Michel Jobert

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Michel Jobert est un homme politique français, gaulliste puis gaulliste d'opposition, né le 11 septembre 1921 à Meknès (Maroc), mort le 25 mai 2002 (à 80 ans) à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale en novembre 1942, il participe au sein du 3e régiment de spahis marocains, à la campagne d'Italie, puis au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération de la France. Il est blessé à l'épaule à Magny-Jobert en 1944[1].

Diplômé de l'École libre des sciences politiques et de l'ENA, il est nommé auditeur à la cour des comptes en 1949. Il y est promu conseiller référendaire en 1953 puis conseiller-maître en 1971. Il fait partie de divers cabinets ministériels de la IVe, collaborateur notamment de Pierre Mendès France, et de la Ve République. Il dirige le cabinet du premier ministre Georges Pompidou à partir du 8 janvier 1966 où il remplace François-Xavier Ortoli. Il est Secrétaire Général de la Présidence de la République après l'élection de Georges Pompidou à la Présidence de la République Française le 19 juin 1969. Il prend part dans ce cadre aux entretiens avec les membres du gouvernement soviétique en octobre 1970 avec Roger Seydoux, Hervé Alphand et Georges Pompidou.

Il devient ministre des Affaires étrangères entre 1973 et 1974 : il dénonce la collusion de l'URSS et des États-Unis par-delà leurs escarmouches et s'oppose à l'ingérence de Henry Kissinger dans les affaires européennes en refusant la révision de la Charte du Traité de l'Atlantique Nord.

Il soutient Jacques Chaban-Delmas à la présidentielle de 1974. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, il fonde son propre mouvement politique, le Mouvement des démocrates, et souhaite se positionner en dehors du clivage droite/gauche. Il apparait dans la dernière émission d'Italiques pendant l'éclatement de l'ORTF, pour présenter son livre Mémoires d'avenir[2]. Il soutient François Mitterrand à la présidentielle de 1981 et devient ministre du Commerce extérieur (avec le titre de ministre d'État) à la suite de l'élection de ce dernier. Il démissionne de ce poste en 1983.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mémoires d’avenir, 1974
  • Les Idées simples de la vie, 1975.
  • L’Autre Regard, 1976
  • Lettre ouverte aux femmes politiques, 1976
  • Parler aux Français, 1977
  • La Vie d’Hella Schuster, 1977
  • Maroc, Extrême Maghreb du soleil couchant, 1978
  • La Rivière aux grenades, 1982
  • Chroniques du Midi libre, 1982
  • Par trente-six chemins (je n’irai pas...), 1984
  • Vive l'Europe libre !, 1984
  • Maghreb, à l’ombre de ses mains, 1985
  • Les Américains, 1987
  • Journal immédiat... et pour une petite éternité, 1987
  • Vandales, 1990
  • Journal du Golfe : août 1990-août 1991, 1991
  • Ni dieu ni diable. Conversations avec Jean-Louis Remilleux, Albin Michel, 1993
  • L’Aveuglement du monde occidental. Chroniques de politique internationale 1993 - 1996, 1997
  • Les illusions immobiles : chroniques de politique internationale 1996-1998, 1999

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Alexis Noël, L’Épopée ordinaire et singulière de Michel Jobert, Société des Écrivains, 2008 p. 297 (ISBN 978-2-74803-990-0)
  2. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 13 décembre 1974