Frans Timmermans

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Frans Timmermans
Frans Timmermans, en 2012.
Frans Timmermans, en 2012.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas
En fonction depuis le 5 novembre 2012
Ministre-président Mark Rutte
Gouvernement Rutte II
Prédécesseur Uri Rosenthal
Secrétaire d'État aux Affaires européennes
22 février 200720 février 2010
Ministre-président Jan Peter Balkenende
Gouvernement Balkenende IV
Prédécesseur Atzo Nicolaï
Successeur Ben Knapen
Biographie
Nom de naissance Franciscus Cornelis Gerardus
Maria Timmermans
Date de naissance 6 mai 1961 (53 ans)
Lieu de naissance Maastricht (Pays-Bas)
Parti politique D66 (1985)
PvdA (depuis 1990)
Diplômé de Université Radboud de Nimègue
Université de Nancy
Profession Diplomate

Franciscus Cornelis Gerardus Maria « Frans » Timmermans, né le 6 mai 1951 à Maastricht, est un homme politique néerlandais, membre du Parti du travail (PvdA). Il est actuellement ministre des Affaires étrangères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il commence ses études secondaires dans un lycée de Rome, en 1972, et les achève huit ans plus tard, dans un établissement de Heerlen. Il entre alors à l'université catholique de Nimègue, où il étudie la littérature française pendant cinq ans. Pendant l'année universitaire 1984-1985, il est inscrit à l'université de Nancy, travaillant sur le droit communautaire, l'histoire et la littérature française.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Dans la diplomatie néerlandaise[modifier | modifier le code]

En 1987, il entre à la direction de l'Intégration du ministère néerlandais des Affaires étrangères, puis il est promu, en 1990, deuxième secrétaire à l'ambassade de Moscou. Il revient aux Pays-Bas au bout de trois ans et intègre la direction générale de la Coopération pour le développement du ministère.

Dans les arcanes européennes[modifier | modifier le code]

Il rejoint ensuite Bruxelles, en 1994, comme assistant de Hans van den Broek, commissaire européen chargé des Relations extérieures. Il reste à son service un an, puis devient conseiller et secrétaire particulier de Max van der Stoel, haut-commissaire pour les Minorités nationales de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et ancien chef de la diplomatie néerlandaise.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Brièvement membre des Démocrates 66 (D66) en 1985, adhérent du Parti du travail depuis 1990, il est élu député à la seconde Chambre des États généraux au cours des élections législatives du 6 mai 1998, remportées par la coalition violette du travailliste Wim Kok. Il est réélu en 2002, 2003 et 2006.

Deux passages au gouvernement[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives anticipées du 22 novembre 2006, le PvdA, dans l'opposition depuis quatre ans, rejoint le gouvernement, dirigé par le chrétien-démocrate Jan Peter Balkenende. L'équipe est officiellement formée le 22 février 2007, Frans Timmermans devenant secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, Maxime Verhagen. Il démissionne trois ans plus tard, le 20 février 2010, du fait d'un désaccord au sein de l'exécutif sur la guerre en Afghanistan.

Chef de la diplomatie[modifier | modifier le code]

Il retrouve son siège parlementaire au cours des élections législatives anticipées du 9 juin suivant. Réélu deux ans plus tard, aux élections législatives anticipées du 12 septembre 2012, il est choisi, le 5 novembre, comme ministre des Affaires étrangères dans le cabinet de coalition du libéral Mark Rutte.

Polémique[modifier | modifier le code]

Frans Timmermans est impliqué dans la fermeture de l'Institut néerlandais de Paris. Celle-ci, annoncée le 13 juillet 2012 dans le cadre de la politique d'économies budgétaires tous azimuts du gouvernement Rutte[1], est soudain anticipée d'un an le 8 février 2013, l'échéance passant du 1er janvier 2014 au 1er janvier 2015[2]. Selon les sources citées dans le Figaro du 15 février 2013, il n'est pas certain que cette décision permette de réaliser de véritables économies, et les raisons invoquées, comme le coût de la location des locaux de la rue de Lille, sont contredites par le fait que les services culturels de l’ambassade néerlandaises s'installeraient au même endroit, toute l'affaire relevant plus vraisemblablement d'un règlement de comptes interne à la diplomatie néerlandaise[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]