7,3 10,5 12,3 12 9,4 5,5 1,3 −1,4
Température moyenne (°C) 0,2 1,3 4,8 8,3 12,4 15,6 17,7 17,3 14,4 9,5 4,3 1,1
Température maximale moyenne (°C) 2,7 4,5 9 13,1 17,5 20,8 23,1 22,6 19,4 13,6 7,4 3,6
Précipitations (mm) 59 49 50 55 76 85 73 83 64 51 69 56
Source : « Table climatique Sainte-Marie-aux-Mines », sur fr.climate-data.org/ (consulté le 7 juin 2017)


Accès[modifier | modifier le code]

Par la route, Sainte-Marie-aux-Mines se situe au carrefour de la route nationale 59 qui passe par le col de Sainte-Marie-aux-Mines (772 m) ou par le tunnel Maurice-Lemaire qui passe sous ce col, et de la D 48 qui passe par celui des Bagenelles (903 m).

Concernant le réseau ferré, Sainte-Marie-aux-Mines était située sur l'ancienne ligne de Sélestat à Lesseux - Frapelle, aujourd'hui déclassée et déposée entre Lièpvre et Lesseux-Frapelle. La première section de cette ligne, de Sélestat à Sainte-Marie-aux-Mines, avait été ouverte en 1864. La ligne avait été prolongée jusqu'à Lesseux - Frapelle en 1937, la gare de Sainte-Marie-aux-Mines étant déplacée à cette occasion. En 1973, le tunnel entre Sainte-Marie-aux-Mines et Lesseux-Frapelle a été transformé en tunnel routier et a pris le nom de Tunnel Maurice-Lemaire. Le service voyageurs entre Sélestat et Sainte-Marie-aux-Mines a été supprimé en 1980.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La dénomination de Sainte-Marie-aux-Mines a varié au cours de l'histoire :

  • on trouve dans les documents latins Fanum Sanctae Mariae (temple de Sainte Marie), Sancta Maria ad Fodinas, Sancta Maria (1078) ;
  • par traduction du latin, elle est dénommée en langue allemande Markirch (1441) ou bien Mariakirch, et Màrkirich en alsacien ;
  • enfin, les autorités révolutionnaires optent d'abord pour un nom laïque, Val-aux-Mines, avant d'en revenir à Sainte-Marie-aux-Mines à partir de 1793.

Les environs immédiats de Sainte-Marie-aux-Mines portèrent des noms allemands et français, qui sont souvent la transcription phonétique l’un de l’autre, par exemple : Eckirch et Échéry, Fortelbach et Fertrupt, Surlattes et Zillhardt, ou bien ce sont des traductions qui conservent le sens du nom lorsqu'il est apparent, par exemple : Schoenberg et Belmont, Rauenthal et le Fond-nu, la Petite Lièpvre et Kleinleberau. Cette dualité des dénominations de lieux n’est pas étonnante quand on sait que la haute vallée de la Liepvrette, comme d’ailleurs les hautes vallées voisines de la Bruche, du Giessen, de la Béhine et de la Weiss, était francophone, et que d’autre part les paysans venus de la plaine, et surtout des mineurs venus de la Saxe, parlaient l’allemand et implantèrent leur langue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Borne frontière du pont Bonduron datée de 1722, avec les armes de la Lorraine à gauche et les armes de l'Alsace à droite.
Article détaillé : Histoire de Sainte-Marie-aux-Mines.

L'histoire de la ville a été marquée par des siècles d'exploitation minière qui y a attiré une forte immigration des régions environnantes. Également lieu de refuge en raison des idées de tolérance des seigneurs féodaux régnant sur la partie méridionale de la ville, les Ribeaupierre, Sainte-Marie-aux-Mines a joué un rôle significatif dans l'histoire du protestantisme - elle est en particulier, en 1693, le lieu du schisme amish[7]. Curieusement, la ville est restée divisée entre le Duché de Lorraine et la seigneurie de Ribeaupierre) pendant 4 siècles (de 1381 à 1789), jusqu'à ce que la Révolution française mette fin au système féodal. Comme le rappelle la borne frontière encore visible sur le pont Bonduron, la Lièpvrette formait alors la frontière.
Grâce surtout à l'industrie textile, Sainte-Marie-aux-Mines fut par ailleurs une importante ville industrielle, troisième ville du Haut-Rhin par le nombre d'habitants jusqu'au milieu du XIXe siècle.
La ville de Sainte-Marie-aux-Mines est titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec palme (citation à l’ordre de l’Armée du 2 novembre 1921)[8] et de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil (citation, le 11 novembre 1948, à l’ordre du corps d’armée)[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Marie-aux-Mines

Les armes de Sainte-Marie-aux-Mines se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent aux trois écussons de gueules, au second d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent ; sur le tout de sable au marteau et à la pointerolle de mineur d'argent passés en sautoir. »

