Ensisheim

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Ensisheim
La mairie, façade ouest.
La mairie, façade ouest.
Blason de Ensisheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Ensisheim
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Centre Haut-Rhin
Maire
Mandat
Michel Habig (UMP)
2014-2020
Code postal 68190
Code commune 68082
Démographie
Gentilé Ensisheimois, Ensisheimoises
Population
municipale
7 369 hab. (2014)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 59″ nord, 7° 21′ 11″ est
Altitude Min. 213 m – Max. 231 m
Superficie 36,59 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-ensisheim.fr/

Ensisheim [ɛnsisaɪm] (en dialecte alsacien : Anze ou Ansa) est une commune du bassin potassique, située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ensisheim est située entre Mulhouse et Colmar, la ville borde l'autoroute A35. Ensisheim est située dans un bassin potassique, la potasse ayant été exploitée dans la région jusqu'en 2002. Ensisheim fait partie de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin et du pays Rhin-Vignoble-Grand Ballon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un tumulus de l'époque Hallstatt, typique de la culture tumulaire de l'Europe médiane, est mis au jour en 1881, s'il ne comporte apparemment aucun vestige de char de parade, il a livré de l'or ouvragé, notamment un beau torque, un bracelet, un annelet et surtout du ruban fin, qui servaient probablement de placage d'or sur diverses surfaces métallique, textile, céramique ou bois[1].

Ces objets sont aujourd'hui exposés au Musée Unterlinden de Colmar[2].

Le nom Ensisheim apparaît en 765 sous Enghisehaim, puis en 768 sous Engehisehaim, pour ensuite devenir Ensigesheim en 823, ces noms figuraient dans des donations de terrains. Quant à l'origine du nom, « heim » signifie foyer fiscal, demeure ou chez-soi en langue alémanique, et est associé à une racine plus ancienne Enghise ou Engehise, où certains toponymistes entrevoient un anthroponyme « Enghise »[3]; toutefois, d'autres explications ont été proposées, par exemple une expression gauloise désignant une simple levée de terre ou hauteur étroite ou anguleuse, où se situe l'habitat construit. Quant à l'étymologie faisant dériver le nom du latin « Ensis » signifiant glaive, c'est un jeu de mot des Humanistes du XVIe siècle, qui n'explique pas les formes anciennes du nom.

Ensisheim n’était qu'une petite agglomération composée de quelques cours colongères propriétés des seigneurs laïcs ou ecclésiastiques dont les tenanciers formaient un « ding », un tribunal, et géraient leurs affaires selon leurs coutumes.

Rodolphe de Habsbourg le plus connu, construit un château fort : le Koenigsbourg. On peut encore apercevoir des restes de fondation dans le parc de la maison de retraite actuelle.

La ville d’Ensisheim devient en 1431 la capitale de l'Autriche antérieure[4], entité constituée des dépendances des Habsbourg à l'ouest de l'Arlberg.

Le , une météorite tomba dans un champ de blé près du village, dans l'actuel Quartier des Octrois. Elle s'enfonça à plus d'un mètre sous terre. Une fois ramassée, la météorite d'Ensisheim présentait un poids d'environ 127 kg. Elle fut divisée en morceaux, dont un de 55 kg qui resta à la commune ; elle est exposée actuellement au Musée de la Régence[5].

Le , ouverture d'un collège jésuite à Ensisheim.

En 1658, Ensisheim, devenue française à la suite des traités de Westphalie, fut choisie comme siège du Conseil souverain d'Alsace. En 1674, Ensisheim perdit ce siège au profit de Vieux-Brisach (Breisach-am-Rhein). Suite au traité de Nimègue (1679), le Conseil souverain d'Alsace fut transféré à Colmar.

Le , Ferdinand Jean Altmeyer, condamné à mort par la Cour d'Assises du Haut-Rhin pour avoir égorgé un codétenu de la maison centrale d'Ensisheim, est guillotiné sur une place publique d’Ensisheim.

Après la prise de Mulhouse, le , Ensisheim fut exposé au feu de l'artillerie et aux bombardements jusqu'au , date de sa libération par le 21e régiment d'infanterie colonial. Il en est résulté de graves dommages à deux beaux édifices, l'hôtel de la Couronne et l'Hôtel de ville, qui ont été restaurés depuis.

