Institut de technologie de Karlsruhe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Institut de technologie de Karlsruhe
Logo KIT.svg
Image dans Infobox.
Histoire
Fondation
[1]
Université :
Forschungszentrum : 1956
Statut
Type
Université publique[1]
Nom officiel
Karlsruher Institut für Technologie
Président
Holger Hanselka
Directeur
Holger Hanselka (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Devise
KIT – Die Forschungsuniversität in der Helmholtz-Gemeinschaft (KIT - L'université de recherche au sein de l’association Helmholtz)
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
22 275 (Semestre 2021)[2]
part de femmes : 28,2 %
part d'étrangers : 22,3 %
Budget
€1090,7 million (2021)[2]
Localisation
Pays
Ville
Ancien logo de l'université.

L'Institut de technologie de Karlsruhe (en allemand : Karlsruher Institut für Technologie, KIT) est une université technique dans le Land de Bade-Wurtemberg et un centre de recherche national au sein de la Helmholtz-Gemeinschaft [3]. Le KIT compte parmi les institutions de recherche et d'éducation les plus importantes et prestigieuses en Allemagne. Il est le plus grand institut de recherche par son financement en Allemagne[3]. Le KIT est née de la fusion de l'Université de Karlsruhe, fondée en 1825 en tant qu'université de recherche publique et le Centre de recherche de Karlsruhe (Forschungszentrum Karlsruhe), qui avait été initialement établi en 1956 en tant que centre national de recherche nucléaire (Kernforschungszentrum Karlsruhe)[4]. La fusion des deux institutions a donné naissance au plus grand institut de recherche allemand[5]. L'institut de technologie de Karlsruhe figure dans différents classements bibliométriques comme l'université allemande la plus performante en matière de recherche dans les domaines de l'ingénierie et des sciences naturelles [6],[7],[8],[9].

Le KIT est membre du réseau des TU9 (en) et fait ainsi partie des universités techniques de pointe d’Allemagne[10]. En 2006, il fait partie des neuf universités allemandes labellisées « université d'excellence » lors de l'initiative d'excellence allemande ce que signifie que l'Institut de technologie de Karlsruhe disposera de moyens supplémentaires dans le domaine de la recherche en particulier[11]. Dans le cadre de l'initiative d'excellence allemande suivante, le KIT a été récompensé comme l'une des onze "universités d'excellence" en 2019[12].

Dans la partie universitaire de l'actuel KIT, le génie mécanique a été fondé au milieu du XIXe siècle sous la direction de Ferdinand Redtenbacher (en), ce qui a influencé la fondation d'autres universités techniques, comme l'ETH Zurich en 1855[13]. Le KIT se classe parmi les meilleures universités techniques d'Allemagne et d'Europe et a créé la première faculté d'informatique en Allemagne en 1972[14],[15],[16]. Le 2 août 1984, le premier email d'Allemagne a été reçu à l'université de Karlsruhe[17].

6 lauréats du prix Nobel sont affiliés au KIT. L'Institut de technologie de Karlsruhe est bien connu pour beaucoup d'inventeurs et entrepreneurs tels que Heinrich Hertz, Carl Benz ou encore les fondateurs de SAP SE[18]. Selon une enquête réalisée en 2015, le KIT a produit le plus grand nombre de cadres supérieurs parmi les universités allemandes[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de l'université de Karlsruhe[modifier | modifier le code]

L'université de Karlsruhe fut fondée par le grand-duc Louis de Bade le sous le nom d'École polytechnique de Karlsruhe, à l'image de l'École polytechnique de Paris. (D'ailleurs, l'École polytechnique de Karlsruhe servira à son tour de modèle à l'école polytechnique fédérale de Zürich[13].)

En 1865 le titre de grande école technique (Technische Hochschule) lui est remis par le grand-duc Frédéric Ier, dont elle portera le nom à partir de 1902 : « Fridericiana »[20]. Ceci fait de Karlsruhe la plus ancienne grande école technique d'Allemagne[21].

En 1900 elle obtient le droit de délivrer le titre de docteur (Promotionsrecht) [22], et en 1903, elle est le premier établissement d'Allemagne à permettre à une femme, Irene Rosenberg, de poursuivre des études supérieures [23].

Conformément à une loi du Bade-Wurtemberg, la grande école technique Fridericiana devient finalement « l'université de Karlsruhe » (Universität Karlsruhe) en 1967 [24]. En accord avec le désir du « parlement » de l'établissement (Großer Senat), l'appellation grande école technique (Technische Hochschule) est gardée en complément. D'où la dénomination officielle actuelle : Universität Karlsruhe (TH).

