Eurométropole de Strasbourg

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Eurométropole de Strasbourg
Blason de Eurométropole de Strasbourg
Eurométropole de Strasbourg
Conseil de l’Eurométropole de Strasbourg,
le 30 janvier 2015.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Forme Communauté urbaine (1967 → 2014)
Métropole (depuis 2015)
Siège Strasbourg
Communes 33
Présidente Pia Imbs
Budget 1 891 247 150  (2020)
Date de création  : Communauté urbaine de Strasbourg
 : Eurométropole de Strasbourg
Code SIREN 246700488
Démographie
Population 491 409 hab. (2016)
Densité 1 456 hab./km2
Géographie
Superficie 337,61 km2
Localisation
Localisation de Eurométropole de Strasbourg
Localisation de la métropole,
dans le département du Bas-Rhin.
Liens
Site web strasbourg.eu
Fiche Banatic Données en ligne
Fiche INSEE Dossier complet en ligne

L'Eurométropole de Strasbourg (EMS) est une métropole française située dans le département du Bas-Rhin. Elle fait partie du pôle métropolitain d'Alsace qui fédère les grandes intercommunalités alsaciennes.

Créée le 4 décembre 1967 sous le nom de communauté urbaine de Strasbourg (CUS), elle devient une métropole le .

Avec 491 409 habitants en 2016, elle est de loin l'intercommunalité la plus peuplée de la région Grand Est (a fortiori d'Alsace), devant la communauté urbaine du Grand Reims (294 674 habitants), Mulhouse Alsace Agglomération (272 712 habitants) et la métropole du Grand Nancy (256 610 habitants).

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le , la ville de Strasbourg est le centre d'une communauté urbaine qui a été décidé par la loi 66-1069 du 31 décembre 1966.

En 1972, les services de l'administration de la mairie de Strasbourg et de la communauté urbaine de Strasbourg sont regroupés en une administration unique.

Le centre administratif de la communauté urbaine, situé parc de l'Étoile au nord du quartier de Neudorf à Strasbourg, est construit entre 1973 et 1976[1].

À la suite de la loi de réforme territoriale du 27 janvier 2014, la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) devient l'Eurométropole de Strasbourg (EMS) le 1er janvier 2015[2],[3].

Au 1er janvier 2017, les communes d'Achenheim, de Breuschwickersheim, Hangenbieten, Kolbsheim et d'Osthoffen rejoignent l'Eurométropole (toutes issues de l'ancienne communauté de communes les Châteaux et regroupant environ 6 500 habitants sur une superficie de 23,64 km2)[4].

Fin 2019, les anciennes routes départementales relevant de la compétence de l'Eurométropole deviennent des routes métropolitaines (désignées par un cartouche bleu cyan avec le préfixe M).

Évolution de l'identité visuelle[modifier | modifier le code]

Présidents de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS)[modifier | modifier le code]

Nom Parti Début Fin Fonctions
01 Pierre Pflimlin MRP puis UDF / CDS
02 Marcel Rudloff UDF / CDS
03 Catherine Trautmann PS
04 Roland Ries PS
05 Catherine Trautmann PS
06 Robert Grossmann RPR puis UMP
07 Jacques Bigot PS

Maire d'Illkirch-Graffenstaden

08 Robert Herrmann PS

Territoire métropolitain[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au centre-est du département du Bas-Rhin, l'Eurométropole est composées de 33 communes et présente une superficie de 339,85 km2[5].

