Mémorial de Vimy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lieu historique national du Canada Crête-de-Vimy
Présentation
Protection Lieu historique national du Canada en 1996[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Localisation
Coordonnées 50° 22′ 46″ N 2° 46′ 25″ E / 50.379444, 2.773611 ()50° 22′ 46″ Nord 2° 46′ 25″ Est / 50.379444, 2.773611 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lieu historique national du Canada Crête-de-Vimy

Le mémorial de Vimy honore la mémoire des soldats canadiens morts en France pendant la Première Guerre mondiale. Sur les 66 000 soldats du corps expéditionnaire canadien, 11 285 ont été portés disparus[2].

Description[modifier | modifier le code]

C'est principalement sur le territoire de Givenchy-en-Gohelle et pour partie sur celui des communes voisines de Neuville-Saint-Vaast et Vimy, au sommet de la cote 145, que se trouve le plus important monument canadien aux victimes de la Première Guerre mondiale. Il rend hommage au rôle des Canadiens lors de ce conflit, au moyen de figures de pierre symbolisant les valeurs défendues et les sacrifices faits. Érigée entre 1925 et 1936 sur le site de la bataille de la crête de Vimy, cette œuvre d'art est le fruit du travail d'artistes canadiens, notamment Walter Allward[3]. Le mémorial est inauguré le par le roi Édouard VIII du Royaume-Uni et le président Albert Lebrun[3].

Les deux pylônes, représentant le Canada et la France, culminent 40 mètres au-dessus de la base du monument. En raison de l'altitude du site, la figure la plus élevée – l'allégorie de la paix – domine la plaine de Lens d'environ 110 mètres. En s'avançant à l'avant du monument, on peut remarquer une statue de femme voilée, tournée vers l'est, vers l'aube d'un nouveau jour. Elle représente le Canada, une jeune nation, pleurant ses fils tombés au combat. L'arête de Vimy est aujourd'hui boisée, chaque arbre a été planté par un Canadien et symbolise le sacrifice d'un soldat. Le monument est construit d'une pierre blanche très rare, la pierre de Seget, choisie par Walter Allward, dont l'unique carrière connue est située sur l'île de Brač, en Croatie. La disparition de l'État fédéral yougoslave en 1990 a permis la réouverture de cette carrière et la restauration en 2007 du monument. Les colonnes sont montées sur une structure en béton.

L'éclatante victoire canadienne à la bataille de Vimy est un événement fondateur de la Nation canadienne. Le terrain d'assise du mémorial ainsi que la centaine d'hectares qui l'entoure ont été donnés au Canada par la France en 1922, cela en signe de gratitude pour les sacrifices faits par plus de 66 000 Canadiens au cours de la Grande Guerre et notamment pour la victoire remportée par les troupes canadiennes en conquérant la crête de Vimy au cours du mois d'avril 1917. C'est le ministère canadien des Anciens Combattants qui est chargé de la gestion du monument. Le mémorial de Vimy a été rénové dernièrement. Sa réouverture, par la reine Élisabeth II du Canada, a eu lieu deux jours avant le 90e anniversaire de la bataille, le .

En 2002, la Monnaie royale canadienne émit une pièce de 5 cents en argent pour célébrer le 85e anniversaire de la bataille. Le roman The Stone Carvers (2001), traduit en français sous le titre Les Amants de pierre 2005, de l'auteure canadienne Jane Urquhart, a pour thème la construction du mémorial de Vimy.

Autre mémorial à proximité[modifier | modifier le code]

À quelques centaines de mètres du mémorial canadien se dresse également une stèle élevée à la mémoire des morts de la division marocaine qui avait pris une première fois la crête en mai 1915 mais avait dû ensuite se replier, faute de renforts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lieu historique national du Canada Crête-de-Vimy », sur Parcs Canada (consulté le 31 octobre 2010)
  2. Sciences et avenir de mai 2011, p.26
  3. a et b Françoise Tourbe, « Vimy terre de mémoire », Cent ans de de vie dans la région - Tome 2 - 1914-1939 : Martyre et résurrection, La Voix du Nord,‎ 17 février 1999, p. 23

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :