Jamel Debbouze

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Jamel Debbouze
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Jamel Debbouze en 2016, à une avant-première du film La Vache.

Naissance (41 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Drapeau du Maroc Marocain[1]
Profession Humoriste, acteur, producteur
Films notables Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
Indigènes
Parlez-moi de la pluie
Sur la piste du Marsupilami
Pourquoi j'ai pas mangé mon père
Séries notables H
Site internet www.jameldebbouze.fr

Jamel Debbouze, né le à Paris, est un humoriste, acteur et producteur franco-marocain. Révélé à la fin des années 1990 par ses prestations sur Radio Nova et Canal+, il s'affirme ensuite au cinéma en apparaissant dans des films à grand succès comme Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Devenu une vedette comique en France et au Maroc, il se produit dans des one-man-shows et lance divers projets comme le Jamel Comedy Club ou le festival du Marrakech du rire, tout en apparaissant également dans des films au ton dramatique, comme Indigènes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Jamel Debbouze naît à Paris, dans le 10e arrondissement, au sein d'une famille originaire de la ville marocaine de Taza[2]. Ses parents s'établissent au Maroc, à Casablanca, en 1976, et passé deux ans, retournent à Paris, cette fois dans le 18e[2], puis habitent Trappes dans les Yvelines à partir de 1983, où grandit Jamel, l'aîné d'une fratrie (Mohamed, Hayat, Karim, Rashid et Nawel).

Jamel Debbouze connaît une jeunesse difficile ; il participe à des actions de bandes de quartier et flirte avec la petite délinquance. Le , à la gare de Trappes, il est happé par le train Paris-Nantes, en même temps qu'un garçon de son âge, Jean-Paul Admette (fils du chanteur réunionnais Michel Admette). Celui-ci est tué, tandis que Debbouze perd l'usage de son bras droit. À la suite de l'accident, une procédure judiciaire est intentée à l'encontre du jeune Jamel — âgé de 14 ans à l'époque des faits — pour homicide involontaire. Elle se conclut par un non-lieu[3].

Cet accident marque un tournant dans la vie de l'adolescent. Physiquement diminué, il est contraint de se trouver de nouvelles activités, mais aussi de s'inventer un personnage pour se singulariser. Tirant parti de son bras handicapé, avec lequel il se donne une allure comique, il commence à pratiquer l'improvisation théâtrale pour laquelle il se découvre un don[4].

Remarqué par Alain Degois, directeur de la compagnie théâtrale d'improvisation de Trappes, Déclic Théâtre, Jamel Debbouze fait ses débuts au théâtre en 1991, et va en finale du championnat de France junior de la Ligue d'improvisation française. Il se produit à deux reprises, en 1992 et 1993, devant le président de la République François Mitterrand, et fait par ailleurs la connaissance de l'humoriste Smaïn, qui le soutient à ses débuts. Il fait une première apparition télévisée sur la chaîne marocaine 2M en 1993[5],[4].

Révélation à la radio et à la télévision[modifier | modifier le code]

Avec Adriana Karembeu à la cérémonie des César en 2001.

En 1995, Jamel Debbouze est repéré par Jean-François Bizot et Jacques Massadian de Radio Nova, qui vont le faire connaître (Massadian deviendra par ailleurs son agent). Il débute alors sur Radio Nova avec sa chronique Le Cinéma de Jamel, placée juste avant l'émission hip-hop Le Cut-Killer Show, puis fait ses débuts télévisuels en 1996 sur Paris Première, chaîne du câble assez confidentielle à l'époque, dans une émission coproduite par Radio Nova et la chaîne. Il lance la version télévisée du Cinéma de Jamel sur Canal+, en 1998, et sur cette même chaîne, participe peu après à la série à succès H, entre autres aux côtés des comiques Éric et Ramzy. En 1999, il fait une apparition dans le clip Tomber la chemise de Zebda.

Passage au cinéma[modifier | modifier le code]

Jamel Debbouze en 2001 à la 26e cérémonie des César.

Il débute parallèlement au cinéma. Les projets sont modestes, mais portés par une forte dimension sociale : son premier essai remonte à 1992. Il est la tête d'affiche de l'indépendant et décalé Les pierres bleues du désert, de Nabil Ayouch. Mais c'est en 1998, avec Zonzon, de Laurent Bouhnik, qu'il se fait remarquer. L'année suivante, la comédie Le Ciel, les Oiseaux et... ta mère !, d'un autre cinéaste débutant, Djamel Bensalah, est un succès critique et commercial surprise.

