La Décade prodigieuse

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La Décade prodigieuse
Réalisation Claude Chabrol
Scénario Paul Gégauff
Eugene Archer
Paul Gardner
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France Les Films de La Boétie
Drapeau : Italie Euro International Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Film dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1971

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Décade prodigieuse est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Théo van Horn est le patriarche de la famille van Horn. C'est un être tyrannique, orgueilleux, qui fait subir ses colères et ses caprices imprévisibles à ses proches. Son fils, Charles, doit lui rendre visite. Il demande à son ancien professeur d'université, Paul Régis, de bien vouloir l'accompagner. Charles a une liaison amoureuse cachée avec Hélène, la femme de Théo van Horn. Charles est victime d'un maître-chanteur qui menace de dévoiler cette histoire. Il vole de l'argent à son père pour le faire taire.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Interprétation[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné :

Anecdotes et appréciations[modifier | modifier le code]

Bien que filmé en France par une équipe essentiellement française, le film fut intégralement tourné en langue anglaise. Orson Welles est doublé en français par Georges Aminel et Anthony Perkins par Philippe Nicaud, malgré sa relative maîtrise de la langue, prouvée dans Une ravissante idiote (1963).

Le film sera exploité en pays anglophones sous le titre Ten Days' Wonder, du roman noir américain d'Ellery Queen, traduit en français en 1950 sous le titre La décade prodigieuse (Stock) que le scénario adapte au cinéma, après une réédition en 1969.

La critique considéra le film comme un échec. « Quant à Claude Chabrol, c'est avec consternation qu'on l'a vu sombrer avec sa Décade prodigieuse », résumera le Journal de l'année[1]. Sorti pour les fêtes de fin d'année, il atteint tout-de-même 700 000 entrées en France[2], peu en dessous de la moyenne des films de l'auteur.

Claude Chabrol citait souvent ce film comme étant celui qu'il a complètement raté[3], par « excès d'ambition » précise-t-il[4]. Dans un épisode de la série de bande dessinée Rubrique-à-brac, Marcel Gotlib en réalisa une critique illustrée, se moquant plus particulièrement du faux nez d'Orson Welles. Plus tard, Claude Chabrol admettra lui-même avoir en quelque sorte « sacrifié » son film à cette coquetterie d'acteur[réf. souhaitée].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La vie intellectuelle — Cinéma », Le journal de l'année,‎ (lire en ligne).
  2. « La décade prodigieuse », sur jpbox-office.com (consulté le 19 avril 2017).
  3. Chabrol et Pascal 2011, p. 33.
  4. Gurérif 2011.