En 1969 l'Université de Karlsruhe fut la première université en Allemagne à proposer des études en informatique [25]. En 1972, la première faculté allemande d'informatique a été créée [26]. La faculté d'informatique de Karlsruhe reste aujourd'hui une des plus grandes d'Allemagne : elle réunit à elle seule 10 % des diplômes en informatique délivrés en Allemagne et 12,5 % des doctorats.

Le , le premier courriel d'Allemagne a été reçu à l'université de Karlsruhe[17].

En janvier 1994, l'université a pris en charge l'administration et l'enregistrement des noms de domaines Internet en .de pour une période de trois ans[27]. Elle a continué d'en assurer l'exploitation technique jusqu'en 1999 [27].

Recteurs de l'université[modifier | modifier le code]

  • 1857 - 1862 Ferdinand Redtenbacher (directeur)
  • 1895 - 1896 le directeur devient recteur.
  • 1888 - 1889 et 1893 - 1894 Karl Schuberg
  • 1895 - 1896 Reinhard Baumeister
  • 1929 – 1936 Alfred Stock
  • 1958 – 1961 Hans Leussink
  • 1966 - 1968 Hans Rumpf
  • 1968 - 1983 Professeur Dr. Dr.-Ing. h. c. Heinz Draheim
  • 1983 - 1994 Professeur Dr. Dr. h.c. Heinz Kunle
  • 1994 - 2002 Professeur Dr. Sigmar Wittig
  • 2002 - 2009 Professeur Dr. sc. tech. Horst Hippler

Histoire du Forschungszentrum Karlsruhe[modifier | modifier le code]

Le Forschungszentrum a été créé en 1956 comme centre de recherche nucléaire. Avec l'abandon de la recherche nucléaire en Allemagne, le Forschungszentrum a réorienté sa recherche vers des domaines tels que la Fusion nucléaire, l'Environnement et la Physique théorique

Fusion des deux institutions[modifier | modifier le code]

Le la création d'un centre de calculs virtuel commun aux deux institutions initia la coopération entre celles-ci.

En 2006 l'université de Karlsruhe a été sélectionnée (avec l'Université Louis-et-Maximilien de Munich et l'Université technologique de Munich) afin de recevoir des fonds supplémentaires visant à dynamiser les universités allemandes dans le cadre de l'"Exzellenzinitiative". Plus précisément, elle reçoit depuis novembre 2006 21 millions d'euros par an sur une durée de 5 ans. Dans le dossier de candidature de l'"Exzellenzinitiative", l'Université de Karlsruhe a proposé sa fusion avec le Forschungszentrum Karlsruhe, dans le but de créer le Karlsruher Institut für Technologie, une institution qui serait capable de rivaliser avec les meilleurs universités technologiques comme le MIT.

Le le Landtag (parlement régional) de Bade-Wurtemberg accepte avec quelques modifications[28] la proposition de loi[29] du gouvernement régional du Land permettant la fusion des deux institutions. La loi est entrée en vigueur le .

Le , l'université de Karlsruhe est devenue légalement le Karlsruher Institut für Technologie

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le nom de l'Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) s'inspire ouvertement du Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement est actuellement assuré par l'ancienne université de Karlsruhe à travers 11 facultés. Cependant il est prévu qu'à l'avenir l'ancien Forschungszentrum Karlsruhe participera également à l'enseignement.

Facultés[modifier | modifier le code]

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Carl Benz, inventeur de la première automobile pratique et la première voiture produite en série, a fait ses études (1861 - 1864) à l'université de Karlsruhe
Faculté Nom
Architecture Ernst von Ihne, Oswald Mathias Ungers, Albert Speer, Ludwig Levy, Robert Curjel, Ludwig Hilberseimer, Hans Kollhoff, Édouard Schimpf, Eberhard Zeidler, Wolfgang Müller-Wiener
Informatique Cordelia Schmid
Génie civil et Géologie Robert Gerwig, Karl Culmann, Franz Dischinger
Génie mécanique Carl Benz, Karl Culmann, Emil Škoda, Bernhard Howaldt, Eugen Langen, Franz Reuleaux, August Thyssen, Bodo von Borries, Amel Karboul, Roland Mack
Mathématiques Fritz Noether, Amin Shokrollahi, Georg Hamel, Stefanie Petermichl
Physique Johann Jakob Balmer, Fritz-Rudolf Güntsch, Edward Teller, Klaus Tschira, Bernd Schmidbauer
Électrotechnique, Sciences de l'information Rolf Widerøe, Dieter Zetsche, Hasso Plattner, Dietmar Hopp
Économie et Management Michael Rogowski, Joachim Nagel, Carsten Spohr, Franz Josef Radermacher

Partenariats[modifier | modifier le code]

