Badevel

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Badevel
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Audincourt
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard
Maire
Mandat
Francine Billod
2014-2020
Code postal 25490
Code commune 25040
Démographie
Gentilé Badevellois
Population
municipale
855 hab. (2012)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 01″ N 6° 56′ 25″ E / 47.5002777778, 6.9402777777847° 30′ 01″ Nord 6° 56′ 25″ Est / 47.5002777778, 6.94027777778  
Altitude Min. 345 m – Max. 452 m
Superficie 3,73 km2
Localisation

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Badevel (en franc-comtois Baidwé) est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Badevellois.

Des informations complémentaires sur la vie de la commune sont accessibles depuis le site Internet officiel de la commune de Badevel : http://www.badevel.fr

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Badevel est mentionné en 1335. Il fut suivi de Fesches-Badevel en 1340, Badevelle de 1494 à 1676 et enfin jusqu'à aujourd'hui Badevel. Son origine proviendrait du mot Bade qui fait référence à l'un de ses premiers seigneurs : le marquis de Bade[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Gros village situé au creux d’un vallon aux versants boisés, où la Feschotte, prend sa source, Badevel est un peu à l’écart des grands axes routiers. Badevel se situe à 6 km de la frontière suisse. Géographiquement, elle se trouve tout à l’est d’une agglomération plus tournée vers l’ouest, avec Montbéliard, ou le sud, avec Audincourt et Valentigney.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Badevel
Dampierre-les-Bois Méziré
(Territoire de Belfort)
Grandvillars
(Territoire de Belfort)
Dampierre-les-Bois Badevel Fêche-l'Église
(Territoire de Belfort)
Beaucourt
(Territoire de Belfort)
Saint-Dizier-l'Évêque
(Territoire de Belfort)
Fêche-l'Église

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le bourg principal de Badevel et ses bâtiments publics sont répartis le long de la voie départementale D 416. Cette voie principale est nommée Grande Rue. La D 416 se termine par un chemin au sud qui se dirige vers la D 57 vers Saint-Dizier-l'Évêque et Beaucourt. Elle est connectée à l'opposé aux autres communes par la D 463 qui relie Fesches-le-Châtel à Dampierre-les-Bois et la D 210 vers Beaucourt.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Le village de Badevel est établi dans une vallée le long du ruisseau la Feschotte qui est un affluent de l'Allan. la Feschotte coule du sud vers le nord. Il a une source pérenne située 200 mètres en amont du pont des anciennes usines Japy. Au-delà, son lit est le plus souvent à sec. Lors des crues les eaux sortent violemment d'une résurgence appelée le Creux de Malfosse à un kilomètre en amont de sa source pérenne.

Article détaillé : Creux de Malfosse.

En 2008, dans le cadre d'un vaste projet visant à éviter ses fréquents débordement, la chaussée de la rue du Mavuron a été réhaussée et des dépôts d'alluvions ont été retirés[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Badevel.svg

Les armoiries se décrivent :

  • « Écartelé, au premier d'or à trois ramures de cerf de sable, au deuxième de gueules à deux bars adossés d'or, au troisième d'azur à un sablier d'or, au quatrième d'or à la bande de gueules senestrée en chef d'un heaume de marquis. »[3]

Les symboles de cet l'écu font référence à l'histoire de Badevel[3] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Badevel appartenait au comté de Montbéliard qui fut rattaché à la France en 1793.

Badevel fut marquée par les mines qui fournissaient la matière première pour les forges d'Audincourt, mais l'activité du village resta centrée autour de l'agriculture jusqu'au XIXe siècle.

Le progrès technique[modifier | modifier le code]

L’histoire contemporaine du village est liée à la famille Japy.

La commune fut la première du département à accueillir l'électricité, financée par Henry Japy. Les travaux d'adduction d’eau courante durèrent de 1884 à 1932[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1789, la commune de Badevel était sous la souveraineté du duché de Wurtemberg. À partir de 1793, elle est rattachée au département de la Haute-Saône, en 1797 elle dépend du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin français avec une période allemande de 1871 à 1919. Elle est rattachée au département du Doubs à partir de 1816[4].

Liste des maires successifs[5],[6]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Francine Billod[7]    
1995 2008 Jacques Muccini    
(Tableau version 11/11/2006)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 855 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
141 162 184 227 363 484 624 716 663
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
701 769 947 905 991 956 992 992 1 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 088 1 127 1 045 901 874 801 719 911 850
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
842 881 828 744 723 732 877 882 850
2012 - - - - - - - -
855 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le village compte actuellement : un médecin, une infirmière, un coiffeur, deux agriculteurs, des artisans (carrelage, brocante, menuiserie, peinture en ravalement, serrurerie, scierie), de nombreuses associations (Amicale des Pompiers - Amitiés et Loisirs - FSC Le Mavuron - Harmonie - La Boule Badevelloise - La Gym - La Musique - La Pêche - Les Chasseurs - Les Motards - Les Z’Amateurs), quatre lotissements (le Bois de la Côte, le plus ancien, les Vergers, les Codres et la Combe du Chemin).

Le terrain de foot est malheureusement dans un mauvais état, ce qui le laisse très peu praticable.

La majorité de la population est employée par la firme Automobiles Peugeot Sochaux, d'autres travaillent pour des entreprises faisant de la sous-traitance pour Peugeot, ou Alsthom à Belfort, chez des artisans ou sont fonctionnaires.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Badevel dispose au numéro seize de la Grande Rue[1] :

  • d'une école maternelle dont le bâtiment préfabriqué de 1965 a été remplacé en 2002 ;
  • d'une école primaire construite de 1853 à 1895.

Milieu associatif[modifier | modifier le code]

La commune n'est pas en reste, côté animations et sport : au mois de juin sont organisées la marche populaire et les "6 heures de Badevel", course à pied qui s'effectue sous forme de relais et peut parfois se terminer tard dans la nuit. Une brocante a aussi lieu en septembre, attirant beaucoup de monde.

Services publics[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Temple luthérien.

Badevel abrite un temple luthérien, une chapelle, la fontaine Valoton en fonte et pierre à trois bassins et c'est dans le village qu'est érigé le mausolée Jean-Charles Japy, décédé en 1821 à l'âge de 29 ans[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric-Benoit Japy, général français, né à Badevel en 1826.
  • Jean-Charles Japy et son frère Frédéric Japy, ont fondé une dynastie industrielle, en installant une usine d'horlogerie dans un ancien moulin de Badevel en 1810. Elle assura la prospérité de la commune jusqu'en 1935, date à laquelle la famille Japy regroupa ses activités à Beaucourt dans le Territoire de Belfort voisin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jacqueline et Maurice Hien, « Village de mes ancêtres », sur http://hiemoja.free.fr/ (consulté le 18 août 2010)
  2. L'Est Républicain, « la Feschotte bientôt domptée », sur http://moscovici.typepad.fr,‎ (consulté le 18 août 2010)
  3. a et b Jacqueline et Maurice Hien, « Histoire - curiosités - célébrités », sur http://hiemoja.free.fr/ (consulté le 18 août 2010)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Les maires de Badevel », sur http://www.francegenweb.org/mairesgenweb (consulté le 13 août 2010)
  6. Jacqueline et Maurice Hien, « LES MAIRES », sur http://hiemoja.free.fr/ (consulté le 18 août 2010)
  7. « Village de Badevel », sur http://www.annuaire-mairie.fr (consulté le 13 août 2010)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  9. « Photo du mausolée Jean-Charles Japy », sur http://www.agglo-montbeliard.fr/images/dossier/mausolee_japy.jpg (consulté le 13 août 2010)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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