Saverne

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Saverne
Le château des Rohan au bord du canal de la Marne au Rhin.
Le château des Rohan au bord du canal de la Marne au Rhin.
Blason de Saverne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Bas-Rhin (sous-préfecture)
Arrondissement Saverne
(chef-lieu)
Canton Saverne
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la Région de Saverne
Maire
Mandat
Stéphane Leyenberger
2014-2020
Code postal 67700
Code commune 67437
Démographie
Gentilé Savernois(es)
Population
municipale
11 609 hab. (2013)
Densité 446 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ Nord, 7° 21′ 46″ Est
Altitude Min. 177 m – Max. 463 m
Superficie 26,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saverne.fr

Saverne (Zàwere en alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin. Sous-préfecture de département, elle fait partie, depuis le 1er janvier 2016, de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Saverne se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Ses habitants sont appelés les Savernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saverne est située dans l'ouest du département Bas-Rhin, près de la limite entre l'Alsace et la Lorraine.

La ville occupe une position stratégique sur le col de Saverne, un des passages naturels entre le plateau lorrain et la plaine d'Alsace à travers les Vosges.

Saverne est distante de 33 km de Strasbourg, de 87 km de Nancy, de 96 km de Metz et de 368 km de Paris (distance orthodromique)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ottersthal Ottersthal / Monswiller Monswiller Rose des vents
Phalsbourg / Danne-et-Quatre-Vents N Monswiller / Waldolwisheim
O    Saverne    E
S
Haegen / Gottenhouse Otterswiller Schwenheim / Furchhausen

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal de la Marne-au-Rhin à Saverne.
La rivière Zorn près de la gare.

Le canal de la Marne au Rhin traverse Saverne en entrant dans la ville par une double écluse (anciennement deux écluses N°30 et 31 - la différence de niveau entre l'amont et l'aval est de 5,10 m). Un port de plaisance situé au centre de l'agglomération, en face du majestueux château des Rohan, accueille une base de location bateaux.

La commune est également irriguée par la Zorn.

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur le tracé de la D 1004 (ancienne RN 4) et de l'autoroute A4. La D 132 permet de rejoindre Lutzelbourg et la D 421 se dirige vers Brumath.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Saverne.
La gare.

Saverne est traversée par la ligne Paris – Strasbourg, à la sortie de la vallée de la Zorn. La gare de Saverne, construite dans les années 1850, est aujourd'hui une importante gare TER pour les mouvements pendulaires entre Strasbourg et Nancy. Elle bénéficie également d'une liaison vers Paris en TGV, en remplacement des trains Corail. Le TGV a ramené le meilleur temps de parcours vers la capitale à h 30 min.

Dans le cadre des travaux du second tronçon de la LGV Est européenne (mis en service le 3 juillet 2016), un tunnelier de 2 200 tonnes a creusé, d'août 2010 à 2013, le tunnel de Saverne (4 km de long, nécessitant environ 7 mois de creusement par tube, à raison d'une avancée moyenne de 22,50 m par jour, réalisée sans interruption nocturne en travail posté)[2], tout en supprimant les effets de fragmentation écologique induit par les lignes à grande vitesse non enterrées[2]. Ce tunnel traverse un sous-sol marno-calcaire (à l'est) ou gréseux, faillé dans une zone centrale d'environ 500 m[2]. Il a nécessité : 307 000 m3 d'excavations par tube, 31 000 voussoirs, 60 000 m3 de béton de structure et de remplissage, 614 000 m3 de marinage dont 320 000 m3 réutilisés sur place, et 8 200 tonnes d'acier[2].

Véloroutes et voies vertes[modifier | modifier le code]

Saverne est une étape sur le parcours cyclable longue distance EuroVelo 5 (Via Romea Francigena). Ce parcours emprunte le chemin de halage aménagé du canal. Il est revêtu sur toute sa longueur entre la sortie du tunnel d'Arzviller et Strasbourg, où il rejoint l'EV15 (Véloroute Rhin) qui relie Rotterdam à Andermatt en Suisse.

L'ancienne voie ferrée entre Saverne et Molsheim a été reconvertie en piste cyclable.

Sentier de grande randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR53 Wissembourg - Donon traversant les Vosges du Nord transite par Saverne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms : Tabernis au IIIe siècle[3], Tres Tabernae au IVe siècle, Ziaberna à la fin du Ve siècle puis sous la forme allemande Zabarnam en 841.
  • En allemand : Zabern.
  • Durant le XIXe siècle, Saverne était également connue au niveau postal sous les alias de Elsas-Zabren et Zavren[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saverne en 1663 (Matthäus Merian).
Armoiries de Saverne par l'entreprise Kuhn.

De l'époque de la cité gauloise, devenue camp romain, dénommée « Tres Tabernae »[5] jusqu'à nos jours, Saverne conserve les traces de son rôle historique et de sa vie passée : vestiges du mur d'enceinte romain, mur médiéval, église romane, cloître, maisons anciennes remarquables. La ville se présente sous tous ses attraits dans un site naturel exceptionnel, au pied des montagnes boisées, couronnées de châteaux-forts qui l'entourent, comme autant de sentinelles superbes et éternelles.

Le site est occupé dès le Ier siècle de notre ère. Le point culminant de la cité sera privilégié et formera la ville haute. Au IIIe siècle, la ville haute est entourée par une enceinte fortifiée.

Les évêques de Strasbourg sont maîtres de la ville de 1236 jusqu'à la Révolution. En 1394, Saverne devient résidence épiscopale ce qui favorise le développement de la cité : la ville s'étend en dehors de l'enceinte romaine. La ville basse s'établit au delà de la porte dite « Mitteltor » et est précédée de l'autre côté de la Zorn par « Kleinstadt ». Moulins et tanneries se développent le long de la Zorn.

Lors de la guerre des paysans en 1525, Saverne est investie par l'armée ducale du duc de Lorraine, la population est massacrée ainsi que les membres des bandes paysannes qui s'y étaient enfermés (environ 20 000 morts).

La ville est lentement reconstruite après les sièges et les incendies dus à la guerre de Trente Ans. À partir du milieu du XVIIe siècle, toutes les constructions doivent être de même hauteur et érigées dans le même alignement.

Saverne, comme le reste de la province d'Alsace, est progressivement annexée par le roi de France.

Au début du XVIIIe siècle, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan facilite la construction du quartier entre la porte haute et la rue des Bains.

La cité connait un grand essor démographique au XVIIIe siècle notamment grâce à l'extension du faubourg et au développement de la communauté juive.

Saverne voit l’arrivée du chemin de fer le 29 mai 1851 avec l’ouverture de la section Sarrebourg - Strasbourg de la ligne Paris - Strasbourg.

Vers 1860, l'activité industrielle contribue à la fondation d'une importante communauté protestante.

De grands personnages ont séjourné à Saverne, comme Johann Wolfgang von Goethe et Victor Hugo.

De 1871 à 1918, la ville est annexée à l'Empire allemand, comme toute l'Alsace-Lorraine, et devient « Zabern ». Elle fait partie du Bezirk Unterelsass.

Fin 1913, Zabern est le théâtre d'évènements aux retentissements internationaux connus sous le nom d'incident de Saverne.

La commune redevient française et bas-rhinoise à la fin de la Première Guerre mondiale.

En 1922, le 10e bataillon de chasseurs à pied, le « bataillon du drapeau » prend garnison à Saverne, puis est dissous après la défaite.

La ville est annexée de facto à l'Allemagne en 1940.

Saverne est libérée par la 2e division blindée du général Leclerc le 22 novembre 1944, avant que ne soient libérés la plaine d'Alsace et Strasbourg.

Histoire du Faubourg Sainte-Madeleine, Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Le faubourg est occupé dès le Ier siècle de notre ère. Il est abandonné au IIIe siècle lors de la construction de la citadelle de la ville haute.

Une léproserie, située en dehors des murs de la ville, y est construite au XIIe siècle puis une chapelle au XIIIe siècle. En 1301, une maison de recluses la close, à laquelle on annexe la chapelle Sainte-Madeleine proche, y est érigée. Le couvent est remplacé en 1456 par la chapelle Saint-Nicolas, celle-ci est entourée d'un cimetière en 1596.

