Saverne

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Saverne
Saverne
Le château des Rohan au bord du canal de la Marne au Rhin.
Blason de Saverne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (sous-préfecture)
Arrondissement Saverne
(chef-lieu)
Canton Saverne
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de Saverne-Marmoutier-Sommerau
Maire
Mandat
Stéphane Leyenberger
2014-2020
Code postal 67700
Code commune 67437
Démographie
Gentilé Savernois
Population
municipale
11 151 hab. (2016 en diminution de 4,57 % par rapport à 2011)
Densité 429 hab./km2
Population
aire urbaine
19 517 hab. (2015 en augmentation)
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ nord, 7° 21′ 46″ est
Altitude 320 m
Min. 177 m
Max. 463 m
Superficie 26,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saverne.fr

Saverne (Zàwere en alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin. Sous-préfecture de département, elle fait partie, depuis le 1er janvier 2016, de la région Grand Est.

Saverne se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Ses habitants sont appelés les Savernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saverne est située dans l'ouest du département Bas-Rhin, près de la limite entre l'Alsace et la Lorraine.

Saverne est distante de 33 km de Strasbourg, de 87 km de Nancy, de 96 km de Metz et de 368 km de Paris (distance orthodromique)[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville occupe une position stratégique sur le col de Saverne, un des passages naturels entre le plateau lorrain et la plaine d'Alsace à travers les Vosges.

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune est située dans une zone de sismicité modérée[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ottersthal Ottersthal / Monswiller Monswiller Rose des vents
Phalsbourg / Danne-et-Quatre-Vents N Monswiller / Waldolwisheim
O    Saverne    E
S
Haegen / Gottenhouse Otterswiller Schwenheim / Furchhausen

Climat[modifier | modifier le code]

Un climat tempéré chaud est présent à Saverne. Saverne est une ville avec des précipitations importantes. Même pendant le mois le plus sec il y a beaucoup de pluie. La classification de Köppen-Geiger est de type Cfb. Saverne affiche 9.7 °C de température en moyenne sur toute l'année. Chaque année, les précipitations sont en moyenne de 658 mm[3].

Article détaillé : Climat du Bas-Rhin.

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Le canal de la Marne-au-Rhin à Saverne.
La rivière Zorn près de la gare.

Le canal de la Marne au Rhin traverse Saverne en entrant dans la ville par une double écluse (anciennement deux écluses N° 30 et 31 - la différence de niveau entre l'amont et l'aval est de 5,10 m). Un port de plaisance situé au centre de l'agglomération, en face du majestueux château des Rohan, accueille une base de location de bateaux.

La commune est également irriguée par la Zorn[4].

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur le tracé de la D 1004 (ancienne RN 4) et de l'autoroute A4. La D 132 permet de rejoindre Lutzelbourg et la D 421 se dirige vers Brumath.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Saverne.
La gare.

Saverne est traversée par la ligne Paris – Strasbourg, à la sortie de la vallée de la Zorn. La gare de Saverne, construite dans les années 1850, est aujourd'hui une importante gare TER pour les mouvements pendulaires entre Strasbourg et Nancy. Elle bénéficie également d'une liaison vers Paris en TGV. Le TGV a ramené le meilleur temps de parcours vers la capitale à h 40 min.

Dans le cadre des travaux du second tronçon de la LGV Est européenne (mis en service le 3 juillet 2016), un tunnelier de 2 200 tonnes a creusé, d'août 2010 à 2013, le tunnel de Saverne (4 km de long, nécessitant environ 7 mois de creusement par tube, à raison d'une avancée moyenne de 22,50 m par jour, réalisée sans interruption nocturne en travail posté)[5], tout en supprimant les effets de fragmentation écologique induit par les lignes à grande vitesse non enterrées[5]. Ce tunnel traverse un sous-sol marno-calcaire (à l'est) ou gréseux, faillé dans une zone centrale d'environ 500 m[5]. Il a nécessité : 307 000 m3 d'excavations par tube, 31 000 voussoirs, 60 000 m3 de béton de structure et de remplissage, 614 000 m3 de marinage dont 320 000 m3 réutilisés sur place, et 8 200 tonnes d'acier[5].

Véloroutes et voies vertes[modifier | modifier le code]

Saverne est une étape sur le parcours cyclable longue distance EuroVelo 5 (via Romea Francigena). Ce parcours emprunte le chemin de halage aménagé du canal. Il est revêtu sur toute sa longueur entre la sortie du tunnel d'Arzviller et Strasbourg, où il rejoint l'EV15 (Véloroute Rhin) qui relie Rotterdam à Andermatt en Suisse.

L'ancienne voie ferrée entre Saverne et Molsheim a été reconvertie en piste cyclable.

Sentier de grande randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR53 Wissembourg - Donon traversant les Vosges du Nord transite par Saverne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms : Tabernis au IIIe siècle[6], Tres Tabernae au IVe siècle, Ziaberna à la fin du Ve siècle puis sous la forme allemande Zabarnam en 841.
  • En allemand : Zabern[7]. Dans la première moitié du XIXe siècle, Saverne était également connue au niveau postal sous les alias allemands de Elsas-Zabren et Zavren[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les voies de passage du col de Saverne.

De l'époque de la cité gauloise, devenue camp romain, dénommée « Tres Tabernae »[9] jusqu'à nos jours, Saverne conserve les traces de son rôle historique et de sa vie passée : vestiges du mur d'enceinte romain, mur médiéval, église romane, cloître, maisons anciennes remarquables. La ville se présente sous tous ses attraits dans un site naturel exceptionnel, au pied des montagnes boisées, couronnées de châteaux forts qui l'entourent, comme autant de sentinelles superbes et éternelles

Le site est occupé dès le Ier siècle de notre ère. Le point culminant de la cité sera privilégié et formera la ville haute. Au IIIe siècle, la ville haute est entourée par une enceinte fortifiée.

