Lutterbach

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 Ne doit pas être confondu avec Lutter, Luttenbach-près-Munster ou Luterbach.
Lutterbach
La mairie.
La mairie.
Blason de Lutterbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Kingersheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Fabian Jordan
Maire
Mandat
Rémy Neumann
2014-2020
Code postal 68460
Code commune 68195
Démographie
Gentilé Lutterbachois, Lutterbachoises
Population
municipale
6 359 hab. (2014)
Densité 743 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 37″ nord, 7° 16′ 52″ est
Altitude Min. 244 m – Max. 272 m
Superficie 8,56 km2
Localisation

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Lutterbach [lytəʁbax] est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la plaine de l'Ochsenfeld. Lutterbach est traversée par la Doller qui se subdivise juste en amont en plusieurs bras : le Jocklebohler Kanal, le Runzvach, le Bannwasser et le Dollerbaechlein[2]. Les crues de cette rivière furent dévastatrices comme en témoigne la présence d'une statue dédiée à Saint-Jean et de nombreuses archives[3].

Le moulin au bord du Dollerbaechlein.

Cependant, elle assura également par le passé une certaine prospérité à la localité en permettant l'installation d'un moulin à huile au XVIe siècle, moulin qui devint par la suite une savonnerie et d'une brasserie au XVIIe siècle sur le ban communal, puis d'une usine textile à proximité immédiate au lieu-dit Pfastatt-le-Château.

Aujourd'hui encore, les habitants de Lutterbach boivent l'eau de la Doller pompée et distribuée par la Société des eaux de Mulhouse.

Le Nord et le Nord-Ouest du ban communal sont occupés par le bois de Lutterbach (281 ha), bois qui est en réalité la pointe sud de la forêt du Nonnenbruch[4]. À cet endroit, le sous-sol est parfois instable (début du bassin potassique).

Au Nord-Est, se trouve le point culminant de la localité (260,6 m) sur une colline d'origine éolienne constituée de lœss et parfois appelée, à tort, la dernière colline des Vosges. Les autres sols sont constitués d'alluvions récentes apportées par les crues de la Doller et de la Thur[4].


Voies de communication[modifier | modifier le code]

La localité est située au croisement de l'autoroute A36 (la Comtoise) et de la RN 66. Elle est également desservie par le train (gare de Lutterbach) et depuis le 1er semestre 2011 par un train-tram (ligne no 3 opérée par la Soléa).

Les lignes de bus 21, 23 et 50 desservent la commune du lundi au samedi. Le dimanche et en soirée après 20 heures, la ligne 61 permet de rejoindre la commune de Pfastatt, le quartier de Bourtzwiller et la ligne no 1 du tramway mulhousien.

La gare de Lutterbach[5] a été modifiée en 2010 pour accueillir le train-tram (ligne 3 Mulhouse Kruth)[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]


Voici ci-dessous une carte représentant le découpage territorial des communes limitrophes :

Carte des communes limitrophes
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
Communes limitrophes de Lutterbach
Forêt du Nonnenbruch et Wittelsheim Forêt du Nonnenbruch et Pfastatt Pfastatt
Reiningue Lutterbach Pfastatt
Morschwiller-le-Bas Morschwiller-le-Bas Mulhouse quartier de Dornach

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie la plus fréquemment admise est Lauterbach (en allemand : ruisseau clair), toponyme que la commune partagerait avec plusieurs localités allemandes et cours d'eau[7]. Une autre hypothèse évoque une origine gauloise (lutter serait dérivé de lautron qui signifie bassin ou bain, suivi du suffixe bach)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque celte, une route joignait Illzach (Uruncis) à Reiningue ; l'actuelle rue Aristide Briand emprunte son tracé.

