Bethoncourt

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Bethoncourt
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Bethoncourt
Héraldique
Bethoncourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Bethoncourt
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard
Maire
Mandat
Jean André
2014-2020
Code postal 25200
Code commune 25057
Démographie
Population
municipale
5 729 hab. (2014)
Densité 876 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 07″ nord, 6° 48′ 17″ est
Altitude Min. 315 m – Max. 410 m
Superficie 6,54 km2
Localisation

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Bethoncourt
Liens
Site web bethoncourt.fr

Bethoncourt est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bethoncourt se situe au nord de Montbéliard, en limite de la Haute-Saône (Héricourt), et du Territoire de Belfort. Traversée par la Lizaine, anciennement appelé Luzine, par la ligne SNCF Strasbourg-Lyon et la route D 438.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brevilliers (Haute-Saône) Rose des vents
Héricourt
(Haute-Saône)
N Châtenois-les-Forges
(Territoire de Belfort)
O    Bethoncourt    E
S
Montbéliard Grand-Charmont

Géologie[modifier | modifier le code]

Bethoncourt s'appuie sur le versant septentrional du massif du Jura[1]. Le territoire repose sur le Jurassique supérieur[2]. Du minerais de fer est extrait sur la commune, ce gisement fait partie d'une zone particulièrement exploitée, de Belfort à Montbéliard[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • VIe siècle = Bethonis Curtis
  • Xe siècle = Bethonis Curte
  • 1181 = Betoncourt
  • 1196 = Boethoncourt
  • 1274 = Betoncort
  • 1295 = Betoncourt
  • 1616 = Klein et Grosse Bethoncourt
  • 1717 = Bethoncourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné pour la première fois au Xe siècle comme une dépendance du duché d'Alsace et du pagus d'Anjoie. Les fiefs appartenant à la famille de Bethoncourt disparaissent avant 1431, et à cette date, les habitants sont affranchis de la mainmorte pour la comtesse Henriette de Montbéliard. Le territoire subit les guerres de Bourgogne en 1474, les guerres de Religion en 1587 et 1588, et la guerre de Trente Ans ainsi que le passage des troupes de Guise. Durant ces épisodes, le village est saccagé, et le bétail est enlevé. La Réforme est introduite en 1541, et la paroisse relève de Saint Suzanne jusqu'en 1662, puis elle est rattachée à Vyans. Des pisolites de fer sont découvertes au XVe siècle dans la forêt de Salignonsal, sur le domaine comtal. L'exploitation du minerai, qui est développée à la fin du XVIe siècle, apporte aux paysans des ressources complémentaires. En 1730, l'église du village est constituée en paroisse. Des petits ateliers sont installés au cours du XIXe siècle, succédé par des fabriques, et les mines de fer sont abandonnées. Une horlogerie est implantée en 1883, puis une filature, dépendante des usines Schwob d'Héricourt. La vallée de la Lizaine sépare désormais l'ancien village du nouveau cadre urbain, avec le Petit-Bethoncourt sur la rive droite, et le Grand Béthoncourt sur la rive gauche. Trois quartiers marquent les stades d'évolution de la localité : les cités nouvelles, Champvallon, et, sur les hauts du Petit-Béthoncourt, un lotissement récent. La proximité des usines Peugeot, et la politique de regroupement de la main d’œuvre qui est menée par cette firme, sont à l'origine du développement de la commune

Chronologie des faits marquants[modifier | modifier le code]

