France Info (chaîne de télévision)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la chaîne de télévision. Pour la radio, voir France Info.
Article général Pour un article plus général, voir France Info (offre globale).

France Info
Image illustrative de l’article France Info (chaîne de télévision)

Création
Propriétaire France Télévisions
Radio France
France Médias Monde
Institut national de l'audiovisuel
Slogan « Et tout est plus clair »
Format d'image 576i (SD) sur la TNT gratuite
1080i (HD) sur le satellite, l'ADSL, le câble et le Web
Langue Français
Pays Drapeau de la France France
Statut Thématique nationale publique
Siège social 7, esplanade Henri de France
75907 Paris cedex 15
Chaîne sœur France Info, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, Outre-Mer 1re, France 24
Site web francetvinfo.fr
Diffusion
Numérique
Satellite Oui Oui
Câble Oui Oui
IPTV Oui Oui
Web Oui Oui
Aire Canal 27 en France métropolitaine

Canal 8 à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna

Canal 9 en Guyane, en Polynésie française, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin

Canal 10 en Guadeloupe, à la Martinique et à La Réunion

Diffusion Drapeau de la France France

France Info est une chaîne de télévision française et publique d'information en continu, associant les groupes de médias publics France Télévisions, Radio France, France Médias Monde ainsi que l'Institut national de l'audiovisuel[1].

La chaîne commence à émettre le à 18 h sur son site et son application[2] et le à 20 h[3] sur le canal 27 de la TNT[4], de Bouygues Telecom, d'Orange, de Free, de Fransat et de SFR. Puis sur le canal 50 de Numericable. Sur TNT SAT (canal 27) et Canalsat (Canal 104), la chaîne a démarré le 6 septembre[5]. La chaîne est aussi disponible en direct sur YouTube depuis le . La diffusion en outre-mer a débuté sur la TNT depuis le à la place de France 24.

Historique de la chaîne[modifier | modifier le code]

Premier projet (2001)[modifier | modifier le code]

En 2001, alors que la télévision numérique terrestre en France n’est qu’à l’état de projet, le gouvernement de Lionel Jospin demande au président de France Télévisions de réfléchir à un projet de bouquet plus étendu de chaînes publiques diffusées sur la TNT, afin que le service public tienne une place de choix dans ce projet. Le pouvoir en place perçoit dans la TNT la révolution technique qu’il attendait depuis longtemps pour développer et rééquilibrer l'audience et la visibilité de la télévision publique en difficulté depuis la privatisation de TF1 et l'arrivée de M6 en 1987. France Télévisions propose la création de trois nouvelles chaînes : France 1, chaîne d’information en continu, France 4, chaîne totalement consacrée aux régions, et France 6, canal proposant une sélection des programmes de France 2 et France 3 rediffusés à des horaires décalés[réf. souhaitée].

Entre-temps, le gouvernement change de bord et le nouveau premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, revoit les propositions à la baisse, dans un contexte de rigueur budgétaire. La télévision de service public dispose dès lors de quatre canaux sur la TNT en plus de France 2 et France 3, mais trois d’entre eux seront exploités par des chaînes déjà existantes : France 5 en canal permanent, diffusée 24h/24, Arte (qui ne dépend pas de France Télévisions) diffusée également 24h/24 et la Chaîne parlementaire dont les antennes de l'Assemblée Nationale et du Sénat partageront le canal. France Télévisions ne dispose ainsi que d’un seul canal « bonus » pour proposer une chaîne complémentaire à ses antennes existantes. C'est finalement la chaîne Festival renommée France 4 que le groupe choisit pour figurer sur la TNT, abandonnant ainsi l’idée d'une chaîne d'information continue[6],[7].

Genèse du projet actuel (2015)[modifier | modifier le code]

Ce nouveau média est à l'initiative de la présidente de France Télévisions en place depuis août 2015, Delphine Ernotte, sans susciter l'adhésion de certains journalistes du groupe[8]. Le projet est évoqué dès la prise de fonction de la présidente du groupe, au cours de l'année 2015. Des groupes concurrents tels que NextRadioTV (propriétaire de BFM TV) voient d'un mauvais œil l'arrivée d'un nouveau média public, craignant une perte d'audience de leur propre structure, celle-ci s'ajoutant au passage de LCI sur la TNT gratuite en .

Germain Dagognet a eu la tâche de coordonner le projet[9].