Après l'incendie allumé par les troupes d'Ernst von Mansfeld en 1622, les maisons sont reconstruites. On y trouve des tuileries et la place de la foire. Le faubourg est à nouveau incendié en 1636 par les troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar et reste inhabité jusqu'à sa reconstruction en 1673 grâce à l'évêque François-Egon de Furstenberg.

Dès 1675, le faubourg est mis en cendres par les troupes françaises qui se servent ensuite des matériaux pour la construction des nouvelles fortifications et notamment des bastions du faubourg. La reconstruction s'effectue quelques années plus tard avec l'aide de l'évêque et du magistrat de la ville.

La route de la côte de Saverne est construite entre 1728 et 1737. Elle communique avec le faubourg par la route de Paris sur laquelle s'établit une poste aux chevaux et de nombreuses hôtelleries. Au début du XVIIIe siècle, la partie du faubourg entre la porte de Strasbourg et le « Pfliegerst » n'étant pas bâtie, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan favorise sa construction en faisant niveler et paver la rue.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la bande de sable chargée d'une licorne bondissante du champ, accornée et onglée d'argent[6].
Commentaires : La licorne des armes a été empruntée à un sceau de la ville datant du XIVe siècle[7]. Elle est représentée aujourd'hui en statue sur la place de la ville.

Le 17 août 1978, le blason de la ville de Saverne a été apposé sur la locomotive BB 15064.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture.
L'hôtel de ville.

La commune a le statut de sous-préfecture, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Saverne et du canton de Saverne.

Par ailleurs, elle fait partie de la communauté de communes de la Région de Saverne qui regroupe 28 communes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Léopold de Mayerhoffen    
1791 1792 Florent Dagobert Arth    
1800 1808 Claude Pierre Monet    
1815 1815 Claude Pierre Monet    
1829 1830 Louis Antoine Arth    
1830 1835 Claude Pierre Monet    
1843 1851 François Joseph Ostermann    
1852 1864 Adolphe de Latouche    
1864 1867 Camille Schoell    
1867 1868 Adolphe de Latouche    
1871 1879 Dagobert Fischer    
1908 1914 Louis Knoepffler Zentrum Député
1918 1918 Louis Knoepffler    
1956 1977 Joseph Wolff    
1977 2001 Adrien Zeller UDF Député
2001 2008 Thierry Carbiener UDF  
mars 2008 mars 2013 Émile Blessig[8] UMP  
mars 2013 en cours Stéphane Leyenberger UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Saverne dispose d'une brigade de Gendarmerie, d'une Police municipale ainsi que d'une brigade des douanes depuis 1993.

Justice[modifier | modifier le code]

Le tribunal de grande instance de Saverne.

La compétence territoriale du tribunal de Saverne, juridiction de première instance dépendant de la cour d'appel de Colmar, couvre environ toute la moitié ouest du département.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À l'occasion du 45e anniversaire de son jumelage avec Donaueschingen, les blasons des deux villes ont été mis sur la rame TGV POS 4403, le 28 novembre 2009.

Population et société[modifier | modifier le code]

La ville de Saverne a connu une croissance modérée du nombre de ses habitants depuis la Seconde guerre mondiale. La hausse du prix des logements conduit aujourd'hui à construire un habitat plus dense, d'immeubles de taille moyenne sur les terrains encore vacants.

L'aire urbaine de Saverne est constituée de 7 communes et comptait 16 366 habitants en 1999.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 11 609 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 849 3 980 4 163 4 595 5 106 5 352 5 226 5 738 6 407
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 348 5 331 5 489 5 900 6 201 6 605 6 936 7 341 8 322
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 498 8 937 9 153 7 316 7 916 8 436 9 141 8 869 8 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
9 056 9 682 10 170 10 327 10 278 11 201 11 907 11 989 11 685
2013 - - - - - - - -
11 609 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publics[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La capacité d'accueil du centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne est de 415 lits[11].

Sports[modifier | modifier le code]

Un cyclo-cross se déroule sur le chemin de halage aménagé du canal ; il a été le support de deux manches du Challenge la France cycliste de cyclo-cross en 2010 et 2012.