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[6] avec étoile de bronze.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ensisheim

Les armes d'Ensisheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à la fasce d'argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1935 Joseph Gullung UPR Député
1947 1959 Albert Gross    
1959 1971 Fernand Selmersheim    
1971 1983 Pierre Rapp    
1983 1983 Eugène Spiess UDF Conseiller général
1983 1988 Louis Egloff UDF Conseiller général
1988 1989 Guy Paris    
1989 1995 Vincent Birr PS Conseiller général (1988-1992)
1995 en cours Michel Habig RPR puis UMP Conseiller général depuis 1992
Ancien député
Les données manquantes sont à compléter.

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 7 581 000 €, soit 1 019 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 6 169 000 €, soit 830 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 504 000 €, soit 337 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 734 000 €, soit 368 € par habitant ;
  • endettement : 3 283 000 €, soit 441 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,66 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 13,79 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,61 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,19 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,89 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ensisheim s'agrandit d'années en années, grâce à de nouvelles constructions (lotissements, résidences, logements locatifs…).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 369 habitants, en augmentation de 2,28 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 714 1 809 1 968 1 956 2 568 2 734 3 747 3 655 3 936
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 106 3 989 3 847 3 136 3 041 3 206 2 910 2 709 2 609
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 534 2 500 2 617 3 080 4 936 3 593 3 674 4 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
4 498 5 191 5 685 5 780 6 164 6 640 6 967 7 292 7 369
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un collège public d'enseignement secondaire (le  collège Victor-Schœlcher), deux écoles élémentaires (Jean-Rasser et Mines les prés fleuris) ainsi que trois écoles maternelles (Oréades, Saint-Martin et Mines les pâquerettes) sont installés à Ensisheim.