Les armoiries actuelles concédées le rappellent à la fois la double appartenance de la ville et les mines auxquelles Sainte-Marie-aux-Mines dut jadis sa célébrité. Elles sont formées par les armes de Lorraine, les armes de Ribeaupierre et le signe héraldique des mineurs et peuvent se blasonner ainsi : parti d’argent à trois écus de gueules qui est de Ribeaupierre, et d’or à la bande de gueules chargées de trois alérions d’argent qui est de Lorraine, avec en abîme, un écu de sable à marteau et pointerolle de mineur d’argent posés en sautoir. Ces armes, reproduites en couleur sur le papier à lettres de la mairie d’avant-guerre, évoquent parfaitement la situation géographique et politique de la ville telle qu’elle était jusqu’à la Révolution, ainsi que l’industrie qui faisait sa réputation.

Les armoiries de Sainte-Marie-aux-Mines ont varié au cours du temps. Celles qu’attribuaient les armoiries générales de Louis XIV à la partie alsacienne[10] étaient blasonnées de la façon suivante : « D’azur à une Notre-Dame d’argent posant les pieds sur une montagne d’or ». Le côté alsacien qui appartenait aux Seigneurs de Ribeaupierre et le côté lorrain de la ville ayant été réunis sous la Révolution, Sainte-Marie-aux-Mines adopta au XIXe siècle un parti d’argent aux trois écussons de gueules (Ribeaupierre) et d’azur à la croix de Lorraine d’argent. Après la réunification de la partie lorraine et alsacienne de la ville en 1790 le sceau créé représentait sur le dextre (à droite les armes de France, trois fleurs de Lys d'or en champ d'azur. Sur le sénestre à gauche, un poisson nageant vers le dextre. Quelques mois après, les fleurs de Lys ont disparu, seul le poisson est resté, puis a disparu à son tour.

Culture[modifier | modifier le code]

Le label Pays d'art et d'histoire du Val d'Argent[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie-aux-Mines fait partie, avec Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc, du label Pays d'Art et d'Histoire du Val d'Argent (= Val de Lièpvre), signé avec le ministère de la Culture et de la Communication en octobre 2005. Ce label reconnaît la richesse du patrimoine local et l'histoire particulière du Val d'Argent et de son bourg centre. Des animations sont menées en direction des habitants, des scolaires et des touristes. L'objectif est de transformer l'image du Val d'Argent au travers notamment d'une meilleure connaissance de son histoire. À ce titre, des visites guidées se déroulent de mai à novembre sur l'ensemble du territoire.

Le Carrefour européen du Patchwork[modifier | modifier le code]

Chaque année, la ville de Sainte-Marie-aux-Mines accueille le "Carrefour européen du Patchwork" qui rassemble des artistes du monde entier venu exposer leurs créations. Cette manifestation d'envergure internationale est devenue au fil des années l'événement de référence dans le domaine du patchwork traditionnel, contemporain et de l'art du quilt.
C’est en 1993, lors des célébrations du 300e anniversaire de la naissance de du mouvement amish à Sainte-Marie-aux-Mines que cette manifestation a vu le jour : l’Association Française d’Histoire Anabaptiste et Mennonite avait invité le collectionneur suisse Jacques Légeret à exposer des quilts amish qui firent sensation et donnèrent lieu à de nouvelles expositions les années suivantes[11]. Les Amish émigrés aux États-Unis ont en effet été les principaux promoteurs et transmetteurs de cette forme de composition textile aux motifs géométriques uniquement constitués de carrés, triangles et losanges de tissus unis, à la fois par sens de l'économie (réemploi des chutes de tissus ou de morceaux de vêtements usés), par sens religieux (attachement à l'art non figuratif par respect de lettre du commandement biblique "tu ne te feras pas d'image."[12]) et par esprit d'entraide communautaire (les femmes se rassemblaient pour travailler en commun à un quilt)[13],[14]. L’événement rassemble chaque année près de 22 0000 visiteurs nationaux et internationaux et entre 1 200 et 1 500 œuvres textiles reflétant le paysage du patchwork d'hier et d'aujourd'hui. La 25e édition se déroulera les 14, 15, 16 et 17 septembre 2017.

La bourse internationale annuelle de minéraux et fossiles[modifier | modifier le code]

À Sainte-Marie-aux-Mines est organisée chaque année depuis 1962 une bourse internationale annuelle de minéraux et fossiles, bien connue des minéralogistes et collectionneurs. Bien que les filons souterrains exploités depuis le Moyen Âge et quasiment épuisés soient sans intérêt industriel, la région reste donc attractive pour les amateurs !