Saverne dispose d'un centre nautique, l'Océanide[12].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Kuhn, entreprise de matériel agricole ;
  • Brasserie Licorne, appartenant aujourd'hui au groupe Karlsbräu France ;
  • Hager, entreprise de fabrication de matériel électrique ;
  • Haemmerlin, fabrication de brouettes ;
  • Télésecrétariat - Centre d'affaires ;
  • Plate-Forme Technologique Extrusion, plate-forme de recherche et de développement en plasturgie ;
  • Eurofins Analyses pour l'Environnement, Eurofins Hygiène du Bâtiment et Eurofins Environnement Logistique, laboratoire d'analyses sur sols, air, eaux, sédiments, boues et mâchefers. Installé à Saverne depuis 2005, l'entreprise emploie 310 salariés en 2016[13] ;
  • Laboratoire d’étude des matériaux (LEM) ;
  • Saverne Transports, transports et entreposage, à Steinbourg ;
  • Adidas, siège social France et magasin d'usine, à Landersheim (transfert à Strasbourg début 2018[14],[15]) ;
  • SAIT Mining, fabricant de matériel électrique pour les mines. Implantée à Saverne depuis 1925, la société employait 400 personnes dans les années 1970. La production est arrêtée le 1er mars 2016[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • La tour Cagliostro où Cagliostro se serait livré à ses obscures expériences plus proches de l'alchimie que de la science. De son autre nom Joseph Balsamo, il fut également impliqué dans la fameuse « affaire du collier de la reine » ;
  • Oppidum dit fossé des Pandours de l'époque de la Tène ayant subi des remaniements à différentes époques ; une partie constituée d'un rempart de terre et d'un fossé est nommée des 1744 fossé des Pandours par la tradition populaire car des troupes impériales d'origine hongroise s'y étaient retranchées pendant la guerre de succession d'Autriche ; ce rempart se poursuit entre le Baerenkupfel et le Koepfel au niveau duquel il a été restauré au IXe siècle ou Xe siècle par un mur de pierre sèche avec armature en bois[22] ;
  • Fortifications[23]. L'enceinte de la ville haute date de l'époque romaine ; elle fut construite vers 310 en réutilisant les matériaux d'une forteresse du IIe siècle (vers 236) ; restaurée en 357 par Julien (empereur romain) ; subsiste dans la partie inférieure de l'enceinte médiévale qui en a conservé la trace et les nombreuses tours ; selon la tradition au VIIIe siècle elle aurait eu 52 tours ; rasée par l'évêque Wigéric de Metz en 923 et restaurée par Henri Ier de Germanie ; elle est à nouveau restaurée avant 1193 ; l'enceinte de la ville moyenne daté du XIVe siècle ; et fit l'objet de restaurations en 1344 ; l'enceinte de la ville basse serait de 1316 ; à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle le système défensif est renforcé par des bastions ; en 1592, le front nord-ouest de la vile basse est renforcé par une citadelle et différents ouvrages ; au XVIIe siècle importantes destructions et restaurations : en 1650 les bastions et la citadelle sont démolis en application du Traité de Münster de 1648 ; ils sont remis en état par Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne en 1674 ; en 1677 François Michel Le Tellier de Louvois ordonne la destruction des murs ; en 1683, Louis XIV ordonne la reconstruction qui eut lieu en 1684 ; la citadelle fut restaurée en 1702 et abandonnée en 1733 ;
  • Arsenal, construit dans la 2e moitié du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle d'après les éléments d'architecture ; servit d'arsenal à la ville jusqu'en 1631 ; endommagé en 1678 lors de la destruction des fortifications et reconstruit ; distribution intérieure remaniée mais la cave voûtée et l'escalier du XVIIe siècle subsistent ; remplois : portail de la maison 78 grande rue, fontaine ;