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ensisheim compte trois musées : le musée de la Régence regroupe trois musées en un. Il rassemble au sein du Palais de la Régence, qui fut un temps l'hôtel de ville d'Ensisheim[12],[13] (édifice datant du XVIe siècle) un musée archéologique, un musée néolithique et un musée consacré à l'histoire minière.
  • le musée archéologique présente une collection archéologique qui évoque l’arrivée en Alsace des premières communautés rurales de la civilisation dite de la Céramique rubanée. Originaires d’Europe centrale, elles se sont sédentarisées au sud d’Ensisheim au cours du Ve millénaire av. J.-C. ;
  • le musée du Néolithique abrite aujourd'hui de nombreux trésors, mais l'un d'eux ne doit rien aux hommes : la formidable météorite, tombée sur le ban de la ville en 1492. Cet astéroïde est le plus ancien dont la chute a été observée, qui est conservé dans le monde occidental. On y trouve également de nombreux objets retraçant l'histoire riche de la ville. Ainsi, du XIIIe au XVIIe siècle, Ensisheim a vu son destin lié à celui des Habsbourg qui en firent la capitale de leurs possessions rhénanes ;
  • le musée du mineur présente, dans une vaste salle, des documents, des outils et des objets variés qui permettent de découvrir la grande page d’histoire minière qu’Ensisheim a vécue au cours du XXe siècle. Les trois puits, creusés à partir de 1912, permirent la difficile exploitation des couches profondes du gisement de potasse d’Alsace par plus de 1 000 mètres de fond et 50 °C. Les collections présentées, telle que celle des lampes de mineurs, aident à comprendre l’évolution des techniques d’exploitation et illustrent la vie courageuse des hommes qui les mirent en œuvre.
  • La nécropole néolithique d’Ensisheim est l’une des plus importantes de France[14],[15] : 45 sépultures mises au jour, dont une reconstituée au musée, ont livré leurs secrets et permis de mieux connaître la vie quotidienne et les rites funéraires de cette surprenante civilisation. Les plus anciennes céramiques connues en Alsace ont été retrouvées à Ensisheim, ainsi que le crâne d’un homme ayant survécu, il y a 7 000 ans, à une double trépanation. Une prouesse technique à l’époque du silex.
  • Le Palais de la Régence[16] accueille tout au long de l'année des manifestations variées et est également le lieu d'une réunion mondiale des chasseurs de météorites.
  • L'ancien hôtel de l'Intendant d'Alsace, dit ancienne École des Filles construite au début du XVIIe siècle et résidence du bailli impérial de l'Autriche antérieure. Les façades, toitures et tour d'escalier avec ses portes palières ont été inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 19 novembre 1990[17]. Le bâtiment abrite aujourd'hui l'hôtel de ville.
  • L'église paroissiale Saint-Martin[18],[19]. Construite de 1857 à 1869, sur l'emplacement de l'ancienne[20],
et son orgue de Martin Rinckenbach de 1897[21],[22] .
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste[23].
  • La chapelle Saint-Erhard, actuel temple protestant[24],
et son orgue[25] .
  • L'auberge de la Couronne[30], construit en 1609-1610 pour loger les officiers de la Maison d'Autriche en poste ä Ensisheim[31],[32] .
  • La Maison Peschery, 4 rue de l'Église, datée du XVIIe siècle[33],[34],[35].
  • Au centre ville, une promenade balisée permet de découvrir de nombreuses bâtisses et restes de fortifications[36],[37],[38]et ainsi de plonger dans l'histoire de la ville[39],[40],[41],[42]. En été, des balades animées permettent de mieux appréhender encore ce riche patrimoine et ce passé prestigieux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. S. Plouin, « Le tumulus princier d'Ensisheim (Haut-Rhin) », in Revue archéologique de l'Est et du Centre-est, 1988, vol. 39, no 1-2, p. 87-106
  2. « Les bijoux en or d’une sépulture princière », Musée Unterlinden
  3. R. Oberlé & Sittler L., 1980. Dictionnaire du Haut-Rhin, tome 1, Ed. Alsatia
  4. Ensisheim, capitale de l'Autriche antérieure. Citée comme Ville en 1277...
  5. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A – F : Ensisheim, gravure sur bois, de Sébastien Brant, 1492, chute d’une météorite, p. 67
  6. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  7. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Notice no PA00085421, base Mérimée, ministère français de la Culture Hôtel de Ville classé par arrêté du 6 décembre 1898
  13. Notice no IA00074214, base Mérimée, ministère français de la Culture Établissement Administratif dit Hôtel de la Régence, classé MH en 1898
  14. Illustration des pratiques funéraires au Bronze final en Alsace - Volume 1
  15. La nécropole d’Ensisheim/Reguisheimerfeld (Haut-Rhin) : illustration des pratiques funéraires au Bronze final en Alsace - Volume 2
  16. « Hôtel de la Couronne, dit aussi Palais de la Régence », notice no PA00085422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA00085758, base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien hôtel de l'Intendant d'Alsace, dit ancienne École des Filles. Façades, toitures et tour d'escalier avec ses portes palières inscrites sur l’inventaire supplémentaire par arrêté du 19 novembre 1990
  18. L'église Saint-Martin
  19. Les vitraux de l'église Saint-Martin
  20. Notice no IA00074211, base Mérimée, ministère français de la Culture Église Paroissiale Saint-Martin
  21. Inventaire de l'orgue
  22. Notice no IM68001763, base Palissy, ministère français de la Culture orgue, style néo-gothique
  23. « Chapelle Saint-Jean-Baptiste », notice no IA00074243, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. La chapelle Saint-Erhard, actuel temple protestant
  25. Notice no IM68001779, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue du collège de jésuites, puis prison
  26. Monument aux Morts, Stèle commémorative A.F.N.
  27. Le monument aux morts
  28. Stèle commémorative : Sergent Maurice Vincent
  29. « Cimetière Saint-Martin », notice no PA00085419, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. L'Auberge de la Couronne
  31. Auberge de la Couronne
  32. Notice no IA00074237, base Mérimée, ministère français de la Culture Auberge dite « Auberge de la couronne », Édifice inscrit partiellement à l’inventaire supplémentaire des MH en 1935
  33. Notice no PA00085425, base Mérimée, ministère français de la Culture Façade sur rue avec oriel : inscription par arrêté du 15 février 1935
  34. Notice no IA00074225, base Mérimée, ministère français de la Culture Maison Peschery. La date 1618 était inscrite sur la tourelle d'escalier
  35. La Maison Peschery
  36. « château des Habsbourg », notice no IA00074220, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Ancien système fortifié urbain », notice no PA68000002, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Fortification d'agglomération », notice no IA00074210, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Couvent de Capucins », notice no IA00074212, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Moulin à farine », notice no IA00074238, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Moulin à farine, Ferme », notice no IA00074242, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Le cheval de trait
  43. « cité des gardiens de prison dite Cité Maison Centrale », notice no IA00074208, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. La Maison Centrale
  45. Ensisheim, paroisse luthérienne