Leymen

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Leymen
Église Saint-Léger.
Église Saint-Léger.
Blason de Leymen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Saint-Louis
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Oser
2014-2020
Code postal 68220
Code commune 68182
Démographie
Gentilé Leymenois
Population
municipale
1 193 hab. (2014)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 44″ nord, 7° 29′ 03″ est
Altitude Min. 315 m – Max. 584 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Leymen

Leymen est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est située au cœur de la vallée de la Birsig.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce petit village est très proche de la frontière suisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité pour la première fois en 736[1] dans une donation du comte Eberhard à l’abbaye de Murbach, Leymen doit son nom à la nature argileuse de son sol. En effet, le village est né autour de la « Leimgrube », glaisière d’où l’on tirait le matériau pour la construction des maisons. L’église primitive (et dite « Wisskirch ») avait été le premier sanctuaire de toute la région. Elle fut démolie en 1820.

Au XIIIe siècle, Leymen entre dans l’histoire sous la dépendance de Bâle. Des renseignements sont consignés dans le cartulaire de Bâle et dans les registres des couvents bâlois possédant des biens à Leymen : St Alban, Ste Madeleine et les prêcheurs. Une famille bâloise se nomme « de Leymen ».

Pendant la période féodale, le village est rattaché au Saint-Empire romain germanique, partagé entre le comté de Ferrette et l’évêché de Bâle.

Au XVIIe siècle, le village est victime des exactions des Suédois avant son rattachement au royaume de France.

Au XVIIe siècle, le procès de l’Eichwald oppose les Leymenois aux Reich de Reichenstein au sujet de la propriété de cette riche forêt. Les villageois obtiennent gain de cause.

Lors du premier conflit mondial, Leymen est coupé du reste de l’Alsace par un barrage électrifié[2].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les habitants furent évacués dans les communes landaises de Labastide d’Armagnac et Mauvezin d’Armagnac. 10 familles furent déportées par l’armée d’occupation pour avoir facilité la fuite de jeunes gens en Suisse. Le village est libéré le 20 novembre 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Leymen

Les armes de Leymen se blasonnent ainsi :
« D'azur à la canne d'or en barre passée en sautoir sur un croc d'argent emmanché de même en bande, la lettre L d'or à dextre, une fleur de lys d'argent à senestre. »[3]

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Jean-Pierre Mouttet - -
2001 2008 Bernard Oser - -
2008 2014 Danièle Ott - -
2014 en cours Patrick Oser    

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 184 000 €, soit 985 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 933 000 €, soit 776 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 232 000 €, soit 193 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 247 000 €, soit 206 € par habitant ;
  • endettement : 940 000 €, soit 782 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,04 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 14,42 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 59,33 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 22,51 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 193 habitants, en augmentation de 6,33 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
830 704 763 800 882 925 927 926 924
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
816 860 890 889 858 826 790 807 822
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
768 788 793 778 753 800 777 779 821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
870 931 937 896 915 1 055 1 120 1 151 1 193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Source Sainte-Walpurge, près du village, dont les eaux étaient réservées au XIXe siècle aux enfants malades[9].
  • Château du Landskron, ancienne forteresse médiévale actuellement restaurée par l'association franco-suisse « pro-landskron »[10],[11]. Le château est ouvert gratuitement aux visites toute l'année.
  • Église Saint-Léger[12],[13], son orgue de 1829 et 1833 de Valentin Rinkenbach, refait par Jules Besserer en 1926[14] et sa cloche de 1843[15].
  • La Chapelle de Heiligenbrunn[16], sous le vocable de Sainte-Walburge[17].
  • La Chapelle des Âmes du Purgatoire[18].
  • Moulins[19],[20],[21].
  • Monument aux morts[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Depuis 1910, Leymen est la seconde commune française à être desservie par le tramway de Bâle, après Saint-Louis en 1900. Cette dernière a été démantelée en 1958 mais sera remis en service en 2017. Leymen possède donc un des rares arrêts de tramway français en service depuis un siècle (ligne 10 du tramway de Bâle). Depuis 1958, il s'agit de la seule station du tramway de Bâle à être sur le territoire français.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Château du Landskron, gravure sur cuivre 1640.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Village », notice no IA00024522, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Présentation de Leymen, Communauté de communes Porte du Sundgau
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 23 novembre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Légendes et mystères des régions de France : La source Sainte-Walpurge
  10. 1983 : Association Pro Landskron
  11. Le château Landskron - Schloss Landskron
  12. « Église paroissiale Saint-Léger », notice no IA00024524, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Eglise paroissiale Saint-Martin dite Weisskirch », notice no IA00024523, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no IM68002261, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de l'église paroissiale Saint-Léger
  15. Notice no IM68002262, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l'église paroissiale Saint-Léger
  16. Le soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration de la chapelle
  17. « Chapelle Sainte-Walburge », notice no IA00024525, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Quand la poésie sauve des âmes...
  19. « Moulin rue de la Scierie », notice no IA00024544, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Mouin au Moulin-Neuf », notice no IA00024546, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Moulin Steinmattenmuhle », notice no IA00024545, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Monument aux morts