Eurométropole de Strasbourg

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Eurométropole de Strasbourg
Blason de Eurométropole de Strasbourg
Eurométropole de Strasbourg
Conseil de l’Eurométropole de Strasbourg,
le 30 janvier 2015.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Forme Communauté urbaine (1967 → 2014)
Métropole (depuis 2015)
Siège Strasbourg
Communes 33
Présidente Pia Imbs
Budget 1 891 247 150  (2020)
Date de création  : Communauté urbaine de Strasbourg
 : Eurométropole de Strasbourg
Code SIREN 246700488
Démographie
Population 500 510 hab. (2018)
Densité 1 483 hab./km2
Géographie
Superficie 337,61 km2
Localisation
Localisation de Eurométropole de Strasbourg
Localisation de la métropole,
dans le département du Bas-Rhin.
Liens
Site web strasbourg.eu
Fiche Banatic Données en ligne
Fiche INSEE Dossier complet en ligne

L'Eurométropole de Strasbourg (EMS) est une métropole française située dans la collectivité européenne d'Alsace. Créée le sous le nom de communauté urbaine de Strasbourg (CUS), elle devient une métropole le .

Elle fait partie du pôle métropolitain d'Alsace qui fédère les grandes intercommunalités alsaciennes. Avec 500 510 habitants en 2018, elle est de loin l'intercommunalité la plus peuplée d'Alsace, de la région Grand Est et plus généralement du grand quart nord-est de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le , la ville de Strasbourg est le centre d'une communauté urbaine qui a été décidé par la loi 66-1069 du 31 décembre 1966.

En 1972, les services de l'administration de la mairie de Strasbourg et de la communauté urbaine de Strasbourg sont regroupés en une administration unique.

Le centre administratif de la communauté urbaine, situé parc de l'Étoile au nord du quartier de Neudorf à Strasbourg, est construit entre 1973 et 1976[1].

À la suite de la loi de réforme territoriale du 27 janvier 2014, la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) devient l'Eurométropole de Strasbourg (EMS) le 1er janvier 2015[2],[3]. Elle dispose de compétences élargies par rapport à une métropole classique[4].

Au 1er janvier 2017, les communes d'Achenheim, de Breuschwickersheim, Hangenbieten, Kolbsheim et d'Osthoffen rejoignent l'Eurométropole (toutes issues de l'ancienne communauté de communes les Châteaux et regroupant environ 6 500 habitants sur une superficie de 23,64 km2)[5].

Fin 2019, les anciennes routes départementales relevant de la compétence de l'Eurométropole deviennent des routes métropolitaines (désignées par un cartouche bleu cyan avec le préfixe M).

Évolution de l'identité visuelle[modifier | modifier le code]

Territoire métropolitain[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au centre-est du département du Bas-Rhin, l'Eurométropole est composée de 33 communes et présente une superficie de 339,85 km2[6].

