Roger-Gérard Schwartzenberg

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Roger-Gérard Schwartzenberg
Image illustrative de l'article Roger-Gérard Schwartzenberg
Fonctions
Ministre de la Recherche
27 mars 20006 mai 2002
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Claude Allègre
Successeur Luc Ferry
Secrétaire d’État chargé des Universités
23 juillet 198419 mars 1986
Président François Mitterrand
Gouvernement Laurent Fabius
Prédécesseur poste créé
Successeur Alain Devaquet (Ministre délégué)
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale
24 mars 198317 juillet 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy III
Prédécesseur Alain Savary (Ministre)
Successeur Jean-Pierre Chevènement (Ministre)
Président du PRG
19811983
Prédécesseur Michel Crépeau
Successeur Jean-Michel Baylet
Député de la 3e circonscription de
Val-de-Marne
Élection 12 juin 1988
Réélection 12 juin 1988
28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2012
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe,XIIe, XIVe
Député européen
16 juillet 197923 mars 1983
Législature 1re
Président du groupe
Radical, républicain, démocrate et progressiste à l'Assemblée nationale
17 juin 2012
Législature XIVe
Biographie
Nom de naissance Roger-Gérard Schwartzenberg
Date de naissance 17 avril 1943 (71 ans)
Lieu de naissance Pau (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG
Diplômé de Université de Paris
Profession Universitaire

Roger-Gérard Schwartzenberg, né le 17 avril 1943 à Pau (Basses-Pyrénées), est un homme politique français, qui a été président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), aujourd'hui Parti radical de gauche (PRG), dont il est président d'honneur. Il a été député au Parlement européen (1979-1983), député à l'Assemblée nationale (1986-2007, réélu en 2012) et ministre (1983-1986 et 2000-2002). Par ailleurs, il est professeur émérite de l'université Panthéon-Assas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger-Gérard Schwartzenberg et le professeur de médecine Léon Schwartzenberg, spécialiste de cancérologie, étaient cousins germains, leurs pères étant frères.

Universitaire, Roger-Gérard Schwartzenberg a établi un double record. D'une part, il est agrégé de droit public dès l'âge de 25 ans, en 1968 : il est alors le plus jeune professeur de Faculté de France, en poste d'abord à Orléans. L'année suivante, il est élu professeur à la Faculté de droit de Paris, (devenue Université Paris II Panthéon-Assas). Simultanément, il est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences po) de 1972 à 1983 et y crée le premier cours de Politique comparée. En juillet 2011, le titre de professeur émérite lui est conféré par l'Université de Paris II où il dirige de nombreuses thèses de doctorat.

Spécialiste de science politique, il est l'auteur d'une dizaine de livres dont La campagne présidentielle de 1965 (1967), La guerre de succession ou l'élection présidentielle de 1969, Sociologie politique (1971, 5e édition : 1998), L'État spectacle (1977), La Droite absolue (1981), La Politique mensonge (1998), 1788 : Essai sur la maldémocratie (2006), L'État spectacle 2 (2009). Il apparait quatre fois dans Italiques entre 1971 et 1974[1].

Faisant le compte-rendu de La Droite absolue dans Le Monde en février 1981, François Mitterrand conclut : « Roger-Gérard Schwartzenberg confirme qu'il prend place, par les bonheurs du style et la rigueur de la pensée, au premier rang de nos écrivains politiques. »[2].

Publiée dès 1977, la première version de L’État spectacle a pour sous-titre Essai sur et contre le star system en politique. Elle analyse la mutation de la vie publique sous l'effet des médias : désormais, le profil supplante le projet et l'image remplace le message. L’État spectacle a été traduit aux États-Unis, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas en Roumanie et au Brésil[3].

Par ailleurs, éditorialiste au Monde (1971-1976) et à l'Express (de 1971 à 1974), Roger-Gérard Schwartzenberg y a préconisé plusieurs réformes institutionnelles qui seront adoptées postérieurement, dans les années 1990 et 2000 : instauration du quinquennat, limitation du cumul des mandats, plafonnement des dépenses électorales, aide de l'État au financement des partis politiques, statut parlementaire de l'opposition, etc.[4]

Au plan politique, il devient en 1976, à 33 ans, délégué général du Parti radical de gauche (MRG), puis est président de ce parti de 1981 à 1983, date à laquelle il entre au gouvernement.

Carrière parlementaire[modifier | modifier le code]

En 1979, le Parlement européen est désigné pour la première fois au suffrage universel direct. Il y est élu député sur la liste PS-MRG, conduite par François Mitterrand et comprenant notamment Pierre Mauroy et Jacques Delors.

Le 14 mars 1980, alors que la peine de mort existe encore en France, il dépose une proposition de résolution pour son abolition dans l'ensemble de la Communauté européenne. Le Parlement européen adoptera cette résolution le 17 juin 1981[5]. La peine capitale sera abolie en France par la loi du 30 septembre 1981.

Roger-Gérard Schwartzenberg est ensuite élu cinq fois de suite député à l'Assemblée nationale en 1986, 1988, 1993, 1997 et 2002 (3e circonscription du Val-de-Marne). À l'Assemblée nationale, il est vice-président du groupe socialiste de 1988 à 1997, puis de 2002 à 2007. Dans l'intervalle, il est en 1999-2000, jusqu'à son retour au gouvernement, président du groupe radical-citoyen-vert (RCV), créé pour doter la gauche plurielle de Lionel Jospin d'un groupe parlementaire supplémentaire et rassemblant les députés PRG, MDC et Verts.

