Roger-Gérard Schwartzenberg

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Roger-Gérard Schwartzenberg
Portrait Roger-Gérard Schwartzenberg.jpg
Fonctions
Ministre de la Recherche
27 mars 20005 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Claude Allègre
Successeur Luc Ferry
Secrétaire d’État chargé des Universités
23 juillet 198419 mars 1986
Président François Mitterrand
Gouvernement Laurent Fabius
Prédécesseur poste créé
Successeur Alain Devaquet (Ministre délégué)
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale
24 mars 198317 juillet 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy III
Prédécesseur Alain Savary (Ministre)
Successeur Jean-Pierre Chevènement (Ministre)
Président du MRG
19811983
Prédécesseur Michel Crépeau
Successeur Jean-Michel Baylet
Biographie
Nom de naissance Roger-Gérard Schwartzenberg
Date de naissance 17 avril 1943 (1943-04-17) (68 ans)
Lieu de naissance Pau, Pyrénées-Atlantiques
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PRG
Profession Professeur d'université

Roger-Gérard Schwartzenberg, né le 17 avril 1943 à Pau (Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français, qui a été président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), aujourd'hui Parti radical de gauche (PRG), dont il est président d'honneur. Il a été député au Parlement européen (1979-1983), député à l'Assemblée nationale (1986-2007) et ministre (1983-1986 et 2000-2002). Par ailleurs, il est professeur à l'université Paris II (Panthéon-Assas).

Sommaire

[modifier] Biographie

Universitaire, Roger-Gérard Schwartzenberg a établi un double record. D'une part, il est agrégé de droit public et science politique dès l'âge de 25 ans, en 1968 : il est alors le plus jeune professeur de Faculté de France, en poste d'abord à Orléans. D'autre part, il est élu à 26 ans, en 1969, professeur à la Faculté de droit de Paris, (devenue Université Paris II Panthéon-Assas). Simultanément, il est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences po) de 1972 à 1983 et y crée le premier cours de Politique comparée. En juillet 2011, le titre de professeur émérite lui est conféré par l'Université de Paris II où il dirige de nombreuses thèses de doctorat.

Spécialiste de science politique, il est l'auteur d'une dizaine de livres dont La campagne présidentielle de 1965 (1967), La guerre de succession ou l'élection présidentielle de 1969, Sociologie politique (1971, 5e édition : 1998), L'État spectacle (1977), La Droite absolue (1981), La Politique mensonge (1998), 1788 : Essai sur la maldémocratie (2006), L'État spectacle 2 (2009).

Faisant le compte-rendu de La Droite absolue dans Le Monde en février 1981, François Mitterrand conclut : « Roger-Gérard Schwartzenberg confirme qu'il prend place, par les bonheurs du style et la rigueur de la pensée, au premier rang de nos écrivains politique. »(1)

Publiée dès 1977, la première version de L’État spectacle a pour sous-titre Essai sur et contre le star system en politique. Elle analyse la mutation de la vie publique sous l'effet des médias : désormais, le profil supplante le projet et l'image remplace le message. L’État spectacle a été traduit aux États-Unis, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas en Roumanie et au Brésil. (2)

Par ailleurs, éditorialiste au Monde (1971-1976) et à l'Express (de 1971 à 1974), Roger-Gérard Schwartzenberg y a préconisé plusieurs réformes institutionnelles qui seront adoptées postérieurement dans les années 1990 et 2000 : instauration du quinquennat, limitation du cumul des mandats, plafonnement des dépenses électorales, aide de l'Etat au financement des partis politiques, statut parlementaire de l'opposition, etc.(3)

Au plan politique, il devient en 1976, à 33 ans, délégué général du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG), puis est président de ce parti de 1981 à 1983, date à laquelle il entre au gouvernement.

[modifier] Carrière parlementaire

En 1979, le Parlement européen est désigné pour la première fois au suffrage universel direct. Il y est élu député sur la liste PS-MRG, conduite par François Mitterrand et comprenant notamment Pierre Mauroy et Jacques Delors.

Le 14 mars 1980, alors que la peine de mort existe encore en France, il dépose une proposition de résolution pour son abolition dans l'ensemble de la Communauté européenne. Le Parlement européen adoptera cette résolution le 17 juin 1981 (4). La peine capitale sera abolie en France par la loi du 30 septembre 1981.

Roger- Gérard Schwartzenberg est ensuite élu cinq fois de suite député à l'Assemblée nationale en 1986, 1988, 1993, 1997 et 2002 (3e circonscription du Val-de-Marne). À l'Assemblée nationale, il est vice-président du groupe socialiste de 1988 à 1997, puis de 2002 à 2007. Dans l'intervalle, il est en 1999-2000, jusqu'à son retour au gouvernement, président du groupe Radical, Citoyen et Vert (RCV), créé pour doter la gauche plurielle de Lionel Jospin d'un groupe parlementaire supplémentaire et rassemblant les députés PRG, MDC et Verts.

