François de Rugy

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Goullet de Rugy.
François de Rugy
François de Rugy à l'Assemblée Nationale le 25 octobre 2011.
François de Rugy à l'Assemblée Nationale le 25 octobre 2011.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Loire-Atlantique
En fonction depuis le 20 juin 2007
(7 ans, 4 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Législature XIIIe et XIVe
Prédécesseur Jean-Pierre Le Ridant
Président du Groupe écologiste
à l'Assemblée nationale
20 juin 2012janvier 2013
Prédécesseur Création du groupe[1]
Successeur Barbara Pompili
Biographie
Nom de naissance François Goullet de Rugy
Date de naissance 6 décembre 1973 (40 ans)
Lieu de naissance Nantes (France)
Parti politique EELV
Diplômé de Sciences Po Paris

François Goullet de Rugy (dit François de Rugy), né le 6 décembre 1973 à Nantes (Loire-Atlantique), est un homme politique français membre d'Europe Écologie Les Verts.

Il est député écologiste depuis 2007 et coprésident du groupe EELV de l'Assemblée nationale, en tandem avec Barbara Pompili (cependant en raison du règlement de l'Assemblée nationale, François de Rugy fut reconnu officiellement comme seul président du groupe), avant que cette dernière ne lui succède à ce poste en janvier 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Blason de la famille
Goullet de Rugy.

François de Rugy est né le 6 décembre 1973 à Nantes de l'union de Dominique Goullet de Rugy, enseignant, et de Maryvonne Fritz, enseignante. Il vit avec Emmanuelle Bouchaud, journaliste, mère de ses deux enfants[2]. Il est l'arrière petit-fils du vicomte de Rugy, capitaine de frégate. Descendant de Jean Melchior Goullet de Rugy, ainsi que de Gabriel Joseph Marie de La Rochelambert-Montfort, Marquis de la Rochelambert, page de Charles X, et de la famille de Caulaincourt[réf. nécessaire].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Guist'hau de Nantes, il est étudiant à Institut d'études politiques de Paris[2], dont il est diplômé en 1995.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il adhère à Génération écologie, le parti de Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », le porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994[3].

En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999[2].

En 1997, il adhère aux Verts. Candidat aux élections législatives de mai 1997 dans la 3e circonscription de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, est élu depuis 1988, il recueille 3,87 % des suffrages.

Il est nommé secrétaire général adjoint du groupe Radical, Citoyen et Vert (RCV) à l'Assemblée nationale[2], groupe dans lequel siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la « gauche plurielle ».

En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Il est nommé adjoint au maire, chargé des transports[Note 1] et l'un des vice-présidents de la communauté urbaine Nantes Métropole, chargé des déplacements[2].

Lors des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats Vert à bénéficier d'un accord avec le PS. Le 17 juin 2007, le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).

Lors de la séance durant laquelle on élit le président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2007, il est secrétaire de séance, étant l'un des six plus jeunes députés de France[4].

Appartenant au groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, il est élu secrétaire de l'Assemblée nationale le 27 juin 2007[5]. Il est membre de la commission des finances et membre de la délégation chargée de l'application du statut du député.

Il est l'un des rares parlementaires à avoir publié sur son site internet l'intégralité de ses revenus, ainsi que le détail de l'utilisation de ses indemnités de fonctionnement[6].

Lors des élections municipales en 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault, il est battu et n'obtient que 47,79 % des voix[7].

Il publie en mai 2012 un ouvrage À quoi peut bien servir un député écolo, aux éditions Les Petits matins.

Il est réélu député en juin 2012, avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël Mamère[8] pour la présidence du groupe parlementaire EELV de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili[9]. Il est membre de la commission de la défense nationale et des forces armées[10]. Malgré la coprésidence théorique, il reste officiellement le seul président ; elle lui succède néanmoins en janvier 2013[11]. Les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois.

Opinions[modifier | modifier le code]

Il défend le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il a pris à plusieurs reprises position sur cette question, notamment lors de l'Appel à la Bretagne tout entière lancé chez Le Divellec en 2009[12].

À propos du projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, auquel il est toujours opposé, il aurait déclaré : « Les squats de maisons à NDDL ne servent pas la lutte des vrais opposants au projet d’aéroport que sont les agriculteurs, la population et les politiques »[réf. nécessaire]. Sa permanence a plusieurs fois été dégradée par des opposants radicaux à l'aéroport[13].

En 2011, il se prononce en faveur de la gestation pour autrui[14]. Il est partisan du Mariage pour tous qu'il appelle mariage universel, et estime que l'adoption d'enfants est un droit qui devrait être ouvert a tous. Par ailleurs, il considère que l'interruption volontaire de grossesse et procréation médicalement assistée sont des étapes dans l’émancipation des individus[15]. Il n'est croyant, ni pratiquant, d'aucune religion[16].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La même année, sa sœur Anne de Rugy, également membre des Verts, a été élue adjointe au maire du 11e arrondissement de Paris, chargée des transports et des déplacements.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée nationale - Groupe Écologiste
  2. a, b, c, d et e Who's Who in France, p. 1962, édition 2008.
  3. François de Rugy, l'homme pressé. Portrait de Raphaëlle Besse-Desmoulières, Le Monde, 11 septembre 2012.
  4. [1], compte rendu analytique officiel de la session du 26 juin 2007
  5. [2], compte rendu analytique officiel de la session du 27 juin 2007
  6. La transparence, jusqu'au bout, billet paru sur le blog personnel de F. de Rugy, le 14 juin 2010.
  7. http://www.ouest-france.fr/dossiers/ville-municipales-2008-detail_-Orvault-n-a-pas-voulu-franchir-le-pas-a-gauche-P-_13407-587173------44114_actu.Htm
  8. Antoine Bayet, Chez EELV, Mamère ne sera pas le président de groupe, Le Lab Europe 1, 20 juin 2012, consulté le 27 septembre 2012
  9. Sophie de Ravinel, « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », sur Le Figaro.fr,‎ 2012 (consulté le 20/06/2012)
  10. http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/14/tribun/xml/xml/organes/59046.xml, site de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale
  11. Site de l'Assemblée nationale
  12. Ils ont lancé l'appel pour la réunification…
  13. Le bureau de François de Rugy "vandalisé"
  14. Bioéthique : encore une fois, l'Etat est en retard sur la société
  15. Mariage universel : le plaidoyer de François de Rugy
  16. Assemblée nationale XIIIe législature, Session ordinaire de 2010-2011, Compte rendu intégral, Deuxième séance du mardi 8 février 2011
  17. Estimation au 1er janvier 2005, source : INSEE