Maurice Faure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maurice-Louis Faure et Faure.
Maurice Faure
Maurice Faure le 11 novembre 2007 à Cahors, aux cotés de Dominique Orliac et Marc Lecuru.
Maurice Faure le 11 novembre 2007 à Cahors, aux cotés de Dominique Orliac et Marc Lecuru.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1951-1983
Sénateur 1983-1988
Gouvernement IVe République-Ve République
Groupe politique RRRS (1951-1958)
ED (1958-1962)
RD (1962-1967)
FGDS (1967-1973)
App. PS (1973-1983)
GD (1983-1988)
Garde des sceaux, ministre de la Justice
12e ministre de la justice de la Ve République
Président François Mitterrand
Gouvernement gouvernement Pierre Mauroy (1)
Prédécesseur Alain Peyrefitte
Successeur Robert Badinter
Ministre d'État
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard (1 et 2)
Membre du Conseil constitutionnel
Prédécesseur Georges Vedel
Successeur Pierre Mazeaud
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 92 ans)
Résidence Lot

Maurice Faure, né le à Azerat (Dordogne) et mort le à Cahors (Lot), est un résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur agrégé d’histoire et de géographie, docteur en droit, il commence par enseigner à l'Institut d'études politiques de Toulouse.

En 1947, il intègre le cabinet du ministre de l'Éducation nationale Yvon Delbos, puis ceux de Maurice Bourgès-Maunoury.

Élu député radical-socialiste du Lot de 1951 à 1958, il est membre des groupes centristes Entente démocratique et Rassemblement démocratique, puis député Fédération de la gauche démocrate et socialiste et « socialiste et radical de gauche » de 1958 à 1983.

En qualité de secrétaire d'État aux Affaires étrangères du gouvernement Guy Mollet, il cosigne le avec son ministre de tutelle, Christian Pineau, le traité instituant la Communauté européenne dit Traité de Rome. A sa mort, en 2014, il est le dernier survivant à avoir paraphé ce traité.

Il a été, durant deux périodes, président du parti radical-socialiste : de 1961 à 1965 et de 1969 à 1971. Il soutient Jean Lecanuet, candidat MRP à l'élection présidentielle de 1965.

Après avoir été maire de Prayssac pendant douze ans, il est élu maire de Cahors en 1965, mandat qu'il exercera pendant vingt-quatre ans.

Membre de l’Assemblée parlementaire des Communautés européennes puis du Parlement européen de 1979 à 1981, il est sénateur Gauche démocratique de 1983 à 1988.

En 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, il est nommé Garde des Sceaux dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy. Il ne conserve cette fonction qu'un mois et un jour, cédant son poste à Robert Badinter après les élections législatives.

Ministre d’État, ministre de l'Équipement et du Logement de Michel Rocard en 1988, il quitte le gouvernement un an après, nommé par le Président de la République François Mitterrand au Conseil constitutionnel.

En 2007, il est nommé président du comité d'honneur du 50e anniversaire du traité de Rome.

Maurice Faure est mort le 6 mars 2014 à Cahors[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il a été promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 12 juillet 2013.

Mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

  • Député du Lot de 1951 à 1983
  • Président du groupe du Rassemblement Démocratique de l'Assemblée nationale de 1962 à 1967
  • Député européen de 1979 à 1981
  • Sénateur de 1983 à 1988
  • Président de la commission aux affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1981 à 1983
  • Président du Groupe de l'Entente démocratique de l'Assemblée nationale de 1960 à 1962.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonction politique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Marciel a publié une biographie intitulée : « Maurice Faure, l’étonnant destin politique ».
  • Christian Delacampagne a réalisé des entretiens sous le titre « D’une République à l’autre ».
  • Bruno Riondel, Maurice Faure, un artisan de la construction européenne, thèse de doctorat, 500 pages,  éd. du Septentrion, Lille, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Expansion.com avec l'AFP, « Maurice Faure est mort », sur lexpress.com,‎ 6 mars 2014 (consulté le 6 mars 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par Maurice Faure Suivi par
Maurice Bourgès-Maunoury
Ministre de l'Intérieur
1958
Jules Moch
François Mitterrand
Ministre des Institutions européennes
1958
Pierre Bernard-Reymond
Alain Peyrefitte
Ministre français de la Justice
1981
Robert Badinter
Félix Gaillard
Président du Parti radical-socialiste
1961-1965
René Billères
René Billères
Président du Parti radical-socialiste
1969-1971
Jean-Jacques Servan-Schreiber