  • 1541 - La réforme est introduite à Bethoncourt.
  • 1587/1588 - Guerre de Religion ; mise à feu et à sang de la ville par les troupes de la maison de Guise de Lorraine.
  • 1633 - Guerre de Trente Ans ; la ville est pillée et incendiée par l’armée impériale de Montecuculli.
  • 1635 - Le duc Charles de Lorraine puis l’armée française pillent le village.
  • 1730 - Béthoncourt devient église mère après avoir été dépendante de Sainte-Suzanne et de Vyans.
  • 1747 - Première mention de la « pomme de terre » dans le registre du consistoire.
  • 1793 - Rattachement du comté de Montbéliard à la France.
  • 1813/1814/1815 - Inondations - famine - guerre.
  • 1816 - La famine marque le triomphe de la pomme de terre, qui constitue alors plus de la moitié de la nourriture des ménages.
  • 1859 - Béthoncourt compte : 65 cultivateurs, 35 journaliers, 5 vignerons, 2 tisserands, 6 maçons, 4 charpentiers, 31 horlogers. On trouve les métiers suivants : tonnelier, cantonnier, cordonnier, maréchal-ferrant, tailleur d’habits, aubergiste, cabaretier, tanneur, etc.
  • 1870/1871 - bataille de la Lizaine avec l’Armée de l’Est du général Bourbaki qui tente de couper les lignes allemandes et délivrer Belfort.
  • 1883 - La fabrication horlogère, située à proximité du temple emploie 135 ouvriers jusqu’en 1910.
  • 1908 - Démarrage de la filature de coton de la Lizaine par les Ets Schwob d'Héricourt.
  • 1914 - Électrification du village.
  • 1934 - 600 personnes travaillent à la filature.
  • 1958 - Début de la construction de Champvallon.
  • 1973 - Fermeture de la filature et rachetée par le groupe Peugeot.
  • 1983/1987 - Départ massif de la population d’origine immigrée.
  • 1989 - Début de la démolition des immeubles à Champvallon.
  • 1991 - Réhabilitation et constructions nouvelles.
  • 1992/1993 - Construction de l’Arche.
  • Élections municipales : Thierry Bodin devient maire, succédant à Jean Sacco.
  • 20122013 – Rénovation totale de la place Cuvier.
  • 2013 - en cours - Isolation et ravalement des immeubles. Création d'un parc.
  • 2014 - Élections municipales : Jean André succède à Thierry Bodin au poste de maire.
  • 2016 - en cours - Ouverture 2017 - Création d'une épicerie sociale dans le quartier de Champvallon gérée par le CCAS de Bethoncourt.

La commune[modifier | modifier le code]

Dépendance du duché d'Alsace au Xe siècle, Bethoncourt est vendu au comte de Montbéliard en 1274.

La Réforme y est introduite en 1541. Dès le XVIe siècle, les habitants découvrent l'utilité du minerai de fer et portent dès lors le nom de golutch's, des sabots portés pour le travail dans les mines.

En 1793, Bethoncourt est rattaché à la France avec le reste du comté de Montbéliard.

En janvier 1871, Bethoncourt est le théâtre de la furieuse bataille de la Lizaine qui oppose l'armée française du général Bourbaki aux Prussiens.

La commune est divisée en deux parties par la Lizaine et par la ligne de chemin de fer Belfort-Besançon. Sur la rive gauche le « Grand Bethoncourt », et sur la rive droite le « Petit Bethoncourt », traversé par la RD 438. Le quartier de Champvallon situé sur les hauteurs du « Grand Bethoncourt » accueille, dans les années 1960, les nombreux ouvriers employés par Peugeot.

Les mines de fer[modifier | modifier le code]

Minerai avec sa gangue de terre.
Lavoir à minerai en 2008.

Béthoncourt possédait les meilleures mines de fer de la région et alimentait toutes les fonderies du secteur (Chagey, Audincourt, etc).

Son exploitation se faisait par des puits qui avaient entre 1 et 3 mètres de diamètre et jusqu’à 40 mètres de profondeur. Des galeries horizontales, mal étayées et sources d’accidents mortels, permettaient de retirer le meilleur minerai de la région.

Ce minerai était amené dans un lavoir (encore existant), sorte d’écluse sur la Lizaine entre Bethoncourt et Bussurel. Là le minerai était lavé de la terre qui retenait les petits nodules de fer, avant de partir pour les fonderies, après séchage.

Les ouvriers, principalement des paysans venaient faire un travail difficile, dangereux mais bien payé. Les galoches qu’ils portaient aux pieds est à l’origine du nom Golutch, qui est le nom donné aux habitants de Bethoncourt[4].

  • En 1883, une statistique montre que la mine de Bethoncourt est une des meilleures du département, avec un rendement de 45 % d’une fonte de très bonne qualité et quelque 50 ouvriers travaillaient à l’extraction.
  • En 1884, l’exploitation atteignit son rendement maximum avec 43 000 quintaux métriques.
  • En 1850, l’exploitation se fait sur encore 300 hectares.
  • Mais, à partir du milieu du XVIIIe siècle, la concurrence étrangère et en particulier celle de l’Écosse, avec un minerai de moins bonne qualité mais d’un prix de revient trois fois inférieur, amena la décadence des forges.
  • En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et Audincourt mit fin à l’exploitation minière de Bethoncourt et du pays de Montbéliard.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