Les vestiges archéologiques les plus anciens découverts sur le ban communal datent de l'époque gallo-romaine. À la fin du XIXe siècle, plusieurs tombes sont exhumées. En 1968, les vestiges d'une riche villa sont mis au jour rue Clemenceau (toit couvert de tuiles, chauffage central et fresques). En 1978, lors de travaux de terrassement dans l'enceinte de l'hôpital Lalance, 12 kilogrammes de pièces des IIe et IIIe siècles sont découverts. Il s'agit du trésor le plus important découvert à ce jour en Alsace[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première église de Lutterbach daterait du VIe siècle, elle était dédiée à saint Martin et desservait les localités de Pfastatt, Dornach et Morschwiller-le-bas. En 735, le nom de Lutterbach apparaît dans un document officialisant la donation de la localité à l'Abbaye de Murbach. Lutterbach devient ainsi une colonge[10] de l'abbaye et le restera jusqu'au début du XIVe siècle où elle fut cédée à l'Abbaye de Lucelle.

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans appauvrit considérablement la localité : en 1622, l'église du village fut détruite. En 1628, la peste décima la population. Entre 1630 et 1634, l'effort de conscription, les contributions et réquisitions se multiplièrent. En 1636 et 1637, le village fut occupé par l'armée impériale puis l'armée française qu'il était tenu d'approvisionner. Le village commença sa reconstruction en 1641 (retour des Lutterbachois réfugiés à Mulhouse, reconstruction de l'église) et les hostilités cessèrent en 1648 (traité de Münster), l'Alsace étant devenue française[11].

De la Fronde à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1654, l'armée royale commandée par le Maréchal de la Ferté de Senneterre s'oppose au Comte d'Harcourt ; ce dernier, nommé gouverneur de Haute et de Basse Alsace voulait fonder un État autonome avec le soutien des ennemis de la couronne. Les Lutterbachois se réfugient une nouvelle fois à Mulhouse.

Entre 1674 et 1678, le village est à nouveau déserté par ses habitants maltraités par les troupes de Turenne, lors de la guerre contre la Hollande.
À la suite de ces conflits, les habitants appauvris ne peuvent plus faire face à leurs créanciers et supportent de plus en plus mal l'autorité de l'abbaye, refusant de payer la dîme, d'accomplir des corvées, d'utiliser le moulin de la commune, de fournir du bois pour la construction d'une prison... La population obtint le plus souvent gain de cause devant le Conseil Souverain d'Alsace chargé d'arbitrer les différends entre le grand cellérier (économe et représentant de l'abbaye) et la commune.
À la veille de la Révolution, les paysans de Lutterbach payaient 75 % de leurs revenus en taxes et contributions diverses. Ceci constitua un des principaux griefs inscrits dans les cahiers de doléances[12].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la sécularisation des biens du clergé (Révolution Française), la cour collongère est vendue à l'industriel mulhousien Dolfus ; le reste des biens ecclésiastiques sont cédés par adjudication à la commune d'Altkich[13].
En 1800, la commune compte environ 500 habitants. La population croît régulièrement avec l'installation des premières fabriques et le développement de la production textile sur le ban communal[14].
En 1830, Lutterbach compte 1 060 habitants et on estime nécessaire la création d'un bureau de poste fonctionnant quotidiennement, bureau qui sera finalement implanté en 1861. En 1837, l'annonce de la création d'une gare et d'une ligne de chemin de fer reliant Mulhouse à Thann suscite l'opposition du conseil municipal qui estime que la commune est suffisamment bien desservie par l'ancienne route royale (la RN 66). La ligne sera finalement construite et opérée à partir de 1839 par les chemins de fer de Nancy.
En octobre 1870, Lutterbach tombe sous domination prussienne. À cette époque, le chanvre et la garance sont remplacés par des pâturages pour répondre à la demande en produits laitiers de la ville de Mulhouse toute proche. C'est aussi l'apparition d'un embryon de protection sociale.

1re moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, les habitants sont enrôlés dans l'armée prussienne pour le front oriental et 15 d'entre eux, « jugés francophiles », sont déportés ou incarcérés.

En 1915, les ersatz font leur apparition, le pain est rationné. En 1917, les cloches de la basilique sont réquisitionnées pour l'effort de guerre et les Lutterbachois sont tenus de livrer 60 % de leur bétail restant.