Composition[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2017, l'Eurométropole de Strasbourg regroupe les 33 communes suivantes :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Strasbourg
(siège)
67482 Strasbourgeois 78,26 284 677 (2018) 3 638
Achenheim 67001 Achenheimois 6,03 2 145 (2018) 356
Bischheim 67043 Bischheimois 4,41 17 137 (2018) 3 886
Blaesheim 67049 Blaesheimois 9,96 1 307 (2018) 131
Breuschwickersheim 67065 Breuschwickersheimois 5,06 1 283 (2018) 254
Eckbolsheim 67118 Eckbolsheimois 5,34 6 986 (2018) 1 308
Eckwersheim 67119 Eckwersheimois 7,46 1 339 (2018) 179
Entzheim 67124 Entzheimois 8,17 2 422 (2018) 296
Eschau 67131 Escoviens 11,83 5 372 (2018) 454
Fegersheim 67137 Fegersheimois 6,25 5 736 (2018) 918
Geispolsheim 67152 Geispolsheimois 21,95 7 605 (2018) 346
Hangenbieten 67182 Hangenbietenois 4,11 1 601 (2018) 390
Hœnheim 67204 Hoenheimois 3,42 11 145 (2018) 3 259
Holtzheim 67212 Holtzheimois 6,91 3 696 (2018) 535
Illkirch-Graffenstaden 67218 Illkirchois 22,21 26 830 (2018) 1 208
Kolbsheim 67247 Kolbsheimois 3,33 961 (2018) 289
Lampertheim 67256 Lampertheimois 6,58 3 351 (2018) 509
Lingolsheim 67267 Lingolsheimois 5,69 18 930 (2018) 3 327
Lipsheim 67268 Lipsheimois 4,96 2 632 (2018) 531
Mittelhausbergen 67296 Mittelhausbergeois 1,72 2 035 (2018) 1 183
Mundolsheim 67309 Mundolsheimois 4,09 4 767 (2018) 1 166
Niederhausbergen 67326 Infradomimontains 3,06 1 657 (2018) 542
Oberhausbergen 67343 Oberhausbergeois 3,79 5 398 (2018) 1 424
Oberschaeffolsheim 67350 Oberschaeffolsheimois 7,56 2 290 (2018) 303
Osthoffen 67363 Osthoffenois 5,11 820 (2018) 160
Ostwald 67365 Ostwaldois 7,11 12 586 (2018) 1 770
Plobsheim 67378 Plobsheimois 16,64 4 493 (2018) 270
Reichstett 67389 Reichstettois 7,61 4 406 (2018) 579
Schiltigheim 67447 Schilikois 7,63 33 069 (2018) 4 334
Souffelweyersheim 67471 Souffelweyersheimois 4,51 8 005 (2018) 1 775
Vendenheim 67506 Fédinois 15,89 5 817 (2018) 366
La Wantzenau 67519 Wantzenauviens 25,39 5 838 (2018) 230
Wolfisheim 67551 Wolfisheimois 5,57 4 174 (2018) 749

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2018
369 808397 665409 098430 272458 629474 571479 820500 510
Les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au .
(Sources : Insee[7])

Au , la ville de Strasbourg comptait à elle seule 57 % de la population totale de l'Eurométropole. Celle-ci concentre à elle seule 44 % de la population du Bas-Rhin, 26 % de la population d'Alsace et 9 % de la population du Grand Est.

Organisation[modifier | modifier le code]

Centre administratif de la ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Le siège de l'Eurométropole se situe au centre administratif de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg au parc de l’Étoile.

L'organisation de l'Eurométropole est calquée sur celle des autres EPCI. Elle comprend :

  • un organe délibérant : le conseil de l'Eurométropole. Il délibère et vote des décisions sur les sujets prévus à l'ordre du jour lors de séances publiques retransmises en direct sur internet. Les points de l'ordre du jour sont fixés par le président qui ont été auparavant discutés en séance non publique par :
    • le bureau, composé du président et des vice-présidents
    • la commission plénière, qui réunit l'ensemble des élus eurométropolitains.
  • un organe exécutif : le président, aidé des vice-présidents. Il exécute les décisions du conseil de l'Eurométropole, il représente l'Eurométropole et est l'autorité hiérarchique des agents.

Il existe une commission permanente qui se réunit 10 fois par an pour faciliter la gestion de la collectivité. Celle-ci est composée du président, des vice-présidents et de membres du conseil eurométropolitain dont tous les maires de l'Eurométropole.

Différentes commissions thématiques sont également créées au sein du conseil.

Élus[modifier | modifier le code]

Le Conseil de l'Eurométropole est formé de 99 membres issus du suffrage universel direct par fléchage sur les listes des élections municipales. Son renouvellement intervient tous les 6 ans.

Le nombre de représentants des communes est proportionnel à leur importance démographique. Cependant, chaque commune doit être représentée par un conseiller et une commune ne peut avoir plus de la moitié des conseillers.