Dans la culture littéraire[modifier | modifier le code]

La nouvelle « Le mauvais zouave », dans les Contes du lundi d'Alphonse Daudet, se situe à Sainte-Marie-aux-Mines (cette nouvelle parut dans le journal L’Événement le 15 juillet 1872).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie aux Mines est le chef-lieu du canton de la haute vallée de la Liepvrette. Constitué en 1790, il se subdivisa temporairement en deux, entre 1795 et 1802, l'un restreint à la ville de Sainte-Marie, l'autre comprenant les quatre autres communes avec comme chef-lieu, Sainte-Croix-aux-Mines.
La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines a fait partie de l'arrondissement de Colmar, pour passer en 1871 à celui de Ribeauvillé jusqu'à la fusion des deux arrondissements en 2015.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Baptistère situé à l'intérieur de l'église Sainte-Madeleine.
Statue de mineur placé au-dessus de la Tour de la Pharmacie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1925 Joseph Emile Bourgeois UPR Sénateur
1925 1940 Jacques Kniebuhler SFIO employé
1942 1944 Franz Hildbrand   Maire imposé par l'administration allemande
1944 1945 Eugène Cunrath    
1945 1945 Louis Kaps    
1945 1954 Robert Zeller    
1954 1965 Louis Marchal SFIO  
1965 1977 Paul Baumann   Journaliste
1977 1983 Jean Paul Kuhn    
1983 1984 Paul Baumann   Journaliste
1984 1995 Roland Mercier   Officier de police à la retraite
1995 2001 Paul Baumann   Journaliste
mars 2001 en cours Claude Abel DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Sainte-Marie-aux-Mines[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Sainte-Marie-aux-Mines s'établit à 6 846 000 € en dépenses et 7 443 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 5 617 000 € de charges (996 € par habitant) pour 5 758 000 € de produits (1 021 € par habitant), soit un solde de 141 000 € (25 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur de 2 887 000 € (51 %), soit 512 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 452 € à 512 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 4] pour une valeur totale de 1 449 000 € (25 %), soit 257 € par habitant, ratio supérieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (203 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 247 € par habitant en 2012 et un maximum de 264 € par habitant en 2010.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Sainte-Marie-aux-Mines[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur totale de 758 000 € (62 %), soit 134 € par habitant, ratio inférieur de 65 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 101 € par habitant en 2010 et un maximum de 303 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour 423 000 € (34 %), soit 75 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Sainte-Marie-aux-Mines se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour 400 000 € (24 %), soit 71 € par habitant, ratio inférieur de 11 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (80 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 70 € par habitant en 2011 et un maximum de 126 € par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour un montant de 222 000 € (13 %), soit 39 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement de Sainte-Marie-aux-Mines au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur totale de 4 280 000 €, soit 759 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 694 € à 759 € par habitant[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 565 000 €, soit 100 € par habitant, ratio inférieur de 11 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 94 € à 100 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 259 000 €, soit 46 € par habitant, ratio inférieur de 75 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (181 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 46 € par habitant en 2013 et un maximum de 91 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est élevé d'un montant de 16 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 4 années en 2003 et un maximum en 2013.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2014, la commune comptait 5 129 habitants[Note 11], en diminution de 7,44 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : +1,54 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 559 6 158 7 494 8 089 9 961 11 542 11 429 11 548 11 613
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
11 660 12 332 12 425 12 322 11 661 11 524 11 407 11 870 11 584
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 373 12 363 11 778 9 623 9 469 9 011 9 061 7 930 8 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7 897 7 417 6 703 6 358 5 767 5 816 5 604 5 570 5 536
2013 2014 - - - - - - -
5 193 5 129 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un collège public d'enseignement secondaire, le collège Jean-Georges Reber, un lycée public d'enseignement général et professionnel, le lycée Louise Weiss, deux écoles maternelles, l'école des lucioles et l'école de Lattre, ainsi que deux écoles primaires, André-Aalberg (public) et Sainte-Geneviève (privée) sont installés à Sainte-Marie-aux-Mines.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital Chenal, du nom d'un ancien maire de la commune Abraham Chenal (1766-1826), est ouvert en 1830. Un nouveau bâtiment est construit en 1899. L'hôpital, qui compta jusqu'à 35 lits, est fermé en 1970. En 2015, l'ancien hôpital est réhabilité en pôle médical comportant trois kinésithérapeutes, un magasin de matériel médical et sept appartements[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’ancienne église paroissiale Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis.

Située rue Saint-Louis, l’église paroissiale Saint-Louis a été bâtie en 1674 grâce à un don du roi de France, Louis XIV, qui s'était déplacé à Sainte-Marie-aux-Mines en 1673[20]. Elle n’aura cependant survécu que cent quatre-vingts ans. Elle sera détruite en 1854 pour faire place à l’église actuelle.

L'église Saint-Pierre-sur-l'Hâte à Échéry[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-sur-l'Hâte à Échéry.