Le 14 novembre 1918, les premiers soldats français atteignent le village. Le retour des habitants mobilisés dans l'armée allemande, via la gare de Dornach, puis la mention de l'origine des parents des habitants (alsaciens, un ou deux parents allemands, autres étrangers) sur les cartes d'identité laissent toutefois un goût amer au sein de la population [15].

À partir de 1932, la situation économique de la région se dégrade : située derrière la ligne Maginot, l'Alsace est considérée comme vulnérable en cas d'offensive et les entreprises stratégiques sont délocalisées vers les autres régions françaises.

L'occupation allemande débute fin juin 1940. Les noms de rues et les patronymes sont germanisés. En 1943, Lutterbach échappe de justesse à son rattachement à la ville de Mulhouse (comme ce fut le cas dès 1941 de la commune voisine de Pfastatt).

Deux réseaux de résistance opèrent sur la commune : la L.N.A. (Ligue Nationale d'Alsace), réseau de renseignement composé de cheminots et d'anciens syndicalistes, et la F.F.I. à compter de fin 1944.

En 1941 et 1942, des jeunes de la commune sont mobilisés pour le Reicharbeitsdienst, puis dans l'armée du Reich à partir de 1942. Certains conscrits désertèrent et furent condamnés à mort par contumace. L'incorporation de force aux Waffen SS toucha, par ailleurs, 25 Lutterbachois. Quatre s'enfuirent vers la France, mais la sentence était sévère pour les malgré-nous récalcitrants, leur famille pouvait être transplantée en Allemagne orientale.

Le 20 janvier 1945, le village est libéré ; mais il est détruit à 96 %.

La commune a été décorée, le 30 janvier 1923, de la croix de guerre 1914-1918[16] et, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[17].

Durant toute la première partie du XXieme siècle, La ville était particulièrement connue pour ses brasseries et son alsacienne clignant de l'oeil (emblème de la bière de Lutterbach) ornait les devantures des brasseries de France et de Navarre. Cette appellation "Bière de Lutterbach" avec l'alsacienne se voit encore sur les stores de certains cafés parisiens. Particulièrement facile à produire dans ses caves, véritables monuments en centre ville, les brasseries de Lutterbach s'éteignent après guerre.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Lutterbach

Les armes de Lutterbach se blasonnent ainsi :
« Ecartelé, au 1er de gueules plain, au 4e de gueules à la clé d'argent, le panneton tourné à dextre, aux 2e et 3e d'argent à la clé de gueules le panneton tourné à sénestre. »[18]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des dernières élections présidentielles (2e tour)[modifier | modifier le code]

2002 : Inscrits : 4 135 - Abst. : 21,64 % - Jacques Chirac  : 2 355 voix (76,14 %) - Jean-Marie Le Pen : 738 voix (23,86 %)

2007 : Inscrits : 4 447 - Abst. : 16,44 % - Nicolas Sarkozy : 2 207 voix (62,41 %) - Ségolène Royal : 1 335 voix (37,69 %)

2012 : Inscrits : 4 649 - Abst. : 23,12 % - Nicolas Sarkozy : 1 976 voix (59,16 %) - François Hollande : 1 364 voix (40,84 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Nicolas Sick - -
1953 1977 Marcel Baumgartner DVD -
1977 mars 2001 Roger Winterhalter[19] PSU puis
DVG
-
mars 2001 2014 André Clad UMP -
mars 2014 en cours Rémy Neumann EÉLV  

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[20] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 928 000 €, soit 779 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 045 000 €, soit 639 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 081 000 €, soit 329 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 884 000 €, soit 298 € par habitant.
  • endettement : 3 190 000 €, soit 504 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,69 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 21,42 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 77,71 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Projet de centre pénitentiaire[modifier | modifier le code]

