Étupes

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Étupes
Le temple.
Le temple.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Bethoncourt
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Claudel
2014-2020
Code postal 25460
Code commune 25228
Démographie
Gentilé Erbatons
Population
municipale
3 633 hab. (2014)
Densité 368 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 25″ nord, 6° 51′ 43″ est
Altitude Min. 319 m – Max. 406 m
Superficie 9,87 km2
Localisation

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Étupes

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Étupes

Étupes est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés Lai Herbatons : agneaux nés en automne, ayant passé l'hiver à l'étable, découvrant avec étonnement le monde du printemps[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Estupes en 1294 ; Estoupe en 1448 ; Estupes en 1481 ; Estuppen au XVIe siècle ; Esteupes en 1584 et au XVIIe siècle ; Estupe en 1738[1].

Située idéalement entre les villes de Belfort et Montbéliard, Étupes profite pleinement de sa situation pour faire évoluer sa zone industrielle de Technoland. Trois monts surplombent la ville : La Montagne, Le Cimetière et Le Grand Faubourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brognard Allenjoie Fesches-le-Châtel Rose des vents
Vieux-Charmont
Sochaux
Exincourt
N Dampierre-les-Bois
O    Étupes    E
S
Taillecourt Audincourt Dasle

Histoire[modifier | modifier le code]

Étupes appartenait au comté de Montbéliard qui fut rattaché à la France en 1793.

Les origines d'Etupes remontent à l'époque gallo-romaine, date à laquelle la Via Agrippa reliant Mandeure (Epomanduodurum) à Strasbourg passe par le village. Des archéologues retrouvent même les traces d'un pont de bois enjambant l'Allan.

Quelques siècles plus tard, Etupes marque à nouveau l'Histoire grâce à son somptueux château, construit en 1770 à l'emplacement de l'actuel lotissement du château et démonté pierre par pierre en 1801 pour effacer tout symbole de l'Ancien Régime. Cette résidence d'été du duc Frédéric-Eugène de Wurtemberg était entourée de plusieurs hectares de verdure. Abandonnée après le rattachement du pays de Montbéliard à la France, elle est vendue aux enchères. Une maquette de l'édifice aujourd'hui disparu est exposée au Musée des ducs de Wurtemberg au château de Montbéliard.

