Thierry Mandon

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Thierry Mandon
Image illustrative de l'article Thierry Mandon
Fonctions
Secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification
En fonction depuis le 3 juin 2014
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Poste créé
Député de la 9e circonscription de l’Essonne
20 juin 20123 juillet 2014
(2 ans, 0 mois et 13 jours)
Prédécesseur Georges Tron
Successeur Romain Colas
12 juin 19881er avril 1993
(4 ans, 9 mois et 20 jours)
Prédécesseur Indéterminé
Successeur Georges Tron
Conseiller général du canton de Ris-Orangis
27 mars 19944 juillet 2012
(18 ans, 3 mois et 7 jours)
Prédécesseur Daniel Perrin
Successeur Stéphane Raffalli
Maire de Ris-Orangis
18 juin 199525 octobre 2012
(17 ans, 4 mois et 7 jours)
Prédécesseur Daniel Perrin
Successeur Stéphane Raffalli
Biographie
Date de naissance 30 décembre 1957 (56 ans)
Lieu de naissance Lausanne (Suisse)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de IEP de Paris
Profession Consultant

Thierry Mandon, né le 30 décembre 1957 à Lausanne (Suisse), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il est député de la neuvième circonscription de l'Essonne et siège à la commission de finances. Il est également porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Il fut conseiller général du canton de Ris-Orangis et maire de Ris-Orangis, avant de démissionner en 2012 anticipant ainsi la règle du non-cumul des mandats. Il est nommé secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification le 3 juin 2014 dans le gouvernement Manuel Valls.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon est né le 30 décembre 1957 à Lausanne en Suisse[1].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon a passé son baccalauréat en 1974 au lycée Saint-Éxupéry a la Croix-Rousse (Lyon) en section lettres et musique[2]. Il est licencié en droit et en sociologie et a été diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris en 1987[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

De 1993 à 1995, Thierry Mandon a exercé les fonctions de consultant en stratégie d'entreprise et gestion des ressources humaines[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Encore étudiant, Thierry Mandon s’engagea en politique en 1984 et se présenta en 1986 aux élections régionales sur la liste conduite par Brice Lalonde avant de rejoindre le Parti socialiste en suivant les courants de Laurent Fabius puis de Martine Aubry[4],[5]. Lors des élections législatives de 1988, il fut élu député de la nouvelle neuvième circonscription de l'Essonne et conserva son mandat jusqu’à la fin de la législature en 1993[1]. Successeur désigné du communiste Daniel Perrin, maire et conseiller général de Ris-Orangis, lors des élections cantonales de 1994, il fut élu conseiller général du canton de Ris-Orangis avec 57,94 % des voix au second tour et lors des élections municipales de 1995, il fut élu maire de Ris-Orangis. Il conserva son siège de maire lors des élections municipales de 2001 avec 44,76 % des voix au second tour[6] et son siège de conseiller général lors des élections cantonales avec 55,39 % des voix au second tour[7]. Intégré à la majorité socialiste au conseil général de l'Essonne, il devint vice-président chargé du développement économique, des grands projets et de l’emploi et président de l’Agence pour l’économie en Essonne. En 2002, en prévision du Congrès de Dijon, il participa à la rédaction du texte fondateur du Nouveau Parti socialiste puis en 2005 lors du Congrès du Mans il rejoint le courant Rénover maintenant[8]. En 2007, il accorda son parrainage à la candidature de Ségolène Royal en vue de l’élection présidentielle[9]. À la faveur des élections municipales et cantonales de 2008, il fut réélu maire et conseiller général avec respectivement 53,82 % pour sa liste socialiste « Ris pour tous »[10] et 65,83 % des voix sur le canton[11]. En 2010, il se présenta à l’élection interne du Parti socialiste en Essonne pour désigner le futur président du conseil général de l’Essonne en cas de victoire aux élections cantonales de 2011[12] et fut écarté par les militants avec deux cent trente-six voix d’écart face à son adversaire Jérôme Guedj[13]. Lors des élections législatives de 2012 il remporte le scrutin avec 56,75 % des suffrages[14]. Anticipant la mise en place du non cumul des mandats, il démissionna de son siège de conseiller général le 4 juillet 2012[15] et du mandat de maire le 25 octobre 2012.

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Député de la neuvième circonscription de l’Essonne[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon fut élu député de la neuvième circonscription de l'Essonne pour la IXe législature le 12 juin 1988. Il est alors le plus jeune député à siéger dans l'hémicycle[5]. Il conserva son mandat jusqu’à la fin de la législature le 1er avril 1993 et siégeait sur les bancs du groupe socialiste[1]. Il fut réélu dans cette même circonscription pour la XIVe législature et devint membre de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire[1]. Depuis 2012, il officie en tant que porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale[16]. De plus, il est rapporteur de la mission d'information sur la simplification législative, dont le but est d'endiguer l'inflation législative et de réduire la complexité des normes et procédures actuellement en vigueur[17],[18].

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Il est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification le 3 juin 2014 dans le gouvernement Manuel Valls.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseiller général du canton de Ris-Orangis[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon fut élu conseiller général du canton de Ris-Orangis le 27 mars 1994 et a conservé ce mandat depuis. Au conseil général de l'Essonne, il est président délégué aux stratégies d’aménagement et de développement des territoires, aux transports et aux politiques contractuelles, membre de la commission permanente du Conseil général, de la commission sur les ressources départementales et de la commission sur l’aménagement et le développement durable. Il est en outre chargé de représenter le département au sein des conseils d’administration des collèges Albert Camus et Jean Lurçat de Ris-Orangis, de l’école de la deuxième chance, de l’opération d'intérêt national de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, du centre international d’accueil d’entreprises d’Orly, de l’agence régionale de développement Paris-Île-de-France, du Syndicat des transports d'Île-de-France et du conseil départemental et participatif des déplacements[19],[20]. Il démissionna de son siège de conseiller général en juillet 2012 après avoir été élu député[15].