Les évêques de Strasbourg sont maîtres de la ville de 1236 jusqu'à la Révolution. En 1394, Saverne devient résidence épiscopale ce qui favorise le développement de la cité : la ville s'étend en dehors de l'enceinte romaine. La ville basse s'établit au-delà de la porte dite « Mitteltor » et est précédée de l'autre côté de la Zorn par « Kleinstadt ». Moulins et tanneries se développent le long de la Zorn.

C'est aussi au XIVe siècle qu'un document atteste la présence de Juifs à Saverne en 1338. L'évêque Robert de Bavière les expulse tous en 1440 et cette ville leur sera interdite pendant près de deux siècles[10].

Lors de la Guerre des paysans en 1525, Saverne est investie par l'armée ducale du duc de Lorraine, la population est massacrée ainsi que les membres des bandes paysannes qui s'y étaient enfermés (environ 20 000 morts).

Saverne en 1663 (Matthäus Merian).

En 1613, l'évêque Léopold d'Autriche consent aux Juifs le droit de commercer, sans toutefois les autoriser à ouvrir boutique. En 1616, il impose aussi un péage réservé aux Juifs (Judenzoll) pour entrer dans la ville[10].En 1632, la communauté juive obtient l'autorisation d'inhumer ses morts sur une pâture communale située sur le Judenberg, ouvert à tout vent et n'a l'autorisation de l'enclore qu'en 1754[11].

En 1634, le Grand Chapitre accorde protection à Saverne à deux Juifs, et l'évêque Franz Egon de Furstenberg les contraint à habiter dans des maisons d'une cour de la basse-ville, sur la rive droite de la Zorn. L'endroit sera appelé « Judenhof » : la Cour des Juifs. En 1689, le recensement ordonné par l'Intendant Jacques de la Grange, donne un total de six familles juives habitant à Saverne sur les 525 réparties dans la province d'Alsace[12].

La ville est lentement reconstruite après les sièges et les incendies dus à la guerre de Trente Ans. À partir du milieu du XVIIe siècle, toutes les constructions doivent être de même hauteur et érigées dans le même alignement.

Saverne, comme le reste de la province d'Alsace, est progressivement annexée par le roi de France.

Au début du XVIIIe siècle, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan facilite la construction du quartier entre la Porte Haute et la rue des Bains.

En 1779, les Juifs de Saverne disposent d'une première synagogue (pour 36 hommes) située dans la Judenhof, « la Cour des Juifs », grâce à la générosité de Salomon Lippmann et Simon Cerf. Elle est menée par le "substitut-rabbin" Samuel Kahn. A cette époque, la communauté juive savernoise est constituée de 103 personnes. La plupart des Juifs sont « peimesshaendler », maquignons, marchands de bestiaux[13].

La fontaine de la licorne.

En 1794, la municipalité jacobine de Saverne ordonne la destruction de toutes les pierres tombales juives dans la ville, les déclarant « manifestations de fanatisme »[12]. Le 29 septembre 1806, par la voix de Joseph Rose, juge de paix du canton de Saverne, Napoléon statue dans l'affaire opposant Louis Wollbrete, premier adjoint au maire de la ville, contre le négociant Lazare Simon, pour avoir proferé des injures contre le Maire, Claude Pierre Monet[14], et condamne le défendeur à un emprisonnement de deux jours et aux dépens à 25,71 francs. Néanmoins, le juge fait remarquer que depuis le début de l'administration dudit maire, les cotes d'imposition des juifs « ont été singulièrement augmentées tant pour leurs impositions personnelles et mobilieres que patentes », outre les taxes sur les baux communaux que la communauté juive est seule à payer à Saverne depuis 15 ans ; que les citoyennes et citoyens juifs sont « de jour comme de nuit » perpétuellement vexés, insultés, agressées dans les rues (à coups de pierre, de boue, boules de neige, forçage de porte, vol ou dégradation d'objets ou nourriture...) « partout où ils passent », sans que le maire qui leur promet à chaque fois de faire justice à leurs plaintes, ne tienne parole, et qu'il ne se prive pas de dire qu'il veut se débarrasser de tous les juifs de sa ville ; que ce même maire « a attenté à la Liberté des Consciences et des Cultes » en ordonnant l'inhumation dans le cimetière juif de Russes décédés d'épidémie lors de leur passage comme prisonniers de guerre dans cette ville. Le juge en déduit que le maire Monet[14] « est un nonchalant pour remplir ses devoirs que lui imposent ses fonctions et un opiniatre ennemi des individus Juifs qui sont sous son administration » mais qu'il faut toutefois se prémunir contre « l'insubordination judaïque », d'où la condamnation du défendeur[15].

Voeux de mariage protestant à Saverne, 1820[16].

La cité connait un grand essor démographique au XVIIIe siècle notamment grâce à l'extension du faubourg et malgré l'antisémitisme[15], au développement de la communauté juive au nombre de 252 personnes, soit quelque 5 % de la population totale, au recensement de 1806[15].

Un discours prononcé par le député Adolphe Crémieux à Saverne en 1844 conduit à l'abolition du serment More judaico, nécessaire jusque-là par les tribunaux d'Alsace[12]. En 1848, de violentes émeutes anti-juives ont lieu à Saverne, qui pillent et saccagent leurs biens.

