Flamand français
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| Flamand français Vlaemsch ou Fransch Vlaemsch ou Vlaemsch van Frankryk |
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| Parlée en | France |
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| Région | Nord-Pas-de-Calais, dans le département du Nord |
| Nombre de locuteurs | entre 20 000 et 30 000, entre Dunkerque et l'ouest de Lille |
| Typologie | accentuelle flexionnelle Langue vernaculaire |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle de | Une des Langues régionales de France. |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | nl[1] |
| ISO 639-2 | dut[1], nld[1] |
| ISO 639-3 | nld[1] |
| IETF | nl[1] |
| Échantillon | |
| Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (en français)
Alle menschelykken weezen te wereld kommen vry en gelyk in waerdigheyd en in rechten. Ze zyn begaefd mit verstand en geweeten en moeten elkander in een geest van broederlyke vriendschap handelen. |
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Le flamand français (Vlaemsch van Frankryk, Fransch Vlaemsch, prononcer [vlɒːmʃ van frankrik, vlɔːmʃ van frankrik, franʃ vlɒːmʃ, franʃ vlɔːmʃ]) est officiellement reconnu par la République française comme l'une des langues régionales de France. Bien que référencé par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF) sous le nom de flamand occidental, le flamand français se différencie du flamand occidental stricto sensu par sa grammaire, sa prononciation (par exemple, le phonème /ʃ/ n'existe pas en flamand occidental ni en néerlandais standard) et par sa graphie, restée traditionnelle et fidèle au vieux flamand de la région (par exemple, maintien du ae, prononcé /ɒː/ ou /ɔː/, qui correspond au néerlandais standard aa, lui prononcé /ɑ:/).
L'Institut de la Langue Régionale Flamande (ANVT) fédère des associations et des élus de l'arrondissement de Dunkerque (de Dunkerque à Armentières), et a pour objectifs généraux de sauvegarder, transmettre et promouvoir le flamand français dans la vie sociale, culturelle et économique mais aussi d'obtenir des Pouvoirs Publics qu'il puisse être enseigné en tant que langue régionale de France. Ses positions arbitraires sont contestées par plusieurs linguistes universitaires.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Le flamand était autrefois parlé dans l'actuelle France sur une aire bien plus étendue qu'aujourd'hui (voir carte). Cela se reflète aussi dans la toponymie du Nord-Pas-de-Calais, comme par exemple une ville comme Wissant, où on reconnait facilement le « Witsant » flamand (sable blanc).
Les chambres de rhétorique attestent d'une vie intellectuelle en flamand en Flandre française. Ces sociétés créées au XVe siècle organisaient les fêtes religieuses dans les villes et villages (celle d'Eecke date de 1542). Elles organisaient des concours pour "maintenir la pureté de la langue flamande dans sa forme et sa prononciation" et promouvoir la poésie en flamand. Ces concours étaient publics[2].
Natif de la Flandre française, le poète et dramaturge Michel de Swaen est un écrivain néerlandophone du XVIIe siècle. Dans ses pièces, les gens du peuple parlent en flamand alors que les nobles parlent le néerlandais.
Aujourd'hui le flamand français n'est plus guère parlé que dans l'arrondissement de Dunkerque, jusqu'à Armentières, à l'ouest de Lille (la « Capitale des Flandres »). Le flamand français est aujourd'hui enseigné dans des écoles primaires et secondaires (collèges).
Références [modifier]
- code générique
- G. Vermes, Vingt-cinq communautés linguistiques de la France, t. 1, L'Harmattan, 1988, p. 181-182.