Lors des élections législatives de 2007, il obtient 49,8 % des voix et perd son mandat de 148 voix sur 68 500 inscrits face à Didier Gonzales, maire de Villeneuve -le- Roi. Devant l'étroitesse du score, il dépose un recours auprès du Conseil constitutionnel, qui valide l'élection le 13 décembre 2007.(5)

Il envisage (cf. Le Parisien Val-de-Marne du 6 juin 2011) d'être candidat aux sénatoriales dans le Val-de -Marne ou dans l'Isère. Puis décide de se présenter aux législatives dans la circonscription qu'il avait abandonnée depuis 2007, malgré l'opposition de la fédération PS du Val-de-Marne, de tous ses élus et militants. Investi par 10 voix contre 8 au bureau national du PS, il devra affronter le candidat socialiste légitime, soutenu par la fédération PS du Val-de-Marne, Régis Charbonnier, Maire de Boissy-Saint-Léger.

[modifier] Carrière municipale

Il est maire de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) de 1989 à 1995, puis de 2001 à 2008. Le 16 janvier 2008, il déclare renoncer à briguer un nouveau mandat comme maire de Villeneuve-Saint-Georges. À six semaines de l'élection, alors qu'il avait annoncé son intention de se représenter, il renonce ; son 2e adjoint, Laurent Dutheil, est finalement battu par la liste communiste dès le premier tour.

[modifier] Carrière ministérielle

Roger-Gérard Schwartzenberg a appartenu à trois gouvernements socialistes (Mauroy III, Fabius et Jospin), comme secrétaire d'Etat à l'Éducation nationale (1983-1984), secrétaire d'État aux Universités (1984-1986) et ministre de la Recherche (2000-2002).

Comme ministre de la Recherche, il est à l'origine de la seconde loi de bioéthique, de la fondation du Consortium national pour la recherche en génomique, de la création du synchrotron SOLEIL à Saclay, de la relance du projet ITER et du projet GALILEO, du lancement du programme Ariane 5 plus.

Par ailleurs, il a créé l'Institut de la vision (dirigé par le Pr José Sahel), l'Institut de la longévité et du vieillissement (animé par le Pr Étienne-Émile Baulieu) et l'Institut des maladies rares (dirigé par le Pr Alain Fischer).

[modifier] L'initiateur des primaires

Roger-Gérard Schwartzenberg est le premier à gauche à avoir préconisé l'instauration de primaires présidentielles. Il le fait dans un discours à l'université d'été du PRG le 29 août 2004 et dans un article du Monde du 16 septembre 2004, intitulé "Pour des primaires à gauche".

Afin de définir leurs modalités juridiques et techniques, il dépose à l'Assemblée nationale, le 28 février 2006, une proposition de loi "relative à l'organisation d'élections primaires en vue de la désignation des candidats à l'élection présidentielle". (6). Cette double idée -primaires ouvertes et communes-, lancée en 2004, sera adoptée à son tour par le PS à sa Convention nationale du 3 juillet 2010, consacrée à la rénovation.

[modifier] Mandats et fonctions

[modifier] Livres

  • La campagne présidentielle de 1965, PUF, 1967
  • La guerre de succession ou l'élection présidentielle de 1969, PUF, 1969
  • L'Autorité de chose décidée, LGDJ, Bibliothèque de droit public, 1969
  • Sociologie politique, éditions Montchrestien, 1971 (5e édition, 1998)
  • Libertés, libertés, Réflexions du Comité pour une charte des liberté, copublié avec Robert Badinter, Jacques Attali,Régis Debray, Laurent Fabius et Michel Serres, Gallimard, 1976.
  • L'État spectacle. Essai sur et contre le star system en politique, Flammarion, 1977
  • Politique comparée, Les Cours du droit, 2e édition, 1980
  • La Droite absolue, Flammarion, 1981
  • La Politique mensonge, Odile Jacob, 1998
  • 1788 : essai sur la maldémocratie, Fayard, 2006
  • L'État spectacle 2. Politique, Casting et médias, Plon, 2009

[modifier] Notes et références

1. François Mitterrand, "Le triangle du pouvoir", Le Monde du 11 février 1981.

2. "L'Etat spectacle" a été traduit aux Pays-Bas ("Politieke Super Stars", Standaard Uitgeverig, 1977) , en Espagne (El Show politico, Dopesa, 1978) , au Brésil (O Estado espetaculo Dopel,1978), aux Etats-Unis ( The Superstar Show of Government, Barron's-Woodbury, 1980), en Italie (Lo Stato spettacolo, Editori Riuniti, 1980) , en Allemagne (Politike als Show geschäft,Econ Verlag, 1980), et en Roumanie (Statul spectacol, Scripta).

3. Cf. notamment Roger-Gérard Schwartzenberg, "Libertés nouvelles", Le Monde du 12 février 1978; "Réformer l'Assemblée", L'Express du 26 mars 1973; "Changer la vie publique", Le Monde du 23 mai 1974; "L'opposition de 1978", Le Monde du 4 juin 1977; "Les mots et les choses", le Monde du 24 novembre 1978.

4. Parlement européen, document de séance 1-65/ 1981.

5. Décision du Conseil constitutionnel du 13 décembre 2007.

6. Proposition de loi n° 2915, Assemblée nationale, XIIe législature.


[modifier] Liens externes

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