Gratien

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Gratien
Empereur romain
Image illustrative de l'article Gratien
Pièce représentant Gratien.
Règne
- (~16 ans)
Période Valentiniens
Précédé par Valentinien Ier et Valens
Co-empereur Valentinien Ier (jusqu'à 375)
et Valens (jusqu'à 378)
puis Valentinien II (depuis 375)
et Théodose Ier (depuis 378)
Suivi de Magnus Maximus, Valentinien II
et Théodose Ier
Biographie
Nom de naissance Flavius Gratianus Augustus
Naissance 18 avril/23 mai 359
Sirmium (Mésie)
Décès 383 (~24 ans)
Lugdunum
Père Valentinien Ier
Mère Marina Severa
Épouse (1) Flavia Maxima Constantia
(2) Laeta
Empereur romain

Gratien (en latin : Flavius[1] Gratianus), né en 359 à Sirmium (actuelle Sremska Mitrovica en Serbie) et mort le 25 août 383 à Lyon, est empereur romain de 367 à 383.

Biographie[modifier | modifier le code]

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monnaie de Gratien frappée à Aquilée, revers Securitas.

Il est le fils de l'empereur Valentinien Ier, qui règne en Occident et dont le collègue en Orient est l'oncle de Gratien, Valens.

Le 24 août 367, Valentinien Ier, qui vient d’être gravement malade, proclame Gratien empereur à Amiens. Celui-ci, âgé de huit ans, devient Auguste sans avoir été César. Il est associé à son père en Occident.

L'Empire connaît alors des troubles sur ses frontières avec une coalition barbare en Bretagne puis la révolte de Firmus en Afrique, toutes deux réprimées par le général Théodose l'Ancien. Celui-ci sera exécuté en Afrique en 375, peut-être par ordre de Valens.

En 375, Gratien est absent à la mort de son père, et les soldats de Pannonie proclament Auguste un autre fils de Valentinien Ier, Valentinien II, âgé de quatre ans. Gratien accepte le partage de l’Occident et concède à Valentinien II l’Illyrie, l'empire d'Orient restant aux mains de leur oncle Valens. En 377, Gratien vainc les Alamans, amène des renforts d’Occident à Valens en 378, au cours de la bataille d'Andrinople, dans laquelle il périt, le 9 août.

Le 19 janvier 379, Gratien proclame Auguste l’hispanique Théodose, fils du grand général Théodose l'Ancien.Théodose le jeune reçoit l’empire d'Orient. En 380, Gratien et Théodose arrêtent les Goths en Épire et Dalmatie. En 381, il transporte sa capitale de Trèves à Milan, auprès de l’évêque Ambroise. En 381, en son honneur, la bourgade de Cularo est renommée Gratianopolis (dont la déformation en français deviendra Grenoble) après avoir été dotée d'un évêché par Gratien.

Rompant avec la neutralité relative de Valentinien Ier dans les questions religieuses, Gratien collabore étroitement avec le pape Damase Ier et à partir de 382 combat ce qui subsistait encore du paganisme, auquel Théodose, en Orient, infligeait aussi les coups les plus décisifs. Gratien supprime notamment les immunités dont jouissent les prêtres païens et les vestales, et il est le premier empereur à refuser de porter le titre de pontifex maximus. Déjà en 378, il avait fait retirer de la salle de réunion du Sénat la statue de la Victoire, symbole païen, au grand dam d'une aristocratie païenne encore influente à Rome.

En 383, Gratien fait face à l'insurrection d'un général hispanique de l’armée de Bretagne, Magnus Clemens Maximus ou Maxime : il est vaincu par ce dernier lors de la bataille de Lutèce (383) et tué à Lugdunum. Maxime s’étant rendu maître de toute la préfecture des Gaules, Théodose le reconnaît empereur d'Occident en 384.

Contemporains[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou, pour les puristes, Flauius.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Zosso & Christian Zingg : Les empereurs romains. 27 av. J.-C. - 476 ap. J.-C. Edition Errance. 1994.
  • Jean-Claude Even : Genèse de la Bretagne armoricaine. 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]