Guémar

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Guémar
L'hôtel de ville de Guémar.
L'hôtel de ville de Guémar.
Blason de Guémar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Umberto Stamile
2014-2020
Code postal 68970
Code commune 68113
Démographie
Gentilé Guémariens
Population
municipale
1 333 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 22″ nord, 7° 23′ 51″ est
Altitude Min. 172 m – Max. 193 m
Superficie 18,22 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-guemar.fr/

Guémar est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Guémariens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Guémar fait partie du canton de Ribeauvillé et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Les habitants sont connus sous le nom de Guémariens. Guémar est située à 14 km au nord de Colmar, 10 km au sud de Sélestat en venant de Strasbourg et à 6 km à l'est de Ribeauvillé. On peut accéder à Guémar en prenant la sortie 20 de l'autoroute A35 puis en accédant à la route départementale D 106.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau traversant le village sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms[1] : Ghermari, Ghosmari (768) ; Gasmaringa (776) ; Guirmari (777) ; Germeri (777) ; Garmaringam (854) ; Kermere (885) ; Gemare (953) ; Gemirre (1278-1493) ; Gemer (1350) ; Geremer (XIIe siècle) ; Gemer (1278) ; Gemer (1354) ; Guémar (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Guémar (Ghermari) est déjà mentionné en 768 par Pépin le Bref. Il fut donné par Widon à l'abbé Fulrad, abbé de Saint-Denis, qui le donna au prieuré de Lièpvre [2]. Le village appartenait au VIIIe siècle à Widon. Le comte Widon (Widonides), de la dynastie franque, futur marquis de Bretagne a cédé également à l'abbé Fulrad des comtés en Alsace et dans le Saulnois. Outre Guémar, le comte Widon possédait aussi des terres à Orschwiller (Andaldoville), Ribeauvillé (Ratbertovillare) et d'autres villages proches de Colmar. La pêche est une activité principale, un port et un bac sont mentionnés dès 1298. En 1340, Guémar fut entouré par des remparts, et elle obtient le statut de ville en 1369.

Au XIVe siècle le bourg se compose de deux villages, Ober-Guémar et Nieder-Guémar, qui se développent autour de deux cours domaniales.

La deuxième guerre mondiale

La commune a été décorée, le 12 février 1949, de la Croix de guerre 1939-1945[3].

Une chapelle[modifier | modifier le code]

Ulric de Ribeaupierre fonda près de Guémar en 1262, une chapelle dédiée à saint Maximin[4], évêque de Trèves[5],[6]. Elle devint au Moyen Âge un pèlerinage très fréquenté, mais fut détruite pendant la Révolution. Après rétablissement du culte, le pèlerinage fut transféré dans l'église paroissiale de Guémar. Celle-ci fut construite en 1741 et on y conserve encore une statue de saint Maximin remontant au début du XVIe siècle[7] .

Un château[modifier | modifier le code]

Le château appelé Molckenbourg, fut construit en bois en 1287 par Rodolphe de Habsbourg, pour tenir en respect Anselme de Ribeaupierre. Quelques années plus tard il fut fortifié, ce qui ne l'empêcha pas d'être pris et détruit en 1293 par Cuno de Berckheim[8]. Relevé la même année par Anselme, il fut à nouveau ravagé par un incendie deux ans plus tard. et en 1396 Guémar fut assiégé par les Strasbourgeois. Maximin de Ribeaupierre y ayant accueilli plusieurs gentilshommes qui faisaient le métier de brigands. Situé dans l’évêché de Bâle, le château fut assiégé auparavant en 1396 par les Bâlois[9] puis des assaillants venu de Strasbourg, de Colmar et de Sélestat. En 1403 le château est donné en fief au Margrave Bernard de Baden et devient objet de convoitise. Il servit de résidence d'été aux seigneurs de Ribeauvillé, et ne fut démoli qu'en 1783[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Guémar

Les armes de Guémar se blasonnent ainsi :
« De sinople à une herse sommée d'une croix pattée d'or et soutenue d'un poisson contourné d'argent, le tout accompagné de trois écussons d'or, deux en chef et un en pointe. »[11]

Ayant le statut de ville, Guémar possède des armoiries depuis très tôt, mais faute d'archives, leur représentation n'est connu que depuis le XVIe siècle. Leur signification serait la suivante :