Saverne voit l’arrivée du chemin de fer le 29 mai 1851 avec l’ouverture de la section Sarrebourg - Strasbourg de la ligne Paris - Strasbourg.

Au chemin de fer, s'ajoute la construction du canal menant de la Marne au Rhin en 1853 qui permettent un développement accru du commerce et de l’industrie[17].

Vers 1860, l'activité industrielle contribue à la fondation d'une importante communauté protestante.

De grands personnages ont séjourné à Saverne, comme Johann Wolfgang von Goethe et Victor Hugo.

De 1871 à 1918, la ville est annexée à l'Empire allemand, comme toute l'Alsace-Lorraine, et devient « Zabern »[précision nécessaire]. Elle fait partie du Bezirk Unterelsass.

Fin 1913, Zabern est le théâtre d'événements aux retentissements internationaux connus sous le nom d'incident de Saverne.

La commune redevient française et bas-rhinoise à la fin de la Première Guerre mondiale.

En 1922, le 10e bataillon de chasseurs à pied, le « bataillon du drapeau » prend garnison à Saverne, puis est dissous après la défaite.

La ville est annexée de facto à l'Allemagne en 1940 ; les Malgré-nous sont enrôlés dans l'armée nazie et les récalcitrants sont assassinés ou déportés[17].

Saverne est libérée par la 2e division blindée du général Leclerc le 22 novembre 1944, avant que ne soit libérée la plaine d'Alsace et Strasbourg.

Dès 1964, la ville participe à la réconciliation et à l'amitié franco-allemande en inaugurant son jumelage avec la commune allemande de Donaueschingen[17].

Histoire du Faubourg Sainte-Madeleine, Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Le faubourg est occupé dès le Ier siècle de notre ère. Il est abandonné au IIIe siècle lors de la construction de la citadelle de la ville haute.

Une léproserie, située en dehors des murs de la ville, y est construite au XIIe siècle puis une chapelle au XIIIe siècle. En 1301, une maison de recluses la close, à laquelle on annexe la chapelle Sainte-Madeleine proche, y est érigée. Le couvent est remplacé en 1456 par la chapelle Saint-Nicolas, celle-ci est entourée d'un cimetière en 1596.

Après l'incendie allumé par les troupes d'Ernst von Mansfeld en 1622, les maisons sont reconstruites. On y trouve des tuileries et la place de la foire. Le faubourg est à nouveau incendié en 1636 par les troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar et reste inhabité jusqu'à sa reconstruction en 1673 grâce à l'évêque François-Egon de Furstenberg.

Dès 1675, le faubourg est mis en cendres par les troupes françaises qui se servent ensuite des matériaux pour la construction des nouvelles fortifications et notamment des bastions du faubourg. La reconstruction s'effectue quelques années plus tard avec l'aide de l'évêque et du magistrat de la ville.

La route de la côte de Saverne est construite entre 1728 et 1737. Elle communique avec le faubourg par la route de Paris sur laquelle s'établit une poste aux chevaux et de nombreuses hôtelleries. Au début du XVIIIe siècle, la partie du faubourg entre la porte de Strasbourg et le « Pfliegerst » n'étant pas bâtie, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan favorise sa construction en faisant niveler et paver la rue.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Saverne par l'entreprise Kuhn.
Blason Blasonnement :
D'or à la bande de sable chargée d'une licorne bondissante du champ, accornée et onglée d'argent[18].
Commentaires : La licorne des armes a été empruntée à un sceau de la ville datant du XIVe siècle[19]. Elle est représentée aujourd'hui en statue sur la place de la ville.

Le 17 août 1978, le blason de la ville de Saverne a été apposé sur la locomotive BB 15064.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture.
L'hôtel de ville.

La commune a le statut de sous-préfecture, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Saverne et du canton de Saverne.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[20] :

  • total des produits de fonctionnement : 14 743 000 , soit 1 256  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 13 606 000 , soit 1 159  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 5 044 000 , soit 430  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 4 869 000 , soit 415  par habitant ;
  • endettement : 13 905 000 , soit 1 185  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,54 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,56 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 47,94 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 790 [21].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saverne fait partie de la communauté de communes de Saverne-Marmoutier-Sommerau, qui regroupe 35 communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[22].

Le SCoT de la Région de Saverne a été approuvé à l'unanimité le 22 décembre 2011 et entre dans la phase de suivi et de mise en oeuvre[23].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Voici les résultats du 2d tour de l'élection présidentielle à Saverne : Emmanuel Macron (En Marche !) arrive à la première place avec 70,62 % des voix. Il devance Marine Le Pen (FN) qui récolte 29,38 % des voix.

Emmanuel Macron (En Marche !) était également en tête dans la localité de Saverne après le 1er tour et avait reçu 24,94 % des votes.

On décompte 5,82 % de votes blancs et 1,81 % de votes nuls parmi les votants[24].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à partir de 1908
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1914 Louis Knoepffler Zentrum Négociant en bois
Député
novembre 1918 décembre 1918
(décès)
Louis Knoepffler   Négociant en bois
Joseph Wolff MRP puis CD Médecin
Conseiller général du canton de Saverne (1945 → 1973)
Adrien Zeller UDF-CDS Fonctionnaire européen
Député européen (1989 → 1992)
Député de la 7e circonscription du Bas-Rhin (1973 → 1986 puis 1988 → 1998)
Conseiller régional d'Alsace (1974 → 2009)
Président du conseil régional d'Alsace (1996 → 2009)
Conseiller général du canton de Saverne (1973 → 1988)
Secrétaire d'État chargé de la Sécurité sociale (1986 → 1988)
Thierry Carbiener UDF puis MoDem Géomètre-expert
Conseiller général du canton de Saverne ( → )
[25]
(démission)
Émile Blessig[26] UMP Avocat
Député de la 7e circonscription du Bas-Rhin ( → )
Conseiller général du canton de Saverne ( → )
[27] En cours Stéphane Leyenberger UMP-LR Juriste au Conseil de l'Europe
1er vice-président de la CC du Pays de Saverne (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Saverne dispose d'une brigade de gendarmerie, d'une police municipale ainsi que d'une brigade de surveillance intérieure des douanes depuis 1993.