L’église d’Échéry est maintenant située à Saint-Pierre-sur-l’Hâte. Dédiée d’abord à saint Guillaume, en hommage à un pieux anachorète qui vivait au val de Lièpvre vers le milieu du Xe siècle et dont la fête se célébrait le troisième jour des nones de novembre, elle ne fut placée que plus tard sous le vocable de saint Pierre. C'est au cours des XVe et XVIe siècles que fut construite l'église telle que nous la voyons actuellement.

Desservant particulièrement la communauté des mineurs d'Échéry, elle a la particularité d'être devenue un temple protestant réformé à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle. Le chœur a été rendu au culte catholique par le simultaneum de Louis XIV en 1686, la nef restant affectée au culte protestant. C'est toujours aujourd'hui une « église simultanée ». Elle a été inscrite le 15 novembre 1932 à l'inventaire des monuments historiques[21],[22],[23],[24].

L'église Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine

L'Église Sainte-Madeleine, construite en 1757, est une église de style lorrain à tendance baroque, présentant un clocher à bulbe. Avec la maison curiale et l'hôtel de ville, elle occupe aujourd'hui l'emplacement de l'ancien château, ou châtelet, qui était la demeure des ducs de Lorraine. Par la suite, ce château fut occupé par l'entrepreneur des mines qui y avait établi une manufacture de galons d'or et d'argent. L'église Sainte-Madeleine présente une façade massive et est surmontée d'un clocher à bulbe. Les églises de ce style sont très nombreuses dans les départements lorrains[25]. Elle a succédé à la première église catholique de la ville, dont on a retrouvé les vestiges à proximité ; ce sanctuaire dédié à Sainte-Marie-Madeleine est sans doute à l'origine du nom de la ville[26].

Église luthérienne dite des chaînes[modifier | modifier le code]

Église luthérienne dite des chaînes

L'église luthérienne dite des chaînes, est située 81 rue Saint-Louis. Elle a remplacé en 1846 une église plus ancienne dite l'église Sur-le-Pré, devenue trop petite et qui était également trop excentrée par rapport au centre-ville, qui desservait à l'origine la communauté luthérienne germanophone. Elle doit son nom d'église "des Chaînes" aux grosses chaînes qui fermaient la cour.

Divers mobiliers se trouvant à l'intérieur de l'église luthérienne actuelle ont été classés dans l'inventaire des monuments historiques (I.M.H 1985). Parmi ces mobiliers remarquables on trouve notamment la descende de croix, les tribunes, la chaire en chêne et son double escalier (1935), et l'orgue de Callinet de 1846. Les vitraux datés du début du XXe siècle ont également attiré l'attention des Monuments historiques en 1995. La cloche de l'Église-Sur-le-Pré, datée de 1810, est exposée à l'entrée de l'église des chaînes[27]. L'église des chaînes a été rénovée en 2002.

Temple réformé[modifier | modifier le code]

Temple réformé

Situé 23 rue du Temple, il a été inauguré le premier octobre 1634 et est l'un des plus vieux temple que la France ait conservé. Les lieux de culte réformés étaient jusqu'alors situés à Échéry (église Saint-Pierre-sur-l'Hâte)et à Fertrupt. Il a été classé le 13 janvier 1994[28],[29],[30]. Il contient un tableau commémorant Michel Paira (XIXe siècle) du pasteur Christophe Merian et son fils (XVIIIe siècle)[31] et un orgue ancien[32],[33].

Chapelle Saint-Mathieu[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Blaise

La chapelle est mentionnée dès 1634 et on peut voir son portrait dans la grande salle du conseil de l'hôtel de ville en 1722. À l'origine cette chapelle était dédiée à saint Nicolas et appartenait à un habitant de Sainte-Marie-aux-Mines du nom de Mathieu. Elle était à l'origine dédiée à saint Nicolas. En 1793, cette chapelle est vendue comme bien national à un particulier de Sainte-Marie-aux-Mines qui porte le nom de Mathieu et qui l'utilise comme entrepôt. En 1824, les héritiers en font don à la paroisse Sainte-Madeleine, puis elle est restaurée. La chapelle conserve un grand autel sculpté provenant sans doute de l'ancien couvent des Cordeliers[34],[35].

Chapelle du Sacré-Cœur à Echéry[modifier | modifier le code]

Chapelle du Sacré-Cœur à Echéry

Le terrain sur lequel fut bâti la chapelle du Sacré-Cœur appartenait à Monsieur Frédéric-Louis Weisgerber où existait alors une usine textile qui passa ensuite aux Établissements Koenig. Le bâtiment a été transformé en chapelle en 1932. Les habitants du hameau d'Echéry se rendaient aux offices dominicales, ce qui leur évitait de se déplacer jusqu'à la ville.

