Shimon Peres

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Shimon Peres
שמעון פרס
شمعون بيرس
9e président de l'État d'Israël
Shimon Peres au Forum économique mondial de 2007.

Actuellement en fonction
Mandat
15 juillet 2007 - {{{fin mandat1}}}
Depuis le 15 juillet 2007
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Élu(e) le 13 juin 2007 (par la Knesset)
Parti politique Kadima (actuellement)
Parti travailliste
Premier(s) ministre(s) Ehud Olmert
Benyamin Netanyahou
Prédécesseur Dalia Itzik (intérim)
Moshe Katsav
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Autres fonctions
Premier ministre israélien
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4 novembre 1995 - 18 juin 1996
Président Ezer Weizman
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Prédécesseur Yitzhak Rabin
Successeur Benyamin Netanyahou

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14 septembre 1984 - 20 octobre 1986
Président Chaim Herzog
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Prédécesseur Yitzhak Shamir
Successeur Yitzhak Shamir

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22 avril 1977 - 21 juin 1977 (intérim)
Président Ephraim Katzir
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Successeur Menahem Begin

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Biographie
Nom de naissance Szymon Perski
Naissance 2 août 1923 (85 ans)
Wiśniew, Pologne (actuelle Biélorussie)
Décès {{{décès}}}
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Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité Israélienne
Conjoint(s) Sonya Gelman
Enfant(s) Zvia, Yoni et Hemi Peres
Diplômé {{{université}}}
Profession
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Résidence(s) Jérusalem
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Signature Image:Shimon Peres signature.jpg

   
Prix Nobel de la Paix 1994
Présidents de l'État d'Israël
Premiers ministres israéliens

Shimon Peres (en hébreu שמעון פרס, arabe شمعون بيرس), né le 2 août 1923[1],[2] à Wiśniew (Pologne, actuelle Biélorussie), est un homme politique israélien.

Il a dirigé le Parti travailliste israélien et a été Premier ministre en 1977, de 1984 à 1986 puis de 1995 à 1996, et 1er vice-Premier ministre, ministre du Développement du Néguev et de la Galilée et du Développement économique régional de 2006 à 2007.

Prix Nobel de la paix 1994 avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, il est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007. Il entre en fonctions le 15 juillet 2007.

Sommaire

[modifier] Jeunesse

La famille de Szymon Perski émigre vers Tel Aviv en 1934, et ce dernier suit des études à l'école de Geula à Tel Aviv puis à l'école agricole de Ben Shemen.

En 1947, Peres s'enrôle dans le Haganah (prédécesseur des forces israéliennes de défense) et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines.

[modifier] Carrière politique

En 1952, il est élu pour la première fois député à la Knesset (parlement israélien) et est réélu en 1959, en tant que membre du parti Mapai (travailliste).

En 1953, il est nommé directeur général du ministère de la Défense. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État d'Israël. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona et, auprès de l'avionneur français Dassault, le Mirage III, un avion de combat à réaction.

Il sert au ministère de la Défense jusqu'en 1965 au moment de son implication dans l'affaire Lavon avec Moshe Dayan. Peres et Dayan quittent le Mapai de David Ben Gourion pour former un nouveau parti, le Rafi qui se réconcilie finalement avec le Mapai en 1968 (mais sans Ben Gourion).

En 1969, Peres est à nouveau nommé ministre et, en 1970, il devient ministre des Transports et des Communications. En 1974, après une période comme ministre de l'Information, il est nommé ministre de la Défense dans le gouvernement d'Yitzhak Rabin.

Bien qu'il n'ait jamais mené le Parti travailliste à une victoire aux élections, Shimon Peres a occupé le poste de Premier ministre par deux fois : une première fois de 1984 à 1986 dans le cadre d'une rotation liée à l'accord avec le Likoud d'Yitzhak Shamir, et une seconde fois entre 1995 et 1996, en remplacement du Premier ministre Yitzhak Rabin assassiné.

En 1993, ministre des Affaires étrangères du gouvernement d'Yitzhak Rabin, il est l'un des artisans des accords d'Oslo. Cela lui vaut l'année suivante de se voir décerner le prix Nobel de la paix, avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

Peres est battu aux élections de 1996 par Benjamin Netanyahou et le Likoud. Shimon Peres continue d'agir en tant qu'« ambassadeur » non officiel d'Israël (même lorsqu'il est dans l'opposition), grâce au prestige et au respect dont il jouit dans l'opinion publique internationale et dans les cercles diplomatiques. Il s'efforce de contrecarrer l'activité de propagande des cercles internationaux pro-palestiniens. L'année de sa défaite, le président de la Confédération suisse, Jean-Pascal Delamuraz, lui décerne le « prix de la fondation » lors du forum de Crans-Montana, conjointement avec Yitzhak Rabin - à titre posthume[réf. nécessaire].

En 1997, il fonde le « Centre Peres pour la paix ». Peres reste un défenseur résolu des accords d'Oslo et de l'autorité palestinienne depuis le début, en dépit des deux Intifadas.