Un lancement effectué à marche forcée (2016)[modifier | modifier le code]

Après des mois de discussions, entre 2015 et 2016, la chaîne d'information est annoncée le pour un lancement au 1er septembre. Comme l'offre proposée est multiple, dite globale, il s'est d'abord agi de lancer le site et l'application le 24 août, les premières diffusions radiophoniques et les premiers journaux à blanc le 29 août, la diffusion sur le web le 31 août, et enfin le lancement télévisuel officiel le 1er septembre. Il faut donc une semaine pour déployer l'ensemble du projet. Tous les supports sont investis, à l'exception de l'écrit.

Afin d'être prêt pour les diffusions, des répétitions ont eu lieu à partir du 22 juillet. Les personnels ont été réorganisés en un temps record[10]. Cela a créé de la fatigue, de l'excitation auprès des salariés, stimulés par cette nouvelle aventure commune entre plusieurs entités du service public. Les changements ont été si rapides, que « l'accouchement de la nouvelle chaîne s'est fait dans la douleur »[11]. Une opposition est aussi née de la part de journalistes radio, qui accusent alors la télévision de travailler dans l'urgence, sans prendre le soin de vérifier ses informations[12]. 59 journalistes de la radio signent une motion dans ce sens ; durant le premier mois de son existence, la télévision rapporte en effet des détails erronés concernant un possible attentat dans Paris[13]. Depuis cet événement, la radio assure le contrôle des informations données à la télé via son groupe interne dénommé « agence France Info », et les deux rédactions collaborent étroitement via des groupes de discussion Whats App.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après LCI, CNEWS et BFM TV sur la TNT nationale gratuite, et France 24 (à l'étranger et en Île-de-France seulement), cela porte à cinq le nombre de chaînes d'information généralistes en France, et à deux les chaînes publiques d'information générale (une chaîne publique pour l'intérieur et une pour l'extérieur, soit la même organisation que celle de la BBC au Royaume-Uni avec BBC News pour l'intérieur et BBC World News pour l'extérieur – on peut également citer aux États-Unis le distinguo CNN et CNN International).

Le but de la chaîne publique est de se différencier de la concurrence, avec une absence de pages publicitaires, plus de magazines et des retours sur l'Histoire, espérant ainsi offrir un service de meilleure qualité.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Son logo est dévoilé le [14] et son nom, France Info, est le même que celui de la radio du groupe Radio France avec laquelle il partage sa thématique. Le logo de la chaîne reprend les couleurs de la radio du même nom, à savoir le blanc, le jaune et le noir. Le coût complet du premier habillage de la chaîne s'élève à 500 000 euros selon Le Canard enchaîné[15] ; l'habillage sonore (commun à la radio France Info) est une réalisation du compositeur Jean-Michel Jarre. La chaîne est hébergée dans les locaux de France Télévisions et Radio France. Cette double identité marque un rapprochement entre les différents groupes médiatiques du service public.

Une évolution de l'habillage graphique et sonore est opérée à partir du 26 août 2019 [16].

Logo de franceinfo: depuis le à 20 h

Description[modifier | modifier le code]

France Info bénéficie des moyens de France Télévisions, en particulier France 2 et France 3. La chaîne compte deux cents salariés (176 personnes à France Télévisions, 28 à Radio France)[4], ainsi que 3 000 journalistes[17] répartis entre ceux de France Télévisions : avec les rédactions de France 2, France 3 Régions et du Réseau Outre-Mer première ; ceux de Radio France : avec la radio France Info et France Inter le dimanche avec Questions Politiques ; et ceux de France 24 à l'échelle mondiale. Son coût s'élève à 15 millions d'euros pour France Télévisions et 3,5 millions pour Radio France[18].

Elle comporte les éléments caractéristiques des chaînes d'information en continu (journaux télévisés, bandeaux d'information) et des modules de déchiffrage et d’analyse. La radio France Info publie le contenu des bandeaux et les rappels de titres trois fois par heure (quatre fois par heure entre septembre 2016 et la mi-janvier 2017), France 24 diffuse la tranche de nuit entre minuit et h 30 du matin et l'Ina propose des modules abordant « l'actualité par le prisme de l'histoire »[19]

France Info devient ainsi une offre globale d'information publique réunissant la radio et la télévision[19] et mettant à profit l'expérience de l'ensemble du service public en matière d'information.

C'est la première grande collaboration entre la radio et la télévision de service public depuis 1974 ; à l'époque, la rédaction de France Inter fournissait les éléments de l'information au journal de la troisième chaîne couleur de l'ORTF.