Chapelle de Fertrupt (1612)[modifier | modifier le code]

Chapelle de Fertrupt construite en 1612

Cette chapelle construite à la fin du XVIe siècle était le lieu de culte des mineurs. On y voit encore le marteau et la pointerolle sculptés au-dessus du portail. L'édifice de style renaissance conserve quelques vestiges de l'Église-sur-Pré : la chaire, la balustrade, la pierre tombale de Christian de Schwengsfeld (1685-1740) ou encore l'agneau pascal. La chapelle a été restaurée par des bénévoles en 1986[36],[37],[38]. L'abbé Grandidier a rapporté qu'à son époque (2ème moitié du XVIIIe siècle) les luthériens ne célébraient plus aucun culte dans leur chapelle de Fertrupt, mais qu'ils l'utilisaient principalement pour les enterrements, ce qui fut en effet le cas jusqu'en 1842. On raconte que lors des obsèques d'un membre de la hiérarchie minière, le sol de l'édifice s'effondra sous le poids du cercueil en plomb. Le sous-sol était truffé de galeries minières[39]. Quelques hautes personnalités y furent inhumées :

  • le docteur Jean Christophe Kast, né à Strasbourg, médecin personnel du duc Stanislas. Il était très versé dans la médecine et la botanique. Décédé le 13 décembre 1754 à Lunéville. Il est enterré dans la chapelle de Fertrupt.
  • J.H. Barth, archiviste de la ville de Strasbourg, décédé à l'âge de 42 ans en 1755
  • Jean Jacques Saur, concessionnaire des mines de Sainte-Marie-aux-Mines Lorraine, décédé en 1757 à l'âge de 70 ans. Il jouissait d'une grande estime auprès du duc de Lorraine dont il était son banquier à Sainte-Marie-aux-Mines. Il avait deux fils, tous nés à Sainte-Marie-aux-Mines, Jean-Jacques né en 1716 et Jean Daniel né en 1721. Tous deux étaient de célèbres minéralogistes.
  • Juliana Dorothée Weidner, épouse de Philippe Albert Weidner, officier, décédée en 1758 à l'âge de 84 ans.

Chapelle de la Madeleine[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Madeleine située à côté de l'ancien cimetière

Située rue du Docteur Muhlenbeck à l'ancien emplacement où s'élevait jadis l'église de Sainte-Madeleine et à côté de l'ancien cimetière. Aujourd'hui, seul le chœur originel subsiste encore. La nef a été détruite en 1756. Au début du XVIIIe siècle cette ancienne église était encore rattachée au prieuré de Lièpvre dont les moines administraient la paroisse. Depuis 1613 l'ancienne église de Sainte-Madeleine est détachée du prieuré de Lièpvre pour devenir une paroisse indépendante avec son propre curé. Entre 1888 et 1889 cette chapelle fait l'objet de travaux pour rénover ce qui pouvait l'être et donner un aspect plus présentable à l'édifice qui commençait à tomber en ruine. On peut encore trouver actuellement dans cette chapelle d'anciens vestiges de peintures murales qui datent des XIVe et XVe siècles et qui ont été rénovés en 1992. Autour de cette chapelle se trouve en ancien cimetière où reposent les curés de l'ancienne église Sainte-Madeleine dont notamment le curé Cornette[40]. Classement du 6 décembre 1898 - Inscrit le 22 mars 1934[26].

Églises disparues[modifier | modifier le code]

L'église sur le pré[modifier | modifier le code]

Vers le XVIe siècle, à l’époque où le protestantisme commençait à s’introduire dans la partie des terres appartenant à la seigneurie de Ribeaupierre, trois églises catholiques s’élevaient dans la partie alsacienne du Val de Lièpvre : l’église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte (donnée en 1561 aux réformés), la chapelle Saint-Blaise (qui a ensuite desservi les mineurs luthériens de St-Blaise) et l’église sur le pré (occupée par les mineurs luthériens de Ste-Marie). Des trois églises, seules les deux premières existent encore, la troisième a disparu en 1881[41],[42]. Située autrefois sur l'ancien pré[43] de la Mattenkirch (actuellement rue Robert Zeller), cette église n'existe plus aujourd'hui. Cette paroisse utilisée par l'ensemble des luthériens fut détruite par le feu le 6 octobre 1754. Elle avait été construite en 1542, puis après l'incendie reconstruite vers 1757. Elle fut démontée en 1880. À côté de cette chapelle, il y avait un cimetière où reposaient de hauts fonctionnaires des mines, dont les familles Pfeffinger, Kroeber, Finck, Saur, Schreiber et plusieurs tombes de la famille Schwengsfeld, ainsi que celle du Landrichter Jean Philippe Von der Lippe qui exerçait au commencement du XVIIe siècle.