L'acteur participe ensuite à deux énormes succès de l'histoire du cinéma français : il tient en 2001 un rôle secondaire dans la fable Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet et en 2002 il vole la vedette aux rôles-titres de l'ambitieux Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, d'Alain Chabat. Ces succès s'exportent aussi très bien à l'étranger et l'acteur participe à la bande originale, en accompagnant le rappeur américain Snoop Dogg sur la chanson Mission Cleopatra. Devenu une vedette à part entière, il fait également une apparition dans le clip Les Sales Gosses de Dadoo en 2003, avec Éric et Ramzy, Dieudonné et Joeystarr.

Proche du roi du Maroc Mohammed VI, soutenu par Luc Besson et Gérard Depardieu, en 2002, Jamel Debbouze ambitionne de créer un « Hollywood du désert », un ensemble de studios de tournage qui assurerait du travail à de nombreux Marocains[6]. Prévu pour 2004, ce projet n'a pas encore vu le jour et suscite des interrogations dans la presse marocaine[7].

En 2005, il tient le rôle principal de Angel-A, film romantique au ton décalé mis en scène par Luc Besson. L'année d'après, c'est un projet personnel qu'il défend : il est en effet co-producteur et acteur principal du film historique Indigènes, rendant hommage aux soldats nord-africains ayant combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour ce film, il reçoit, avec Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan le prix d'interprétation masculine de la 59e édition du Festival de Cannes.

Diversification et retour sur scène[modifier | modifier le code]

Jamel Debbouze au festival de Cannes 2010.

S'il s'éloigne de l'humour au cinéma, il continue à le soutenir à la télévision : en juillet 2006, il présente ainsi le Jamel Comedy Club sur Canal+ et sort aussi un DVD.

En , Jamel Debbouze inaugure son théâtre à Paris, le Comedy Club, au 42 du boulevard Bonne-Nouvelle à Paris, implanté dans un ancien cinéma parisien qui accueille jusqu’à 132 spectateurs[8]: son objectif est de permettre à de jeunes talents de la scène comique d’éclore[9].

Au cinéma, il multiplie les collaborations inédites : en 2008 en évoluant aux côtés de Jean-Pierre Bacri dans la comédie dramatique Parlez-moi de la pluie, d'Agnès Jaoui. En 2011, il apparaît dans Poulet aux prunes, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.

Il retrouve aussi ceux qui l'ont imposé en acteur à suivre : en 2010, il retrouve ainsi Rachid Bouchareb pour Hors-la-loi et en 2012, tient l'un des rôles principaux dans Sur la piste du Marsupilami, le quatrième long-métrage d'Alain Chabat. Le joli succès de ce projet destiné surtout aux enfants permet de rattraper l'échec critique, l'année précédente, de la comédie franco-américaine Hollywoo, de Frédéric Berthe, dont il partage l'affiche avec Florence Foresti.

En 2009, il collabore avec le groupe de rap 113 et Awa Imani pour le projet Maghreb United de Rim'K. Il est présent sur la chanson et le clip de Célébration de l'album Chef de famille de Rim'K[10].

En 2010, il est invité à la dernière représentation du spectacle de Gad Elmaleh intitulé « Papa est en haut » diffusé en direct sur TF1. À cette occasion, Jamel Debbouze annonce son retour sur scène en février 2011 au casino de Paris.

Le 1er décembre 2010 sort un DVD, intitulé Made in Jamel avec Gad Elmaleh, Florence Foresti, Elie Semoun, Stromae, Didier Bourdon, Sophie Mounicot, qui confirme ce retour à l'humour ; et, le 4 janvier 2011, à Colombes, il joue la première représentation du spectacle, Jamel improvise[11], avant de jouer tous les soirs, Tout sur Jamel du 1er au 20 février au Casino de Paris. Le sort un DVD intitulé Tout sur Jamel qui est dédicacé le jour de sa sortie au Virgin des Champs-Élysées.

En 2011, il organise un festival international du rire à Marrakech durant une semaine, qui se termine avec un spectacle comprenant entre autres Gad Elmaleh, Florence Foresti, Elie Semoun, Kev Adams et Omar Sy. Le sort le premier DVD intitulé Jamel au Marrakech du rire. Depuis, le festival du Marrakech du rire continue tous les ans durant les premières semaines du mois de juin. Le second gala de clôture a encore accueilli Gad Elmaleh et Omar Sy, ainsi que Rachid Badouri, Julie Ferrier, Ary Abittan, François-Xavier Demaison et des artistes du Jamel Comedy Club.

Jamel Debbouze au déjeuner des nommés des César du cinéma 2013.

En septembre 2012, il fait une apparition dans le clip Hello[12] du chanteur Merlot.

Le 20 décembre 2012, il joue la dernière de son spectacle Tout sur Jamel au Zénith de Paris, retransmise en direct sur la chaîne de télévision M6.

Il est président de la 38e cérémonie des César[13] le au théâtre du Châtelet à Paris.

