Kembs

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Kembs
La mairie.
La mairie.
Blason de Kembs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Brunstatt
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Trois Frontières
Maire
Mandat
Gérard Kielwasser
2014-2020
Code postal 68680
Code commune 68163
Démographie
Gentilé Kembsois
Population
municipale
5 023 hab. (2014)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 23″ nord, 7° 30′ 16″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 255 m
Superficie 16,45 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.kembs.fr/

Kembs [kɛms] est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est coincée entre le Rhin à l'est et la forêt de la Hardt à l'ouest, à cheval sur la basse terrasse rhénane et la basse plaine. Elle est marquée par un talus d'un vingtaine de mètres de haut endiguant le grand canal d'Alsace[1].

Outre le bourg, la commune comprend des hameaux tels que Loechlé, Richardshaeuser ou Schaeferhof issus de l'ancienne commune de Neuweg supprimée en 1830.

Environnement et hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la prolongation de la concession du barrage, de l'écluse et de la centrale principale en 2010 (concession désormais renouvelée jusqu'en 2035), EDF s'est engagé à mettre en œuvre plusieurs mesures compensatoires. Ceci a permis une opération de renaturation sur environ 100 hectares de l’île du Rhin, avec remise en eau d'un ancien bras du Rhin dit « le petit Rhin » [2] ainsi que la construction d'une centrale de restitution de 8,4 MW dite Centrale K et inaugurée à l'automne 2016[3].

Environ 60 millions d’euros et plus de cinq ans de chantier ont permis un inventaire de la biodiversité, le déplacement de plus de 380 000 m3 de déblais, la plantation de 150 000 plants, dans la réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne ainsi que la construction de la nouvelle centrale[2].

Dans ce cadre, le débit réservé au Vieux Rhin est passé de 20 m3/s à 52 m3/s en hiver et jusqu’à 150 m3/s en été. Les apports naturels de graviers dans le Rhin se font à nouveau via une « érosion maîtrisée des berges complétée d'une injection de matériaux graveleux dans le Rhin » et la trame verte et bleue bénéficie là de deux passes à poissons, nouvelles, ainsi que d'une « passe à castors »[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Kembs
Niffer
Dietwiller Kembs Efringen-Kirchen
Sierentz Rosenau

Histoire[modifier | modifier le code]

Connue depuis l'Antiquité, Kembs est située à l'intersection des antiques voies nord - sud et ouest - est se prolongeant au-delà du Rhin : Cambete figure sur la Table de Peutinger et sur l'Itinéraire d'Antonin. Au Ier siècle, le castel romain devint une résidence impériale puis, au IVe siècle, une forteresse importante. Lors de l'édification du grand canal d'Alsace en 1950, la découverte de vestiges d'une pile de pont en maçonnerie sur le Rhin datant du Ier siècle confirma cette importance[1].

Du Moyen Âge à la guerre de Trente Ans, Kembs était partagée entre les deux plus grands propriétaires d'alors : l'évêque et le prieuré Saint-Alban-de-Bâle. La paroisse et l'église ont été citées au XIIe siècle. Le village fut détruit et reconstruit à plusieurs reprises aux XIVe et XVe siècles. Agrandi à partir de 1550, il fut unifié après les destructions de la guerre de Trente Ans[1].

Le XVIIe siècle vit la création d'une liaison postale (en 1680) et l'installation d'une communauté juive.

En 1830, la commune absorba une partie du territoire de l'ancienne commune de la Chaussée ou Neuweg qui comprenait les lieux-dits Schaeferhof, Loechle et Richardshaeuser. Ces annexes avaient été créées sous Louis XIV le long de la voie nord - sud afin de desservir les redoutes et corps de garde construits le long du Rhin à partir de 1677, ouvrages dont il ne reste plus rien aujourd'hui.

Le canal de Huningue fut construit au XIXe siècle et rendu navigable en 1830.

Le XXe siècle vit l'inauguration de l'usine hydroélectrique par le président Albert Lebrun en 1932, la destruction du lieu de culte juif entre 1918 et 1945 et la reconstruction de l'usine hydroélectrique entre 1946 et 1949. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Kembs fut détruite aux deux-tiers[1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Kembs

Les armes de Kembs se blasonnent ainsi :
« D'or au fer à cheval, les huit trous de clous ajourés du champ, les lettres majuscules G et K en chef, le tout de sable. »[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Gérard Kielwasser UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 023 habitants, en augmentation de 13,21 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745 615 909 1 048 1 269 1 349 1 318 1 481 1 479
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 384 1 377 1 377 1 168 1 194 1 261 1 271 1 238 1 154
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 125 1 131 1 116 1 147 1 061 3 363 1 676 1 425 1 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 703 2 009 2 211 2 575 3 016 3 739 4 139 4 514 5 023
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Kembs dispose de quatre écoles : l'école élémentaire Jean Monnet et l'école maternelle Les Lutins à Kembs village ; l'école élémentaire Léonard de Vinci et l'école maternelle Paul Klee à Kembs Loechlé.

Jumelages[modifier | modifier le code]

D'après le site officiel de Kembs :

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lors du traité de Versailles en 1919, la France se voit attribuer le droit d'exploiter le Rhin pour produire de l'électricité. L'ingénieur René Koechlin construisit la centrale de Kembs et l'écluse attenante entre 1928 et 1932. Les 6 turbines produisent en moyenne 920 GWH par an, pour une puissance installée d'environ 150 MW. Les éclusiers sont des agents assermentés salariés d'EDF[15]. La centrale d'origine détruite pendant le Seconde Guerre mondiale a été reconstruite après guerre. Elle représentait alors environ 5 % de la production électrique du pays (archive INA).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Abel, Kembs en Sundgau rhénan : l'église et l'architecte du XVIIIe siècle : François-Antoine Zeller (1740-1816) et son activité en Haute-Alsace, Association du Souvenir de l'Église St-Jean-Baptiste de Kembs, diff. Librairie Oberlin, 1986, 285 p.
  • J. Dieterlen, Kembs : premier échelon du Grand canal d'Alsace, La Navigation du Rhin, Strasbourg, 1932, 482 p.
  • L'Usine hydro-électrique de Kembs : topographie et régime du Rhin historique et description du projet, Énergie électrique du Rhin, Imprimerie Braun, Mulhouse, 1929, 16 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]