Composition[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2017, l'Eurométropole de Strasbourg regroupe les 33 communes suivantes :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Strasbourg
(siège)
67482 Strasbourgeois 78,26 280 966 (2017) 3 590
Achenheim 67001 Achenheimois 6,03 2 123 (2017) 352
Bischheim 67043 Bischheimois 4,41 17 093 (2017) 3 876
Blaesheim 67049 Blaesheimois 9,96 1 316 (2017) 132
Breuschwickersheim 67065 Breuschwickersheimois 5,06 1 253 (2017) 248
Eckbolsheim 67118 Eckbolsheimois 5,34 6 857 (2017) 1 284
Eckwersheim 67119 Eckwersheimois 7,46 1 328 (2017) 178
Entzheim 67124 Entzheimois 8,17 2 390 (2017) 293
Eschau 67131 Escoviens 11,83 5 303 (2017) 448
Fegersheim 67137 Fegersheimois 6,25 5 737 (2017) 918
Geispolsheim 67152 Geispolsheimois 21,95 7 540 (2017) 344
Hangenbieten 67182 Hangenbietenois 4,11 1 554 (2017) 378
Hœnheim 67204 Hoenheimois 3,42 11 215 (2017) 3 279
Holtzheim 67212 Holtzheimois 6,91 3 656 (2017) 529
Illkirch-Graffenstaden 67218 Illkirchois 22,21 26 780 (2017) 1 206
Kolbsheim 67247 Kolbsheimois 3,33 948 (2017) 285
Lampertheim 67256 Lampertheimois 6,58 3 272 (2017) 497
Lingolsheim 67267 Lingolsheimois 5,69 18 324 (2017) 3 220
Lipsheim 67268 Lipsheimois 4,96 2 600 (2017) 524
Mittelhausbergen 67296 Mittelhausbergeois 1,72 1 984 (2017) 1 153
Mundolsheim 67309 Mundolsheimois 4,09 4 731 (2017) 1 157
Niederhausbergen 67326 Infradomimontains 3,06 1 590 (2017) 520
Oberhausbergen 67343 Oberhausbergeois 3,79 5 381 (2017) 1 420
Oberschaeffolsheim 67350 Oberschaeffolsheimois 7,56 2 301 (2017) 304
Osthoffen 67363 Osthoffenois 5,11 825 (2017) 161
Ostwald 67365 Ostwaldois 7,11 12 604 (2017) 1 773
Plobsheim 67378 Plobsheimois 16,64 4 443 (2017) 267
Reichstett 67389 Reichstettois 7,61 4 418 (2017) 581
Schiltigheim 67447 Schilikois 7,63 31 894 (2017) 4 180
Souffelweyersheim 67471 Souffelweyersheimois 4,51 8 001 (2017) 1 774
Vendenheim 67506 Fédinois 15,89 5 664 (2017) 356
La Wantzenau 67519 Wantzenauviens 25,39 5 841 (2017) 230
Wolfisheim 67551 Wolfisheimois 5,57 4 157 (2017) 746

Démographie[modifier | modifier le code]


Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
369 808397 665409 098430 272458 629474 571479 820494 089
Les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au .
(Sources : Insee[6])

Au recensement de 2016, la ville de Strasbourg comptait à elle seule 60 % de la population totale de l'Eurométropole[7].

L'Eurométropole concentre à elle seule 45% de la population du Bas-Rhin, 26% de la population d'Alsace et 10% de la population du Grand Est.

Organisation[modifier | modifier le code]

Centre administratif de la ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Le siège de l'Eurométropole se situe au centre administratif de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg au parc de l’Étoile.

L'organisation de l'Eurométropole est calquée sur celle des autres EPCI. Elle comprend :

  • un organe délibérant : le conseil de l'Eurométropole. Il délibère et vote des décisions sur les sujets prévus à l'ordre du jour lors de séances publiques retransmises en direct sur internet. Les points de l'ordre du jour sont fixés par le président qui ont été auparavant discutés en séance non publique par :
    • le bureau, composé du président et des vice-présidents
    • la commission plénière, qui réunit l'ensemble des élus eurométropolitains.
  • un organe exécutif : le président, aidé des vice-présidents. Il exécute les décisions du conseil de l'Eurométropole, il représente l'Eurométropole et est l'autorité hiérarchique des agents.

Il existe une commission permanente qui se réunit 10 fois par an pour faciliter la gestion de la collectivité. Celle-ci est composée du président, des vice-présidents et de membres du conseil eurométropolitain dont tous les maires de l'Eurométropole.

Différentes commissions thématiques sont également créées au sein du conseil.

Élus[modifier | modifier le code]

Le Conseil de l'Eurométropole est formé de 100 membres issus du suffrage universel direct par fléchage sur les listes des élections municipales. Son renouvellement intervient tous les 6 ans.

Le nombre de représentants des communes est proportionnel à leur importance démographique, dans la mesure où chaque commune doit être représenté par un conseiller et que une commune ne peut avoir plus de la moitié des conseillers.

La répartition des conseillers de l'Eurométropole par commune est la suivante :

  • 50 conseillers pour Strasbourg.
  • 7 conseillers pour Schiltigheim.
  • 6 conseillers pour Illkirch-Graffentstaden.
  • 4 conseillers pour Lingolsheim.
  • 3 conseillers pour Bischheim.
  • 2 conseillers pour Hoenheim et Ostwald.
  • 1 conseiller pour les 26 autres.

Président et vice-présidents[modifier | modifier le code]

Le conseil de l'Eurométropole élit en son sein la présidente et 20 vice-présidents qui forment le bureau.

Présidents de l'Eurométropole de Strasbourg
Nom Parti Début Fin Fonctions
01 Robert Herrmann PS 31 décembre 2016 Adjoint au maire de Strasbourg
02 André Bieth (intérim) ... 1er janvier 2017 5 janvier 2017 Maire de Hangenbieten
03 Robert Herrmann PS 5 janvier 2017 15 juillet 2020 Adjoint au maire de Strasbourg
04 Pia Imbs[8] S.E. 15 juillet 2020 en fonction Maire de Holtzheim
Vice-présidents (2020-2026)[8]
Fonction Nom Début Fin Autres fonctions politiques
1re vice-présidente Jeanne Barseghian En fonction Maire de Strasbourg
Vice-présidente Danielle Dambach En fonction Maire de Schiltigheim
Vice-président Syamak Agha Babaei En fonction Adjoint à la maire de Strasbourg
Vice-président Vincent Debes En fonction Maire d'Hœnheim
Vice-présidente Anne-Marie Jean En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Alain Jund En fonction Conseiller municipal de Strasbourg
Vice-présidente Françoise Schaetzel En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Thierry Schaal En fonction Maire de Fegersheim
Vice-présidente Fabienne Baas En fonction Maire d'Ostwald
Vice-présidente Suzanne Brolly En fonction Adjointe à la maire de Strasbourg
Vice-président Philippe Pfrimmer En fonction Maire de Vendenheim
Vice-présidente Caroline Zorn En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Valentin Rabot En fonction Maire d'Achenheim
Vice-présidente Cécile Delattre En fonction Maire d'Oberhausbergen
Vice-présidente Nathalie Jampoc-Bertrand En fonction Adjointe à la maire de Schiltigheim
Vice-présidente Béatrice Bulou En fonction Maire de Mundolsheim
Vice-présidente Marie-Dominique Dreyssé En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Pierre Roth En fonction Conseiller municipal de Strasbourg
Vice-présidente Murielle Fabre En fonction Maire de Lampertheim
Vice-président Christian Brassac En fonction Conseiller municipal de Strasbourg

Compétences[modifier | modifier le code]

La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes :

  • Compétences en matière de développement et d'aménagement économique, social et culturel ;
    • les zones d'activité et l'insertion économique,
    • le soutien aux établissements d'enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation,
    • la promotion du tourisme,
    • le parc des expositions, le palais de la Musique et des Congrès, le Zénith,
    • les médiathèques d'intérêt métropolitain et le réseau avec les bibliothèques des communes membres,
    • la participation au développement de l'audiovisuel, du cinéma et du multimédia,
    • les piscines, la patinoire Iceberg, le stade de la Meinau, le Rhénus Sport,
    • l'organisation des grandes manifestations sportives.
  • Compétences en matière d'aménagement de l'espace métropolitain ;
    • l'urbanisme, plan local d'urbanisme (PLU) et réserves foncières,
    • les réseaux de télécommunications et l'aménagement numérique,
    • la voirie et les parcs de stationnement,
    • la mobilité (tramway, autobus).
  • Compétences en matière de politique locale de l'habitat ;
    • la politique du logement, le logement social et l'hébergement d'urgence,
    • les aires d'accueil des gens du voyage.
  • Compétences en matière de politique de la ville ;
    • l'animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain,
    • les dispositifs locaux de prévention de la délinquance.
  • Compétences en matière de gestion des services d'intérêt collectif ;
    • l'assainissement et l'eau,
    • le service extérieur des pompes funèbres, le pôle funéraire,
    • la fourrière automobile et la fourrière pour animaux.
  • Compétences en matière de protection et de mise en valeur de l'environnement et de politique du cadre de vie ;
    • la gestion des déchets ménagers,
    • la transition énergétique et le plan climat-énergie territorial,
    • les concessions de gaz et d'électricité,
    • la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations,
    • la lutte contre la pollution de l'air et contre les nuisances sonores,
    • le centre d'initiation à l'environnement.

Culture, sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Parc des expositions, le palais de la Musique et des Congrès, le Zénith.

Piscines, la patinoire Iceberg, le stade de la Meinau, le Rhénus Sport.

Coopération et regroupements administratifs[modifier | modifier le code]

Pôle métropolitain d'Alsace[modifier | modifier le code]

L'Eurométropole de Strasbourg fait partie du pôle métropolitain d'Alsace qui fédère les grandes intercommunalités alsaciennes depuis 2012[9].

Eurodistrict[modifier | modifier le code]

L'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau est un regroupement de l'Eurométropole de Strasbourg et de l'Ortenau qui est un arrondissement allemand se situant en face de Strasbourg de l'autre côté du Rhin. Ce groupement européen de coopération territoriale, est créé en février 2010 pour coordonner et mettre en place des projets communs (transport, urbanisme, éducation, santé, formalités administratives…). Ce territoire regroupe 112 communes et plus d'un million d'habitants[10].

Environnement[modifier | modifier le code]

Éducation à la nature et à l'environnement[modifier | modifier le code]

Dans le quartier de la Robertsau se trouve le CINE (Centre d'initiation à la nature et à l'environnement) de Bussierre, dont la compétence s'étend à l'ensemble de l'Eurométropole de Strasbourg. Aménagé en 2001 dans l'ancienne grange et ouvert en 2003[11], il est géré par l'association SINE (Strasbourg Initiation Nature Environnement)[12] et a vocation à « organiser, coordonner et promouvoir des actions d'éducation à la nature et l'environnement de tout public sur tout le territoire de la métropole de Strasbourg ». Le CINE de Bussierre s'appuie sur les compétences d'un vaste réseau associatif.

Déchets[modifier | modifier le code]

À l'instar de l'assainissement, la métropole de Strasbourg est responsable de la gestion des déchets sur le territoire.

L'incinérateur de la métropole de Strasbourg est arrêté en 2015, à la suite de la découverte d'amiante. Incidemment, le réseau de chaleur n'est plus approvisionné[13]. Pendant cette période, Nancy brûle les déchets strasbourgeois à hauteur de 15 000 t par an[14]. Une partie est envoyée en Allemagne et en Suisse dans le cadre d’une procédure de notification, dérogatoire à la convention de Bâle[15]. L'usine d'incinération de Strasbourg redémarre en 2019[16]. Le mode de traitement et la capacité de l'usine font débat au sein des conseillers métropolitains[17]. Avant travaux, avec quatre fours, la capacité de l'incinérateur était de 270 000 tonnes par an[18], après travaux, avec trois fours, elle demeure inchangée[19]. Selon l’association Zéro déchet Strasbourg, l’énergie thermique récupérée dans les incinérateurs est faible au regard de l’énergie grise que recèlent les déchets[20],[21]. De plus, les fumées émises par les incinérateurs présentent des risques sanitaires[22],[23]. Toutefois, la métropole de Strasbourg s'engage en faveur de la réduction des déchets[24].

Un incinérateur de déchets dangereux est également implanté dans le port aux pétroles de Strasbourg[25]. L'entreprise Blue Paper est autorisée à valoriser thermiquement les refus de procédés de son usine, ce qui correspond à environ de 20 000 à 25 000 tonnes par an. Ce mélange de fibres de bois, de plastiques ou encore textiles prend le nom de combustibles solides de récupération (CSR)[26],[27],[28].

Chiffres clés des déchets de la métropole de Strasbourg en 2017[29]
- Tonnes kg par habitant
Collecte en porte à porte[Note 1] 119 312 tonnes 249.8
Collecte sélective[Note 2] 27 762 tonnes 57.3
Verre 12 049 tonnes 25.5

Les déchèteries ont permis de collecter 48 626 tonnes[30]. La métropole noue des partenariats avec Emmaüs Strasbourg, et Envie Strasbourg[31] permettant la réutilisation de divers objets déposés en déchèterie. Les bouchons en liège sont collectés par Epilepsiezentrum Kork[32].

Les déchets diffus spécifiques sont collectés à hauteur de sept tonnes en 2017. Mais des dépôts sauvages pour un tonnage de 21,6 tonnes ont dû faire l'objet d'un traitement à part[33], car ils peuvent polluer les sols et l'eau. Par ailleurs, les cendres de charbon sont dix fois plus radioactives que le charbon lui-même. C'est ce qu'on nomme la radioactivité naturelle renforcée[34]. Au nord de l’île du Rohrschollen sont amoncelées les cendres de l'ancienne usine à charbon de Strasbourg[35].

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Le territoire compte trois réserves naturelles, à savoir :

Un projet de classement de la forêt de la Robertsau - la Wantzenau est en cours[36].

Le grand hamster d'Alsace est aujourd'hui dans une situation critique[37]. Selon Reporterre, les mesures de compensation écologique mises en place lors de grands travaux ne sont pas satisfaisantes[38].

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Outre la station d'épuration de Strasbourg - La Wantzenau, la métropole de Strasbourg compte deux plus petites stations d'épuration à Achenheim et Plobsheim[39].

La métropole propose des recettes de produits ménagers dans le but de diminuer les micropolluants dans l'eau[40]. Toutefois, après plusieurs années de communication, « aucun effet tangible n'a encore été enregistré sur la qualité des eaux usées ». Il convient donc de relancer la communication[41]. En outre, l'usure des pneumatiques serait la première source de microplastiques retrouvés dans l'eau[42],[43], avant même le lavage des fibres textiles synthétiques[44].

La développement aussi bien de la géothermie profonde[45] que des pompes à chaleur sur nappe doit mener à des réflexions sur la qualité de la nappe phréatique[46],[47].

Climat, air, énergie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du SRADDET du Grand Est, ATMO Grand Est tient à jour les statistiques énergétiques de tous les EPCI régionaux. Aussi pouvons-nous représenter l’énergie finale consommée sur le territoire[Note 3] annuellement par secteur, ou par source, pour l’année 2017. Cette énergie finale annuelle correspond à 24,8 MWh par habitant[Note 4].

Énergie finale par secteur en 2017[48]
- GWh par an[Note 5]
Industrie 2 455
Résidentiel 3 629
Tertiaire 3 061
Agriculture 41
Transport routier 2 809
Autres transports 141
Énergie finale par source en 2017[48]
- GWh par an
Électricité 3 509
Gaz naturel et produits pétroliers 7 335
Bois-énergie 521
Autres EnR (PAC, solaire thermique…) 340
Réseaux de chaleur 417

La production d’énergie renouvelable (EnR) du territoire apparaît dans le tableau suivant, toujours pour l’année 2017 :

Énergie renouvelable en 2017[49]
- GWh par an
Bois-énergie 86
Hydraulique 791
Pompe à chaleur (PAC)[Note 6] 101
Photovoltaïque 4
Solaire thermique 16
Biogaz 43

Ces statistiques sont illustrées sous forme de diagramme de Sankey[50].

La part prépondérante de l’hydroélectricité dans les EnR ressort de ce tableau. Le rôle que jouent les pompes à chaleur dans l’extraction d’énergie du milieu ambiant est tout sauf négligeable. La station d'épuration de Strasbourg - La Wantzenau produit du biogaz qu'elle injecte ensuite dans le réseau.

Deux réseaux de chaleur sont majoritairement alimentés en bois[47]. Il s'agit du réseau Eco2Wacken[51], dans le quartier du Wacken, qui assure une couverture en énergie renouvelable à hauteur de 87 % : la chaleur est distribuée, entre autres, au hall Rhénus, au lycée Kléber, à la piscine du Wacken et prochainement au futur quartier d'affaires. L'autre réseau alimente le quartier de l'Esplanade[52] : la centrale est implantée rue du Rhin-Napoléon, au sein du domaine du Port autonome de Strasbourg. Elle produira de l'électricité à hauteur de 70 GWh/a, et de la chaleur à hauteur de 112 GWh/a[53]. L'aciérie kehloise Badische Stahlwerke (de) va délivrer, dès 2021, 45 GWh de chaleur par an au réseau de chaleur de Strasbourg, grâce à un caloduc construit sous le Rhin. Jusqu'à présent, cette chaleur fatale était perdue[54],[55]. Ostwald et Schiltigheim sont également dotés de réseaux de chaleur[56]. Strasbourg compte six réseaux de chaleur au total[57].

Les deux centrales géothermiques profondes de Vendenheim et d'Eckbolsheim, gérées par Fonroche Géothermie, et d'Illkirch-Graffenstaden, gérée par Électricité de Strasbourg, bénéficient du soutien de la métropole de Strasbourg[58]. Le tremblement de terre du 12 novembre 2019, qui serait lié au forage de Vendenheim[59], affaiblit la stratégie de la métropole de Strasbourg, centrée sur la géothermie profonde.

La production industrielle de dihydrogène par pyrogazéification à partir de bois verra le jour en 2021[60],[61],[62],[63]. Elle est toutefois qualifée d'« industrie de niche » par l'Agence internationale de l'énergie[64].

Alter Alsace Énergies[Note 7], qui s'appuie sur le scénario négaWatt national, promeut un scénario énergétique entièrement fondé sur les énergies renouvelables à l'échelle de l'Alsace d'ici 2050[65], et qui intéresse la métropole de Strasbourg[66].

Un plan climat-air-énergie voit le jour[67].

Le quartier des Deux-Rives représente le principal îlot de chaleur de l'agglomération[68].

L'eurodistrict Strasbourg-Ortenau édite un livret bilingue sur les petits gestes[69]. Pour indispensables qu'ils soient, ces derniers ne sauraient exonérer le « système sociotechnique » dans lequel nous évoluons de ses responsabilités, d'après Jean-Marc Jancovici[70].

La pollution de l'air, qui concerne la plaine d'Alsace, a des répercussions sur la santé[71],[72]. Á ce sujet, la métropole de Strasbourg va progressivement interdire la circulation des véhicules Diesel[73],[74],[75].

Mobilités durables[modifier | modifier le code]

Strasbourg est une ville pionnière en matière de développement de la bicyclette[76],[Note 8]. La métropole entend développer les mobilités actives (marche et vélo) à tout le territoire dans le cadre du Plan d'Action pour des Mobilités Actives (PAMA):

« la métropole de Strasbourg va mettre à disposition des communes des compétences et des ressources humaines importantes et des équipements. En contrepartie, les communes doivent s’engager à relayer l’action de la métropole de Strasbourg auprès de leurs populations [...] »[77].

Depuis le 11 décembre 2016, les abonnés de la CTS résidant dans une des communes de l'Eurométropole peuvent, sans supplément de coût, utiliser les trains du réseau TER Grand Est entre les différentes gares de l'Eurométropole[78].

