Marckolsheim

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Marckolsheim
Marckolsheim
L'hôtel de ville de Marckolsheim.
Blason de Marckolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Sélestat
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Frédéric Pfliegersdoerffer
2014-2020
Code postal 67390
Code commune 67281
Démographie
Gentilé Marckolsheimois
Population
municipale
4 142 hab. (2016 en diminution de 1,26 % par rapport à 2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 53″ nord, 7° 32′ 41″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 184 m
Superficie 33,36 km2
Localisation

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Liens
Site web marckolsheim.fr
Vue de la rue du Maréchal-Foch
près de l'hôtel de ville.

Marckolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Marckolsheimois et les Marckolsheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton dont Marckolsheim est le chef-lieu est entièrement situé en plaine. Bordé de sa forêt domaniale au sud et à l'est, son ban longe le Rhin.

Une ancienne voie romaine dite Heidenstraessel (« la ruelle des Païens ») passe à l'ouest parallèlement au Rhin.

Marckolsheim est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Rhin ;
  • le Muhlbach ;
  • l'Ischert.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marckolsheim
Ohnenheim Mackenheim
Elsenheim Marckolsheim Drapeau : Allemagne Sasbach am Kaiserstuhl
Grussenheim,
Jebsheim
Artzenheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien chef-lieu du bailliage, Marckolsheim serait situé sur un site où une ville existait à l'époque romaine. La présence de tombes mérovingiennes atteste de la présence d'une civilisation du lieu. Le village était d'abord la propriété de la famille des Habsbourg qui le cédèrent en 1294 à l'évêché de Strasbourg moyennant 400 marcs d'argent.

En 1299, l'empereur Albrecht de Habsbourg (ou Albert Ier) accorda à la cité le statut de ville dont jouissait alors aussi Schlestadt (Sélestat). Des remparts furent construits du temps de l'empereur Louis V de Bavière et, vers la même époque, l'évêque Berthold II y construisit un château qui fut pris en 1444 par les troupes du dauphin et en 1632 par les Impériaux.

Le 1er septembre 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la population civile de Marckolsheim fut évacuée dans le Périgord noir, au Bugue, où elle resta jusqu'en octobre 1940[1]. Lors de l'attaque allemande en juin 1940, la ville fut en partie détruite.

La cité paysanne durant l'annexion allemande des années 1940[modifier | modifier le code]

La cité paysanne de Marckolsheim est l'un des rares exemples subsistants de l'urbanisme nazi, le seul de ce type en France.

On y trouve trois types de bâtiments : de grandes fermes héréditaires destinées à être transmises de génération en génération sur des critères raciaux, politiques et de capacité de production agricole, des fermes plus petites destinées à des paysans locataires, et de petites maisons pour les ouvriers employés par les fermiers. La hiérarchie sociale du Reich s'inscrit ainsi dans la pierre.

La ville entière, détruire à 80 % lors des combats de 1940, devait être reconstruite sur ce modèle. Seule une partie du projet a été réalisé.

Les 14 maisons de l'ensemble ont été classées monument historique en 2012.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Marckolsheim

Les armes de Marckolsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent au loup courant de sable. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
René Miss    
Auguste Wendling    
Eugène Klein    

(démission)
Gérard Werny   Entrepreneur
Léon Siegel DVD Docteur Vétérinaire
Président de la CC de Marckolsheim et environs
En cours Frédéric Pfliegersdoerffer[2] UMP puis UDI Enseignant
Conseiller régional du Grand Est (2015 → )
Président de la CC du Ried de Marckolsheim (2012 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 4 142 habitants[Note 1], en diminution de 1,26 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5101 4531 7831 9942 3442 3122 3272 5182 511
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 5152 4992 5172 3932 2342 2962 2562 1932 223
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2332 1862 1132 0121 8952 0241 8101 6511 749
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 6273 3282 7793 1243 3063 6144 1304 1954 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : Le Bugue (Dordogne).