Un projet de construction d'un centre pénitentiaire de plus de 700 places (futur établissement départemental unique) a été confirmé par le Garde des Sceaux Michel Mercier[21] et appuyé par le sénateur Jean-Marie Bockel. Devant ouvrir en 2015 ou 2016, il soulève de nombreuses réticences parmi la population locale[22]. Un projet initial d'implantation à Issenheim avait précédemment échoué.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 359 habitants, en augmentation de 5,49 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
605 544 687 920 1 047 1 087 1 093 1 112 1 209
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 354 1 602 1 910 1 978 1 878 1 828 2 071 2 115 2 311
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 513 2 823 3 053 3 105 3 292 3 593 3 674 2 088 3 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 678 4 036 4 742 5 039 5 325 5 581 6 070 6 028 6 359
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'apparition d'une école à Lutterbach remonte au XIVe siècle. Au XVIIe siècle, l'abbé de Lucelle, seigneur de la localité, veut lutter contre les mauvaises influences mulhousiennes (la ville est acquise à la Réforme) et encourage « l'instruction des enfants du peuple » (6 heures de classe par jour sauf le jeudi après-midi, avec pour livre de lecture le catéchisme imprimé)[27].

De nos jours, la ville de Lutterbach a un collège public d'enseignement secondaire, le collège de Lutterbach qui accueille une section bilingue (français-allemand).

La commune compte en outre cinq écoles maternelles et élémentaires :

Le CFA ICA SIPPA forme des apprentis[29] (CAP Assistant technique en milieu familial et collectif, CAP agent polyvalent de restauration).

La localité dépend de l'académie de Strasbourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Basilique Sacré-Cœur.
Le puits communal datant de 1668.
Platane bicentenaire situé à l'origine dans l'enceinte de la brasserie de la localité.

La Basilique Sacré-Cœur a été construite entre 1905 et 1907.

La chapelle de l'agonie jouxte la Basilique[30].

Fontaine[31].

Prieuré dit Institut Sainte-Anne[32].

Le calvaire place Jean-Julien Weber[33],[34].

Colonne monumentale de la-Vierge-de l'Immaculée Conception[35].

Le puits communal (1668)[36] à proximité de la basilique avait été vendu à un particulier de Dornach et a été rendu à la commune à la fin du XXe siècle.

Un platane bicentenaire est aussi un point trigonométrique.

La statue de Saint Jean Népomucène[37] de 1744 contre les inondations est située à l'entrée de la rue Saint-Jean dans une propriété privée.

Monument à la vie, œuvre du sculpteur Claude Bonnot de 1980, au mur du cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lutterbachois célèbres et personnalités[38] :

  • Lutterbachois célèbres :
    • François Antoine Struch,
    • Eugène Antoine Struch,
    • Quelques peintures de Jean-Jacques Scherrer, un autre enfant de la commune, sont visibles dans la basilique,
    • Jean-Julien Weber, né en 1888 à Lutterbach, fut évêque de Strasbourg de 1945 à 1966.
    • Le graveur de timbres Eugène Lacaque est né à Lutterbach en 1914.
  • Personnalités :
    • Auguste Lalance,
    • Théodore Boch.
    • Victor Schmidt (1881-1966), natif de la commune, s'est illustré comme poète et auteur dramatique dialectal.

Économie[modifier | modifier le code]

  • La cité de l'habitat : une zone d'activité commerciale spécialisée dans le bâtiment, située le long de la RN 66.
  • La zone d'activité de la Savonnerie.
  • La Brasserie de Lutterbach[39],[40],[41].
  • Un ancien moulin datant du XVIe siècle a été transformé par la suite en savonnerie[42]. Il accueille aujourd'hui le Centre d'Initiation à la Nature et à l'Environnement[43].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Écologie et environnement[modifier | modifier le code]

  • Le Centre d'Initiation à la Nature et à l'Environnement occupe l'ancien moulin situé en bordure du Dollerbaechlein dans la Z.A. de la Savonnerie. Son but est de sensibiliser le public à la protection de l'environnement. Il est à l'origine de l'implantation d'une zone humide (roselière) en 2004 (projet soutenu par la région et l'agence de bassin).
  • Le bois du Nonnenbruch a le statut de forêt protégée sur le ban communal (2,5 km2).
  • Outre la déchèterie de Pfastatt accessible aux habitants de la commune, de multiples points tri, gérés par le SIVOM, permettent de réaliser des apports volontaires de verre, de plastiques et de papiers.
  • En août 2011, la commune obtient sa 2de fleur comme village fleuri[44].
  • En 2008, les terrains situés le long de la Doller sont classés zone Natura 2000[45].