La répartition des conseillers de l'Eurométropole par commune est la suivante[8] :

Nombre de conseillers Communes
49 Strasbourg
7 Schiltigheim
6 Illkirch-Graffenstaden
4 Lingolsheim
3 Bischheim
2 Hœnheim, Ostwald
1 (+1 suppléant) les autres communes

Président et vice-présidents[modifier | modifier le code]

Pia Imbs (2020)

Le conseil de l'Eurométropole élit en son sein la présidente et 20 vice-présidents qui forment le bureau.

Présidents de l'Eurométropole de Strasbourg
Nom Parti Début Fin Fonctions
01 Robert Herrmann PS 31 décembre 2016 Adjoint au maire de Strasbourg
02 André Bieth (intérim) DVD 1er janvier 2017 5 janvier 2017 Maire de Hangenbieten
03 Robert Herrmann PS 5 janvier 2017 15 juillet 2020 Adjoint au maire de Strasbourg
04 Pia Imbs[9] DVC 15 juillet 2020 en fonction Maire de Holtzheim
Vice-présidents (2020-2026)[9]
Fonction Nom Début Fin Autres fonctions politiques
1re vice-présidente Jeanne Barseghian En fonction Maire de Strasbourg
Vice-présidente Danielle Dambach En fonction Maire de Schiltigheim
Vice-président Syamak Agha Babaei En fonction Adjoint à la maire de Strasbourg
Vice-président Vincent Debes En fonction Maire d'Hœnheim
Vice-présidente Anne-Marie Jean En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Alain Jund En fonction Conseiller municipal de Strasbourg
Vice-présidente Françoise Schaetzel En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Thierry Schaal En fonction Maire de Fegersheim
Vice-présidente Fabienne Baas En fonction Maire d'Ostwald
Vice-présidente Suzanne Brolly En fonction Adjointe à la maire de Strasbourg
Vice-président Philippe Pfrimmer En fonction Maire de Vendenheim
Vice-présidente Caroline Zorn En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Valentin Rabot En fonction Maire d'Achenheim
Vice-présidente Cécile Delattre En fonction Maire d'Oberhausbergen
Vice-présidente Nathalie Jampoc-Bertrand En fonction Adjointe à la maire de Schiltigheim
Vice-présidente Béatrice Bulou En fonction Maire de Mundolsheim
Vice-présidente Marie-Dominique Dreyssé En fonction Conseillère municipale de Strasbourg
Vice-président Pierre Roth En fonction Conseiller municipal de Strasbourg
Vice-présidente Murielle Fabre En fonction Maire de Lampertheim
Vice-président Christian Brassac En fonction Conseiller municipal de Strasbourg

Présidents de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS)[modifier | modifier le code]

Nom Parti Début Fin Fonctions
01 Pierre Pflimlin MRP puis UDF / CDS
02 Marcel Rudloff UDF / CDS
03 Catherine Trautmann PS
04 Roland Ries PS
05 Catherine Trautmann PS
06 Robert Grossmann RPR puis UMP
07 Jacques Bigot PS

Maire d'Illkirch-Graffenstaden

08 Robert Herrmann PS 31 décembre 2014

Compétences[modifier | modifier le code]

La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes :

  • Compétences en matière de développement et d'aménagement économique, social et culturel ;
    • les zones d'activité et l'insertion économique,
    • le soutien aux établissements d'enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation,
    • la promotion du tourisme,
    • le parc des expositions, le palais de la Musique et des Congrès, le Zénith,
    • les médiathèques d'intérêt métropolitain et le réseau avec les bibliothèques des communes membres,
    • la participation au développement de l'audiovisuel, du cinéma et du multimédia,
    • les piscines, la patinoire Iceberg, le stade de la Meinau, le Rhénus Sport,
    • l'organisation des grandes manifestations sportives.
  • Compétences en matière d'aménagement de l'espace métropolitain ;
    • l'urbanisme, plan local d'urbanisme (PLU) et réserves foncières,
    • les réseaux de télécommunications et l'aménagement numérique,
    • la voirie et les parcs de stationnement,
    • la mobilité (tramway, autobus).
  • Compétences en matière de politique locale de l'habitat ;
    • la politique du logement, le logement social et l'hébergement d'urgence,
    • les aires d'accueil des gens du voyage.
  • Compétences en matière de politique de la ville ;
    • l'animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain,
    • les dispositifs locaux de prévention de la délinquance.
  • Compétences en matière de gestion des services d'intérêt collectif ;
    • l'assainissement et l'eau,
    • le service extérieur des pompes funèbres, le pôle funéraire,
    • la fourrière automobile et la fourrière pour animaux.
  • Compétences en matière de protection et de mise en valeur de l'environnement et de politique du cadre de vie ;
    • la gestion des déchets ménagers,
    • la transition énergétique et le plan climat-énergie territorial,
    • les concessions de gaz et d'électricité,
    • la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations,
    • la lutte contre la pollution de l'air et contre les nuisances sonores,
    • le centre d'initiation à l'environnement.

Culture, sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Parc des expositions, le palais de la Musique et des Congrès, le Zénith.

Piscines, la patinoire Iceberg, le stade de la Meinau, le Rhénus Sport.

Coopération et regroupements administratifs[modifier | modifier le code]

Pôle métropolitain d'Alsace[modifier | modifier le code]

L'Eurométropole de Strasbourg fait partie du pôle métropolitain d'Alsace qui fédère les grandes intercommunalités alsaciennes depuis 2012[10].

Eurodistrict[modifier | modifier le code]

L'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau est un regroupement de l'Eurométropole de Strasbourg et de l'Ortenau qui est un arrondissement allemand se situant en face de Strasbourg de l'autre côté du Rhin. Ce groupement européen de coopération territoriale, est créé en février 2010 pour coordonner et mettre en place des projets communs (transport, urbanisme, éducation, santé, formalités administratives…). Ce territoire regroupe 112 communes et plus d'un million d'habitants[11].

Environnement[modifier | modifier le code]

L'eurodistrict Strasbourg-Ortenau édite un livret bilingue sur les petits gestes[12]. Pour indispensables qu'ils soient, ces derniers ne sauraient exonérer le « système sociotechnique » dans lequel nous évoluons de ses responsabilités, d'après Jean-Marc Jancovici[13].

Un plan climat-air-énergie voit le jour[14]. La métropole va créer une agence locale de l'énergie et du climat[15].

Éducation à la nature et à l'environnement[modifier | modifier le code]

Centre d'initiation à la nature et à l'environnement de Bussierre.

Dans le quartier de la Robertsau se trouve le CINE de Bussierre.

Déchets[modifier | modifier le code]

À l'instar de l'assainissement, la métropole de Strasbourg est responsable de la gestion des déchets sur le territoire.

L'incinérateur de la métropole de Strasbourg est arrêté en 2015, à la suite de la découverte d'amiante. Incidemment, le réseau de chaleur n'est plus approvisionné[16]. Pendant cette période, Nancy brûle les déchets strasbourgeois à hauteur de 15 000 t par an[17]. Une partie est envoyée en Allemagne et en Suisse dans le cadre d’une procédure de notification, dérogatoire à la convention de Bâle[18]. L'usine d'incinération de Strasbourg redémarre en 2019[19]. Le mode de traitement et la capacité de l'usine font débat au sein des conseillers métropolitains[20]. Avant travaux, avec quatre fours, la capacité de l'incinérateur était de 270 000 tonnes par an[21], après travaux, avec trois fours, elle demeure inchangée[22]. Selon l’association Zéro déchet Strasbourg, l’énergie thermique récupérée dans les incinérateurs est faible au regard de l’énergie grise que recèlent les déchets[23],[24]. De plus, les fumées émises par les incinérateurs présentent des risques sanitaires[25],[26]. Toutefois, la métropole de Strasbourg s'engage en faveur de la réduction des déchets[27].

