Leymen

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Leymen
Leymen
Église Saint-Léger.
Blason de Leymen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
Rémy Otmane
2020-2026
Code postal 68220
Code commune 68182
Démographie
Gentilé Leymenois
Population
municipale
1 208 hab. (2018 en augmentation de 3,96 % par rapport à 2013)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 44″ nord, 7° 29′ 03″ est
Altitude Min. 315 m
Max. 584 m
Superficie 11,64 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Bale - Saint-Louis (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Louis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Leymen

Leymen est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est située au cœur de la vallée de la Birsig.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est bordé au sud et à l'est par la frontière franco-suisse, le Benkenspitz formant comme un coin entre Neuwiller et Leymen[1]. Les localités suisses limitrophes de Leymen sont toutes dans le canton de Soleure, sauf Biel-Benken, à l'est, qui est dans le canton de Bâle-Campagne — ces deux cantons sont de Suisse alémanique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Leymen est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bale - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,5 %), zones agricoles hétérogènes (30,6 %), terres arables (23,1 %), zones urbanisées (7,9 %), prairies (2,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité pour la première fois en 736[9] dans une donation du comte Eberhard à l’abbaye de Murbach, Leymen doit son nom à la nature argileuse de son sol. En effet, le village est né autour de la « Leimgrube », glaisière d’où l’on tirait le matériau pour la construction des maisons. L’église primitive (et dite « Wisskirch ») avait été le premier sanctuaire de toute la région. Elle fut démolie en 1820.

Au XIIIe siècle, Leymen entre dans l’histoire sous la dépendance de Bâle. Des renseignements sont consignés dans le cartulaire de Bâle et dans les registres des couvents bâlois possédant des biens à Leymen : St Alban, Ste Madeleine et les prêcheurs. Une famille bâloise se nomme « de Leymen ».

Pendant la période féodale, le village est rattaché au Saint-Empire romain germanique, partagé entre le comté de Ferrette et l’évêché de Bâle.

Au XVIIe siècle, le village est victime des exactions des Suédois avant son rattachement au royaume de France.

Au XVIIe siècle, le procès de l’Eichwald oppose les Leymenois aux Reich de Reichenstein au sujet de la propriété de cette riche forêt. Les villageois obtiennent gain de cause.

Lors du premier conflit mondial, Leymen est coupé du reste de l’Alsace par un barrage électrifié[10].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, les habitants sont évacués dans les communes landaises de Labastide-d’Armagnac et Mauvezin-d’Armagnac. Dix familles sont déportées par l’armée d’occupation pour avoir facilité la fuite de jeunes gens en Suisse. Le village est libéré le .

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Leymen

Les armes de Leymen se blasonnent ainsi :
« D'azur à la canne d'or en barre passée en sautoir sur un croc d'argent emmanché de même en bande, la lettre L d'or à dextre, une fleur de lys d'argent à senestre. »[11]


Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Jean-Pierre Mouttet - -
2001 2008 Bernard Oser - -
2008 2014 Danièle Ott - -
2014 2018 Patrick Oser   destitué
En cours
(au 31 mai 2020)
Rémy Otmane [12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales étaient constituées ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 184 000 , soit 985  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 933 000 , soit 776  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 232 000 , soit 193  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 247 000 , soit 206  par habitant ;
  • endettement : 940 000 , soit 782  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,04 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 14,42 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 59,33 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 22,51 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 1 208 habitants[Note 3], en augmentation de 3,96 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
830704763800882925927926924
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
816860890889858826790807822
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
768788793778753800777779821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8709319378969151 0551 1121 1201 165
2017 2018 - - - - - - -
1 2081 208-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Source Sainte-Walpurge, près du village, dont les eaux étaient réservées au XIXe siècle aux enfants malades[18].
  • Château du Landskron, ancienne forteresse médiévale actuellement restaurée par l'association franco-suisse « pro-landskron »[19],[20]. Le château est ouvert gratuitement aux visites toute l'année.
  • Château du Waldeck
  • Église Saint-Léger[21],[22], son orgue de 1829 et 1833 de Valentin Rinkenbach, refait par Jules Besserer en 1926[23] et sa cloche de 1843[24].
  • La chapelle de Heiligenbrunn[25], sous le vocable de Sainte-Walburge[26].
  • La chapelle des Âmes-du-Purgatoire[27].
  • Moulins[28],[29],[30].
  • Monument aux morts[31].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Depuis 1910, Leymen est la seconde commune française à être desservie par le tramway de Bâle, après Saint-Louis en 1900 ; la desserte de cette dernière commune a été démantelée en 1958, mais remise en service en 2017. Leymen possède donc un des rares arrêts de tramway français en service depuis un siècle (ligne 10 du tramway de Bâle). Entre 1958 et , il s'agissait de la seule station du tramway de Bâle subsistant sur le territoire français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Château du Landskron, gravure sur cuivre 1640.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Benkenspitz sur swiss-perimeter.ch
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Village », notice no IA00024522, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Présentation de Leymen, Communauté de communes Porte du Sundgau
  11. Archives Départementales du Haut-Rhin
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. « Les comptes de la commune » [archive du ], sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Légendes et mystères des régions de France : La source Sainte-Walpurge
  19. 1983 : Association Pro Landskron
  20. Le château Landskron - Schloss Landskron
  21. « Église paroissiale Saint-Léger », notice no IA00024524, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Eglise paroissiale Saint-Martin dite Weisskirch », notice no IA00024523, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IM68002261, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de l'église paroissiale Saint-Léger
  24. Notice no IM68002262, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l'église paroissiale Saint-Léger
  25. Le soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration de la chapelle
  26. « Chapelle Sainte-Walburge », notice no IA00024525, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Quand la poésie sauve des âmes...
  28. « Moulin rue de la Scierie », notice no IA00024544, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Mouin au Moulin-Neuf », notice no IA00024546, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Moulin Steinmattenmuhle », notice no IA00024545, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Monument aux morts