  • Le fond vert, pour les grands pâturages guémariens ;
  • La herse et le poisson, pour les deux principales corporations de la cité, les agriculteurs et pêcheurs ;
  • La croix rappelle les premiers propriétaires, les abbayes de Saint-Denis et de Murbach ;
  • Les trois écussons, ceux des Ribeaupierre auxquels Guémar appartenait de 1471 jusqu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 François Haas    
mars 2008 en cours Umberto Stamile   Artisan carreleur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Gardonne (France)

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[12] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 321 000 €, soit 950 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 026 000 €, soit 738 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 306 000 €, soit 220 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 787 000 €, soit 566 € par habitant ;
  • endettement : 8 000 €, soit 6 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,27 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 4,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 23,07 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 15,64 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 333 habitants, en diminution de -2,77 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 815 1 031 1 280 1 488 1 494 1 468 1 574 1 546
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 384 1 424 1 404 1 350 1 301 1 336 1 289 1 219 1 208
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 183 1 101 1 013 960 981 974 951 878 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
841 847 1 002 1 051 1 162 1 314 1 362 1 337 1 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Le début du village, près de la porte haute

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Guémar et les communes environnantes

,[18]

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léger[20] fut construite en 1741 sur un terre-plein à l'extrémité est de l'agglomération fortifiée. Elle a été construite dans un style baroque. Le clocher remonte au XIVe siècle et reste le seul témoignage des édifices antérieurs. Vers le VIIIe siècle, l'abbaye de Murbach possède des biens dans le village et y fonde une église. En 1278 et 1302, une église et son cimetière fortifié sont mentionnés dans le village. Des travaux et des transformations se sont succédé depuis 1742. La toiture du clocher est refaite en 1772 et la nef est réparée et blanchie en 1774. On y conserve une statue de saint Maximin depuis 1807 dans la chapelle nord.

Le grand orgue à positif est l'œuvre des frères Callinet de Rouffach, en 1843[21],[22].

Presbytère catholique[modifier | modifier le code]

L'ancien presbytère fut construit en 1723 et 1724 au no 1 impasse du Cercle. Aujourd’hui il se situe à l'emplacement d'une ancienne prison. La date gravée sur le linteau de la porte d'entrée indique qu'il fut construit en 1831. Depuis la Révolution le curé résidait à la mairie, l'actuel périscolaire. Ce bâtiment s'appuie contre une tour du mur d'enceinte dont ne subsiste que la base, remployé comme terrasse[23],[24],[25],[26].

La porte haute ou Obertor (1400)[modifier | modifier le code]

La porte haute date de l'année 1400 et était l'une des portes d'entrée du village qui était cerné par un mur d'enceinte fortifié. Des travaux de rénovation ont été nécessaires pour réparer l'érosion subie à travers les siècles. Depuis début août 2009 les travaux de restauration sont achevés. L'entrée du village trouve ainsi son lustre d'autan et un blason tout neuf[27].

Séchoirs à tabac[modifier | modifier le code]

Cinq séchoirs à tabac furent construits par l’État en 1950 pour permettre aux planteurs de reprendre leurs activités après la destruction des séchoirs-hangars d'avant-guerre. Entièrement fabriqués en bois, ils possèdent de grands volets à claire-voie, ce qui permet une bonne circulation de l'air. Les terrains sur lesquels ils furent bâtis appartenaient à la commune, mais les tabaculteurs étaient copropriétaires ou locataires. Il ne reste actuellement que quatre des cinq séchoirs d'origine[28].

Tours d'enceinte du XIVe-XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Il existe deux tours d'enceinte, l'une située 5, rue du Château qui était commune aux remparts du XVIe siècle. La tour est couverte par un toit octogonal qui comporte quatre niveaux d'ouverture: des archères oblongues aux premiers et deuxième niveaux, des meurtrières au troisième et des jours au quatrième. Situé à l'angle ouest des fortifications de la vile, le château fort est restauré en 1580 par Egenolphe III de Ribeaupierre. À partir du XVIe siècle la tour est dénommée Molckenbourg, et sert de résidence d'été aux Sires de Ribeaupierre. Le corps de logis formait un quadrilatère flanqué de deux grosses tours rondes. Un double fossé, séparé par une cour, défendait le château du côté du village. L'enceinte qui entourait la ville protégeait sur ses flancs extérieurs. Durant la guerre de Cent Ans, il subit deux sièges consécutifs et il est incendié en 1675. En ruine, le logis principal est rasé entre 1785 et 1788 et ses matériaux de construction sont récupérés. Les dépendances et la basse-cour ont été détruites lors des combats de décembre 1944, et seules demeurent encore les tours, désormais restaurées, correspondant au raccord des enceintes de la ville et du château.