Justice[modifier | modifier le code]

Le tribunal de grande instance de Saverne.

La compétence territoriale du tribunal de Saverne, juridiction de première instance dépendant de la cour d'appel de Colmar, couvre environ toute la moitié ouest du département.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À l'occasion du 45e anniversaire de son jumelage avec Donaueschingen, les blasons des deux villes ont été mis sur la rame TGV POS 4403, le 28 novembre 2009.

Population et société[modifier | modifier le code]

La ville de Saverne a connu une croissance modérée du nombre de ses habitants depuis la Seconde Guerre mondiale. La hausse du prix des logements conduit aujourd'hui à construire un habitat plus dense, d'immeubles de taille moyenne sur les terrains encore vacants.

L'aire urbaine de Saverne est constituée de 7 communes et comptait 16 366 habitants en 1999.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[28],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 11 151 habitants[Note 2], en diminution de 4,57 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 8493 9804 1634 5955 1065 3525 2265 7386 407
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 3485 3315 4895 9006 2016 6056 9367 3418 322
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 4988 9379 1537 3167 9168 4369 1418 8698 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 0569 68210 17010 32710 27811 20111 90711 68511 151
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements sur la commune[31] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Cultes présents sur la communes[37],[38] :

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[44] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hôpitaux :
    • La ville dispose du centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne, ayant une capacité d'accueil de 415 lits[45].
    • Hôpital de Jour EPSAN[46],
    • Hôpital de Jour La Ribambelle (EPSAN)[47].

Sports[modifier | modifier le code]

Un cyclo-cross se déroule sur le chemin de halage aménagé du canal ; il a été le support de deux manches du Challenge la France cycliste de cyclo-cross en 2010 et 2012.

Saverne dispose d'un centre nautique, « l'Océanide »[48].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Activités agricoles, élevages, ... :
    • Production végétale, production animale, Activité et emploi agricole, Économie et exploitation, Industrie agroalimentaire, Bois et forêt, Agriculture biologique[49].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtels.
  • Gîtes.
  • Restaurants.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Brasserie Licorne, appartenant aujourd'hui au groupe Karlsberg ;
  • Chocolaterie Jacques Bockel ;
  • Eurofins Analyses pour l'Environnement, Eurofins Hygiène du Bâtiment et Eurofins Environnement Logistique, laboratoire d'analyses sur sols, air, eaux, sédiments, boues et mâchefers. Installée à Saverne depuis 2005, l'entreprise emploie 310 salariés en 2016[50] ;
  • Haemmerlin, fabrication de brouettes ;
  • Hager, entreprise de fabrication de matériel électrique ;
  • Kuhn, entreprise de matériel agricole ;
  • Plate-Forme Technologique Extrusion, plate-forme de recherche et de développement en plasturgie ;
  • Saverne Transports, transports et entreposage, à Steinbourg ;

Industries disparues[modifier | modifier le code]