Il revient à un poste ministériel dans le gouvernement Sharon. Il défend le droit pour Israël à une politique de sécurité, répond aux critiques internationales contre la "barrière de sécurité" élevée par l'État israélien.

Il soutient la politique d'Ariel Sharon dans sa volonté d'utiliser les forces armées israéliennes pour contrecarrer la « résistance », engendrée par les nombreux palestiniens transformés en bombes humaines, et pour déraciner l'infrastructure politique et militaire de la "résistance" palestinienne et de ses réseaux terroristes. Il a très longtemps tardé à admettre l'idée d'un État palestinien souverain et ne reconnaît pas le fait de l'occupation israélienne, restant sur la position officielle ("territoires disputés"), ni l'idée d'un retrait de la totalité des territoires occupés.

En 2005, Peres est battu à l'élection interne du Parti travailliste qui désigne Amir Peretz comme son nouveau dirigeant. Celui-ci précipite des élections législatives anticipées en annonçant le départ des travaillistes de la coalition composée par Ariel Sharon.

Le 5 janvier 2006, moins de 24 heures après l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon suite à une hémorragie cérébrale, un des responsables du parti Kadima affirme sous certaines conditions que Shimon Peres devrait être nommé Premier ministre. Il annonce sur Channel 1, le 9 janvier, qu'il n'a pas l'intention de redevenir Premier ministre, même si cela lui était proposé.

Par contre, Shimon Peres devient le numéro 2 (derrière Ehud Olmert) de Kadima, le parti à vocation centriste créé par Sharon pour préparer les élections anticipées de mars 2006. Le 15 janvier, il démissionne de son poste de député pour lever les obstacles juridiques à la poursuite de sa carrière au sein de Kadima.

Après la victoire de Kadima en 2006, il devient vice-Premier ministre du gouvernement de coalition que Ehud Olmert forme avec l'ancien parti de Peres (travaillistes). Il a également le porte-feuille de ministre du développement régional chargé de la Galilée et du désert du Néguev.

Le 13 juin 2007, candidat de Kadima, soutenu par le Premier ministre Ehud Olmert, il arrive en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement pour élire le président de l'État d'Israël. Il obtient 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du Parti travailliste. Aucun des trois candidats n'ayant obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu dès le premier tour. Dès l'annonce des résultats, ses deux concurrents se retirent de la course laissant la voie libre au vice-Premier ministre. Un second tour a ensuite eu lieu, le même jour, et l'a déclaré président par 86 voix contre 23 (sur 120 députés à la Knesset). Il devient le 9e président de l'État d'Israël.

[modifier] Synthèse des fonctions politiques

Shimon Peres en compagnie de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, le 20 septembre 2007.

[modifier] Divers éléments biographiques

Shimon Peres est marié à Sonya Gelman, et a une fille, Himara(Tziki) Walden-Peres, une linguiste, et deux fils, Yoni (né 1952) et Chemi, président de Pitango, une importante société israélienne de capital risque.

Il s'intéresse particulièrement à la nano-électronique.

Il célèbre son anniversaire notamment en suivant le calendrier hébraïque, à la date du le 20 Av, qui correspondait au 2 août lors de sa naissance en 1923, et qui correspond au 4 août en 2007, au 21 août en 2008, et au 10 août en 2009 [3].

[modifier] Citations

  • « La paix consiste à mettre terme à une histoire écrite à l'encre rouge pour en écrire une autre à l'encre verte »
  • « Si un problème n'a aucune solution, ce peut ne pas être un problème, mais un fait - sa finalité n'étant pas d'être résolu mais de passer l'épreuve du temps. »
  • La « télévision a rendu la dictature impossible mais la démocratie insupportable. »
  • « Vous pouvez tuer mille personnes ; vous pouvez abréger une vie ; mais vous ne pouvez pas tuer une idée » — citation prononcée après l'assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin.
  • « Avec les religieux vous pouvez à peine négocier. Ils pensent qu'ils ont la permission suprême de tuer des personnes et d'aller faire la guerre. »
  • « Les Arabes ont commencé à comprendre que la pauvreté ne crée pas la terreur, mais que la terreur crée la pauvreté. Ils sont les victimes de leurs propres erreurs. »
  • « La cour a ignoré le fait que le droit de vivre est un droit fondamental de l'homme. L'efficacité du tribunal est dans sa capacité réelle à faire reculer la terreur, et pas seulement contre ceux qui la combattent. » — au sujet des opposants juifs au mur de sécurité.
  • « Vous non plus n'avez pas le choix. Ce sera vous ou le Hezbollah. » — À l'attention du peuple libanais, le 24 juillet 2006.

[modifier] Notes et références

  1. site internet de la Knesset, consulté le 28 août 2008
  2. site internet du Premier Ministre d'Israël, consulté le 28 août 2008
  3. Greer Fay Cashman, "Peres turns 84 today... and on Shabbat", Jerusalem Post, Aug. 1, 2007 et http://www.hebcal.com

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Shimon Peres.

Chronologie des 18 Premiers ministres de l’État d’Israël
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