Un incinérateur de déchets dangereux est également implanté dans le port aux pétroles de Strasbourg[28]. L'entreprise Blue Paper est autorisée à valoriser thermiquement les refus de procédés de son usine, ce qui correspond à environ de 20 000 à 25 000 tonnes par an. Ce mélange de fibres de bois, de plastiques ou encore textiles prend le nom de combustibles solides de récupération (CSR)[29],[30],[31].

Chiffres clés des déchets de la métropole de Strasbourg en 2017[32]
- Tonnes kg par habitant
Collecte en porte à porte[Note 1] 119 312 tonnes 249.8
Collecte sélective[Note 2] 27 762 tonnes 57.3
Verre 12 049 tonnes 25.5

Les déchèteries ont permis de collecter 48 626 tonnes[33]. La métropole noue des partenariats avec Emmaüs Strasbourg, et Envie Strasbourg[34] permettant la réutilisation de divers objets déposés en déchèterie. Les bouchons en liège sont collectés par Epilepsiezentrum Kork[35].

Les déchets diffus spécifiques sont collectés à hauteur de sept tonnes en 2017. Mais des dépôts sauvages pour un tonnage de 21,6 tonnes ont dû faire l'objet d'un traitement à part[36], car ils peuvent polluer les sols et l'eau. Par ailleurs, les cendres de charbon sont dix fois plus radioactives que le charbon lui-même. C'est ce qu'on nomme la radioactivité naturelle renforcée[37]. Au nord de l’île du Rohrschollen sont amoncelées les cendres de l'ancienne usine à charbon de Strasbourg[38].

Espaces naturels et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire compte trois réserves naturelles, à savoir :

Le grand hamster d'Alsace est aujourd'hui dans une situation critique[39]. Selon Reporterre, les mesures de compensation écologique mises en place lors de grands travaux ne sont pas satisfaisantes[40].

Le nouvel exécutif entend réduire la construction de logements neufs, pour rénover des logements anciens[41].

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Outre la station d'épuration de Strasbourg - La Wantzenau, la métropole de Strasbourg compte deux plus petites stations d'épuration à Achenheim et Plobsheim[42].

La métropole propose des recettes de produits ménagers dans le but de diminuer les micropolluants dans l'eau[43]. Toutefois, après plusieurs années de communication, « aucun effet tangible n'a encore été enregistré sur la qualité des eaux usées ». Il convient donc de relancer la communication[44]. En outre, l'usure des pneumatiques serait la première source de microplastiques retrouvés dans l'eau[45],[46], avant même le lavage des fibres textiles synthétiques[47].

La développement aussi bien de la géothermie profonde[48] que des pompes à chaleur sur nappe doit mener à des réflexions sur la qualité de la nappe phréatique[49],[50].

Énergie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires du Grand Est, ATMO Grand Est tient à jour les statistiques énergétiques de tous les établissements publics de coopération intercommunale régionaux. Ces statistiques sont illustrées sous forme de diagramme de Sankey[51].

Les abréviations usuelles sont les suivantes:

Production[modifier | modifier le code]

Aussi la production d’EnR du territoire apparaît-elle dans le tableau suivant, pour l’année 2018 :

Énergie renouvelable en 2018[52]
- GWh par an
Bois-énergie 59
Hydroélectricité 679
PAC[Note 3] 94
Photovoltaïque 7
Solaire thermique 18
Biogaz 39
TOTAL 896

La production par filière s’établit comme suit :

Production par filière en 2018
- GWh par an
Extraction de pétrole 6
EnR 896
TOTAL 902

Consommation[modifier | modifier le code]

L’énergie finale consommée sur le territoire annuellement par secteur, ou par source, est également représentée, toujours pour l’année 2018.

L'énergie finale annuelle, consommée en 2018, est exprimée en GWh par an (ou MWh par an). L'énergie grise n'est pas prise en compte, pas plus que ne le sont les soutes aériennes internationales. Remarquons qu'une énergie exprimée en MWh, et rapportée à une durée d'une année, correspond formellement à une puissance exprimée en MWh/a (d'une valeur d'environ 0,114 kW).

Énergie finale par habitant en 2018
Eurométropole de Strasbourg Collectivité européenne d'Alsace Grand Est[53]
Énergie finale par habitant (en MWh) 23.2 30.3 33.0
Puissance moyenne par habitant correspondante (en kW) 2.6 3.5 3.8

L'énergie consommée est représentée ici par secteur.

Énergie finale par secteur en 2018[54]
- GWh par an[Note 4]
Industrie 2 120
Résidentiel 3 401
Tertiaire 3 027
Agriculture 49
Transport routier 2 744
Autres transports 158
TOTAL 11 499

Les transports routiers consomment de l'énergie presque uniquement sous forme de carburant (on note 1 GWh/a d’électricité pour les transports routiers). En revanche, les transports non routiers consomment 53 GWh/a d'électricité contre 104 GWh/a de carburant[51].

L'énergie consommée est représentée ici par source.

Énergie finale par source en 2018[54]
- GWh par an
Électricité 3 457
Gaz naturel et produits pétroliers 6 761
Bois-énergie 478
Autres EnR (PAC, solaire thermique, …) 323
Autres non-EnR 14
Chaleur et froid issus de réseaux 467
TOTAL 11 499

Analyse[modifier | modifier le code]

La part prépondérante de l’hydroélectricité dans les EnR ressort de ce tableau. Le rôle que jouent les pompes à chaleur dans l’extraction d’énergie du milieu ambiant est tout sauf négligeable. La station d'épuration de Strasbourg - La Wantzenau produit du biogaz qu'elle injecte ensuite dans le réseau.

Deux réseaux de chaleur sont majoritairement alimentés en bois[50]. Il s'agit du réseau Eco2Wacken[55], dans le quartier du Wacken, qui assure une couverture en énergie renouvelable à hauteur de 87 % : la chaleur est distribuée, entre autres, au hall Rhénus, au lycée Kléber, à la piscine du Wacken et prochainement au futur quartier d'affaires. L'autre réseau alimente le quartier de l'Esplanade[56] : la centrale est implantée rue du Rhin-Napoléon, au sein du domaine du Port autonome de Strasbourg. Elle produira de l'électricité à hauteur de 70 GWh/a, et de la chaleur à hauteur de 112 GWh/a[57]. L'aciérie kehloise Badische Stahlwerke (de) va délivrer, dès 2021, 45 GWh de chaleur par an au réseau de chaleur de Strasbourg, grâce à un caloduc construit sous le Rhin. Jusqu'à présent, cette chaleur fatale était perdue[58],[59]. Ostwald et Schiltigheim sont également dotés de réseaux de chaleur[60]. Strasbourg compte six réseaux de chaleur au total[61]. Une association de médecins Strasbourg Respire exige l'arrêt immédiat des centrales à biomasse, extrêmement nocives en matière de pollution de l'air, selon eux[62]. De plus, elles conduisent à un développement industriel des forêts, alors qu'elles devraient constituer autant de puits de carbone[63].

Les deux centrales géothermiques profondes de Vendenheim et d'Eckbolsheim, gérées par Fonroche Géothermie, et d'Illkirch-Graffenstaden, gérée par Électricité de Strasbourg, bénéficient du soutien de la métropole de Strasbourg[64]. Le tremblement de terre du 12 novembre 2019, qui serait lié au forage de Vendenheim[65], affaiblit la stratégie de la métropole de Strasbourg, centrée sur la géothermie profonde. Malgré un nouveau tremblement de terre en octobre 2020, les autorités locales misent toujours sur la géothermie profonde[66]. En novembre, les séismes se poursuivent[67].

La production industrielle de dihydrogène par pyrogazéification à partir de bois verra le jour en 2021[68],[69],[70],[71]. Elle est toutefois qualifée d'« industrie de niche » par l'Agence internationale de l'énergie[72].

