Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale Notre-Dame.
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer
Le côté sud-est de l'édifice
Le côté sud-est de l'édifice
Présentation
Culte Catholique romain
Type Ancienne cathédrale, église paroissiale depuis 1801
Rattachement Diocèse d'Arras
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Flag of Flemish Region (De Vlaamse Leeuw).svgNord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Commune Saint-Omer
Coordonnées 50° 44′ 57″ N 2° 15′ 09″ E / 50.7491103, 2.2525835 ()50° 44′ 57″ Nord 2° 15′ 09″ Est / 50.7491103, 2.2525835 ()  

Géolocalisation sur la carte : Nord-Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Nord-Pas-de-Calais)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer
Plan de la cathédrale Notre-Dame et de ses dépendances en 1789

La cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer, est une ancienne cathédrale catholique romaine française, située dans la ville de Saint-Omer, dans le département du Pas-de-Calais.

De style gothique, elle est aussi un monument historique depuis 1840[1]. Elle est dédiée à Notre-Dame des Miracles.

Historique[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame : grandes orgues

Modeste chapelle à l'origine, au VIIe siècle, on construisit une église sur le site aux environs de 1052; celle-ci fut endommagée vers 1200 par un incendie.

On commença alors à reconstruire le chœur, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes, puis en 1263, on construisit le transept. Les travaux ont avancé lentement et s'échelonnent du XIIIe au XVIe siècle. Bientôt l'église devint collégiale.

Le croisillon sud du transept fut allongé en 1375 – 1379 et on entreprit alors la reconstruction de la nef. L'édification des chapelles latérales de la nef date des années 1386 à 1403. Les plus anciennes furent construites au sud. La nef centrale ne fut achevée qu'en 1473, et ses voûtes en 1506.

De 1449 à 1472, Jehan de Meldre, maître d'œuvre procéda à l'allongement du croisillon nord du transept. À cette époque la tour à l'ouest qui était restée romane fut consolidée et rehaussée[2]. À partir de 1473 et jusqu'en 1521, on procéda à la construction de la tour occidentale autour de cette tour romane. Celle-ci fut ainsi rhabillée et reçut un décor inspiré de celui de l'abbatiale Saint-Bertin (construite entre 1431 et 1500). Les sculptures du portail occidental furent réalisées de 1511 à 1515, par les sculpteurs brugeois Jean et Josse Van der Poele[3].

La flèche surmontant la croisée date de 1486

En 1553, la ville de Thérouanne toute proche, où se trouvait l'évêché de l'Artois, fut totalement rasée par les troupes de Charles Quint, au cours d'un conflit qui l'opposait au roi de France Henri II. Du sel fut symboliquement répandu sur le sol de la ville. Dans les années qui suivirent, il fut décidé de partager le diocèse de Thérouanne, afin de respecter les frontières entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols. Ainsi fut créé en 1559 le diocèse de Saint-Omer et la collégiale Notre-Dame devint cathédrale en 1561.

En 1606, la flèche de la croisée fut détruite par un ouragan. En 1610, on réalisa le cadran solaire du portail sud, et en 1628, on procéda au renouvellement de la chapelle axiale.

Le XVIIIe siècle apporta encore quelques embellissements : l'importante chaire, installée en 1714 en provenance de l'église des Dominicains de Saint-Omer, est due au sculpteur Danvin ; puis en 1717, fut installé le superbe buffet d'orgue des frères Piette, avec une remarquable statuaire en bois. Le trône épiscopal et les boiseries du chœur datent de 1753.

En 1792, la cathédrale, fermée au culte, fut transformée en magasin à fourrage. Contrairement à bien d'autres églises, Notre-Dame n'eut que peu à souffrir du vandalisme des révolutionnaires. Lors du concordat de 1801, le diocèse de Saint-Omer fut définitivement supprimé, au bénéfice du diocèse d'Arras.

À l'intérieur[modifier | modifier le code]

La cathédrale abrite le cénotaphe de saint Omer, ainsi que le tombeau de saint Erkembode, également d'autres œuvres de valeur, telles un tableau de Rubens représentant la descente de la croix [4], en fait une re dépossition( il y en a 5 dans la région Nord Pas de Calais) , un buffet d'orgue de 1717, des grandes orgues remaniées par Cavaillé Coll, le mausolée d'Eustache de Croÿ (1540) du sculpteur Jacques Du Brœucq (1540), et une horloge astrolabe.

La plus grande particularité de cette Cathédrale est d’avoir été construite en 300 ans et que donc vous y trouverez du roman, du gothique primitif, du gothique rayonnant et enfin du gothique flamboyant.Le tout avec une harmonie exemplaire .