Tour Rousseau[modifier | modifier le code]

La tour Rousseau, récemment acquise par la commune, vestige des anciennes fortifications de Guémar, a été mise en valeur tout récemment à la suite du défrichement du terrain mitoyen avec celui de la ville. Les ouvriers communaux ont défriché l'endroit, ce qui a eu pour effet de mettre l'ensemble en valeur. La commune va faire des travaux sur la toiture de la tour pour empêcher des infiltrations d'eau à l'intérieur. Cette tour enceinte comporte un encadrement de porte de style gothique en grès, surmonté d'un linteau daté de 1572. Les murs ont près de deux mètres d'épaisseur. Laissé à l'abandon pendant plusieurs décennies, l'ensemble (tour, et mur d'enceinte attenant) a été entièrement remonté pierre par pierre avec beaucoup de patience par un particulier, Gérard Rousseau, un mordu des vieilles pierres entre 1976 et 1981, d'où le nom de tour Rousseau donnée à cette vieille bâtisse entièrement remontée. Située sur le flanc sud-est des anciennes fortifications de la ville, au confluent du Muehlbach et de la Fecht, cette tour d'enceinte (Tour D, selon la nomenclature historique) faisait partie intégrante du dispositif de la cité depuis le XVIe siècle. À proximité de cette tour s'élevait une seconde enceinte dénommée "Fischertor" ou porte des pêcheurs, en référence aux pêcheurs établis sur le confluent (Ladhof)[29],[30].

Une canardière[modifier | modifier le code]

Près de Guémar existe une canardière, où l'on attrapait autrefois chaque hiver, une grande quantité de canards sauvages (entre 7000 et 8000) dans les bonnes années. Cette canardière est située à mi-chemin de Guémar et d'Illhaeusern et a été créée par les seigneurs de Ribeaupierre, chasseurs et pécheurs passionnés. La Canardière est devenue un lieu de pêche depuis 1967. L'étang peu profond, s'étend sur un hectare au centre d'un terrain rectangulaire de quatre hectares de prés, plantés d'ormes, de chênes et de frênes, où peuvent se promener paons et canards. Il y existe un espace de jeux pour enfants constitué d'un toboggan et d'une balançoire. Le site est géré par l'Association pour la Restauration et la Conservation de la Canardière (ARCC)[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Jud, né à Guémar, pasteur à Zurich et savant hébraïsant (1482-1542)[32].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Stoffel - Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin (1868)
  2. Le prieuré de Lièpvre fondé en 760-770 était à l'époque le monastère le plus important de la région. Il avait reçu des legs importants de plusieurs seigneurs, de Pépin le Bref, de Carloman et de Charlemagne
  3. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  4. Dictionnaire géographique, historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin, par Jacques Baquol, 1851, page 146
  5. « Chapelle Saint-Maximin », notice no IA68006085, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. La chapelle Saint-Maximin
  7. Notice no IM68009257, base Palissy, ministère français de la Culture Statue : Saint Maximin
  8. L'Alsace ancienne et modern, ou Dictionnaire géographique, historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin
  9. Chronik von Basel, Dr. Josef Rosen, 1971
  10. « Château-fort de Molkenbourg », notice no IA68006070, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Archives Départementales du Haut-Rhin
  12. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 29 novembre 2016).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « École primaire », notice no IA68006066, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Hôtel de ville (maison du greffier), actuellement école », notice no IA68006067, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Fontaine », notice no IA68006086, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Eglise paroissiale Saint-Léger », notice no IA68006064, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IM68009264, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de l'église paroissiale Saint-Léger
  22. Inventaire de l'orgue
  23. « Presbytère, actuellement maison », notice no IA68006071, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Presbytère », notice no IA68006069, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA68006069 », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 18 janvier 2017)
  26. Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des Communes du Haut-Rhin, , 1405 p., p. 959
  27. « Restes des anciennes fortifications », notice no PA00085451, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Guémar Regards sur le XX siècle, Strasbourg, , 224 p. (ISBN 2-84488-128-9), p.21
  29. « Fortification d'agglomération », notice no IA68006068, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Ancienne enceinte », notice no PA00085450, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Site de la Canardière - Guémar - Site officiel de la commune », sur www.ville-guemar.fr (consulté le 15 janvier 2017)
  32. Leo Jud également appelé Léon de Juda, Leo Juda, Leo Judä, Leo Judas, Leonis Judae, Ionnes Iuda ou encore Leo Keller