Pierre Philippe Denfert-Rochereau

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Pierre Philippe Denfert-Rochereau
Le colonel Denfert-Rochereau, par Étienne Carjat (1878)
Le colonel Denfert-Rochereau, par Étienne Carjat (1878)

Surnom le « Lion de Belfort »
Nom de naissance Pierre Marie Philippe Aristide Denfert-Rochereau[1]
Naissance
à Saint-Maixent-l'École
Décès (à 55 ans)
à Versailles
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Conflits Guerre franco-allemande de 1870
Faits d'armes Siège de Belfort
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Une place et une station de métro parisienne
Une avenue et une rue de Belfort
Une promotion du IVe bataillon de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
Une place à Saint-Maixent l'Ecole
Une avenue à Saint-Etienne
Une rue dans le quatrième arrondissement de Lyon
Autres fonctions Parlementaire français
Député sous la Troisième république

Pierre Philippe Denfert-Rochereau, né à Saint-Maixent-l'École le et mort à Versailles le , est un militaire français qui a atteint le grade de colonel. Il est resté célèbre pour avoir dirigé la résistance de la place forte de Belfort durant la guerre franco-allemande de 1870, ce qui lui a valu le surnom de « Lion de Belfort ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

Il nait dans une famille protestante de noblesse de province, son père est René Clovis Denfert-Rochereau, percepteur des contributions directes, sa mère est Constance David-Lanoüe[1].

Il entre à l'École polytechnique[1] en 1842 et en sort diplômé en 1845 ; il intègre ensuite l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz[2] dont il sort en 1847.

Il épouse Pauline-Louise-Henriette Surleau-Goguel, d’une ancienne famille de Montbéliard.

Guerre de Crimée et Algérie[modifier | modifier le code]

En 1847, il est affecté au 2e régiment du génie avec le grade de lieutenant[2]. Il se distingue lors de l'« Expédition de Rome » de 1849 et participe ensuite à la guerre de Crimée en 1855, puis est en poste en Algérie de 1860 à 1864.

Gouverneur de Belfort (1870-1871)[modifier | modifier le code]

Nommé gouverneur de la place de Belfort en 1870, il est confronté dès à l'attaque puis au siège des armées allemandes, menées par le général prussien August von Werder. Il mène alors avec sa garnison de 15 000 hommes et la population de la ville une résistance héroïque de cent trois jours, contre les 40 000 soldats de Werder. Ce n'est que le , sur un ordre du gouvernement de la Défense nationale, présidé par Louis Adolphe Thiers, qu'il accepte de quitter librement et invaincu Belfort avec ses troupes et ses armes, évitant ainsi l'humiliation d'une défaite[3]. Partisan de la guerre contre l'Allemagne et du refus de l'armistice, il sollicite devant Thiers la grâce du jeune officier Louis-Nathaniel Rossel — lui aussi protestant — qui avait rejoint la Commune de Paris après la défaite française. Ce dernier est pourtant exécuté le .

La résistance de Pierre Philippe Denfert-Rochereau sauve l'honneur d'une France humiliée par la défaite de Mac-Mahon à Sedan et la reddition de Bazaine à Metz. Il offre aussi la possibilité à Thiers de négocier la conservation de l'arrondissement de Belfort au sein de la France, alors qu'il faisait auparavant partie de l'Alsace qui est annexée par l'Allemagne à la suite de la guerre de 1870.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Héros national, il est élu député de la Charente-Inférieure à l'Assemblée nationale en [2], où il soutient la politique de Léon Gambetta.

En 1872, il est député au Synode des Églises réformées pour le courant libéral. Il s'oppose à François Guizot et à Charles Bois, du courant orthodoxe contre l'adoption d'une confession de foi.[réf. souhaitée]

Il est à nouveau élu à l'Assemblée nationale en , mais cette fois dans le 6e arrondissement de Paris[2]. Il y est aussi réélu en et est confirmé dans ses fonctions de questeur.

Mais il meurt moins de sept mois plus tard à Versailles. Sa dépouille repose aux côtés de celle de son épouse, dans le cimetière de Montbéliard.

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Publication[modifier | modifier le code]

  • Lettres d'un officier républicain : (1842-1871) (1990).

Hommages[modifier | modifier le code]

À Belfort, un monument a été érigé avec sa statue. Une avenue et une rue portent son nom.

Inscription au Panthéon, Paris

À Paris, dans le 14e arrondissement (quartier du Montparnasse), une place importante porte son nom, ainsi qu'une station de métro et une avenue ; au centre de la place a été installée une réplique en bronze du Lion de Belfort. Au Panthéon, sous l'urne où repose le cœur de Léon Gambetta, une inscription rend hommage aux généraux de la guerre de 1870 :

« À la mémoire des généraux d'Aurelle de Paladines, Chanzy et Faidherbe, des colonels Denfert-Rochereau et Teyssier ainsi que des officiers et soldats des armées de terre et de mer qui en 1870-1871 ont sauvé l'honneur de la France. »

Enfin une promotion (2008) du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan porte également son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 7 octobre 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Denfert-Rochereau », résultat obtenu : « Denfert-Rochereau, Pierre Marie Philippe Aristide (X 1842 ; 1823-1878) ».
  2. a, b, c et d Pierre Denfert-Rochereau sur assemblee-nationale.fr, onglet « Biographie ».
  3. Eric Labayle 1870 Les soldats et leurs batailles page 142, le 18, c'est une troupe invaincue qui quitte Belfort avec armes et bagages.

Annexes[modifier | modifier le code]

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