Programmes[modifier | modifier le code]

Contrairement à d'autres chaînes d'information, il est possible de la regarder sans son, grâce à des reportages muets mais accompagnés de texte. Les journalistes peuvent expliciter leurs explications avec un tableau interactif. Le cadreur se déplace au milieu des journalistes, avec un dispositif très mobile[20]. Le ton est décalé, sans pour autant oublier d'être sérieux. Les différentes séquences sont appelées modules, notamment sur l'histoire ou encore dans des conditions inhabituelles comme l'interview dans le noir[21]. La présentation — au milieu de la rédaction de la chaîne, opérée par un anchorman ou une anchorwoman, sorte de chef d'orchestre de l'antenne entre les modules — ainsi que l'interactivité avec le fil « le live » du site web — déjà présent sur l'ancien site France TV info —, sont d'autres exemples de différence[22].

Sur le fond, le travail montré sur la chaîne provient aussi bien des antennes locales de France 3 que de France 24 qui s'appuie elle-même en partie sur les moyens de France 2 et France 3, de l'antenne de Radio France et des équipes de l'Ina.

Une première version des programmes est lancée le en même temps que la chaîne. Deux mois plus tard, des audiences jugées « très faibles » (0,2 % de parts d’audience en octobre 2016, contre 2,3 % pour BFM TV, par exemple) et des défauts identifiés à l'antenne conduisent à la mise en place progressive d'une nouvelle programmation[23].

Grille 2019-2020[modifier | modifier le code]

Grille en semaine
Heures Tranches/Programmes Présentateur(s) Heures Séquences principales Présentateur(s) Simultané
6h00-6h30 L'info (édition tout-images)
6h30-9h30 Le 6h30:9h30 Samuel Étienne -

Johanna Ghiglia

8h33-8h58 8.30 franceinfo Marc Fauvelle - Renaud Dély simultané radio
9h21-9h28 :l'éco Jean-Paul Chapel
9h30-13h00 Le 9h30:13h Louis Laforge -

Marianne Theoleyre

9h33-9h40 Les 4V : l'essentiel Caroline Roux
Jeff Wittenberg (le vendredi)
10h00-10h20 Le grand JT de 10h Louis Laforge - Marianne Theoleyre
11h00-11h20 Le grand JT de 11h Louis Laforge - Marianne Theoleyre
13h00-17h00 Le 13h:17h Sophie le Saint 13h00-13h20 Le grand JT de 13h Sophie le Saint
17h00-20h03 Le 17h:20h Djamel Mazi -

Lucie Chaumette -

Adrien Rohard

17h00-17h20 Le grand JT de 17h Djamel Mazi - Lucie Chaumette - Adrien Rohard
17h51-17h58 L'invité éco Jean Leymarie simultané radio
18h51-18h58 18.50 franceinfo Jean-François Achilli simultané radio
20h03-20h58 Les informés de Franceinfo Jean-François Achilli simultané radio
20h59-0h00 Franceinfo soir Nathanaël de Rincquesen -

Céline Bosquet

20h59-21h20 Le grand journal de 21h Nathanaël de Rincquesen - Céline Bosquet
22h00 - 22h30 Lundi : Temps additionnel Laurent Luyat
Mardi : La faute à l'Europe Yann-Anthony Noghès
Mercredi : Ouvrez le 1 Lucie Chaumette - Éric Fottorino
Jeudi : Vrai ou Fake Adrien Rohard - Julien Pain
Vendredi : Le Monde dans tous ses États Stéphanie Antoine - Christophe Gascard
22h59-23h30 Le 23h Patricia Loison
23h30-Minuit Nathanaël de Rincquesen - Céline Bosquet
0h00-6h00 France 24 programme France 24
Grille week-end
Heures Tranches/Programmes Présentateur(s) simultané
6h00-8h30 Le 6h:10h week-end Alexandra Uzan - Camille Grenu
8h33-8h58 8.30 Franceinfo Samedi : Matteu Maestracci - Myriam Encaoua

Dimanche : Matteu Mestracci - Jean-Jérôme Bertolus

simultané radio
9h00-10h00 Le 6h:10h week-end Alexandra Uzan - Camille Grenu
11h30-12h00 Samedi : Cultissime Louise Ekland
12h05-13h00 Dimanche : Questions politiques Ali Baddou simultané France Inter
20h00-21h00 Les informés de Franceinfo Neila Latrous simultané radio
22h00-22h30 Samedi : Soyons Claire Claire Chazal
23h00-0h00 Le 23h Sorya Khaldoun
0h00-6h00 France 24 programme France 24

Audiences[modifier | modifier le code]

Concurrence avec BFM TV, CNEWS et LCI[modifier | modifier le code]

Audiences des quatre principales chaînes d'information françaises de 2007 à 2018.