  • Adidas, le siège social français s'installe à Dettwiller en 1959 puis à Landersheim en 1973. En avril 2018, il quitte la région de Saverne pour le nouveau quartier d'affaires du Wacken à Strasbourg[51]. Une usine de chaussures de la marque était également implantée à Dettwiller jusqu'en 1992. Un magasin d'usine reste ouvert à Landersheim ;
  • SAIT Mining, fabricant de matériel électrique pour les mines. Implantée à Saverne depuis 1925, la société employait 400 personnes dans les années 1970. La production est arrêtée le 1er mars 2016[52].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • La tour Cagliostro[60] où Cagliostro se serait livré à ses obscures expériences plus proches de l'alchimie que de la science. De son autre nom Joseph Balsamo, il fut également impliqué dans la fameuse « affaire du collier de la reine » ;
  • Oppidum dit fossé des Pandours de l'époque de la Tène ayant subi des remaniements à différentes époques ; une partie constituée d'un rempart de terre et d'un fossé est nommée dès 1744 « fossé des Pandours » par la tradition populaire car des troupes impériales d'origine hongroise s'y étaient retranchées pendant la guerre de succession d'Autriche ; ce rempart se poursuit entre le Baerenkupfel et le Koepfel au niveau duquel il a été restauré au IXe siècle ou Xe siècle par un mur de pierre sèche avec armature en bois[61] ;
  • Fortifications[62]. L'enceinte de la ville haute date de l'époque romaine ; elle fut construite vers 310 en réutilisant les matériaux d'une forteresse du IIe siècle (vers 236) ; restaurée en 357 par Julien (empereur romain) ; subsiste dans la partie inférieure de l'enceinte médiévale qui en a conservé la trace et les nombreuses tours ; selon la tradition au VIIIe siècle elle aurait eu 52 tours ; rasée par l'évêque Wigéric de Metz en 923 et restaurée par Henri Ier de Germanie ; elle est à nouveau restaurée avant 1193 ; l'enceinte de la ville moyenne daté du XIVe siècle ; et fit l'objet de restaurations en 1344 ; l'enceinte de la ville basse serait de 1316 ; à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle le système défensif est renforcé par des bastions ; en 1592, le front nord-ouest de la vile basse est renforcé par une citadelle et différents ouvrages ; au XVIIe siècle importantes destructions et restaurations : en 1650 les bastions et la citadelle sont démolis en application du traité de Münster de 1648 ; ils sont remis en état par Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne en 1674 ; en 1677 François Michel Le Tellier de Louvois ordonne la destruction des murs ; en 1683, Louis XIV ordonne la reconstruction qui eut lieu en 1684 ; la citadelle fut restaurée en 1702 et abandonnée en 1733 ;
  • Arsenal, construit dans la 2e moitié du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle d'après les éléments d'architecture ; servit d'arsenal à la ville jusqu'en 1631 ; endommagé en 1678 lors de la destruction des fortifications et reconstruit ; distribution intérieure remaniée mais la cave voûtée et l'escalier du XVIIe siècle subsistent ; remplois : portail de la maison 78 Grande Rue, fontaine ;
  • Ancien fort Matthias Gallas (détruit). Après avoir pris Saverne en 1635, le comte Matthias Gallas fait construire un fort au-delà du col de Saverne ; pris en 1636 par les troupes de Bernard de Saxe-Weimar ; retranchements remis en état par le maréchal François de Neufville de Villeroy en 1704 ;
  • Grange aux dîmes, construite en 1609 par le prieur du chapitre Notre-Dame comme grange dîmière qui servira jusqu'à la Révolution ; agrandissement vers l'arrière en 1720 : le mur pignon postérieur porte l'inscription attestant le droit de surbâtir ; vendue comme bien national en 1791, elle appartient ensuite à des brasseurs qui l'utilisent comme séchoir à malt ;
  • Ancien hôtel de ville, un premier hôtel de ville avait été édifié près de l'église ; en 1467 construction d'un nouvel hôtel de ville en style gothique, près de la porte de la ville moyenne ; endommagé en 1636 pendant la guerre de Trente Ans ; en 1755 suppression du 2e étage trop vétuste ; projet de reconstruction en 1772 par Le Roy, en 1773 par Salins de Montfort, dernier projet au XIXe siècle, aucun ne fut réalisé ; destruction en 1803 ;
  • Relais de poste, après le raccordement du faubourg à la route du col en 1737, le maître de la poste aux chevaux construisit un relais pouvant abriter une trentaine de chevaux qui périclita après la mise en service du chemin de fer ; vendu aux enchères l'édifice est acheté en 1858 par la ville de Saverne qui l'aménagea en gendarmerie d'après un projet de l'architecte Louis Furst de 1859 ; les bâtiments furent vendus en 1899 à la congrégation des pères du Saint-Esprit qui en firent une école ; de l'ancien relais ne subsiste que le corps de logis ;
  • Puits, dont l'origine aurait remonté aux Romains, remis en état par la commune en 1543 dans le style de la Renaissance ; peut être mis en rapport avec celui commandé à Denis Roritzer pour la place devant l'hôtel de ville ;
  • Moulin municipal[63], construction d'un nouveau moulin municipal intra muros en prévision d'un siège des Armagnacs ; après avoir détruit l'ancien moulin épiscopal on commença en 1444 la construction qui fut achevée en 1445, date sur une porte ; il fit l'objet d'adjonctions successives au cours des siècles et des vestiges étaient englobés dans des bâtiments modernes ; jusqu'à la Révolution, les boulangers de Saverne avaient l'obligation d'utiliser le moulin municipal ; canal d'alimentation comblé en 1966 ; destruction après inventaire en 1969 ; vestiges conservés au musée de Saverne ; marque de tâcheron, inscription ;
  • Moulin à Kreuzfeld, fondé par l'évêque de Strasbourg vers 1700 ; le bâtiment principal date du XVIIIe siècle ; a servi comme restaurant ; le bâtiment d'exploitation est de 1829 ;
  • Hospice Sainte-Catherine, hôpital d'hospitaliers, premier hospice construit extra muros dans la ville basse, XIIe siècle ou XIIIe siècle par les frères hospitaliers ; 1511 : construction nouvelle hospice pour miséreux ; 1573 : importants remaniements à la chapelle ; début XVIIe siècle l'hospice à trois corps de bâtiments ; 1636 : destruction lors de l'incendie de la ville basse ; 1653 : reconstruction bâtiment supérieur, 1659 : bâtiment inférieur, 1662 : chapelle Sainte-Catherine ; 1747 : destruction et reconstruction immédiate sur plans de Joseph Massol avec remplois provenant de la Bergkirche et des bastions ; pendant la Révolution la chapelle désaffectée sert de magasin puis de logement jusqu'en 1835 ; en 1885 et 1886 construction nouvelle aile et installation nouvelle chapelle dans bâtiment préexistant actuellement à l'abandon ; ancienne chapelle détruite vers 1968, destruction de l'hôpital en 1968 après inventaire ; parties déplacées au musée de Saverne escalier et quatre statues de l'ancienne chapelle.