Jusqu'à l'explosion des activités industrielles dans le pays de Montbéliard au XIXe siècle, Etupes est une commune essentiellement tournée vers l'agriculture. Sur son territoire, dans les années 1970, se développe Technoland, la zone d'activités devenue aujourd'hui la plus importante de l'agglomération. Etupes est également la patrie de Jules-André Peugeot, connu sous le nom de Caporal Peugeot, tué le 2 août 1914 à Joncherey (Territoire de Belfort), soit plus de trente heures avant la déclaration officielle de guerre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étupes Blason De gueules à deux bars d’argent adossés au chef de même chargé de trois monts à six coupeaux de gueules aussi[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1522 1524 Nicolas Vuillemenot    
1524   Girard Vuillemenot    
1524   Huguenin Marcoux    
1540   Jehan Vuillemenot    
1589 1591 Nycolas Vuillemenot    
1601   Jehan Huguenot Marcoux    
1609 1628 Perrin Marcoux    
1660   Viénot Marcoux    
1669   Nicolas Vuillemenot    
1681 1690 Daniel Marcoux    
1698   Adam Pechin    
1704 1716 Jacques Pechin (père)   Cojuge à la prévôté de Montbéliard
1716 1727 Jacques Pechin (fils)    
1727 1742 Jean Georges Pechin    
1749 1751 Nicolas Vuillemenot    
1751 1772 Pierre-Abram Pechin (père)   Cojuge à la prévôté de Montbéliard
1772 2 mars 1778
(révoqué)
Pierre-Abram Pechin (fils)   Cojuge à la prévôté de Montbéliard jusqu'en 1793
mars 1778 Daniel Koelig    
Pierre-Abram Pechin    
Jean-Christophe Cuvier   Officier public
Pierre-Abram Marcoux   Officier public
mars 1798 Jacques Pechin   Officier public
mars 1798 Pierre-Abram Pechin    
Pierre-Abram Pechin    
1808 Joseph Chenot    
1808 Jean Georges Peugeot    
Pierre-Abraham Pechin (père)   Adjoint faisant les fonctions de maire
Jean Georges Peugeot    
Pierre-Abraham Pechin (fils)    
Pierre-Abraham Pechin (père)   En intérim
Pierre-Abraham Curie    
1835 Pierre-Abraham Pechin (père)    
1835 1854 Jacques Viénot Doriot    
1854 1871 Frédéric Pechin    
1871 1871 Louis Rigoulot    
1871 1874 Émile Chenot    
1874 1875 Constant Peugeot   Délégué aux fonctions de maire
1875 1878 Jacques Doriot    
1878 1881 Émile Chenot    
1881 1881 Louis Rigoulot    
1881 1882 Charles Albert Pechin    
1882 1884 Émile Pechin-Gressard    
1884 1886 Charles Albert Pechin    
1886 1904 Louis Rigoulot    
1904 1907 Henri Donze-Vauthier    
1907 1945 Émile Beley[4]   révoqué par le Gouvernement de Vichy[5]
1945 1948 Georges Gauchet    
1948 1951 Louis Robert    
1951 1953 Jean Vauthier    
1953 1965 René Jacot    
1965 1973 Guy Bernardin    
1973 1989 Paul Bernard    
1989 2010 Jean Geney[6] RPR puis UMP député de 1993 à 1997, démissionnaire[7]
2010 2014 Catherine Dessables    
2014 en cours Philippe Claudel DVG Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 633 habitants, en augmentation de 3,53 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
351 370 450 548 646 711 745 830 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
861 892 876 938 1 002 915 923 887 817
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
840 821 819 827 820 909 903 962 1 101
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 471 5 198 5 250 4 671 3 603 3 543 3 467 3 509 3 633
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Curie (1906-1956), lieutenant-colonel au Régiment de sapeurs-pompiers de Paris il fut un résistant de la première heure et créa le réseau Sécurité parisienne au sein du Régiment. Après la guerre, il fut le créateur et le premier directeur du Centre National d’Instruction et de Protection contre l’incendie (CNIPCI). Il est également le pionnier du Groupement Hélicoptère de la Sécurité Civile et du sauvetage héliporté en France. Une rue porte son nom à Etupes ainsi qu'à l'Île-de-Sein[12] et à Choisy-le-Roi depuis le 25 octobre 2011.
  • Eugen von Maucler (30 mai 1783 à Étupes - 28 janvier 1859 à Ludwigsbourg), politicien Wurtembergois et bibliophile renommé.
  • Jules-André Peugeot, né à Étupes le 11 juin 1893, tué à Joncherey le 2 août 1914 (petit-fils du colonel Pierre Frédéric Pechin) : le premier mort de la guerre de 1914 - 1918, qui est déclarée officiellement le lendemain.
  • Le colonel Pierre-Frédéric Péchin.
  • Mathilde Laigle a écrit Une heure au château d'Étupes.
  • Michel Wittig, historien de la ville[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. Racines comtoises
  3. La liste des maires sur GenWeb
  4. Entre 1941 et 1945, Alfred Doriot a été nommé par Vichy pour interim. Non élu, il ne sera pas légitimé dans la fonction.
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96189501/f10.item.r=canton.zoom
  6. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  7. - France 3 Bourgogne
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Voir http://frederic-curie.org et http://securite-parisienne-force-gouvernementale.org
  13. Michel Wittig, « Le Château d'Étupes », in Bulletin de la société d'émulation de Montbéliard, no 116, 1993, p. 113-183 montbeliard-emulation

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]