Jean-Pierre Cot

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Jean-Pierre Cot
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Savoie
2 avril 1973 – 24 juillet 1981
Législature Ve, VIe, VIIe (Cinquième République)
Groupe politique socialiste
Prédécesseur Pierre Dumas
Successeur Paul Perrier
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Chêne-Bougeries Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Française
Profession juge

Jean-Pierre Cot est un homme politique français, né à Chêne-Bougeries (Suisse) le 23 octobre 1937.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Pierre Cot, également homme politique et ministre.

Titulaire d'une licence et d'un doctorat de droit public, il rédige une these sous la direction du professeur Suzanne Bastid sur la Conciliation internationale. Il est admis à l'agrégation de droit public en 1966, major de sa promotion.

Professeur de droit public et de droit international à l'Université d'Amiens, puis doyen, Il deviant professeur à La Faculté de droit de Paris en 1969, puis à l'Université de Paris I jusqu'en 1995. Il rédige de nombreux ouvrages et articles de droit international. Il dirige notamment avec Alain Pellet un Commentaire de la Charte des Nations Unies article par article[1].

Jean-Pierre Cot s'implante politiquement en Savoie dans le département de son père. Élu député de Savoie en mars 1973 contre le ministre gaulliste Pierre Dumas, il est réélu en 1978 et en 1981. Il est maire de Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier de 1971 à 1995 et conseiller général du canton de Chamoux-sur-Gelon de 1973 à 1985[2], reprenant ainsi les anciens mandats locaux de son père. De 1985 à 1992, il est conseiller général du canton d'Alfortville-Sud, et échoue, en 1992, à devenir conseiller général du canton de Bonneuil-sur-Marne[3].

Député de 1973 à 1981, il siege à la commission des affaires étrangères, puis à la commission des finances. Porter-parole du groupe socialiste dans de nombreux débats, il participe notamment aux débats sur la loi Veil. En 1981, Cot entre au gouvernement de Pierre Mauroy comme ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement. Paul Perrier lui succède au Parlement. En désaccord avec la politique africaine de la France, il en démissionne en 1982[4]. Opposé à la politique dite « du pré carré » des pays africains, il est partisan du codéveloppement. Il obtient un accroissement substantiel de l'aide de la France au Tiers Monde. Il preside en 1981 la première Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés, alors que Stéphane Hessel dirige la délégation française à la Conférence. Christian Nucci le remplace au Gouvernement.

Jean-Pierre Cot siège ensuite au Conseil exécutive de l'UNESCO. Élu député européen en 1984, il est réélu en 1989 et en 1994. Il préside la commission des budgets du Parlement européen de 1984 à 1989, puis le groupe socialiste du Parlement européen de 1989 à 1994. Il est élu vice-président de l'institution de 1997 à 1999.

Jean-Pierre Cot est depuis 2002 juge au Tribunal international du droit de la mer. Il a été réélu en 2011 pour un second mandate de neuf ans. Il a siégé par ailleurs à la Cour internationale de justice en qualité de juge ad hoc dans plusieurs affaires, ainsi que dans des tribunaux arbitraux internationaux.

Jean-Pierre Cot est chevalier de la Légion d'honneur.

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Ministère[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Cot (dir.) et Alain Pellet (dir.), La charte des Nations unies : commentaire article par article, Paris / Bruxelles, Economica / Bruylant,‎ , 1553 p. (ISBN 2-7178-0943-0 et 2-8027-0348-X, présentation en ligne).
  2. Claude Francillon, « SAVOIE : l'« effet Barnier » », Le Monde,‎ (lire en ligne) :

    « le PS voit l'un de ses dirigeants, M. Jean-Pierre Cot, renoncer au canton de Chamoux-sur-Gelon où il fut élu pour la première fois en 1973 et réélu de justesse en 1979, malgré l'absence d'un candidat de droite. Cette fois-ci, l'opposition présente un candidat »

    .
  3. « Résultats du second tour des élections cantonales le 29 mars 1992 VAL-DE-MARNE (25) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Christian Fauvet, « L'écart de Jean-Pierre Cot », L'Express,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]