Établissements de santé[modifier | modifier le code]

Le Sanatorium[46] ou Centre médical Lalance (1910-1912) a été construit par l'architecte alsacien Paul Friesé et porte le nom d'un industriel local (A. Lalance) cofondateur d'une fabrique de textiles située à Pfastatt. Il a servi d'hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, puis à partir de 1951, il devient un centre de pneumo-phtisiologie géré par la Caisse régionale d'assurance maladie.

Marchés et brocantes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Accord de partenariat avec la ville de Gnjilane ou Gjilan au Sud-Est du Kosovo (ex-Yougoslavie) - voir la notice correspondante.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes constituant l'agglomération mulhousienne (Mulhouse + Banlieue) sur le site de l'INSEE
  2. Plan guide Blay-Foldex de Mulhouse et Carte IGN TOP 25 3720 ET
  3. http://www.reussir-ensemble.fr/downloads/Historique%20Crues%20sur%20la%20Doller%20%c3%a0%20Lutterbach.pdf
  4. a et b générale
  5. « Gare », notice no IA00050917, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Insfrastructures de transport permettant une complémentarité au service des voyageurs et des marchandises
  7. Lutterbach, historique
  8. L’ Association d’Histoire de Lutterbach (AHL) a été fondée en 1985
  9. De la guerre de trente ans à la révolution française
  10. Colonge : « Exploitation agricole reposant sur un contrat d'après lequel le propriétaire du sol répartissait entre plusieurs personnes un corps de biens plus ou moins considérable, à la condition d'une redevance annuelle. » (Littré)
  11. Histoire générale
  12. Luttenbach De la guerre de trente ans à la révolution française
  13. Luttenbach au temps de la révolution française
  14. http://www.histoire-lutterbach.com/pdf/Lutterbach%20au%20XIXe%20siècle1.pdf
  15. Luttenbach pendant la première guerre mondiale
  16. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  17. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  18. Archives départementales du Haut-Rhin
  19. Roger Winterhalter, l'ex-maire qui s'engagea pour le FLN
  20. Les comptes de la commune
  21. Article de L'Alsace du 23 février 2011.
  22. Lutterbach : polémique sur le projet de prison (France 3 Alsace)
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  27. http://www.histoire-lutterbach.com/pdf/Ecole%201.pdf
  28. http://mulhouse.abcmzwei.eu/
  29. http://www.ica.sinclair.asso.fr/?id=121&lng=fr
  30. Chapelle de l'agonie
  31. « Fontaine », notice no IA00050929, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Prieuré dit Institut Sainte-Anne », notice no IA00050912, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Le calvaire place Jean-Julien Weber
  34. « Calvaire », notice no IA00050927, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Colonne monumentale de la-Vierge-de l'Immaculée Conception », notice no IA00050928, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. L'ancien puits communal
  37. « Monument de Saint-Jean-Népomucène », notice no IA00050925, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Lutterbachois célèbres et personnalités
  39. « Brasserie », notice no IA00050914, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. La Brasserie de Lutterbach
  41. Réouverture de la brasserie
  42. « Moulin à farine dit Brodhag Muhle », notice no IA00050930, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. Bienvenue au C.I.N.E. le Moulin
  44. http://www.lutterbach.fr/news/97/114/Une-seconde-fleur-pour-Lutterbach.html
  45. http://www.donnees.alsace.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?article333
  46. Le sanatorium Lalance