Selon une étude confidentielle, commandée par France Télévisions et Radio France, France Info a réalisé lors de sa première semaine de diffusion en septembre 2016 une part d'audience moyenne de 0,8 %[24], ce qui placerait la chaîne nettement devant LCI (0,4 %) et juste derrière CNews (1 %).

Ces performances sont cependant à mettre dans le contexte d'un effet de curiosité pour les téléspectateurs. Après trois semaines de diffusion, l'audience est rapidement descendue à 0,3 % de part de marché[12]., puis à 0,2 % après plus d'un mois de diffusion.

La grève à CNews du mois d'octobre 2016 profite à ses concurrentes (BFM TV et LCI) mais ne lui permet quasiment pas d'augmenter ses audiences, la chaîne enregistrant une audience en très légère hausse à 0,3 % en novembre 2016[25].

À l'occasion du premier anniversaire de la chaîne, Delphine Ernotte a annoncé que la chaîne sera mesurée par Médiamétrie, à partir du mois d'octobre 2017.

L'été 2018 signe un record d'audience moyenne où la chaîne atteint régulièrement 0,5 %, soit son record d'audience sur une semaine depuis sa création[26].

En décembre 2018, la chaîne de télévision obtient 0,7 % d'audience (son record) et elle s'installe ainsi dans le paysage très fermé des grandes chaînes d'informations en continu.

Le , le discours de conclusion du grand débat national d'Emmanuel Macron rassemble 197 000 téléspectateurs en moyenne (1,1 % de PDA)[27].

Audience globale[modifier | modifier le code]

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Moyenne annuelle
2016 0,3 % 0,2 %** 0,3 %[25] Inconnue Inconnue
2017 Inconnue Inconnue Inconnue 0,5 %[28] Inconnue Inconnue Inconnue Inconnue 0,3 % Inconnue
2018 0,3 % 0,4 %[29],[30],[31],[32] 0,5 %[33] 0,4 %[34] 0,5 %[35] 0,6 % 0,7 %* 0,4 %*
2019 0,5 % 0,4 % 0,5 %

Source (sauf mention contraire) : Médiamétrie[36].

Légende :

  • * : maximum historique.
  • ** : minimum historique.
  • Meilleur score mensuel de l'année.
  • Moins bon score mensuel de l'année.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Claire Chazal à la présentation de l'émission hebdomadaire Soyons Claire.
  • Leïla Kaddour-Boudadi à la présentation de l'émission hebdomadaire (samedi à 11 h 40 et rediffusions) de Culture Box le mag.
  • Louise Ekland à la présentation de l'émission hebdomadaire Cultissime[37].

Les personnels des différents groupes publics, ainsi que des recrutements d'autres chaînes d'information en continu, vont contribuer à alimenter la chaîne[8].

Dirigeants[modifier | modifier le code]

En août 2016, Stéphane Dubun est nommé à la direction de la chaîne pour la partie télévision ; Célia Meriguet à la direction de la partie numérique[38].

Saisons 2016-2019[modifier | modifier le code]

L'équipe journalistique est composée de 32 personnes, dont Samuel Étienne pour le h 30-h 30[39], Djamel Mazi pour le h 30-13 h, Louis Laforge pour le 17 h-20 h[40] et Julien Benedetto pour le 21 h-minuit[41], accompagnée de un présentateur pour les journaux[42]. D'autres stars de l'information sont appelées à compléter les effectifs, notamment Claire Chazal[43], ainsi que Dominique Verdeilhan qui s'occupe d'ores et déjà du volet justice de la chaîne. En octobre 2018, Johanna Ghiglia a rejoint la chaine pour présenter les matinales week-end de 6h à 10h[44].

Durant le h 30-h 30, une présentatrice de France 2 ou France 3 assure la rubrique « météo »[45].

Journalistes[modifier | modifier le code]

En 2018, 86 journalistes dont 46 attachés à France Télévisions, comme Samuel Étienne, Louis Laforge et Julien Benedetto, et 40 à Radio France tels que les chroniqueurs Jean-Michel Aphatie, Bruce Toussaint, Ali Baddou et Nathalie Saint-Cricq, font partie de la rédaction de France Info[46].

Critiques[modifier | modifier le code]

Certains estiment qu'un nombre aussi important de chaînes d'information en continu (quatre en ne comptant que les chaînes d'information diffusées sur la TNT) n'est pas viable[réf. nécessaire]. L'audimat n'est pas extensible à l'infini, le marché publicitaire non plus et, bien que France Info ne diffuse pas de publicité, l'audience qu'elle drainerait aux autres chaînes info pourrait obliger ces chaînes à réduire les prix de vente de leurs écrans publicitaires auprès des annonceurs, et ainsi déstabiliser leur modèle économique, déjà très fragile pour certaines[47]. Cela rappelle la menace de LCI de disparaître en cas de non-passage à la TNT gratuite[48].

