Congrès de Rennes

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Le Congrès de Rennes du Parti socialiste s'est tenu du 15 au .

Ce congrès de sinistre mémoire pour les socialistes voit s'affronter sept motions :

Aucune majorité ne parvient à se former dans une ambiance délétère. Pour la première fois, plusieurs gauches apparaissent (1re, 2e, 3e et dernière gauche) toujours existantes aujourd'hui. Les seuls points positifs de ce Congrès sont quelques réformes statutaires, dont on retiendra la suppression du vote par mandat ou le scrutin secret lors du vote sur les motions, de même qu'une nouvelle déclaration de principes tenant compte de la fin de la Guerre froide.

Ce congrès est un désastre pour l'union du PS. On assiste à une guerre de succession entre les cadres du PS, qui préparent déjà l'après-Mitterrand.

Pierre Mauroy, élu premier secrétaire du parti en 1988, est reconduit lors du comité directeur qui se réunit à Paris, dans la semaine qui suit le congrès. Le traumatisme de ce congrès ne sera pas encore effacé 15 ans après.

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Réélu Président de la République en 1988, François Mitterrand avait nommé Michel Rocard, son ex-rival au sein du parti, à la tête d'un gouvernement de centre gauche. A l'Éducation Nationale, ce gouvernement comprenait Lionel Jospin lequel, à l'instigation de François Mitterrand, avait remplacé ce dernier comme Premier Secrétaire du PS pendant la durée du premier septennat. Au moment où s'ouvrait le Congrès de Rennes, l'intention du Président était alors d'imposer Fabius à la tête du parti, à la place de Pierre Mauroy, son ancien premier Ministre, qui occupait cette fonction contre son avis depuis 1988. Mais ce projet rencontra l'opposition d'une alliance Rocard-Jospin.

Les rivalités furent d'une rare violence et le groupe mitterrandiste s'est définitivement séparé entre jospiniens et fabiusiens, ces derniers comptant dans leurs rangs un certain nombre de personnalités nouvelles, qui avaient rejoint le parti ou émergeaient récemment, et formaient une nouvelle génération de cadres au PS. Parmi ceux-ci Jean-Marc Ayrault, présenté à l'époque comme un « lieutenant » de Jean Poperen [1].

Ce congrès fut qualifié par les dirigeants du Parti socialiste de « suicide collectif ».

Notes et références[modifier | modifier le code]