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

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  • L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Saverne ou église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy[70], [71]. Le clocher-porche et les murs latéraux du vaisseau central remontent au milieu du XIIe siècle; dans la 2e moitié du XIVe siècle surhaussement de la tour et transformation de la nef : reconstruction de l'extrémité orientale de la nef lors du remplacement vers 1380 du chœur roman ; chœur, voûte en 1420 et 1440 ; église paroissiale sous le vocable de saint Barthélémy attesté depuis 1285 ; devient en 1485 église collégiale des chanoines séculiers du couvent des augustins, d'où l'érection d'un jubé ; en 1493 construction d'une chapelle consacrée en 1496 à la Vierge et destinée à la sépulture de l'évêque Albert de Bavière, principal commanditaire des grands travaux d'agrandissement de l'église ; en 1494 construction ou remaniement du collatéral ; entre 1493 et 1501 nouvelle transformation de la nef : toit surhaussé et construction d'une voûte ; en 1503 nouvelle consécration à la naissance de la Vierge ; construction de la sacristie à la fin du XVe siècle ; en 1619 construction par Conrad Dancker et Wolf Kohler d'une salle capitulaire dite Ritterstube ; détruite en 1875 ; en 1691 et 1694 restauration de la tour et de la voûte du collatéral ; en 1717 déplacement du jubé contre le revers de la façade, sa balustrade sera déposée en 1826 et partiellement rétablie entre 1874 et 1876 ; en 1760 la flèche gothique de la tour est remplacée par un toit en pavillon par François Pinot ; suppression du campanile du chœur en 1842 ; mise à jour en 1983 de peintures murales dans le chœur, portant la date 1494, et dans la nef, portant la date 1596. Les trois cloches de l'église des Récollets ont été récupérées en 1919 après l'armistice de 1918[72],[73],[74] ,[75].

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  • Couvent de sœurs de la congrégation de Notre-Dame Saint-Jean-Baptiste. En 1658 les sœurs de la congrégation Notre-Dame de Dieuze installent leur couvent et une école dans un bâtiment racheté au seigneur de Birkenwald ; agrandissement par la construction de nouveaux bâtiments grâce à une donation de l'évêque en 1663, le couvent comporte alors trois corps de bâtiments avec sur la porte d'entrée un relief représentant les armes de l'évêque François Egon de Furstenberg, actuellement déposé au musée ; en 1716 le couvent acquiert l'auberge de la Couronne qui est attenante et en 1736 un terrain de l'autre côté de la rivière afin d'y implanter un jardin relié par un pont ; en 1752 remplacement de la chapelle trop petite par une église sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, entourée d'un cimetière pour les religieuses ; en 1778 construction d'un bâtiment pour le logement des pensionnaires ; couvent supprimé en 1792 ; bâtiments partagés entre différents acquéreurs ; vestiges dans des façades de la grand rue et à l'angle de la rue de la Gare ; église démolie.
  • Église paroissiale Saint-Germain[76], puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche. Ancienne église paroissiale Saint-Germain située extra muros sur la hauteur de la Bergschanz ; date de construction inconnue pouvant remonter au Xe siècle ou au XIe siècle; en 1484 elle est rattachée à l'église Saint-Barthélémy transformée en église collégiale et dédiée à la Nativité de la Vierge, mais elle continue à être régulièrement desservie ; lors de la construction de la citadelle en 1581, elle sert de corps de garde et de caserne puis est réconciliée ; abandonnée en 1714 et détruite en 1747 ; les matériaux sont réemployés dans la construction de l'hôpital.
  • Église paroissiale Sainte-Croix[77]. Église du village disparue de Kreuzfeld, fondée au XIIe siècle; restaurée ou reconstruite en 1626 ; fermée car délabrée après 1758 ; le cimetière qui l'entourait apparaît encore sur le cadastre de 1825 où le bâtiment est mentionné comme bergerie, le plan de l'église est conservé dans le logis actuel ; vestiges au musée de Saverne ; marque de tâcheron.
  • Chapelle Saint-Nicolas. Élevée en 1456 à l'emplacement du couvent des béguines et de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine ; détruite par la foudre en 1515, elle est reconstruite en 1529 par l'évêque Guillaume III von Hohnstein (1506 - June 29, 1541) ; en 1596, le terrain environnant est transformé en cimetière ; détruite en 1622 dans l'incendie du faubourg ; ses matériaux servent à la construction de la chapelle Sainte-Catherine de l'hôpital ; reconstruite en 1673 par Jean Georges Wurmel, elle abrite dès lors les sépultures de cette famille jusqu'en 1755 ; en 1839 le cimetière est transformé en place ; la chapelle est détruite en 1849 après la construction de la nouvelle chapelle du cimetière.
  • Chapelle Saint-Vit (chapelle de pèlerinage)[78]. Construction fin XVe siècle ou début XVIe siècle ; restaurations fin XVIe siècle et début XVIIe siècle ; transformée en exploitation agricole en 1793 et construction d'une grange avec cave voûtée en berceau qui subsiste ; le tout brûla en 1865 ; grotte mentionnée en 1338, abritant une petite chapelle dénommée chapelle inférieure en 1542 ; la grotte Saint-Vite, ou Vitsgrotte, était dédiée à sainte Aurélie aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle ; en 1818, le culte de saint Vit y fut transféré avec l'ancien autel de la chapelle supérieure ; l'aménagement actuel date de 1947 ; les statues sont conservées au musée et à l'église paroissiale ; maison de l'ermite mentionnée des 1520 ; reconstruite en 1590 ; agrandie en 1781 ; détruite dans l'incendie de 1865.
  • Chapelle de protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[79]. Construction en 1843, consécration en 1849 ; en 1957 le collatéral gauche est transformé en chapelle réservée aux protestants ; construction du clocheton en 1958. La cloche date de 1652[80].
  • Église protestante. La première église fut édifiée rue du Zornhof entre 1845 et 1847 et démolie en 1898 ; elle fut remplacée par l'édifice actuel construit en 1896. L'orgue [81],[82]
  • Synagogue. La première synagogue de Saverne se réduisait à une salle dans une maison du quartier juif ; construction d'une première vraie synagogue en 1779 grâce à des dons ; en 1835 construction d'une nouvelle synagogue plus spacieuse dans la rue de l'ancienne synagogue ; détruite par un incendie en 1850[83],[84].
  • Cimetière de juifs[85],[86],[87].
  • Ancien cimetière israëlite[88],[89]
  • Monuments commémoratifs[90],[91],[92],[93],[94],[95],[96].
  • Ancienne chancellerie épiscopale bâtie en 1738 sur l'enceinte ; transformation de l'avant-corps central et rénovation de l'escalier entre 1888 et 1900.

