Jean-Pierre Stirbois

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Jean-Pierre Stirbois
Jean-Pierre Stirbois en 1984 à Lyon.
Jean-Pierre Stirbois en 1984 à Lyon.
Fonctions
Député des Hauts-de-Seine
Législature VIIIe législature
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 43 ans)
Lieu de décès Jouars-Pontchartrain (Yvelines)
Parti politique Front national
Conjoint Marie-France Stirbois
Profession Écrivain
Journaliste

Jean-Pierre Stirbois, né le 30 janvier 1945 à Paris, mort accidentellement le 5 novembre 1988 à Jouars-Pontchartrain (Yvelines), était un homme politique français. Il fut le mari de Marie-France Stirbois, également engagée en politique.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Après avoir participé en 1965 à la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour, il milite au Mouvement jeune révolution (MJR - solidariste). En 1975, il crée avec Michel Collinot l'Union solidariste.

En 1977, il rejoint le Front national et il en devient Secrétaire général en 1981.

Après avoir obtenu près de 10 % des voix dans un des cantons de la ville de Dreux en mars 1982, il confirme son implantation l'année suivante, aux élections municipales, et provoque la surprise en obtenant plus de 16 % des voix sur la ville. Entre les deux tours il fusionne sa liste avec celle du RPR menée par Jean Hieaux qui remporte la mairie et dont il devient l'adjoint, l'artisan de la première alliance entre la droite et le Front national. Cette alliance est soutenue par la plupart des responsables politiques départementaux du RPR et de l'UDF qui en retiennent surtout un moyen de faire basculer la ville de gauche à droite. Ce score important et cette alliance qui est condamnée par la plupart des journaux et des responsables politiques est la première victoire électorale d'importance pour le Front national, il marque la réapparition du nationalisme comme force électorale.

Il est élu député européen en 1984 sur la liste menée par Jean-Marie Le Pen. En 1986, le scrutin à la proportionnelle départementale lui permet d'entrer à l'Assemblée nationale en tant que député des Hauts-de-Seine.

Jean-Pierre Stirbois fut pendant 8 ans l'homme qui mit en place l'organisation du Front national. Il disposait au sein du mouvement de solides réseaux qui, pour une partie d'entre eux s'éloigneront après sa disparition pour participer au lancement du Comité Espace nouveau autour de Jean-François Touzé, de Roland Hélie et de Robert Spieler. Il incarnait au sein du FN la sensibilité nationaliste et solidariste.

Membre du Bureau politique du FN, il devient le rival de Bruno Mégret lorsque celui-ci commence à prendre de l'influence auprès de Jean-Marie Le Pen.

La tombe dans laquelle repose Jean-Pierre Stirbois, au cimetière du Montparnasse.

Après avoir effectué un voyage en Nouvelle-Calédonie pour défendre les liens entre celle-ci et la France, il trouve la mort dans un accident de voiture en revenant d'une réunion publique à Dreux.

Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Sous le mandat de la FN Catherine Mégret, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), l'« avenue Jean-Marie Tjibaou » devient « avenue Jean-Pierre Stirbois » ; depuis 2002, elle porte le nom d'« avenue des Droits de l'Homme »[1].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Sa mort est citée dans le titre d'une chanson de Benjamin Biolay, Vengeance : « La vengeance est un plat que certains mangent froid comme Stirbois s'est mangé son cèdre »[2].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]