On peut aussi y voir des "curiosités" comme une Vierge au Chat (haut relief placé entre deux chapelles méridionales), une représentation de Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise avec l'ange salvateur (haut relief d'une sépulture - chapelle absidiale méridionale) ou encore le triptyque dit du Grand Dieu de Thérouanne (près de l'Astrolabe mentionné ci-dessus), sans oublier un dallage, aujourd'hui placé contre un mur près de l'entrée Nord, représentant un pèlerin à quatre chaussures (de retour de Compostelle ???). Et des dalles du 13 ème montrant que Jean de la Fontaine n'a pas écrit ses fables!!! Des grandes orgues sur lesquelles Rouget de Lisle a entendu un oratorio du maitre de Chapelle Gruson qui est devenu l'air de la Marseillaise, Des nativités en bas relief (chapelle des ossements) ou juive (déambulatoire) avec une version corrigée dans la chapelle axiale,une mise au tombeau du Christ,des hauts reliefs,etc etc .

Elle possède également encore un des rares labyrinthes des cathédrales françaises.

Astrolabe[modifier | modifier le code]

Gemma Frisius - en 1682 par Issac Bullart

L' Horloge astrolabe date de 1558, construit par Pierre Enguerrand; horloger de Saint-Omer; par commande du 16 août 1555 du chapitre de la Collégiale. L'astrolabe est encore dans son état originel.Cette horloge est en fait la seconde horloge de cette cathédrale.C'est en 1385 que l'on trouve son existence car il y est fait des travaux de restauration de la lune et du soleil.C'était donc déjà une horloge astrolabe.Vu toutes les indication et le peu de pièces en mouvement cette horloge est unique en Europe.Elle ne dérive que de 30 secondes par semaine !!! Afin de caler correctement cette horloge en 1610 on a exécute un très grand cadran solaire avec le signes du zodiaques. Des calculs complexes ont été nécessaire et sont attribués à Gemma Frisius(1508-1555) et de son neveu et successeur Arsenius Frisius[5] voir à l'ami de Gemma, L’Anonyme d'Anvers.[réf. nécessaire]

Les mécanismes[modifier | modifier le code]

Trois mécanismes sont en actions synchronisées; le mécanisme de l'Horloge; le mécanisme des sonneries, le mécanisme de l'astrolabe. L'entrainement du mécanisme d'horloge était assuré par un poids; originellement une couleuvrine de 47.2 kg suspendu à un câble enroulé sur un tambour. La régulation est assurée par un échappement constitué d'une roue de rencontre, un axe à palettes surmonté d'un foliot permettant un réglage par la position des masses placées sur chaque extrémité du foliot. Elles permettent de régler le rythme du va-et-vient grâce aux masses aussi appelées régules. Le mécanisme des sonneries s'effectue par un jacquemart au-dessus de l'Horloge, il sonne les heures et demi-heures sur le même timbre les quarts et trois-quarts par une clochette.L'astrolabe fonctionne avec cinq rouages dont trois solidaires de l'aiguille des heures,de l'araignée, de la lune, les deux derniers sont alloués aux satellites un et deux. Le mouvement de l’horloge est transmis au rouage solidaire des aiguilles des heures avec 168 dents qui effectue sa rotation en 24 heures un septième de 168. Il supporte les axes des satellites de 52 dents et 100 dents. Leurs axes effectuent une rotation en 24 heures.

Quelques dimensions[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 110 mètres
  • Largeur au niveau du transept : 53 mètres
  • Hauteur de la tour occidentale : 50 mètres
  • Largeur de la nef : 30 mètres
  • Hauteur sous voûtes : 23 mètres

Culte[modifier | modifier le code]

Avec 11 autres églises des environs, la cathédrale Notre-Dame forme la paroisse Saint-Benoît en Morinie. Le curé est Monsieur l'abbé Laurent Boucly.
Du lundi au samedi, la messe y est célébrée à h 30 et aussi le jeudi à 18 h.

Le dimanche, la messe est célébrée à 10 h.

La messe du dimanche soir à 18h est célébrée la chapelle Sainte-Croix de Longuenesse

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00108403 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Revue archéologique, Saint-Omer, Ernest Leroux,‎ 1920 (lire en ligne), Saint-Omer. - La fin du xv° siècle nous fournit les noms de plusieurs architectes de la Cathédrale. C'est d'abord Jean ... Jean Pinchon et Jean Sterbeques qui construit le clocher, en 1472 Jean de Meldre, en 1493 Melin de Fines, en 1494 ...
  3. Mémoires, Volume 9, Saint-Omer, Société des antiquaires de la Morinie,‎ 1851 (lire en ligne), p. Le retard apporté à l'époque fixée dans la convention passée devant les majeur et échevins de Saint-Omer, fut profitable à l'ouvrage, ... L'ouvrage commencé par Me Jean Vander Poêle , fut terminé par son fils , (') Les statues qui devaient figurer au portail n'y furent ... Josse Yander Poêle , mais ce ne fut pas sans
  4. J. F. M. Michel, Histoire de la vie de P.P. Rubens, De Bel,‎ 1771 (lire en ligne)
  5. De la cathédrale de Saint-Omer.lire en ligne

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]