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Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • La roseraie de Saverne est créée en 1898. Elle compte environ 8 500 rosiers, provenant de 550 variétés, répartis sur 1,5 hectare.
  • Comme son nom l'indique, le jardin botanique du col de Saverne, créé en 1931[99], se trouve à mi-chemin du col de Saverne. Il occupe une superficie de 2,5 hectares.
  • Le parc Küntzler ou Kuentzler[100].
  • Le Jardin interreligieux[101].

Fontaines et puits[modifier | modifier le code]

  • La Fontaine de la Licorne[102].
  • La fontaine de la Nativité[103].
  • La Fontaine Mélanie[104],[105].
  • Fontaine dite Fontaine de la Poste[106].
  • Fontaine 6 rue des Murs[107].
  • Fontaine érigée en 1811 sur ordre du préfet Lezay-[108].
  • Fontaine place de l'église[109].
  • Puits dont l'origine aurait remonté aux Romains[110].
  • Puits dans la ferme dite métairie du Niederbarr[111].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Paul Acker.
  • Camille Dahlet (1883-1963), homme politique.
  • Louise Weiss (1893-1983) journaliste, femme de lettres, féministe et femme politique, elle a fait don à la ville de Saverne de ses collections historiques et ethnographiques, réunies au musée de la ville.
  • Robert Heitz (1895-1984), homme politique, écrivain, critique d’art, artiste peintre et résistant.
  • Henri Meck (1897-1966), homme politique.
  • Théo Gerhards (1900-1943), résistant.
  • Georges Reeb (1920-1993), mathématicien.
  • Adrien Zeller (1940-2009), homme politique, maire de Saverne, député, secrétaire d'état, président du conseil régional d'Alsace.
  • Gérard Oberlé (1945), écrivain.
  • Francis Jacob (1972), organiste et claveciniste.
  • Zevs (1977), artiste urbain contemporain.
  • Régis Gurtner (1986), footballeur de l'Amiens SC surnommé « Le mur de Picardie »[113].
  • Cindy Brand (1994-), chanteuse française germanophone.
  • Pavel Canda, artiste-peintre juif d'origine tchèque. Sa tombe se trouve dans l'antique cimetière juif de Saverne situé en pleine forêt au cœur de la nature qui lui était chère et porte l'épitaphe toute simple « Pavel Canda - Artiste Peintre Tchèque ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances mesurées grâce à Google Earth.
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. « Climat Saverne: Diagramme climatique, Courbe de température, Table climatique pour Saverne - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le 22 août 2018)
  4. Les rives de la Zorn
  5. a b c et d Sébastien Chabas, « Charlotte voit le bout du tunnel de Saverne (diaporama) », (consulté le ).
  6. Dans l'Itinéraire d'Antonin
  7. Géographie Universelle traduite de l'Allemand de Mr. Büsching, tome 4, contenant la France (première partie), Strasbourg, Bauer & Cie, 1770
  8. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  9. Histoire et patrimoine sur le site de la ville.
  10. a et b Alain Kahn, « Histoire de la communauté juive de Saverne : Extrait de la brochure : Centenaire de la Synagogue de Saverne 1900 - 2000 », sur Judaïsme SDV
  11. Alase, Traces des premiers établissements, Le texte intégral non édité de l'Encyclopédie juive de 1906, par R. Reuss
  12. a b et c (en) Jewish Encyclopedia : Art. Alsace, 1901-1906 (lire en ligne), p. 455-463
  13. Alain Kahn, « Histoire de la Communauté juive de Saverne - 2 : (Extrait de la brochure : Centenaire de la Synagogue de Saverne 1900 - 2000) », sur Judaïsme SDV
  14. a et b « Monet » écrit Mounet dans l'acte de 1806. Il existe une place Monet à Saverne qui rend hommage à ce maire.
  15. a b et c Renée Neher-Bernheim, « Un pittoresque témoignage des manifestations populaires d'antisémitisme en Alsace sous Napoléon », Revue des Sciences sociales de la France de l'Est, no 2,‎ , p. 37-49 (lire en ligne)
  16. Voeux pour le mariage de Johann Peter Lombardini d'Oberbronn, notaire royal à Saverne, et d'Eva Waldt de Wasselonne. Texte rédigé en 1820 par Charles Frédéric Weizsacher, instituteur et ami des mariés. Exposition Vies protestantes : le mot et l'image au Musée alsacien de Strasbourg, 2017.
  17. a b et c « Histoire », site de la mairie.
  18. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  19. Site généalogique
  20. Les comptes de la commune
  21. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  22. PLU Règlement
  23. Le SCOT de Saverne
  24. « Saverne (67700) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le 22 août 2018)
  25. Le maire démissionne pour raisons de santé, DNA, article du 14 mars 2013.
  26. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  27. Stéphane Leyenberger élu maire, DNA, article du 25 mars 2013.
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  31. Établissements d'enseignements
  32. École primaire Centre
  33. École primaire Les Sources
  34. Collège Les Sources
  35. Lycée général Joseph
  36. Lycée professionnel Jules-Verne
  37. Différents cultes sur la commune
  38. Cultures et religions
  39. Communauté de paroisses du Pays du Haut-Barr
  40. Paroisse protestante
  41. La communauté juive de Saverne
  42. Mosquées et salles de prière
  43. Centre de méditation zen de Saverne
  44. Professionnels et établissements de santé
  45. Site internet du centre hospitalier de Saverne.
  46. Hôpital de Jour EPSAN
  47. Hôpital de Jour La Ribambelle (EPSAN)
  48. Site internet de l'Océanide à Saverne.
  49. SCOT de Saverne : fiche terrotoriale
  50. « Eurofins investit dans un nouveau laboratoire », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 2 juin 2016.