  • Le « Grand Bethoncourt » ou « village » est le premier quartier qui apparaît sur des documents dès 815, sur la rive gauche de la Lizaine.
  • Le « Petit Bethoncourt », sur la rive droite de la Lizaine, sur la route D438 qui mène à Montbéliard.
  • « Les Cités du Parc » au village et « Les Cités Nouvelles » route d'Héricourt ; se développent après le démarrage de la filature à qui elles appartiennent, puis seront vendues aux locataires à partir de la fermeture de l’usine.
  • « Champvallon », sur les hauteurs de Bethoncourt Est, voit le jour dès 1957 par la construction de logements sociaux par des maçons venus du petit village italien de Rigolato (Udine), village jumelé avec la commune depuis juin 2013. En 1968, ce quartier compte 1 660 logements locatifs, soit 70 % de la population. En 1985, le retour au pays d’une partie de la population d’origine émigrée entraîne, dès 1989, la démolition d’une partie des grands immeubles et la réhabilitation des autres ( : démolition de la Tour-40).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1838 1843 Jean-Pierre Colin    
1843 1848 Pierre-Georges Colin    
1849 1874 Georges-Frédéric Colin    
1874 1875 Pierre-Georges Colin    
1875 1885 Georges-Frédéric Bouillon    
1885 1888 Charles-Frédéric Bainier    
1888 1904 Pierre-Frédéric Chenus    
1904 1909 Émile Chenus    
1909 1919 Léon Bainier    
1919 1925 Louis Colin    
1925 1971 Léon Contejean SFIO  
1971 1981 Georges Winterhalter PCF  
1981 1996 Jean-Pierre Lehec PCF  
1996 2008 Jean Sacco UMP  
2008 2014 Thierry Bodin DVG  
2014 en cours Jean André DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

  • Bethoncourt est jumelé avec le village de Silmiouglou, 260 habitants, au Burkina Faso (Département de Boudry, province de Ganzourgou).
  • Pays inconnu [[{{{1}}}]] (?)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Béthoncourt
Blason de Béthoncourt Blason D’azur à la champagne cousue de gueules chargée de deux bars adossés d’or, au besant d’argent mouvant du flanc dextre et du trait de la champagne, rayonnant de sept pièces gironnantes du même en barre s’évasant vers les bords de l’écu, à la lettre B capitale aussi d’argent brochant sur les rayons.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 729 habitants, en diminution de -4,74 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
396 426 475 510 580 642 694 720 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
703 762 762 808 921 947 909 911 891
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
874 856 898 1 026 1 609 1 844 1 754 1 598 1 928
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
6 442 10 996 10 592 9 751 7 448 6 848 6 324 5 971 5 729
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • L’Arche de Bethoncourt accueille de nombreuses manifestations culturelles tout au long de l’année avec une dominante pour le spectacle vivant (musique, danse) à destination du jeune public.
  • Le marché aux fleurs est composé de démonstrations, de dégustations, d’expositions, de conférences et réunit habitants et associations dans le quartier de Champvallon au mois de mai.
  • Le carnaval marque l’arrivée des beaux jours et se déroule au printemps. Pendant toute une journée et parfois jusqu’à la nuit, la musique et les spectacles envahissent les rues de Bethoncourt.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelles : école maternelle Louise-Michel, école maternelle Louis-Pergaut, école maternelle Nelson-Mandela, école maternelle La Fontaine.
  • Écoles primaires : école primaire Nelson-Mandela, école primaire Jules-Ferry.
  • Collège : collège Anatole-France.
  • Lycée : lycée professionnel Albert-Camus.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le temple luthérien.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le temple, situé place de la République, est édifié vers 1775 sur la même base rectangulaire que le temple Saint-Martin de Montbéliard. Son clocher recouvert d’un dôme, dit clocher à dôme à impériale, est typiquement comtois.
  • La chapelle Sainte-Thérèse voit le jour en 1953 et est composée de pierres de taille. Elle est couronnée d’un toit à deux pans.
  • Le « château », (appelé ainsi, mais qui n’est en réalité qu’une grosse maison de maître construite au XVIIIe siècle), est situé sur les hauteurs de la commune. Il est un témoignage des matériaux utilisés pour les constructions dans le pays de Montbéliard : moellon et grès des Vosges autour des fenêtres. Cette vieille bâtisse a été réhabilitée et aménagée en logements.
  • La « maison du Prince », une très vieille demeure médiévale en ruines, appartenant aujourd'hui au terrain d'une maison.
  • Les vestiges miniers de l'exploitation du fer, mis en valeur.

Personnalités liées à la commune.[modifier | modifier le code]

  • Charles-Albert Costa de Beauregard, écrivain académicien, fait prisonnier par les Prussiens lors de la bataille de Lizaine en janvier 1871.
  • Nora Zaïdi, ancienne (1989-1994) députée européenne, née à Bethoncourt
  • Jérôme Gaillardet, géochimiste à l'IPGP (Paris)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Massif du Jura », sur franche-comte.gouv.fr, (consulté le 8 octobre 2015).
  2. « Montbéliard : carte géologique », sur ac-besancon.fr (consulté le 8 octobre 2015).
  3. « Le minerais de fer sidérolithique de Bethoncourt », sur ac-besancon.fr (consulté le 8 octobre 2015).
  4. Association Bethoncourtoise pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine locale
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .