Mandeure

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Mandeure
Mandeure
Vue générale de Mandeure.
Blason de Mandeure
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Valentigney
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Pierre Hocquet
2014-2020
Code postal 25350
Code commune 25367
Démographie
Gentilé Mandubiens
Population
municipale
4 833 hab. (2016 en diminution de 1,47 % par rapport à 2011)
Densité 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 07″ nord, 6° 48′ 22″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 581 m
Superficie 15,1 km2
Localisation

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Mandeure est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Mandubiens et Mandubiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arrosée par la rivière le Doubs, Mandeure est rattachée à Pays de Montbéliard Agglomération. Elle est intégrée dans l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

Communes limitrophes de Mandeure
Valentigney
Mathay Mandeure Bondeval
Bourguignon Écurcey

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Mandeure est traversée par la RD 437, issue du déclassement de l'ancienne route nationale 437, l'axe reliant Belfort à Saint-Claude.

En 1889, Mandeure est reliée au réseau du tramway de la Vallée d'Hérimoncourt dont elle devient un terminus. L'exploitation de ce réseau à voie métrique cesse en 1932. Cependant, en 1946 les emprises de ce réseau (sur l'accotement des routes) sont réutilisées par l'entreprise Peugeot pour créer des lignes privées à voie normale de desserte de ses usines. L'usine de Beaulieu est ainsi reliée au chemin de fer jusqu'en 1986. La voie n'existe plus actuellement.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'urbanisation est localisée exclusivement dans la vallée du Doubs, qui constitue le nord du territoire communal. La partie sud comporte d'abord un petit plateau à vocation agricole dans son extrémité septentrionale, puis une vaste zone plus montagneuse percée de petites combes et plantée de forêts (900 hectares).

Historiquement, la commune était composée de deux centres reliés par la route nationale 437 (actuellement déclassée en D 437) : Mandeure à l'ouest (côté amont du Doubs), et Beaulieu à l'est (côté aval). Chacun de ces centres constituait une paroisse à part, et possédait ses propres commerces. Entre les deux, le quartier de Courcelles était composé de quelques habitations seulement.

Ce quartier de Courcelles a fait l'objet d'un développement important vers l'est dans les années 1970 : construction d'un collège, d'un terrain et d'une salle de sports, ainsi que d'immeubles de logements sociaux. Il est même prévu à l'époque d'y déplacer la mairie ; l'une des rues nouvellement tracées est ainsi nommée avenue de l'hôtel de ville, nom qui perdure malgré l'abandon définitif du projet. En 1974, un immeuble de 10 étages et d'une capacité d'accueil de 216 chambres est construit par l'Association montbéliardaise d'aide aux travailleurs (AMAT)[1]. Il est désaffecté dès 1994[1], et finalement détruit en avril 2010.

Désormais la bipolarité Mandeure – Beaulieu est toujours tangible, notamment au niveau des commerces, mais l'urbanisation est continue le long de la route départementale 437.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Mandeure se nommait Epomanduodurum au IVe siècle. Ce nom pourrait avoir une origine gauloise, et signifier « forteresse des petits chevaux » (de epo – attelage, mandu – petit cheval de trait, et durum – forteresse[2]).

Au VIIe siècle, la Cosmographie du Ravennate utilise le nom Mandrola. Au XVIIIe siècle, deux chartes évoquent Mandodrum et Mandourum[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mandeure (Epomanduo) sur la table de Peutinger.
Théâtre gallo-romain de Mandeure.
Quartier « Beaulieu » à l'est. On aperçoit les usines de Peugeot Motocycles et l'église Sainte-Thérèse.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Epomanduodurum et Théâtre antique de Mandeure.

Le peuplement remonte à la période gauloise.

À l'époque romaine, Epomanduodurum était une importante cité installée dans un méandre du Doubs. De nombreux vestiges en subsistent aujourd'hui : théâtre adossé à flanc de colline (le deuxième plus grand de Gaule), bains dans l'actuel quartier de Courcelles, habitations. La cité était organisée selon un plan orthogonal, divisé en grands îlots rectangulaires. En périphérie, l'ensemble urbain et artisanal de l'Essarté était situé sur le territoire de l'actuelle Mathay[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la période romaine, l'histoire de Mandeure est mal connue jusqu'au XIIe siècle, où deux actes citent un Othon de Mandeure (1136) et un Werner de Mandeure (1187)[3]. Après une période franque, Mandeure est intégrée dans l'Empire germanique. À partir du XIIe siècle, l'histoire de la cité est marquée par les rivalités entre l'archevêché de Besançon et le comté de Montbéliard (plus tard, les princes de Wurtemberg et de Montbéliard)[3]. La population est divisée en deux communautés : certains habitants dépendent de l'archevêché de Besançon, d'autres des princes de Montbéliard.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Réforme est introduite à Mandeure en 1583. Toutefois, la Réforme a été introduite à Montbéliard dès 1524, près de soixante ans plus tôt. À partir du 25 juillet 1583, il existe deux communautés à Mandeure[3] :

  • les catholiques (environ 300 personnes), qui dépendent de l'archevêché de Besançon ;
  • les luthériens (environ 30 personnes), qui dépendent des princes de Montbéliard.

Jusqu'en 1679, les deux communautés partagent la même église. Successivement, les deux communautés se voient accorder une certaine autonomie politique et économique :

  • le , Antoine de Vergy, l'archevêque de Besançon, donne des franchises aux habitants, ce qui les place en situation d'autogestion ;
  • le , Léopold Frédéric, prince de Montbéliard, donne les mêmes droits aux luthériens.

En 1786, la seigneurie de Mandeure est cédée au roi de France, mais elle demeure une principauté ecclésiastique liée à Besançon.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1792, Raymond Durfort, l'archevêque de Besançon, à ce titre prince de Mandeure, meurt alors qu'il s'est exilé en Suisse, à la suite de la Révolution française.

Mandeure se constitue alors en république indépendante, fondée le . La ville prend la devise aquila non capit muscas (l'aigle — la France — ne prend pas les mouches — Mandeure), devise qu'elle conserve encore aujourd'hui.

Cependant, Mandeure est définitivement annexée par la France le , à l'occasion d'une opération menée dans le pays de Montbéliard par le conventionnel Bernard, représentant du district de Saintes (Charente-Inférieure), délégué des départements du Jura, du Doubs, de l'Ain, de la Côte-d'Or et du Mont-Terrible (Porrentruy). Elle est alors rattachée au département de la Haute-Saône, puis du Mont-Terrible en 1797, du Haut-Rhin en 1800 et enfin du Doubs en 1816.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la grande majorité des habitants de Mandeure sont agriculteurs. On cultive des vignes qui donnent des vins réputés localement[3]. Des industries (entreprise Peugeot et papeterie) s'installent alors à Mandeure ; l'agriculture régresse fortement, modifiant radicalement la physionomie de la commune. Tout au long du XXe siècle, Mandeure est un centre industriel important. Toutefois, le nombre d'emplois industriels décline fortement au début du XXIe siècle.

Dès la fin du XIXe siècle, le principal industriel installé à Mandeure est Peugeot. Ainsi, des automobiles puis des motos et des vélos Peugeot et des pièces automobiles ont été fabriquées à Mandeure. Cet ensemble industriel, intégralement dans le giron du groupe PSA jusqu'au début des années 2000, est actuellement scindé en trois unités bien distinctes :

  • Une usine de colonnes de direction de l'équipementier Fuji Autotech (groupe japonais JTEKT). Elle comptait 500 employés en 2017[4].
  • Une usine de la société Peugeot Motocycles qui fabrique des scooters. Il s'agit de la principale unité de production de la marque. L'effectif a été fortement réduit depuis le milieu des années 2000, passant de 1500 à environ 280 courant 2019[5].
  • Une usine de lignes d'échappement de l'équipementier Faurecia (groupe PSA), qui compte 315 salariés permanents en 2019[6]. L'entreprise a cependant annoncé en mai 2019 son intention de déménager cette usine sur un autre site[7].

L'autre grande industrie de Mandeure est sa papeterie, fondée en 1883[8] et installée au bord du Doubs. Elle fait partie du groupe Clairefontaine depuis 1990[9]. Une extension achevée en 2018 a fait passer sa capacité de production à 40 000 tonnes de papier par an[10]. La papeterie se consacre aux papiers cartons, aux bristols, aux papiers lustrés, à la billetterie, aux papiers spéciaux et aux supports pour induction magnétique[8]. En 2018, elle employait 98 personnes[10].

Une société de traitement de surface et zingage, à vocation nationale, existe depuis 1964. Mandeure est également dotée d'une société de traitement des déchets.

Quelques petites exploitations agricoles subsistent.

La ville de Mandeure est dotée d'un terrain de camping situé sur les bords du Doubs. En outre, Mandeure possède de nombreux commerces et une moyenne surface.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1935 Robert Ier Peugeot   Industriel
1935 1941 Eugène II Peugeot   Industriel
1941 1945 Pierre Sire    
1945 1959 Charles Cordier    
1959 1965 Marcel Girardot    
1965 1987 Eugène Courvoisier PS  
1987 2014 Joseph Tyrode PS Député (1997-2002)
2014 en cours Jean-Pierre Hocquet[11] DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2016, la commune comptait 4 833 habitants[Note 1], en diminution de 1,47 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625631640707711846905908961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9049961 0131 0611 0471 1181 1901 2941 629
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9332 4092 8714 1795 1245 1804 9854 5645 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 1865 5506 5966 1055 4025 1425 0355 0224 878
2016 - - - - - - - -
4 833--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

À l'époque romaine, certaines sources attestent d'une population allant jusqu'à 30 000 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Trois groupes scolaires du primaire sont présents sur la commune : deux écoles publiques (une à Beaulieu et une à Mandeure), ainsi qu'une école privée catholique à Mandeure.