Le couvent des Cordeliers[modifier | modifier le code]

En 1617, Henri II (1563-1624), duc de Lorraine, envoya à Sainte-Marie-aux-Mines[44] quelques cordeliers de la maison de Raon-l'Étape pour assister le curé et lutter contre le protestantisme[45]. Leur maison, établie dans la partie lorraine[46] à l'emplacement où se trouve aujourd'hui la CMDP du Val d'Argent, fut en partie incendiée le 13 mars 1777 : le père Gay, gardien, c'est-à-dire supérieur du couvent depuis 1774, s'était endormi avec sa chandelle allumée ; il sera la seule victime de cet incendie. La rénovation, commencée dès le 12 juillet de la même année, fut entièrement achevée en 1786. La popularité du couvent des Cordeliers incitait certains bourgeois catholiques importants à demander à se faire inhumer dans l'église, par exemple Antoine Narbey qui le demande dans son testament en 1731, ou Nicolas Lamouche, prévôt, avocat de la cour souveraine, qui est inhumé dans l'église le 11 juillet 1755. Le couvent des Cordeliers était sous l'invocation de saint Jean Baptiste et le grand autel sous son nom. Il y avait dans la nef deux autels collatéraux, l'un dédié à saint François et l'autre à saint Antoine. Avant l'incendie de 1770 il y avait jusqu'à 18 religieux. En 1790 ils étaient encore treize. Les moines vivaient en grande partie des aumônes que recueillait le père gardien du couvent tous les vendredis chez les habitants de Sainte-Marie-aux-Mines sans distinction de religion. À la Révolution, l'immeuble des Cordeliers est déclaré bien national.
Parmi les cordeliers qui se sont illustrés dans l'histoire[47] :

  • Joseph Leopold Gay, 1774 qui périt dans l'incendie de 1777,
  • Antoine Mathebs de Bergheim, 1791, né le 6 mai 1748, gardien du couvent des Cordeliers de Sainte Marie-aux-Mines. Il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé et est arrêté au cours d'une messe. Il est d'abord déporté à Rochefort puis à l'île d'Aix où il meurt le 12 août 1794 à 46 ans en déportation et où il est inhumé[48].

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts sur la petite place face au Trésor Public[49],[50], érigé en 1925[51],[52] avec les plaques suivantes : plaque commémorative des Malgré-Nous, plaque commémorative victimes civiles 1914-1918, plaque commémorative victimes civiles et militaires 1939-1945, plaque commémorative A.F.N.,
  • Plaque commémorative 1914-1918 sur le mur de l'église réformée (aux membres de la paroisse réformée victimes du conflit)[49],
  • Plaque commémorative, à la mémoire d'André Aalberg (1913-1943), compagnon de la Libération, sur le mur de l'école de la rue Narbey[49],
  • au col de Sainte-Marie, stèle commémorative 1914-1918, stèle commémorative du 21/23 R.I.F. (combats du 18 au 22 juin 1940), nécropole nationale du col de Sainte-Marie, cimetière militaire français[49],
  • Monument commémoratif des déportés slovènes (Deuxième Guerre mondiale) dans le square Slovène, face au théâtre ; ces déportés furent internés à Sainte-Marie-aux-Mines à partir de 1943 par les autorités allemandes, afin de les utiliser comme main d’œuvre dans l'usine souterraine (la "Markich Gross Kellerei") installée dans une partie du tunnel pour y fabriquer des pièces de moteurs d’avions et de fusées V1. Les Saint-Mariens leur ayant apporté nourriture et réconfort, les survivants tiendront à en remercier la ville. Cet épisode est à l'origine du jumelage avec la commune slovène de Trzic en 1966[53].
  • Nécropole militaire allemande de Mongoutte (un millier de victimes des combats de 1914-1918 plus une cinquantaine de victimes de ceux de 1944), situé à l'entrée est de Sainte-Marie-aux-Mines non loin du cimetière Saint-Guillaume, remarquable par le soin de son aménagement, notamment le portail d'entrée et la croix monumentale centrale de 12 mètres de haut[54].

Autres éléments de patrimoine[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Sainte-Marie-aux-Mines

L'hôtel de ville a été édifié d'abord en 1833 sur l'emplacement d'un bâtiment qui fut appelé "le Châtelet" occupé par les représentants du duc de Lorraine. Cet immeuble devenu vacant tombait en ruine et fut démoli en 1880. On a toutefois conservé une tourelle qui aurait servi de cage d'escalier à Madame de Ribeaupierre, ancienne propriétaire.On a fixé sur cette tourelle un bloc de galène (sulfure naturel de plomb) sculpté en écusson, armes parlantes de la ville, témoignage de son ancienne richesse, c'est-à-dire, les mines. En 1957 l'édifice fut entièrement rénové auquel il a été rajouté un bâtiment abritant le Syndicat d'initiative pour devenir ensuite la gare routière de la SNCF. Les premières élections au suffrage universel du 26 février 1790 ont porté à la mairie Nicolas François Lamouche, avocat devenu le premier maire de la ville réunifiée.

Maison place Keufer[modifier | modifier le code]

La place Keufer et la pharmacie.