L'Institut de technologie de Karlsruhe fait partie de la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur[30] ou réseau EUCOR, qui regroupe les universités du Rhin Supérieur que sont l'université de Bâle, l'université de Fribourg-en-Brisgau, l'université de Haute-Alsace et l'université de Strasbourg avec qui elle entretient des liens importants dans le cadre de la recherche et de l'enseignement. Les universités définissent leur coopération comme allant « du simple échange d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs, à la reconnaissance mutuelle des acquis ou à la mise en place de formations intégrées et de projets scientifiques communs ». C'est dans le cadre de ce réseau qu'une école trinationale dont l'Institut de technologie de Karlsruhe est coresponsable, l'École supérieure de biotechnologie Strasbourg (ESBS) a été mise en place en 1988[31],[32], elle y envoie donc des étudiants et professeurs et accueille des étudiants de l'école.

L'Institut de technologie de Karlsruhe propose un grand nombre de programmes d'échange et de double-diplôme à ses étudiants, en France en particulier avec l'Ecole polytechnique, l'École normale supérieure de Lyon, l'École nationale supérieure d'arts et métiers, l'ESTP, l'ESIEE, l'ENSMM, l'Institut polytechnique de Grenoble, l'université de technologie de Compiègne et l'université Joseph-Fourier à Grenoble[réf. nécessaire]. Enfin, l'INSA de Lyon propose à ses étudiants de faire leurs deux années de préparation à l'Institut de technologie de Karlsruhe, en plus d'un accord de double diplôme.[réf. nécessaire]

KIT est un partenaire du projet scientifique pour la logistique urbaine et autonome du fret, efeuCampus à Bruchsal, qui est financé par le Land de Bade-Wurtemberg et Union européenne. L'Institut des technologies de transport et des systèmes logistiques (IFL) développe des systèmes de transport pour l'intralogistique, qui sont utilisés pour la robotique mobile et l'interaction homme-machine. Le projet développe des algorithmes de localisation et de navigation pour un environnement urbain, permettant aux véhicules de naviguer indépendamment sur la base de données laser et vidéo[33].

Recherche[modifier | modifier le code]

L'Institut de Technologie de Karlsruhe est membre du Helmholtz-Gemeinschaft, le plus grand organisme de recherche allemand. Dans les sciences naturelles aucune université allemande ne reçoit plus de fonds de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG, Fondation allemande de la recherche).

Professeurs et chercheurs célèbres[modifier | modifier le code]

Heinrich Hertz prouva expérimentalement l'existence des ondes électromagnétiques à l'Université de Karlsruhe.
Faculté Nom
Architecture Hermann Billing, Egon Eiermann, Otto Warth, Fritz Haller
Génie civil
et Géologie
Theodor Rehbock, Friedrich Engesser, Franz Dischinger, Wilhelm Paulcke, Karl Alfred von Zittel, Johann Gottfried Tulla
Biologie / Chimie Fritz Haber, Lothar Meyer, Robert Lauterborn, Lavoslav Ružička, Hermann Staudinger, Rudolf Criegee
Électrotechnique Karl Steinbuch, Engelbert Arnold
Histoire Franz Schnabel
Informatique Peter C. Lockemann, Rudi Studer, Walter F. Tichy
Génie mécanique Franz Grashof, Ferdinand Redtenbacher, Wilhelm Nußelt, Sigmar Wittig
Mathématiques Alfred Clebsch, Ernst Schröder, Lothar Collatz
Philosophie Hans Lenk
Physique Ferdinand Braun, Wolfgang Gaede, Christian Gerthsen, Heinrich Rudolf Hertz, Otto Lehmann, Julius Wess, Gustav Heinrich Wiedemann
Sciences sociales Helmut F. Spinner, Hanns Peter Euler
Économie Götz Werner

Composition[modifier | modifier le code]

le KIT est divisé en 2 parties : le campus nord qui est l'ancien Forschungszentrum Karlsruhe et le campus sud qui est l'ancienne Université de Karlsruhe.

Bâtiments classés[modifier | modifier le code]

« Le vieux stade (Das alte Stadion) » fut construit sous la direction du professeur Dr. Alke (*1885 - †1967) entre 1925 et 1930. Il est doté du premier toit de tribunes en porte à faux du monde, terminé en 1934. Le gymnase est encore utilisé de nos jours par l'institut des sports (Sportinstitut). Dans les ailes extérieures du stade ont été installées des salles d'exercice pour les étudiants en architecture. Comme prévu initialement le gymnase est encore utilisé pour des activités culturelles. Le vieux stade est maintenant le siège de l'association culturelle étudiante AKK (Arbeitskreis Kultur und Kommunikation). L'été, les tribunes sont régulièrement le lieu de projections de cinéma gratuites.