Alter Alsace Énergies[Note 5], qui s'appuie sur le scénario négaWatt national, promeut un scénario énergétique entièrement fondé sur les énergies renouvelables à l'échelle de l'Alsace d'ici 2050[73], et qui intéresse la métropole de Strasbourg[74].

Climat[modifier | modifier le code]

La métropole de Strasbourg se dote d'une Agence locale de l'énergie et du climat (ALEC)[75].

Le quartier des Deux-Rives représente le principal îlot de chaleur de l'agglomération[76].

Air[modifier | modifier le code]

La pollution de l'air, qui concerne la plaine d'Alsace, a des répercussions sur la santé[77],[78]. Á ce sujet, la métropole de Strasbourg va progressivement interdire la circulation des véhicules Diesel[79],[80],[81].

Mobilités[modifier | modifier le code]

Strasbourg est une ville pionnière en matière de développement de la bicyclette[82],[83],[Note 6]. La métropole entend développer les mobilités actives (marche et vélo) à tout le territoire dans le cadre du Plan d'Action pour des Mobilités Actives (PAMA):

« la métropole de Strasbourg va mettre à disposition des communes des compétences et des ressources humaines importantes et des équipements. En contrepartie, les communes doivent s’engager à relayer l’action de la métropole de Strasbourg auprès de leurs populations [...] »[84].

La métropole de Strasbourg souhaite étendre son réseau de transports à la demande jusqu'à sa seconde couronne, et même au-delà, car la commune de Hœrdt, siège de la communauté de communes de la Basse-Zorn, est incluse dans le dispositif[85],[86].

Depuis le , les usagers de la compagnie des transports strasbourgeois peuvent, sans supplément de coût aucun, utiliser le réseau de train TER entre les gares de la métropole de Strasbourg[87], à condition de justifier d'un domicile sur le territoire de cette même métropole.

ASTUS[Note 7], qui se mobilise en faveur d'un réseau express métropolitain (REM)[88],[89], édite également une brochure qui permet de voyager en transports en commun sans se ruiner[90]. Un préalable à la création d'un REM est la construction d'une 4e voie entre Vendenheim et Strasbourg[91].

La voie fluviale et les vélos-cargos permettent de transporter les marchandises sur les derniers kilomètres[92].

Dans la traversée du territoire métropolitain, une voie de l'autoroute A35 (qui prend le nom de M35) devrait être réservée au covoiturage et aux transports en commun routiers[93].

The Shift Project, qui s'est donné pour objectif de décarboner l'économie française, et donc en autres le secteur des transports, publie en 2020 une étude relative à l'Eurométropole de Strasbourg. Il brosse le tableau d'un territoire fragmenté, marqué par les stigmates de l'histoireː glacis militaires, infrastructures ferroviaires, puis infrastructures autoroutières[94].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les cinq nouvelles communes sont exclues de ces statistiques.
  2. Sont collectés les papiers et cartons, les briques alimentaires, les bouteilles en plastique ainsi que les emballages métalliques.
  3. Les valeurs correspondant aux lignes « PACs aérothermiques » et « Géothermie (chaleur) » sont additionnées. Les pompes à chaleur consomment de l'énergie électrique.
  4. Remarquons que 1000 GWh/a = 1 TWh/a
  5. Association fédérée à Alsace Nature.
  6. Il est intéressant de noter que le land du Bade-Wurtemberg envisage la création d'une dizaine de rues cyclables rapides d'ici 2025, sur le modèle des autoroutes. Rien qu'autour de Karlsruhe, la création de trois voies dédiées aux bicyclettes est prévue [1]
  7. Association fédérée à FNAUT Grand Est ainsi qu'à Alsace Nature.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. La CUS devient Strasbourg Eurométropole sur le site de la ville de Strasbourg.
  3. Bienvenue à l'Eurométropole sur le site de la ville de Strasbourg.
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  28. [PDF] Carte des installations de traitement en Alsace sur industrie-environnement-alsace.fr
  29. Dernières nouvelles d'Alsace article intitulé « Blue Paper se chauffe aux déchets » en date du mercredi 16 octobre 2019.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]