  51. « Les salariés d'Adidas s'installent dans leur nouveau siège à Strasbourg », article France Bleu du 3 avril 2018.
  52. « SAIT Mining fait grise mine », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 1er mars 2016.
  53. Notice no PA00084953, base Mérimée, ministère français de la Culture Château des Rohan
  54. Télégraphe de Chappe
  55. Notice no PA00084952, base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château de Hohbarr ou Haut-Barr
  56. Notice no IA00055462, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort Saint Nicolas, de la-Sainte-Trinité dit Château du Haut Barr
  57. Notice no IA00055449, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château du Griffon ou de Greifenstein
  58. Notice no PA00084951, base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château Greifenstein
  59. La chapelle castrale du Haut-Barr
  60. La tour Cagliostro
  61. Fossé des Pandours
  62. Notice no IA00055636, base Mérimée, ministère français de la Culture Fortification d'agglomération
  63. Notice no IA00055412, base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin municipal
  64. Notice no PA00084955, base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien couvent des Récollets et église Saint-Antoine-de-Padoue
  65. Notice no IA00055457, base Mérimée, ministère français de la Culture Couvent de récollets Notre-Dame-de-l'Annonciation, Saint-Antoine de Padoue, de Jésuites
  66. L’église des Récollets
  67. L'orgue Dubois de l'église des Récollets
  68. Notice no IM67004383, base Palissy, ministère français de la Culture cloches couvent de récollets puis de jésuites Notre-Dame-de-l'Annonciation, actuellement église Saint-Antoine-de-Padoue
  69. Le cloître des Récollets
  70. Notice no PA00084954, base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
  71. Notice no IA00055464, base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy
  72. Cloches de l'église Notre-Dame de la Nativité
  73. Notice no PM67000285, base Palissy, ministère français de la Culture cloche cloche dite Burgerglocke de l'église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin Notre-Dame de la Nativité Saint-Barthélémy
  74. Notice no IM67004340, base Palissy, ministère français de la Culture cloche dite Bürgerglocke
  75. Notice no IM67004341, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1836 église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy
  76. Notice no IA00055791, base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Saint-Germain, puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche
  77. Notice no IA00055408, base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Sainte-Croix
  78. Notice no IA00055448, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Vit (Chapelle de Pèlerinage).
  79. Notice no IA00055452, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle de Protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  80. Notice no IM67004363, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle de protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  81. Notice no PM67001088, base Palissy, ministère français de la Culture église protestante : orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  82. Notice no PM67001087, base Palissy, ministère français de la Culture église protestante : orgue de tribune
  83. Notice no IA00055453, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue.
  84. Histoire de la communauté juive de Saverne, par Alain Kahn
  85. « Cimetière de juifs », notice no IA00055786, base Mérimée, ministère français de la Culture
  86. 3. Profanations des cimetières juifs
  87. Cimetière de Saverne, BRAle2044, juifs alsaciens, par Bertrand Rieger, Reporter-Photographe
  88. Ancien cimetière israëlite
  89. Fig. 4 : Le cimetière de Saverne, créé en 1634
  90. Monuments commémoratifs. Synthèse des relevés
  91. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  92. Le monument aux morts situé square Latouche
  93. Monument spécifique à une personne
  94. Monument à des unités militaires, à un régiment Conflits commémorés : 1939-1945 - Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962)
  95. L’histoire mouvementée du monument au Morts de Saverne
  96. Monument aux morts
  97. La Fontaine de la Licorne
  98. La Poste de Saverne
  99. Site internet du jardin botanique de Saverne.
  100. La sculpture du parc Küntzler
  101. Le Jardin interreligieux
  102. La Fontaine de la Licorne
  103. La fontaine de la Nativité
  104. La Fontaine Mélanie
  105. « Fontaine construite vers 1880 en l'honneur de Mélanie Rohne épouse de Richard Stieve fondateur du club vosgien », notice no IA00055797, base Mérimée, ministère français de la Culture
  106. « Fontaine dite Fontaine de la Poste », notice no IA00055476, base Mérimée, ministère français de la Culture
  107. « Fontaine 6 rue des Murs », notice no IA00055477, base Mérimée, ministère français de la Culture
  108. « Fontaine érigée en 1811 sur ordre du préfet Lezay-Marnesia », notice no IA00055474, base Mérimée, ministère français de la Culture
  109. « Fontaine place de l'église », notice no IA00055475, base Mérimée, ministère français de la Culture
  110. « Puits dont l'origine aurait remonté aux Romains », notice no IA00055792, base Mérimée, ministère français de la Culture
  111. « Puits dans la ferme dite métairie du Niederbarr », notice no IA00055473, base Mérimée, ministère français de la Culture
  112. La stèle Libermann
  113. Camille Di Crescenzo, « Régis Gurtner élu meilleur joueur de l'ASC », sur FranceTvInfo.fr, (consulté le 19 janvier 2019)