Face à l'émergence de France Info, les autres chaînes d'information ont été poussées à se réorganiser : iTélé devient CNews, LCI a adopté une nouvelle grille de programmes[49], avec le souhait d'arriver à se maintenir.

De plus, les dotations de l'État ne font qu'augmenter d'année en année pour les médias publics, de sorte que la question de pouvoir assumer en plus une chaîne d'information se pose[50],[51].

Dans un article du , intitulé « Malaise : quand Franceinfo se met à genoux devant l'empereur Macron », l'hebdomadaire Marianne reproche à la chaîne une vidéo sur Emmanuel Macron qui, selon elle, n'aurait « rien à envier aux reportages béats de Sputnik sur Vladimir Poutine ». La vidéo y est décrite en ces termes : « En fond, violons et timbales nous donnent l'impression de revoir l'accession au trône de Sissi l'impératrice »[52],[53].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Début mars 2019, quelques semaines après l'éclatement de l'affaire de la Ligue du LOL, des faits de harcèlement sexuel à France info ont été revélés par la presse française, notamment les journaux L'Express, Le Monde et Libération. Selon ceux-ci, la direction du média a diligenté une enquête interne qui a abouti au licenciement d'un journaliste, pour conduite inappropriée, et à la mise à pied de deux responsables de la rédaction du site internet de la chaîne, auxquels un manque de réaction est reproché[54],[55],[56].

Références[modifier | modifier le code]

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  3. « Exclu - France Télé nous explique pourquoi le lancement de la chaîne info a été décalé jeudi », Jean-Marc Morandini (consulté le 31 août 2016).
  4. a et b Jérôme Lefilliâtre, « France Info, à ne pas confondre avec France Info », Libération, .
  5. « Flyer jep franceinfo v16 by France Télévisions - issuu » (consulté le 24 août 2016).
  6. ministère de la Culture, « Le droit de priorité du service public », (consulté le 19 août 2016).
  7. Ministère de la Culture, « Décret n° 2002-752 du 2 mai 2002 », (consulté le 6 septembre 2016).
  8. a et b Sylvie Veran, « "France Info" : un lancement qui fait grincer des dents », L'Obs, .
  9. Thierry Wojciak, « franceinfo: dans le grand bain », CB News (consulté le 10 septembre 2016).
  10. « Franceinfo: Le compte à rebours est lancé ! », sur fo-francetele.tv, Force ouvrière france•tv (consulté le 10 septembre 2016).
  11. Renaud Revel, « Francetv Info: chaîne new-look ou laboratoire social de France Télévisions? », Immedias, le blog de Renaud Revel (consulté le 29 décembre 2018).
  12. a et b Marc Baudriller, « Franceinfo: la nouvelle chaîne démarre très doucement », (consulté le 23 septembre 2016).
  13. AFP / TVMag.com, « franceinfo: l’image de la radio «ternie» par celle de la télé, déplorent des journalistes », Le Figaro, (consulté le 28 septembre 2016).
  14. Julien Bellver, « franceinfo:, la petite nouvelle des chaînes infos », PureMédias, .
  15. « Le Canard enchaîné révèle le prix hallucinant de l’habillage de la nouvelle chaîne publique “France Info” », page web archivée sur Archive.is, Les Inrocks, (consulté le 29 décembre 2018).
  16. Modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant. Pierre Dezeraud, « franceinfo fait évoluer son habillage et change de signature », PureMédias,
  17. France 24, « Découvrez les coulisses de la nouvelle chaîne franceinfo: avec France 24 », sur France 24, (consulté le 5 mai 2018).
  18. Julien Bellver, « franceinfo:, la petite nouvelle des chaînes infos », PureMédias, .
  19. a et b Alexis Delcambre, « France Info devient le nom d’une offre globale d’information publique », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 29 décembre 2018).
  20. Jérôme Lefilliâtre et Stéphane Remael, « Franceinfo: caméra au point », Libération (consulté le 25 septembre 2016).
  21. « Franceinfo se lance. Que va-t-on y voir ? », Le Huffington Post (consulté le 1er septembre 2016).
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  55. « Harcèlement sexuel : un licenciement et deux mises à pied au site de France Info », Libération, (consulté le 6 avril 2019).
  56. Grégoire Orain, « Harcèlement sexuel : à Franceinfo, la souffrance des précaires », L'Express, (consulté le 6 avril 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]