Lors des élections législatives de 2007, il obtient 49,8 % des voix et perd son mandat de 148 voix sur 68 500 inscrits face à Didier Gonzales, maire de Villeneuve-le-Roi. Devant l'étroitesse de l'écart de voix - l'un des cinq plus faibles enregistrés en France pour ces législatives de 2007 -, il dépose un recours auprès du Conseil constitutionnel, qui valide pourtant l'élection le 13 décembre 2007[6].

Il se représente aux législatives de juin 2012 dans sa circonscription habituelle (la 3e du Val-de-Marne) avec l'investiture du PRG et avec celle du Parti socialiste. Il est réélu le 17 juin 2012 et prend l'initiative de créer le groupe parlementaire Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP), dont il est élu président.

Carrière municipale[modifier | modifier le code]

Il est maire de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) de 1989 à 1995, puis de 2001 à 2008. En 2001, sa liste l'emporte dès le 1er tour avec 52,84 % des voix, la liste des Verts conduite par Jean-Charles Germany et Cécile Duflot obtenant par ailleurs 8,03 %. Pour les municipales de 2008, il conduit lui-même les négociations PRG-PS- MRC-Verts, Cécile Duflot acceptant d'être no 2 de la liste. Mais ne souhaitant pas être maire une 3e fois, il annonce début janvier 2008 son intention de ne pas se représenter personnellement à la mairie. La liste est donc conduite par Laurent Dutheil (PS), qui avait été son premier adjoint. Toutefois, la liste Dutheil-Duflot sera devancée au 1er tour des municipales de mars 2008 par la liste de Sylvie Altman (PC). Résultat très imprévisible car neuf mois plus tôt, au 1er tour des législatives de juin 2007, R.-G. Schwartzenberg avait devancé Sylvie Altman de 16 points sur la commune de Villeneuve-Saint-Georges.

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Roger-Gérard Schwartzenberg a appartenu à trois gouvernements socialistes (Mauroy III, Fabius et Jospin), comme secrétaire d’État à l'Éducation nationale (1983-1984), secrétaire d'État aux Universités (1984-1986) et ministre de la Recherche (2000-2002).

Comme ministre de la Recherche, il est à l'origine de la seconde loi de bioéthique, de la fondation du Consortium national pour la recherche en génomique, de la création du synchrotron SOLEIL à Saclay, de la relance du projet ITER et du projet GALILEO, du lancement du programme Ariane 5 plus.

Par ailleurs, il a créé l'Institut de la vision (dirigé par le Pr José-Alain Sahel), l'Institut de la longévité et du vieillissement (animé par le Pr Étienne-Émile Baulieu) et l'Institut des maladies rares (dirigé par le Pr Alain Fischer).

L'initiateur des primaires[modifier | modifier le code]

Roger-Gérard Schwartzenberg est le premier à gauche à avoir préconisé l'instauration de primaires présidentielles. Il le fait dans un discours à l'université d'été du PRG le 29 août 2004 et dans un article du Monde du 16 septembre 2004, intitulé "Pour des primaires à gauche".

Afin de définir leurs modalités juridiques et techniques, il dépose à l'Assemblée nationale, le 28 février 2006, une proposition de loi "relative à l'organisation d'élections primaires en vue de la désignation des candidats à l'élection présidentielle"[7]. Cette double idée — primaires ouvertes aux électeurs et communes à plusieurs partis de gauche —, lancée en 2004, sera adoptée à son tour par le PS à sa Convention nationale du 3 juillet 2010, consacrée à sa rénovation.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 15 novembre 1971, 27 janvier 1972, 25 mai 1973, 8 novembre 1974
  2. François Mitterrand, Le triangle du pouvoir, Le Monde du 11 février 1981
  3. L'État spectacle a été traduit :
      • aux Pays-Bas (Politieke Super Stars, Standaard Uitgeverig, 1977),
      • en Espagne (El Show politico, Dopesa, 1978),
      • au Brésil (O Estado espetaculo Dopel, 1978),
      • aux États-Unis (The Superstar Show of Government, Barron's-Woodbury, 1980),
      • en Italie (Lo Stato spettacolo, Editori Riuniti, 1980),
      • en Allemagne (Politike als Show geschäft, Econ Verlag, 1980),
      • en Roumanie (Statul spectacol, Scripta).]
  4. cf. notamment Roger-Gérard Schwartzenberg :
      • Libertés nouvelles, Le Monde du 12 février 1978 ;
      • Réformer l'Assemblée, L'Express du 26 mars 1973 ;
      • Changer la vie publique, Le Monde du 23 mai 1974 ;
      • L'opposition de 1978, Le Monde du 4 juin 1977 ;
      • Les mots et les choses, le Monde du 24 novembre 1978.
  5. Parlement européen, document de séance 1-65/ 1981.
  6. Décision du Conseil constitutionnel du 13 décembre 2007.
  7. Proposition de loi no 2915, Assemblée nationale, XIIe législature.
  8. http://www.lexpress.fr/resultats-elections/legislatives-2012-val-de-marne-3eme-circonscription_338121.html

Liens externes[modifier | modifier le code]