Maire de Ris-Orangis[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon fut élu maire de Ris-Orangis le 18 juin 1995 et a conservé ce mandat depuis[21]. À ce titre, il est délégué au bureau de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne chargé des nouveaux transferts de compétences[22]. Il démissionna de son siège de maire en octobre 2012 après avoir été élu député[23].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Président de Genopole[modifier | modifier le code]

Président délégué du conseil général de l'Essonne, Thierry Mandon représente l’institution au sein du conseil d'administration et du comité d’orientation du groupement d'intérêt public Génopole, il préside le groupement depuis le 19 mars 2002[3].

Président de l’École de la deuxième chance Essonne[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon est président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne[24].

Président de l’Agence pour l’économie en Essonne[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon a été président de l’Agence pour l’économie en Essonne[25].

Co-président du conseil de la simplification pour les entreprises[modifier | modifier le code]

Conjointement avec son rôle de rapporteur de la mission d'information pour la simplification législative, Thierry Mandon co-préside, avec Guillaume Poitrinal, le conseil de la simplification pour les entreprises. Créé le 8 janvier 2014 sur décision du Premier ministre, son rôle est de "proposer au Gouvernement les orientations stratégiques de la politique de la simplification à l'égard des entreprises."[26] Le 14 avril 2014, le conseil présente 50 premières mesures de simplifications de la vie des entreprises[27],[28].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Fiche de Thierry Mandon sur le site officiel de l’Assemblée nationale. Consulté le 2/06/2014.
  2. « Thierry Mandon au lycée Saint-Éxupéry »
  3. a, b et c Fiche de Thierry Mandon sur le site officiel du Génopole. Consulté le 2/06/2014.
  4. Article Martine Aubry côté Face paru le 28 août 1997 sur le site de l’hebdomadaire L’Express. Consulté le 2/06/2014.
  5. a et b Article Législatives 97. Un duel doublé de rivalité haineuse. En Essonne, une querelle personnelle oppose Georges Tron, RPR, et Thierry Mandon, PS. paru le 31 mai 1997 sur le site du quotidien Libération. Consulté le 2/06/2014.
  6. Résultats des élections municipales de 2008 à Ris-Orangis sur le site annuaire-mairie.fr. Consulté le 2/06/2014.
  7. Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/06/2014.
  8. Article Montebourg créé un nouveau courant paru le 12 décembre 2005 sur le site de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Consulté le 2/06/2014.
  9. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du président de la République sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 2/06/2014.
  10. Résultats de l’élection municipale 2008 à Ris-Orangis sur le site L’Internaute. Consulté le 2/06/2014.
  11. Résultats de l’élection cantonale de 2008 dans le canton de Ris-Orangis sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/06/2014.
  12. Article Deux socialistes pour un fauteuil de président paru le 8 novembre 2010 sur le site du quotidien Le Parisien. Consulté le 2/06/2014.
  13. Article PS 91 : défaites de Mandon et Chouat paru le 3 décembre 2010 sr le blog de Jean Philippe Dugoin-Clément. Consulté le 2/06/2014.
  14. Résultats de l’élection législative 2012 dans la neuvième circonscription de l’Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/06/2014.
  15. a et b Arrêté préfectoral n°2012-PREF-DRCL-455 du 19 juillet 2012 portant convocation des électeurs pour l'élection cantonale partielle à Ris-Orangis sur le site officiel de la préfecture de l'Essonne. Consulté le 2/06/2014.
  16. Article Thierry Mandon, Porte-Parole du groupe PS à l'Assemblée paru le 9 mai 2014 sur le site du quotidien Les Echos'. Consulté le 2/06/2014.
  17. Mission d'information sur la simplification législative sur le site de l'Assemblée. Consulté le 2/06/14.
  18. "Simplifions la loi" Dossier de Presse. Consulté le 2/06/14
  19. Fiche de Thierry Mandon sur le site officiel du conseil général de l’Essonne. Consulté le 25/12/2010.
  20. Fiche de Thierry Mandon sur le site du groupe socialiste au conseil général de l’Essonne. Consulté le 25/12/2010.
  21. Liste des maires de Ris-Orangis sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 2/06/2014.
  22. Présentation de l’exécutif de la CAECE sur son site officiel. Consulté le 25/12/2010.
  23. Article Essonne : le maire de Ris-Orangis passe la main paru le 26 octobre 2012 sur le site du quotidien Le Parisien. Consulté le 2/06/2014.
  24. Article Discret Mandon paru le 20 juin 2012 sur le site du quotidien Le Parisien. Consulté le 2/06/2014.
  25. Article Francis Chouat à la tête de l'Agence pour l'économie paru le 31 mai 2011 sur le site du quotidien Le Parisien. Consulté le 2/06/2014.
  26. Simplifions pour les entreprises. Qui sommes-nous? Consulté le 2/06/2014
  27. Les 50 Premières Mesures de Simplification pour les Entreprises. Consulté le 2/06/2014
  28. Article Choc de simplification : 50 mesures pour réduire la paperasse des entreprises paru le 14 avril 2014 sur le site de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Consulté le 2/06/2014