  • Ancien fort Matthias Gallas (détruit). Après avoir pris Saverne en 1635 le comte Matthias Gallas fait construire un fort au delà du col de Saverne ; pris en 1636 par les troupes de Bernard de Saxe-Weimar ; retranchements remis en état par le maréchal François de Neufville de Villeroy en 1704 ;
  • Grange aux dîmes, construite en 1609 par le prieur du chapitre Notre-Dame comme grange dîmière qui servira jusqu'à la Révolution ; agrandissement vers l'arrière en 1720 : le mur pignon postérieur porte l'inscription attestant le droit de surbâtir ; vendue comme bien national en 1791, elle appartient ensuite à des brasseurs qui l'utilisent comme séchoir à malt ;
  • Ancien hôtel de ville, un premier hôtel de ville avait été édifié près de l'église ; en 1467 construction d'un nouvel hôtel de ville en style gothique, près de la porte de la ville moyenne ; endommagé en 1636 pendant la guerre de Trente Ans ; en 1755 suppression du 2e étage trop vétuste ; projet de reconstruction en 1772 par Le Roy, en 1773 par Salins de Montfort, dernier projet au XIXe siècle, aucun ne fut réalisé ; destruction en 1803 ;
  • Relais de poste, après le raccordement du faubourg à la route du col en 1737, le maître de la poste aux chevaux construisit un relais pouvant abriter une trentaine de chevaux qui périclita après la mise en service du chemin de fer ; vendu aux enchères l'édifice est acheté en 1858 par la ville de Saverne qui l'aménagea en gendarmerie d'après un projet de l'architecte Louis Furst de 1859 ; les bâtiments furent vendus en 1899 à la congrégation des pères du Saint-Esprit qui en firent une école ; de l'ancien relais ne subsiste que le corps de logis ;
  • Puits, dont l'origine aurait remonté aux Romains, remis en état par la commune en 1543 dans le style de la Renaissance ; peut être mis en rapport avec celui commandé à Denis Roritzer pour la place devant l'hôtel de ville ;
  • Moulin municipal[24], construction d'un nouveau moulin municipal intra muros en prévision d'un siège des Armagnacs ; après avoir détruit l'ancien moulin épiscopal on commença en 1444 la construction qui fut achevée en 1445, date sur une porte ; il fit l'objet d'adjonctions successives au cours des siècles et des vestiges étaient englobés dans des bâtiments modernes ; jusqu'à la Révolution, les boulangers de Saverne avaient l'obligation d'utiliser le moulin municipal ; canal d'alimentation comblé en 1966 ; destruction après inventaire en 1969 ; vestiges conservés au musée de Saverne ; marque de tâcheron, inscription ;
  • Moulin à Kreuzfeld, fondé par l'évêque de Strasbourg vers 1700 ; le bâtiment principal date du XVIIIe siècle ; a servi comme restaurant ; le bâtiment d'exploitation est de 1829 ;
  • Hospice Sainte-Catherine, hôpital d'hospitaliers, premier hospice construit extra muros dans la ville basse, XIIe siècle ou XIIIe siècle par les frères hospitaliers ; 1511 : construction nouvelle hospice pour miséreux ; 1573 : importants remaniements à la chapelle ; début XVIIe siècle l'hospice à trois corps de bâtiments ; 1636 : destruction lors de l'incendie de la ville basse ; 1653 : reconstruction bâtiment supérieur, 1659 : bâtiment inférieur, 1662 : chapelle Sainte-Catherine ; 1747 : destruction et reconstruction immédiate sur plans de Joseph Massol avec remplois provenant de la Bergkirche et des bastions ; pendant la Révolution la chapelle désaffectée sert de magasin puis de logement jusqu'en 1835 ; en 1885 et 1886 construction nouvelle aile et installation nouvelle chapelle dans bâtiment préexistant actuellement à l'abandon ; ancienne chapelle détruite vers 1968, destruction de l'hôpital en 1968 après inventaire ; parties déplacées au musée de Saverne escalier et quatre statues de l'ancienne chapelle ;
  • La roseraie de Saverne, créée en 1898 ;
  • Le jardin botanique du col de Saverne, créé en 1931[25] ;
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