Ancienne construction sur la partie alsacienne datant du XVIe siècle, elle a accueilli les officiers des mines, puis l'hôtel de ville alsacien de Sainte-Marie, puis le collège de la ville, elle est actuellement une pharmacie. Elle utilisait toute la largeur de la place, mais fut remaniée au XIXe siècle puis, pour agrandir les rues elle fut réduite en longueur en 1881. De style allemand, elle a une façade à pignon à redents, un oriel décoré d'une galène argentifère et du blason des ribeaupierre sur le balcon de l'oriel[55],[56].

Autres bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Mines d'argent[modifier | modifier le code]

Patrimoine minier : Tellure mine d’argent[67], mine Saint-Louis Eisentür, mine Gabe-Gottes et mine Saint-Barthélemy, "Faunoux", "Jakobssmatten", "Kesseklweis-stanne", "Lemithal", "Rain de l'Horloge", "Rauenthal", "Steinkoepfel ", "Hirtzenberg", "Neuenberg " - Réseaux souterrains et vestiges de surface - Inscriptions le 20 décembre 1994[68].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Porte du XVIIe siècle : 1, rue Jean-Paul-Kuhn - Classé le 22 mars 1934.
Vieille fontaine.
  • Borne frontière : Située sur le pont du Bonduron, rue de la vieille poste, cette borne datée de 1722 marquait la frontière entre la Lorraine et l'Alsace. Ce pont était le seul passage permettant de franchir la Liepvrette d'une suzeraineté à l'autre. Cette borne est scellée dans le parapet, au milieu du pont. Elle est formée d'une croix à double traverse, plus communément appelée « croix de Lorraine » et d'autre part des armoiries des Ribeaupierre[69].
  • Jardins : 3, rue des Jardins - Porte du XVIIe siècle - Inscrit le 22 mars 1934.
  • Fontaine du génie industriel[70]
  • Musée de l'école : École et musée de l'école[71].
  • Espace Musées en Val d'argent : musée minéralogique, musée du textile et musée du patrimoine minier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Wagon utilisé par les mineurs.
Monument dédié à Michel Paira.
La Lièpvrette à Sainte-Marie-aux-Mines.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Sainte-Marie-aux-Mines. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Sainte-Marie-aux-Mines.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seules 3,5% des communes françaises dépassent 45 km2 de superficie. Source : Répertoire géographique des communes : fichier texte, Institut national de l'information géographique et forestière, (lire en ligne)
  2. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 19 mai 2012)
  3. Fiche documentaire sur la Lièpvrette paru sur le site du Parisien, reprenant les données de SANDRE, consulté la ligne le 7 juin 2017 [1]
  4. [2].
  5. Achille Pénot, Statistique du département du Haut-Rhin, Impr. Risler, (lire en ligne), p. 269.
  6. « Table climatique Sainte-Marie-aux-Mines », sur fr.climate-data.org/ (consulté le 7 juin 2017)
  7. John D. Roth, Letters of the Amish Division: A Sourcebook, Mennonite Historical Society, Goshen, Indiana, 1993
  8. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  9. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  10. Voir l’Armorial de la Généralité d’Alsace.
  11. Mieux comprendre l’esprit Amish… blog "La Ruche des Quilteuses", texte mis en ligne le 15/8/2014, consulté le 6 juin 2017[3]
  12. "Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre." Livre de l'Exode chapitre 20, verset 4, traduction Louis Segond, commandement répété dans le livre du Deutéronome, chapitre 5 , verset 8
  13. Site de Jacques Légeret, http://www.quiltsamish.com/, consulté le 6 juin 2017[4]
  14. Le Patchwork Amish, site //sitepatchwork.free.fr/, texte mis en ligne en 1999, consulté le 6 juin 2017[5]
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  19. « L’ancien hôpital Chenal réhabilité en pôle médical et résidence seniors », article des DNA du 28 octobre 2015.
  20. Louis XIV fit don à cette église d'un calice et finança l'édifice pour une somme de cinq mille cinq cent livres - Abbé Grandidier: Sainte-Marie-aux-Mines, Echéry, 1785
  21. L'église Saint-Pierre de Saint-Pierre-sur-l'Hâte
  22. « Eglise Saint-Pierre-sur-l'Hâte », notice no PA00085664, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Eglise Saint-Pierre (simultaneum) », notice no IA68007568, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no IM68010482, base Palissy, ministère français de la CultureSaint-Pierre-sur-l'Hâte
  25. L'église catholique Sainte-Madeleine
  26. a et b « Chapelle Sainte-Madeleine, actuellement chapelle de cimetière », notice no IA68007248, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. L'église luthérienne dite des Chaînes à Sainte-Marie-aux-Mines(68), article sur le site petit-patrimoine.com, consulté le 20 juin 2017 [6]
  28. « Temple réformé », notice no IA68007247, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Temple réformé », notice no PA00085670, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Sainte Marie aux Mines : le temple