La bibliothèque universitaire est également un monument classé. Elle a la particularité d'avoir le magasin dans les étages du dessus.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.kit.edu/english/55_460.php
  2. a b et c (de) « Daten und Fakten » (consulté le )
  3. a et b « Karlsruher Institut für Technologie (KIT) - Serviceportal Baden-Württemberg »
  4. Federal Ministry of Education and Research (Germany): « Archived copy » [archive du ] (consulté le )
  5. « Serviceportal Baden-Württemberg: Karlsruher Institut für Technologie (KIT) » (consulté le )
  6. « Nature Index: 2021 tables: Institutions - physical sciences - academic » (consulté le )
  7. « CWTS Leiden Ranking 2021: Physical Sciences and Engineering » (consulté le )
  8. « NTU Rankings 2021: Field Ranking - Engineering » (consulté le )
  9. « NTU Rankings 2021: Field Ranking - Natural Sciences » (consulté le )
  10. « Karlsruher Institut für Technologie » (consulté le )
  11. (de) « Entscheidung über Exzellenzinitiative: Fünf Neue im Kreis der Elite-Unis. » (sur l'Internet Archive).
  12. « Entscheidungen in der Exzellenzstrategie: Exzellenzkommission wählt zehn Exzellenzuniversitäten und einen Exzellenzverbund aus » (consulté le )
  13. a et b « Ferdinand Redtenbacher: Der Begründer des wissenschaftlichen Maschinenbaus » (consulté le )
  14. « QS Graduate Employability Ranking » (consulté le )
  15. « U-Multirank 2019 » (consulté le )
  16. « Jubiläumsfeier - 40 Jahre Fakultät für Informatik »,
  17. a et b « Kurze Geschichte der ersten deutschen Internet E-Mail » (consulté le )
  18. [1]
  19. « Where Germany's top managers have studied », Der Spiegel,‎ (lire en ligne)
  20. Klaus-Peter Hoepke et al., « Geschichte der Fridericiana. Stationen in der Geschichte der Universität Karlsruhe (TH) von der Gründung 1825 bis zum Jahr 2000 », Universitätsverlag Karlsruhe, (consulté le ), p. 72, 83
  21. « Das Karlsruher Institut für Technologie: Erfahren und erfolgreich in Lehre und Forschung » (consulté le )
  22. Hans-Wolf Thümmel: Carl Benz und die Technische Hochschule Karlsruhe. In: Fridericiana – Zeitschrift der Universität Karlsruhe. Heft 38, Juni 1986, S. 29, online auf mach.kit.edu, abgerufen am 23. Januar 2017 (PDF; 15,3 MB).
  23. Klaus-Peter Hoepke, Geschichte der Fridericiana. Stationen in der Geschichte der Universität Karlsruhe (TH) von der Gründung 1825 bis zum Jahr 2000, Karlsruhe, Günther Grünthal, Klaus Nippert, Peter Steinbach, (ISBN 978-3-86644-138-5, ISSN 1864-7944), p. 185
  24. Bernd Reinhoffer: Heimatkunde und Sachunterricht im Anfangsunterricht – Entwicklungen, Stellenwert, Tendenzen. Dissertation. Klinkhardt, Bad Heilbrunn 2000. ISBN 3-7815-1084-0. Auf Books.Google.fr (Digitalisat), abgerufen am 2. November 2019.
  25. « Informatik: Bachelor/Master (Studienleitfaden) » (consulté le )
  26. « Jubiläumsfeier - 40 Jahre Fakultät für Informatik » (consulté le )
  27. a et b « Karlsruhe: Von der Fächerstadt zur Startup-Stadt » (consulté le )
  28. Drucksache 14/4677: Beschlussempfehlung und Bericht des Ausschusses für Wissenschaft, Forschung und Kunst zu dem Gesetzentwurf der Landesregierung – Drucksache 14/4600
  29. Drucksache 14/4600: Gesetzentwurf der Landesregierung - Gesetz zur Zusammenführung der Universität Karlsruhe und der Forschungszentrum Karlsruhe GmbH im Karlsruher Institut für Technologie (KIT-Zusammenführungsgesetz)
  30. Le réseau EUCOR, présentation consulté sur le site www.eucor-uni.org, le 17 septembre 2010
  31. Présentation de l'ESBS consulté sur le site www.esbs.u-strasbg.fr, le 17 septembre 2010
  32. seule l'université de Haute-Alsace n'est pas partenaire de l'ESBS
  33. „Vollautomatische Paketzusteller im Test“, Südwestrundfunk (SWR), 5. Juli 2019 (En allemand)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]