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  • L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Saverne ou église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy[28], [29]. Le clocher-porche et les murs latéraux du vaisseau central remontent au milieu du XIIe siècle; dans la 2e moitié du XIVe siècle surhaussement de la tour et transformation de la nef : reconstruction de l'extrémité orientale de la nef lors du remplacement vers 1380 du chœur roman ; chœur, voûte en 1420 et 1440 ; église paroissiale sous le vocable de saint Barthélémy attesté depuis 1285 ; devient en 1485 église collégiale des chanoines séculiers du couvent des augustins, d'où l'érection d'un jubé ; en 1493 construction d'une chapelle consacrée en 1496 à la Vierge et destinée à la sépulture de l'évêque Albert de Bavière, principal commanditaire des grands travaux d'agrandissement de l'église ; en 1494 construction ou remaniement du collatéral ; entre 1493 et 1501 nouvelle transformation de la nef : toit surhaussé et construction d'une voûte ; en 1503 nouvelle consécration à la naissance de la Vierge ; construction de la sacristie à la fin du XVe siècle ; en 1619 construction par Conrad Dancker et Wolf Kohler d'une salle capitulaire dite Ritterstube ; détruite en 1875 ; en 1691 et 1694 restauration de la tour et de la voûte du collatéral ; en 1717 déplacement du jubé contre le revers de la façade, sa balustrade sera déposée en 1826 et partiellement rétablie entre 1874 et 1876 ; en 1760 la flèche gothique de la tour est remplacée par un toit en pavillon par François Pinot ; suppression du campanile du chœur en 1842 ; mise à jour en 1983 de peintures murales dans le chœur, portant la date 1494, et dans la nef, portant la date 1596 ;
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  • Couvent de sœurs de la congrégation de Notre-Dame Saint-Jean-Baptiste. En 1658 les sœurs de la congrégation Notre-Dame de Dieuze installent leur couvent et une école dans un bâtiment racheté au seigneur de Birkenwald ; agrandissement par la construction de nouveaux bâtiments grâce à une donation de l'évêque en 1663, le couvent comporte alors trois corps de bâtiments avec sur la porte d'entrée un relief représentant les armes de l'évêque François Egon de Furstenberg, actuellement déposé au musée ; en 1716 le couvent acquiert l'auberge de la Couronne qui est attenante et en 1736 un terrain de l'autre côté de la rivière afin d'y implanter un jardin relié par un pont ; en 1752 remplacement de la chapelle trop petite par une église sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, entourée d'un cimetière pour les religieuses ; en 1778 construction d'un bâtiment pour le logement des pensionnaires ; couvent supprimé en 1792 ; bâtiments partagés entre différents acquéreurs ; vestiges dans des façades de la grand rue et à l'angle de la rue de la Gare ; église démolie.
  • Église paroissiale Saint-Germain[30], puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche. Ancienne église paroissiale Saint-Germain située extra muros sur la hauteur de la Bergschanz ; date de construction inconnue pouvant remonter au Xe siècle ou au XIe siècle; en 1484 elle est rattachée à l'église Saint-Barthélémy transformée en église collégiale et dédiée à la Nativité de la Vierge, mais elle continue à être régulièrement desservie ; lors de la construction de la citadelle en 1581, elle sert de corps de garde et de caserne puis est réconciliée ; abandonnée en 1714 et détruite en 1747 ; les matériaux sont réemployés dans la construction de l'hôpital ;
  • Église paroissiale Sainte-Croix[31]. Église du village disparue de Kreuzfeld, fondée au XIIe siècle; restaurée ou reconstruite en 1626 ; fermée car délabrée après 1758 ; le cimetière qui l'entourait apparaît encore sur le cadastre de 1825 où le bâtiment est mentionné comme bergerie, le plan de l'église est conservé dans le logis actuel ; vestiges au musée de Saverne ; marque de tâcheron ;
  • Chapelle Saint-Nicolas. Élevée en 1456 à l'emplacement du couvent des béguines et de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine ; détruite par la foudre en 1515, elle est reconstruite en 1529 par l'évêque Guillaume III von Hohnstein (1506 - June 29, 1541)  ; en 1596, le terrain environnant est transformé en cimetière ; détruite en 1622 dans l'incendie du faubourg ; ses matériaux servent à la construction de la chapelle Sainte-Catherine de l'hôpital ; reconstruite en 1673 par Jean Georges Wurmel, elle abrite dès lors les sépultures de cette famille jusqu'en 1755 ; en 1839 le cimetière est transformé en place ; la chapelle est détruite en 1849 après la construction de la nouvelle chapelle du cimetière ;