  31. Notice no PM68000754, base Palissy, ministère français de la Culturetableau commémoratif du pasteur Christophe Merian et de son fils
  32. Notice no PM68000344, base Palissy, ministère français de la Cultureorgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  33. Notice no PM68000938, base Palissy, ministère français de la Cultureorgue de tribune
  34. « Chapelle Saint-Matthieu », notice no IA68007249, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. La chapelle Saint-Mathieu
  36. « Chapelle luthérienne », notice no IM68010462, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Notice no IM68010462, base Palissy, ministère français de la CultureCloche de la chapelle luthérienne Saint-Blaise
  38. chapelle de Fertrupt
  39. Dernières nouvelles d'Alsace 21 février 1995 - Édition Alsace centrale
  40. La chapelle de la Madeleine
  41. Notice no IM68010360, base Palissy, ministère français de la Cultureéglise Saint-Louis, Cloche (No1)
  42. Notice no IM68010360, base Palissy, ministère français de la Cultureéglise Saint-Louis, Cloche (No2)
  43. Le pré portait le nom de "Wahlfahrtsmatte" ou simplement Sur-le-Pré, l'église portait le nom de Mattenkirch.
  44. A la demande d'Adam Petz, évêque de Tripoli, suffragant de Strasbourg.
  45. Selon l'abbé Rice d'Attigny-la-Tour c'est en réalité Charles IV de Lorraine en 1617 qui fit appel aux Cordeliers pour s'établir à Sainte-Marie-aux-Mines. L'abbé Rice avait été sollicité par Léopold Ier, duc de Lorraine de faire un inventaire de toutes les paroisses dépendantes de son gouvernement et d'en dresser l'inventaire et l'état des revenus et des bénéfices situés en Lorraine en 1702. Ce document forme douze registres qui sont conservés aux archives départementales de Meurthe et Moselle sous la cote B 288-298
  46. Le plan du couvent en 1791 se trouve aux Archives départementales du Haut-Rhin, carton des Récollets
  47. Liste plus complète issue des "Nouvelles œuvres inédites de Grandidier", (publiées sous les auspices de la Société industrielle de Mulhouse), Alsatia Sacra ou statistiques religieuses de l'Alsace avant la Révolution, avec notes inédites de Schoepflin, tome II, Colmar Huffel, librairie de l'éditeur, M.DCCC.XCIX, pages 265-266 : Gervasius Corroyer, arrivé en 1626, originaire de Bâle ; Minorville (1674) ; Thiery (1676), sans doute un patriote lorrain qui fut enlevé par ordre du maréchal de Rochefort, gouverneur de Lorraine pour Louis XIV ; Thyvet (1754) ; Cordier (1757) ; Thyvet (1764) ; Perrin (1766, gardien en 1767) ; Hoeld (1775-1776) ; Nicolas Marchal (1783, qui fait rétractation de ses vœux en 1801).
  48. Archives départementales du Haut-Rhin, Révolution, carton des Récollets
  49. a, b, c et d Description des monuments commémoratifs de Sainte-Marie-aux-Mines sur Genweb
  50. L'Alsace retrouvant la République Française
  51. « Monument aux morts (F) », notice no IA68007562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, « Morts pour la France »
  53. Informations réunies par le site www.petit-patrimoine.com, consulté le 11 juin 2017 [7]
  54. Amandine Munier, Histoires 14-18 : Le cimetière allemand de Mongoutte, citant Juliette Girardot, Pays d’Art et d’Histoire, Archives & Patrimoine du Val d’Argent, site de FR3, article publié le 15/01/2016, consulté le 11/6/2017 [8]
  55. « Maison des Ribeaupierre, puis mairie, école, pharmacie », notice no IA68007260, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Pharmacie de la Tour
  57. « Théâtre Municipal », notice no PA00085671, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Maison Blech », notice no PA00085667, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Maison et tissage Reber, puis Blech Frères », notice no IA68007512, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. maison Renaissance de 1589 et son mineur
  61. La maison Renaissance de 1596
  62. « Ancienne demeure d'industriel dite Château Lacour », notice no PA68000026, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Maison de l'industriel Jules Lacour », notice no IA68007267, base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Tour des mineurs, à Echery, numéro 43, dite aussi Tour de l'Horloge ou Prison des mineurs », notice no PA00125236, base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. Notice no IM68010453, base Palissy, ministère français de la CultureMécanisme d'horloge
  66. Notice no IM68010454, base Palissy, ministère français de la CultureCloche tribunal et prison des mineurs ou Tour des mineurs
  67. Tellure mine d’argent, 1549
  68. « Anciennes mines d'argent du massif de Neuenberg », notice no PA00085669, base Mérimée, ministère français de la Culture
  69. « Borne frontalière », notice no IA68007258, base Mérimée, ministère français de la Culture
  70. La fontaine du génie industriel
  71. « École et musée de l'école », notice no IA68007542, base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. « Histoire de la dynastie Gruss »