ASTUS[Note 9], qui se mobilise en faveur d'un réseau express motropolitain (REM)[79],[80], édite également une brochure qui permet de voyager en transports en commun sans se ruiner[81]. Un préalable à la création d'un REM est la construction d'une 4e voie entre Vendenheim et Strasbourg[82].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les cinq nouvelles communes sont exclues de ces statistiques.
  2. Sont collectés les papiers et cartons, les briques alimentaires, les bouteilles en plastique ainsi que les emballages métalliques.
  3. L'énergie grise n'est pas prise en compte, pas plus que ne le sont les soutes aériennes internationales.
  4. Cette énergie finale annuelle par habitant correspond à puissance moyenne de 2,8 kW par habitant. Remarquons que l'énergie finale annuelle par habitant dans le Grand Est s'élève à 33,2 MWh par habitant, ce qui correspond à une puissance moyenne de 3,8 kW par habitant.
  5. Remarquons que 1 000 GWh/a = 1 TWh/a
  6. Les valeurs correspondant aux lignes « PACs aérothermiques » et « Géothermie (chaleur) » sont additionnées. Les pompes à chaleur consomment de l'énergie électrique.
  7. Association fédérée à Alsace Nature.
  8. Il est intéressant de noter que le land du Bade-Wurtemberg envisage la création d'une dizaine de rues cyclables rapides d'ici 2025, sur le modèle des autoroutes. Rien qu'autour de Karlsruhe, la création de trois voies dédiées aux bicyclettes est prévue [1]
  9. Association fédérée à FNAUT Grand Est ainsi qu'à Alsace Nature.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Immeuble de la CUS, 1 place de l'étoile sur le site Archi-Strasbourg.
  2. La CUS devient Strasbourg Eurométropole sur le site de la ville de Strasbourg.
  3. Bienvenue à l'Eurométropole sur le site de la ville de Strasbourg.
  4. Strasbourg Eurométropole le mag’, février-mars 2016.
  5. « Présentation de l'Eurométropole », sur www.strasbourg.eu (consulté le 10 avril 2020)
  6. Séries historiques sur la population et le logement en 2017 - Eurométropole de Strasbourg (246700488)., sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2020)
  7. « Présentation de l'Eurométropole », sur Strasbourg.eu
  8. a et b « Eurométropole: un exécutif en ordre de marche », sur Eurométropole de Strasbourg, .
  9. « Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse »
  10. « Eurodistrict | Au cœur de la coopération transfrontalière », sur www.eurodistrict.eu (consulté le 10 avril 2020)
  11. « La ferme Bussierre change de locataire », Dernières nouvelles d'Alsace, 2 mai 2010 [lire en ligne].
  12. SINE, site web sine.org.
  13. Incinérateur de Strasbourg site Internet rue89strasbourg
  14. les poubelles de Strasbourg à Nancy sur estrepublicain.fr
  15. la-gestion-des-dechets-pendant-les-travaux sur senerval.eu
  16. L'usine d'incinération redémarre aujourd'hui sur dna.fr
  17. Usine de déchets: trop ou pas assez sur lalsace.fr
  18. Notre position sur l'incinérateur sur zds.fr, site de Zéro déchet Strasbourg
  19. Eurmétropole Magazine n° 24 septembre-octobre 2019; voir page 11 article intitulé « L'eurométropole traite à nouveau ses déchets ».
  20. Incinérateur sur zds.fr, site de Zero Waste Strasbourg
  21. Changement climatique et épuisement des ressources sur cniid.fr, site géré par Zero Waste France.
  22. La lutte pour le climat ne doit pas être menée au détriment de la santé! sur alternatives-economiques.fr
  23. Comment deux usines d’incinération alsaciennes ont pu masquer leurs émissions polluantes sur rue89strasbourg.com
  24. Objectif zéro déchet zéro gaspi sur strasbourg.eu
  25. [PDF] Carte des installations de traitement en Alsace sur industrie-environnement-alsace.fr
  26. Dernières nouvelles d'Alsace article intitulé « Blue Paper se chauffe aux déchets » en date du mercredi 16 octobre 2019.
  27. Blue Paper va « probablement » investir 200 millions d’euros dans son usine de Strasbourg sur usinenouvelle.com
  28. Strasbourg: Sa nouvelle chaudière rend-t-elle l'usine Blue Paper réellement plus verte? sur 20minutes.fr
  29. RAPPORT ANNUEL 2017 sur strasbourg.eu; voir p. 22 et pp. 28-29
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  31. ENVIE sur strasbourg.envie.org
  32. (de) Epilepsiezentrum Kork sur diakonie-kork.de
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  34. La France toxique association Robin des Bois pp. 94-95 (ISBN 978-2-0813-6379-3)
  35. RNTR_2009_V2_complet.pdf sur robindesbois.org; voir page 105
  36. Projet de Réserve Naturelle Nationale du « Massif forestier de la Robertsau et de la Wantzenau » sur grand-est.developpement-durable.gouv.fr
  37. Le grand hamster, symptôme d'un écosystème menacé par le GCO de Strasbourg sur sciencesetavenir.fr
  38. Grands projets destructeurs: l’esbroufe de la « compensation écologique » sur reporterre.net, site de Reporterre.
  39. Rapport annuel 2017 sur strasbourg.eu; voir page 7
  40. Ménage au naturel sur strasbourg.eu
  41. Dernières nouvelles d'Alsace en date du vendredi 18 octobre 2019; voir page 38 article intitulé « Comment mettre de la participation citoyenne dans l'eau du robinet? »
  42. Les débris de pneus constituent les principaux microplastiques retrouvés dans l’eau. sur reporterre.net, site de Reporterre.
  43. (en) « Car tyres are major source of ocean microplastics » [« Les pneus de voiture sont la principale source de microplastiques dans les océans »], sur The Guardian, .
  44. Quiz: connaissez-vous les impacts de votre garde-robe sur la planète? sur fne.asso.fr, site de France Nature Environnement. « Chaque année, 500 000 tonnes de plastiques sont largués dans l’océan suite au lavage de nos fibres synthétiques » est la réponse à la question n°3.
  45. Nappes d'eau potable sur geothermieprofonde.info
  46. Les discrets forages du nouveau consulat de Turquie inquiètent sur rue89strasbourg.com
  47. a et b Strasbourg mise sur la biomasse, énergie renouvelable, pour ses réseaux de chaleur sur rue89strasbourg.com
  48. a et b [PDF] Strasbourg Plan Climat Air Énergie sur observatoire.atmo-grandest.eu; voir page 17.
  49. Ibid. p. 23
  50. Eurométropole de Strasbourg 2017. Sankey sur atmo-grandest.eu
  51. [PDF]Réseau GDS et EBM développent le réseau de chaleur eco2wacken sur eco2wacken.fr
  52. Réseau de chaleur de l'Esplanade sur sete-esplanade.fr
  53. les Dernières Nouvelles d'Alsace du vendredi 25 novembre. Voir page 38
  54. Dernières nouvelles d'Alsace en date du mardi 14 mai 2019, voir page 18 article intitulé "en 2021, l'aciérie kehloise BSW devrait chauffer Strasbourg"
  55. (de) Abwärme der Badischen Stahlwerke soll Kehl und Straßburg heizen: Absichtserklärung unterzeichnet, Ministère de l'environnement, du climat et de l'énergie du Bade-Wurtemberg (de)
  56. Annuaire 2016-2017 sur viaseva.org
  57. [PDF] SRADDET - ANNEXE N°4 sur grandest.fr; voir page 47.
  58. Le Mag' Strasbourg Eurométropole. no 10. Novembre-décembre 2016. Voir page 15
  59. La terre a tremblé à Strasbourg : pas de blessé ni de dégâts majeurs sur francebleu.fr
  60. Strasbourg: la première unité au monde de production d'hydrogène à partir de bois sera mise en service en 2021 sur francetvinfo.fr
  61. Á Strasbourg, l’hydrogène vient de la biomasse, EurActiv.
  62. Production de l'hydrogène, sur connaissancedesenergies.org
  63. La transitionvers un hydrogène bas carbone: atouts et enjeux pour le système électrique à l’horizon 2030-2035, RTE[PDF]