  • Chapelle Saint-Vit (Chapelle de Pèlerinage)[32]. Construction fin XVe siècle ou début XVIe siècle ; restaurations fin XVIe siècle et début XVIIe siècle ; transformée en exploitation agricole en 1793 et construction d'une grange avec cave voûtée en berceau qui subsiste ; le tout brûla en 1865 ; grotte mentionnée en 1338, abritant une petite chapelle dénommée chapelle inférieure en 1542 ; elle était dédiée à Sainte-Aurélie aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle ; en 1818, le culte de Saint-Vit y fut transféré avec l'ancien autel de la chapelle supérieure ; l'aménagement actuel date de 1947 ; les statues sont conservées au musée et à l'église paroissiale ; maison de l'ermite mentionnée des 1520 ; reconstruite en 1590 ; agrandie en 1781 ; détruite dans l'incendie de 1865 ;
  • Chapelle de Protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[33]. Construction en 1843, consécration en 1849 ; en 1957 le collatéral gauche est transformé en chapelle réservée aux protestants ; construction du clocheton en 1958 ;
  • Église protestante. La première église fut édifiée rue du Zornhof entre 1845 et 1847 et démoli en 1898 ; il fut remplacé par l'édifice actuel construit en 1896 ;
  • Synagogue. La 1re synagogue de Saverne se réduisait à une salle dans une maison du quartier juif ; construction d'une 1re synagogue en 1779 grâce à des dons ; en 1835 construction d'une nouvelle synagogue plus spacieuse dans la rue de l'ancienne synagogue ; détruite par un incendie en 1850[34], [35] ;
  • Ancienne chancellerie épiscopale bâtie en 1738 sur l'enceinte ; transformation de l'avant-corps central et rénovation de l'escalier entre 1888 et 1900 ;
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Paul Acker.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances mesurées grâce à Google Earth.
  2. a, b, c et d Sébastien Chabas, « Charlotte voit le bout du tunnel de Saverne (diaporama) », (consulté le ).
  3. Dans l'Itinéraire d'Antonin
  4. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  5. Histoire et patrimoine sur le site de la ville.
  6. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  7. Site généalogique
  8. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  11. Site internet du centre hospitalier de Saverne.
  12. Site internet de l'Océanide à Saverne.
  13. « Eurofins investit dans un nouveau laboratoire », article des DNA du 2 juin 2016.
  14. « Adidas part à Strasbourg », article des DNA du 24 septembre 2015.
  15. « Premiers bureaux début 2018 », article des DNA du 22 janvier 2016.
  16. « SAIT Mining fait grise mine », article des DNA du 1er mars 2016.
  17. « Notice no PA00084953 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château des Rohan
  18. « Notice no PA00084952 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château de Hohbarr ou Haut-Barr
  19. « Notice no IA00055462 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort Saint Nicolas, de la-Sainte-Trinité dit Château du Haut Barr
  20. « Notice no IA00055449 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château du Griffon ou de Greifenstein
  21. « Notice no PA00084951 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château Greifenstein
  22. Fossé des Pandours
  23. « Notice no IA00055636 », base Mérimée, ministère français de la Culture Fortification d'agglomération
  24. « Notice no IA00055412 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin municipal
  25. Site internet du jardin botanique de Saverne.
  26. « Notice no PA00084955 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien couvent des Récollets et église Saint-Antoine-de-Padoue
  27. « Notice no IA00055457 », base Mérimée, ministère français de la Culture Couvent de récollets Notre-Dame-de-l'Annonciation, Saint-Antoine de Padoue, de Jésuites
  28. « Notice no PA00084954 », base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
  29. « Notice no IA00055464 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy
  30. « Notice no IA00055791 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Saint-Germain, puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche
  31. « Notice no IA00055408 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Sainte-Croix
  32. « Notice no IA00055448 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Vit (Chapelle de Pèlerinage)
  33. « Notice no IA00055452 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle de Protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  34. « Notice no IA00055453 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  35. « Notice no IA00055786 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière de juifs