Par ailleurs, le collège Jean-Paul Guyot accueille des élèves de la commune et de communes voisines de la 6e à la 3e.

Il existe en outre une maison familiale rurale.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La communauté catholique dispose de l'église Saint-Martin située à Mandeure et bâtie au XIXe siècle[16]. Une seconde église a été érigée à Beaulieu en 1936 : l'église Sainte-Thérèse, inspirée architecturalement de la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux[16]. Cependant, construite en béton à l'économie, elle présente des signes avancés de détérioration au début des années 2010[16]. Les réparations sont jugés trop coûteuses par rapport au faible nombre de paroissiens : l'église est désacralisée en 2014 et finalement détruite en août 2015[17].

Mandeure est dotée de deux lieux de culte luthériens. D'une part, une église est située à Mandeure. Œuvre de l'architecture Frédéric Morel-Macler, elle a été construite entre 1845 et 1848[18]. D'autre part, un centre paroissial a été construit en 1965 à Beaulieu, selon des plans de l'architecte Jean de Montmollin. Il remplace un édifice plus ancien, vendu en 1955 à l'usine Peugeot en raison de son extension[19].

Une association cultuelle musulmane existe depuis 2011[20] ; elle dispose d'une salle de prière.

Autres équipements[modifier | modifier le code]

La mairie actuelle date de 1904.

La commune demande le raccordement au télégraphe et un bureau de poste en 1884. Cependant celui-ci n'est établi qu'en 1918. La première ligne téléphonique (privée) date de 1903[3].

En 1965 on décide la réalisation d'une route forestière de 5 km dans la partie boisée de la commune. Son objectif premier est d'améliorer la rentabilité de l'exploitation du bois, mais la commune en profite pour aménager le site de détente dit du Belvédère[21]. Cet espace comporte aujourd'hui un point de vue, des aires de pique-nique et de jeu, une aire d'envol des parapentes et une piste de BMX construite en 1986.

Mandeure dispose d'un complexe sportif, avec stades et salle de sports, baptisé Eugène Courvoisier, du nom du maire qui présida à sa réalisation.

Un circuit de moto-cross est installé dans la forêt au lieu-dit « le Châtelet » depuis 1979[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Bataille (1850-1946), poète et mycologue.
  • Grégory Gaultier (né en 1982), joueur professionnel de squash (champion du monde 2015, no 1 mondial en 2009, 8 fois champion d'Europe).
  • David Zollinger (né en 1982), pilote automobile, quatre fois champion d'Europe (2009, 2010, 2011 et 2013), quatre fois champion de France (2003, 2005, 2007 et 2008) et deux fois vice-champion (2004 et 2006).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mandeure

Les armes de Mandeure se blasonnent ainsi :

tiercé en pairle, au premier d'argent à une abeille d'or, au deuxième d'azur à un bar d'argent, au troisième de gueules à un bar d'or, les deux bars posés adossés.

* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (abeille d'or sur argent).

L'abeille est l'emblème de la République de Mandeure ; les deux bars sont issus des armoiries des comtes de Montbéliard[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AMAT – Projet d'entreprise associative 2009-2013.
  2. Dictionnaire de la langue gauloise, Xavier Delamarre, 2003, (ISBN 2-87772-369-0).
  3. a b c d e f g et h Mandeure au fil du temps, Cercle carthophile du pays de Montbéliard, 1995. (ISBN 2-9507666-1-7).
  4. Un nouveau patron japonais pour Fuji. L'Est Républicain, 2 juin 2017.
  5. Peugeot Motocycles : la relance espérée à Mandeure avec le nouveau scooter Pulsion. L'Est Républicain, 5 janvier 2019.
  6. Faurecia à Mandeure serait sur le point de déménager. France Bleu, 11 mai 2019.
  7. Faurecia prévoit de déménager son usine de Mandeure. L'Usine Nouvelle, 21 mai 2019.
  8. a et b Site du groupe Clairefontaine, Usines et papeteries de Clairefontaine.
  9. Site de la papeterie de Mandeure.
  10. a et b Pour se développer, la papeterie de Mandeure doit s'avancer sur la rivière. Les Échos, 12 février 2018.
  11. « Résultats élections municipales Mandeure », sur 20 minutes.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. a b et c Mandeure : l'église Sainte-Thérèse de Beaulieu bientôt rasée. L'Est Républicain, 17 juillet 2015.
  17. « Mandeure : l'église Sainte-Thérèse de Beaulieu en cours de démolition », sur France 3 Franche-Comté, .
  18. « Mandeure : l'église luthérienne », sur Les temples ou églises luthériennes de France.
  19. Yves-Claude Lequin, Une soixantaine d’églises pour un bassin industriel. Belfort-Montbéliard (1945-1978). Société d'émulation de Montbéliard, 2006.
  20. Journal officiel, Annonce de création de l'Association cultuelle musulmane de Mandeure, 17 décembre 2011.
  21. Commune de Mandeure, Bulletin municipal, 2e semestre 1965.
  22. Moto-club de Mandeure – Historique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]