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges fut d'abord dédiée à Marie, puis à partir de 1445 elle est placée sous le vocable de saint Georges. À l'origine, une statue ornait le fronton de l'église ; elle fut transférée dans la cour de la maison des œuvres catholiques puis installée de nouveau sur la place de l'église, réaménagée en 1983, puis au-dessus de l'entrée principale de l'église en 1993[7].

L'église a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et une nouvelle église construite.

C'est dans l'église de Marckolsheim qu'a été installée en 1813 la première horloge d'édifice de Jean-Baptiste Schwilgué. Cette horloge a été détruite en même temps que l'église.

La Vierge à l'enfant[modifier | modifier le code]

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Chapelle Saint-Grégoire[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint Grégoire ou Mauchen se trouve sur un ancien site d'un village disparu aujourd’hui, Mauchenheim, qui comptait quelque 200 âmes en 777. Après avoir changé de main à plusieurs reprises, le village fut vendu à l'évêché de Strasbourg en 1325. Fin XIVe début XVe siècle, les Ribeaupierre reçurent Mauchenheim en fief et le transmirent presque aussitôt à la famille noble des Reichenstein. Ces derniers sous-louèrent le village à Marckolsheim.

Les guerres de Cent Ans et de Trente Ans, la peste noire de 1348, la famine en 1368, les inondations du Rhin en 1422 et les pillages des Armagnacs en 1445 mirent le village à dure épreuve.

Le village fut intégré définitivement à Marckolsheim en 1789. Les fouilles de 1972 à 1974 permirent de mettre au jour les vestiges d'une ancienne route romaine et d'un ossuaire. La chapelle, dernier témoignage de ce village, fut probablement édifiée en 1246 à la fin de l'époque romane ; l'élégant clocheton en grès rouge date du XVIIe siècle. Des fresques remarquables du XIIIe siècle détruites lors de la restauration de 1952 il ne reste aujourd'hui qu'une réplique au-dessus de la porte d'entrée qui a pu être reconstituée grâce aux relevés de l'abbé Walter en 1907.

De l'époque du village de Mauchenheim devenue aujourd'hui le lieu-dit du Mauchen, la chapelle Saint-Grégoire est restée le dernier témoin[8].

Fossé du Stadtgraben[modifier | modifier le code]

Fossé en eau, le Stadtgraben est un vestige des fortifications édifiées à partir de 1330. On entrait dans la ville grâce à deux portes surmontées d’une tour : la porte de Strasbourg au nord et la porte de Brisach au sud. Les murs sont en partie détruits en 1637 et les fortifications sont complètement rasées vers 1835.

Maison du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En pan de bois, située 6 rue de l'Hôtel-de -Ville[9].

Hôtel de ville (1845)[modifier | modifier le code]

Notice no IA67010668, base Mérimée, ministère français de la Culture

Moulin Walter (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Notice no IA67010688, base Mérimée, ministère français de la Culture

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Autres lieux[modifier | modifier le code]

Casemate 35-3 de la ligne Maginot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Durlewanger, Armand, Trois jours pour mourir… L’agonie de la Ligne Maginot, Editions Alsatia Colmar, 1971 - 80 pages.
  • Mémorial de la Ligne Maginot du Rhin. Marckolsheim, 1982 – 24 pages. Le guide du Musée-Mémorial de la casemate 35/3.
  • Millius, Daniel, Fischer, Thierry, Connaître et défendre les richesses de notre Ried. N°2 : Marckolsheim, Syndicat d’Initiative de Marckolsheim / CPIE Régional Maison de la Nature de Muttersholtz / Maisons Paysannes d’Alsace,1983 – 57 pages.
  • Knittel, Michel, Marckolsheim, Fragments d’Histoire, Société d’Histoire de la Hardt et du Ried / Ville de Marckolsheim, 1994 - 368 pages. Préface de Christian Wilsdorf, Directeur Honoraire des Archives Départementales du Haut-Rhin.
  • Knittel, Michel (Dir.), Poche de Colmar, les derniers jours (Dir.), Editions Coprur, Strasbourg 1995 - 210 pages.
  • Coll., Marckolsheim, un siècle d’histoire, collection Mémoires de Vies, Editions Carré Blanc, 2006 - 200 pages et plus de 650 photos.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]