Plaine (Bas-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Plaine (homonymie).
image illustrant une commune du Bas-Rhin
Cet article est une ébauche concernant une commune du Bas-Rhin.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Plaine
Vue du village de Plaine.
Vue du village de Plaine.
Blason de Plaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Pierre Grandadam
2014-2020
Code postal 67420
Code commune 67377
Démographie
Gentilé Piennerés
Population
municipale
991 hab. (2014)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 09″ nord, 7° 08′ 47″ est
Altitude Min. 373 m – Max. 900 m
Superficie 22,84 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Plaine

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Plaine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Plaine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Plaine

Plaine est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du canton de Saales et de l'arrondissement de Molsheim.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au cœur de la vallée de la Bruche sur le versant sud du massif du Donon, à la limite du département des Vosges, le village compte 992 habitants (2014).

L'habitat y est très dispersé avec les hameaux de Champenay, Poutay, Diespach, Devant-Fouday. La commune est desservie à la fois par le train, avec la ligne TER Alsace Strasbourg - Saint-Dié-des-Vosges, et par le bus, avec la ligne 270 (Saint-Blaise-la-Roche - Champenay).

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Plaine : Blen (1152), Pleime (1310).
  • Champenay : Schampnau (1576), Schampenau (1710).
  • Devant-Fouday : Vorderurbach (1916).
  • Poutay : Butta (1576), Putach (1916).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Plaine apparaît sur une confirmation des biens de l’abbaye de Senones, en 1123. En 1598, le Ban-de-Plaine, actuelles communes de Plaine et Saulxures, est partagé : Plaine échoit au rhingrave Frédéric, dont le fils est le premier prince de Salm. En 1751, lors de la création de la principauté autonome de Salm par nouveau partage, Plaine reste l’un des quatre chefs-lieux de ce petit état. L’annexion de la principauté par la France, en 1793, place la commune dans le département des Vosges, d’où elle est détachée par le traité de Francfort. Depuis 1871, Plaine est donc alsacien.

Le ban de Plaine appartenait autrefois à la principauté de Salm. Le village était traversé par « La Route des Princes » sur le flanc de la Côte de Plaine (807 m). Quelques vestiges de cette route qui reliait la principauté à l'Alsace sont toujours visibles. Village typique de la région, joliment fleuri en été, avec de belles maisons « grange ».

Gravement touché pendant la guerre de 1914, la destruction de l'église (XVIIIe siècle) témoigne de la violence des affrontements. Celle-ci fut remaniée en 1920 dans un style « église grange ».

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Plaine

Les armes de Plaine se blasonnent ainsi :
« D'azur au saumon courbé d'argent, la tête en chef, tenant dans sa bouche un annelet d'or. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Pierre Grandadam[2] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

Panorama de centre de vacances de Plaine depuis les pistes de randonnées.
Devant-Fouday : infrastructure hôtelière sur la Bruche.

Plaine a désormais un rayonnement régional et se place confortablement au rang de village de culture. En effet ces dernières années les diverses actions de culture proposées par les associations ont propulsé le village vers une attractivité et une popularité, qui est rare pour une commune de cette taille.
Plusieurs associations sont présentes aujourd'hui et comptent pas moins de 200 personnes : Les "Piénnerés", l'"AS Plaine", "Antidote", "Les Poids sont Volants", "Danse Modern Jazz - Récré Loisirs", etc. Des animations sont aussi organisées : Loto (tous les 2 ans), Fête de l'amitié, Balade aux Pierres de Lune, Fête de la Musique, La Rando des Brimbelles, Festival Plainitude, Fête de Noël, représentations théâtrale et danse.

Une grande ressource de la commune est la forêt ainsi que la carrière de grès. Le grès de Champenay (de couleur rose veiné de blanc) est particulièrement apprécié des sculpteurs.

Plaine possède plusieurs gîtes et maisons d'hôtes, ainsi qu'un centre d'accueil de classes de découverte et de colonie de vacances "Les genévriers" et un VVF "Plaine-Les Vieux Champs" qui comprend une piscine.

Après la candidature et désignation du village, Plaine a eu le privilège d'accueillir "Le Congrès de la Montagne" durant la semaine du 22 au .

En octobre 2010 et 2011, Plaine a été le "Village Départ" d'une étape "Spéciale" du WRC "Rallye de France-Alsace". Cette étape a fait partie des championnats du monde des rallyes (WRC) Cet événement exceptionnel pour la commune brassa quelque 20 000 véhicules de tourisme durant cette journée. Le rallye est parti de Champenay-Route de la Falle a longé la route des Princes à flanc de colline et a rejoint Salm via les Quelles, cette étape a fait 14,4 km, en asphalte et route de terre.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 991 habitants, en augmentation de 2,48 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 103 1 373 1 333 1 494 1 805 1 947 1 935 1 845 1 741
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 626 1 666 1 660 1 599 1 465 1 431 1 380 1 277 1 222
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 211 1 214 1 234 1 067 1 145 990 928 811 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
793 711 651 672 709 795 965 986 991
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2011, la commune est la plus peuplée du canton de Saales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Arnould : XVIIIe siècle, remaniée en 1920.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Cimetière : croix de 1811.
Cimetière militaire avec la statue de Jeanne d’Arc.
  • Cimetière militaire : nécropole nationale.
  • Village : anciennes maisons.
  • Châteaux d'eau : sur les hauteurs, panorama.
  • L'observatoire de la Chatte Pendue (altitude 900 m), avec son panorama sans fin (vue portant jusqu'à la cathédrale de Strasbourg, par temps clair et dégagé). Accès le plus aisé, en partant depuis le hameau de Salm (vieille communauté mennonite sur la commune de La Broque [1]) par le château de Salm [2].
  • Étang de la Falle, ruisseaux (ancienne retenue d'eau du haut fourneau de Champenay au XVIIe siècle).
  • Plaque commémorative à la ferme de Niargoutte.
  • Statue de Jeanne d’Arc.
  • Gare de Saint-Blaise-La Roche-Poutay.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Plaine », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 81-84 (ISBN 978-2-914528-13-9)
  • Philippe Champy, « Mine d'argent de Plaine : des Égyptiens à Plaine ? », L'Essor, no 132
  • Christian Cuny, « La roche des Binne », L'Essor, no 167
  • Pascal Douvier, « Une page d'histoire oubliée », L'Essor, no 158
  • Christian Fischer, « Autour du cimetière militaire de Plaine », L'Essor, no 199
  • G. et M.-Th. Fischer, « La nouvelle croix du Prussien », L'Essor, no 110
  • G. et M.-Th. Fischer, « Une mine d'argent à Plaine », L'Essor, no 126
  • Marie-Thérèse Fischer, « Les croix rurales dans la commune de Plaine », L'Essor, no 103
  • Jean-Claude Fombaron, « Août 1914, les drapeaux perdus », L'Essor, no 141
  • Marie Halieus, « Le poisson de Plaine », L'Essor, no 199
  • Pierre Hutt, « Thème et variations... les orgues de Plaine », L'Essor, no 199
  • Claude Jérôme, « Mine abandonnée de Devant-Fouday, commune de Plaine », L'Essor, no 132
  • Denis Leypold, « Devant la maison forestière de la Falle en 1931 », L'Essor, no 148
  • Paul Loison, « Quelques aspects des combats autour de Plaine en août 1914 », L'Essor, no 199
  • François Naas, « Pourquoi les Piennerés ont-ils voulu chasser les anabaptistes ? », L'Essor, no 199
  • Général Tabouis, « Un peu d'inédit autour du drapeau de Niargoutte... », L'Essor, no 199

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]