En 2013, on le voit dans La Marche, de Nabil Ben Yadir, un film dramatique consacré à la « marche des Beurs » de 1983. En 2015, il passe pour la première fois à la réalisation pour un projet de longue haleine, le film d'animation pour enfants Pourquoi j'ai pas mangé mon père, dans lequel il interprète également l'un des rôles principaux.

Vie privée[modifier | modifier le code]

De 2004 à 2006, Jamel Debbouze est le compagnon de l’écrivaine Saphia Azzeddine[14].

En , lors d'un festival, il rencontre la journaliste Mélissa Theuriau. Ils se marient le au domaine de l'abbaye des Vaux de Cernay à Cernay-la-Ville (Yvelines), cérémonie menée par le père Guy Gilbert[15]. Ils ont un fils, Léon Ali Debbouze, né le et une fille, Lila Fatima Brigitte Debbouze, née le [16].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Sympathisant de gauche et notamment du Parti socialiste, il affiche sa proximité avec Ségolène Royal, alors candidate à la présidentielle de 2007, lors d'une émission du Grand Journal.

En , il annonce qu'il votera à gauche en 2012 et il soutient Martine Aubry dans sa course à l'Élysée en disant : « J'aime cette meuf »[17], ajoutant « qu’elle est une maire exemplaire comme on a pu le voir à Lille. Sur les jeunes ou sur l'écologie, elle est à la pointe. Et en plus elle a un super mentor qui est Jacques Delors »[18].

Le , il soutient la dépénalisation universelle de l'homosexualité en signant une charte avec de nombreuses personnalités[19].

Le , jour du premier basculement à gauche du Sénat, alors qu'il est l'invité du journal de France 3, il manifeste son enthousiasme dès le début de l'émission en s'écriant à plusieurs reprises « On est au Sénat ![20] »

Carrière[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]
Doublage[modifier | modifier le code]
Courts métrages[modifier | modifier le code]
Télévision[modifier | modifier le code]
Documentaires[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Producteur délégué :

Coproducteur :

Producteur :

Comme présentateur[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Spectacles[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le couple Debbouze à Marrakech, Le Figaro, 8 mai 2008
  2. a et b « Bio », sur Jamel Debbouze - Site officiel (consulté le 19 février 2012)
  3. Bernard Violet, Jamel Debbouze, l’As de cœur, Fayard.
  4. a et b TF1 : Les trois vies de Jamel Debbouze, LCI, 5 avril 2008.
  5. La première apparition de Jamel debbouze sur 2M - 1993
  6. [PDF] Le cinéma donne du travail aux marocains dans Maroc hebdo international no 527 p. 32, sur le site de Maroc hebdo internationale
  7. Interrogations sur le projet de studio à Marrakech, sur le site madein-marrakech.com.
  8. « La nouvelle scène selon Jamel »
  9. « Jamel Debbouze vient d’ouvrir son café-théâtre, le Comedy Club », sur le site batiactu.com
  10. Jamel Debbouze chante pour Maghreb United, sur le site paperblog.fr
  11. « Jamel fait un retour fracassant et éclatant » (photos), sur le site lejdc.fr.
  12. Merlot - Hello (clip officiel).
  13. - César 2013 : Jamel Debbouze, un président normal ? sur MYTF1 news.
  14. http://www.terrafemina.com/article/saphia-azzeddine-la-romanciere-est-aussi-l-ex-petite-amie-de-jamel-debbouze_a265636/1
  15. « Le mariage de Mélissa Theuriau et Jamel Debbouze en live », 20 minutes, consulté le 8 mai 2010.
  16. « Melissa Theuriau a accouché d'une petite Lila ! » Sur le site news-de-stars.com.
  17. Jamel Debbouze soutient Aubry « J'aime cette meuf ! » sur le site Rue89 du 23 aout 2011
  18. « L’humoriste s’est déclaré pour la candidate socialiste » sur gala.fr du 22 août 2011.
  19. Sur lemonde.fr.
  20. Jamel Debbouze fête la victoire de la gauche sur France 3, sur le site youtube.com, ajouté le 26 septembre 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2002 : In Bed with Jamel, livre photo sur Jamel et commenté par lui-même, par Rolland Allard et Karim Debbouze
  • 2004 : D'un monde à l'autre, biographie de Jamel, par Delphine Sloan
  • 2007 : Dis moi pas qu'c'est pas vrai, biographie de Jamel, par Guy Zilberstein
  • 2008 : Jamel Debbouze, la vérité, biographie de Jamel, par Marie Jocher et Alain Keramoal
  • 2008 : Jamel Debbouze, l’as de cœur, biographie de Jamel, par Bernard Violet
  • 2014 : Persévérance, préface de Jamel Debbouze

Liens externes[modifier | modifier le code]