    « D’autres solutions sont parfois évoquées comme le vaporeformage de biogaz ou la gazéification de biomasse. Pourtant, si l’hydrogène produit par ces procédés est bien neutre en carbone, un certain nombre de scénarios – et notamment la SNBC – privilégient d’autres priorités d’utilisation du biogaz et de la biomasse compte tenu de leurs gisements limités. »

  64. (en) [PDF] Outlook for biogas and Prospects for organic growth (« Perspectives pour le biogaz et perspectives de croissance fondée sur la matière organique ») sur connaissancedesenergies.org; voir page 37.
  65. Une Alsace 100% renouvelable
  66. Alter Alsace Energie œuvre pour une Alsace 100 % renouvelable sur lesechos.fr
  67. Plan climat-air-énergie territorial de l'eurométropole de Strasbourg sur strasbourg.eu
  68. « Îlots de chaleur : les Deux-Rives en surchauffe », sur rue89strasbourg.com, .
  69. Livret pour le climat
  70. Climat: l’action individuelle ne peut pas tout sur reporterre.net, site de Reporterre.
  71. Alsace: Pourquoi la hausse des AVC, notamment chez les jeunes, est-elle plus forte dans la région? sur 20minutes.fr
  72. 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l'air chaque année sur who.int, site de l'organisation mondiale de la santé.
  73. Le diesel interdit à Strasbourg dans 5 ans sur dna.fr,site des Dernières nouvelles d'Alsace.
  74. Pollution de l’air : Strasbourg 2ème ville de France à sortir du diesel, les autres villes à la traîne sur reseauactionclimat.org, site de Réseau Action Climat - France.
  75. Pollution de l’air: la France condamnée par la justice européenne sur reporterre.net, site de Reporterre.
  76. Frédéric Héran. Le Retour de la bicyclette. Éditions la découverte. Paris 2014. (ISBN 978-2-7071-8202-9).
  77. PAMA sur strasbourg.eu
  78. « En train avec son badgéo », article des DNA du 29 novembre 2016.
  79. [PDF] Étude prospective sur le développement de l'offre ferroviaire périurbaine de l'eurométropole de Strasbourg sur astus67.files.wordpress.com
  80. Les mobilités qui changent votre vie sur strasbourg.eu; voir pp. 28-31.
  81. [PDF] Bouger de façon maligne sur astus67.files.wordpress.com
  82. [PDF] Création d'une 4e voie entre Strasbourg et Vendenheim sur sncf-reseau.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]