Charles Jonnart

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Charles Jonnart en 1918

Charles Célestin Auguste Jonnart, né à Fléchin le et mort le , est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille bourgeoise du Nord, Charles Jonnart fait ses études à Saint-Omer, puis à la faculté de droit de Paris. Séduit par l’Algérie qu’il avait visité jeune homme, il est nommé par Gambetta au cabinet du gouverneur général de l’Algérie en 1881. En 1884, il est nommé directeur du service de l'Algérie au ministère de l'Intérieur.

Entamant une carrière politique aux côtés des libéraux, il est élu en 1886 conseiller général de Saint-Omer, puis en 1889, député du Pas-de-Calais. Ré-élu en 1893, il se distingue à la Chambre par ses fréquentes interventions sur les questions coloniales touchant notamment à l’organisation de l’Algérie.

Choisi en 1893 par Jean Casimir-Perier pour occuper le poste de ministre des Travaux publics, il est élu en 1894 sénateur du Pas-de-Calais. La même année, un accident de voiture l'oblige à cesser son ministère.

En 1900, il retourne en Algérie, où il est nommé gouverneur général par Waldeck-Rousseau, fonction dont il démissionne en 1901 pour raisons de santé. De retour à Alger en 1903, il contribue à accélérer la carrière du futur maréchal Lyautey. Celui-ci, qui n’était encore que colonel, est promu général et se voit confier par Jonnart l’exécution de la politique algéro-marocaine.

Charles Jonnart (en frac et guêtres) lors d'un repas à Athènes en juillet 1917 en compagnie de Régnault et Sarrail.

Revenu en métropole pour siéger de nouveau au parlement en 1911, Charles Jonnart est nommé ministre des Affaires étrangères dans le cabinet Briand à la veille de la guerre. Pendant la Première Guerre mondiale, il est rapporteur de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Il est brièvement ministre du Blocus au sein du gouvernement Clemenceau, puis les puissances alliées le choisissent comme mandataire auprès du roi Constantin Ier de Grèce pour le contraindre à abdiquer.

Après la guerre, il devient président du Parti républicain démocratique en 1920, puis il est nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, avec la mission délicate de renouer les relations diplomatiques avec le Vatican.

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1918 et membre de l'Académie française en 1923, au siège jusqu'alors occupé par Paul Deschanel, contre qui il avait en vain brigué la présidence de la République en 1920.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Exposé de la situation générale de l'Algérie : 1906, Alger, Imprimerie administrative, 429 p., 1907
  • Exposé de la situation générale des territoires du sud de l'Algérie. Année 1906, Alger, Heintz, 207 p., 1907
  • Œuvres complètes de Charles Jonnart, de l'Académie des sciences morales et politiques, Paris, Fayard, 1923

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Raymond Poincaré
Ministre français des Affaires étrangères
1913
Stéphen Pichon
Précédé par Charles Jonnart Suivi par
Albert Métin
Ministre français du Blocus et des Régions libérées (1917)
Albert Lebrun


Précédé par Charles Jonnart Suivi par
Paul Deschanel
Fauteuil 19 de l’Académie française
1923-1927
Maurice Paléologue