Maurice Faure

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Maurice Faure
Image illustrative de l'article Maurice Faure
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
1er mars 19891er mars 1998
Prédécesseur Georges Vedel
Successeur Pierre Mazeaud
Ministre d'État, ministre de l'Équipement et du Logement
10 mai 19881er mars 1989
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard I et II
Prédécesseur Pierre Méhaignerie
Successeur Michel Delebarre
Sénateur du Lot
25 septembre 198312 mai 1988
Groupe politique GD
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
12e ministre de la Justice de la Ve République
22 mai 198123 juin 1981
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I
Prédécesseur Alain Peyrefitte
Successeur Robert Badinter
Député de la première circonscription du Lot
Député du Lot de 1951 à 1958
30 novembre 19581er janvier 1983
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe (Cinquième République)
Groupe politique NI (1958-1962)
RD (1962-1967)
FGDS (1967-1968)
FGDS-NI (1968-1973)
Parti socialiste et radicaux de gauche (1973-1978)
App. socialiste (1978-1983)
17 juin 19518 décembre 1958
Législature IIe, IIIe (Quatrième République)
Groupe politique RRRS
Ministre des Institutions européennes
17 mai 195828 mai 1958
Président René Coty
Gouvernement Pierre Pflimlin
Prédécesseur poste créé
Successeur poste supprimé
Ministre de l'Intérieur
14 mai 195817 mai 1958
Président René Coty
Gouvernement Pierre Pflimlin
Prédécesseur Maurice Bourgès-Maunoury
Successeur Jules Moch
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
1er février 195615 avril 1958
Président René Coty
Gouvernement Guy Mollet
Maurice Bourgès-Maunoury
Félix Gaillard
Prédécesseur Jean Chamant
Successeur René Pleven (ministre)
Biographie
Date de naissance 2 janvier 1922
Date de décès 6 mars 2014 (à 92 ans)
Résidence Lot

Maurice Faure, né le 2 janvier 1922 à Azerat (Dordogne) et mort le 6 mars 2014 à Cahors (Lot), est un résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur agrégé d’histoire et de géographie, docteur en droit, il commence par enseigner à l'Institut d'études politiques de Toulouse.

En 1947, il intègre le cabinet du ministre de l'Éducation nationale Yvon Delbos, puis ceux de Maurice Bourgès-Maunoury.

Élu député radical-socialiste du Lot de 1951 à 1958, il est membre des groupes centristes Entente démocratique et Rassemblement démocratique, puis député Fédération de la gauche démocrate et socialiste et « socialiste et radical de gauche » de 1958 à 1983.

En qualité de secrétaire d'État aux Affaires étrangères du gouvernement Guy Mollet, il cosigne le 25 mars 1957 avec son ministre de tutelle, Christian Pineau, le traité instituant la Communauté européenne dit traité de Rome. À sa mort, en 2014, il est le dernier survivant à avoir paraphé ce traité. En 1958, il est durant quatre jours ministre de l'Intérieur, à 36 ans, devenant le plus jeune ministre à occuper ce poste[1]

Il a été, durant deux périodes, président du parti radical-socialiste : de 1961 à 1965 et de 1969 à 1971. Il soutient Jean Lecanuet, candidat MRP à l'élection présidentielle de 1965.

Après avoir été maire de Prayssac pendant douze ans, il est élu maire de Cahors en 1965, mandat qu'il exercera pendant vingt-quatre ans.

Membre de l’Assemblée parlementaire des Communautés européennes puis du Parlement européen de 1979 à 1981, il est sénateur Gauche démocratique de 1983 à 1988.

En 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, il est nommé Garde des Sceaux dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy. Il ne conserve cette fonction qu'un mois et un jour, cédant son poste à Robert Badinter après les élections législatives.

Ministre d’État, ministre de l'Équipement et du Logement de Michel Rocard en 1988, il quitte le gouvernement un an après, nommé par le Président de la République François Mitterrand au Conseil constitutionnel.

Maurice Faure le 11 novembre 2007 à Cahors, aux cotés de Dominique Orliac et Marc Lecuru.

En 2007, il est nommé président du comité d'honneur du 50e anniversaire du traité de Rome.

Dernier ministre de la IVe République vivant depuis le décès d'Arthur Conte en décembre 2013, Maurice Faure est mort le 6 mars 2014 à Cahors ; ses obsèques ont lieu en la cathédrale Saint-Étienne de Cahors[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le père de Patrick Faure, ancien dirigeant de Renault et du diplomate Philippe Faure, représentant spécial pour le Mexique nommé par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il a été promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 12 juillet 2013.

Mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

  • Député du Lot de 1951 à 1983
  • Président du groupe du Rassemblement Démocratique de l'Assemblée nationale de 1962 à 1967
  • Député européen de 1979 à 1981
  • Sénateur de 1983 à 1988
  • Président de la commission aux Affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1981 à 1983
  • Président du Groupe de l'Entente démocratique de l'Assemblée nationale de 1960 à 1962.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonction politique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Marciel a publié une biographie intitulée : « Maurice Faure, l’étonnant destin politique ».
  • Christian Delacampagne a réalisé des entretiens sous le titre « D’une République à l’autre ».
  • Bruno Riondel, Maurice Faure, un artisan de la construction européenne, thèse de doctorat, 500 pages,  éd. du Septentrion, Lille, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Philippe Goulliaud, « Maurice Faure, une grand figure du radicalisme », Le Figaro, vendredi 7 mars 2014, page 12.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]