Philippe Martin (homme politique, 1953)

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Philippe Martin
Image illustrative de l'article Philippe Martin (homme politique, 1953)
Fonctions
Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie
2 juillet 201331 mars 2014
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault II
Prédécesseur Delphine Batho
Successeur Ségolène Royal
Conseiller général du canton de Valence-sur-Baïse
En fonction depuis le 27 mars 1998
Prédécesseur Guy Philip
Député de la 1re circonscription du Gers
En fonction depuis le 2 mai 2014
Prédécesseur Franck Montaugé
19 juin 20022 août 2013
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
10 juin 2012
Prédécesseur Jean-Pierre Pujol
Successeur Franck Montaugé
Président du Conseil général du Gers
27 mars 199819 juillet 2013
Successeur Jean-Pierre Pujol
Biographie
Date de naissance 22 novembre 1953 (61 ans)
Lieu de naissance La Garenne-Colombes (Seine)
Nationalité Française
Parti politique PS

Philippe Martin, né le 22 novembre 1953 à La Garenne-Colombes (Seine), est un homme politique français, membre du Parti socialiste. Président du conseil général et député du Gers, il est ensuite ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du 2 juillet 2013 au 31 mars 2014. Remplacé au gouvernement par Ségolène Royal, il retrouve ensuite son siège de député.

Parcours et action politique[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une maîtrise en sciences juridiques, Philippe Martin est adjoint au secrétaire général de la mairie de Suresnes en 1978, et conseiller parlementaire du groupe socialiste de l'Assemblée nationale l'année suivante. Il poursuit sa carrière comme chef de cabinet ministériel, auprès de Roger Quilliot, ministre de l’Urbanisme et du Logement de 1981 à 1983, puis auprès de Paul Quilès, successeur de M. Quilliot avant d’être nommé ministre de la Défense en 1985. De 1986 à 1988 [1], il est directeur aux relations extérieures de la Société d'administration et de réalisation d'investissements (SARI), société immobilière présidée alors par Christian Pellerin [2], devenue filiale de Nexity. Il devient chef de cabinet de Michel Charasse, ministre du Budget, entre 1988 et 1992, date à laquelle il est nommé préfet du Gers et, de 1994 à 1995, des Landes.

En mars 1998, il est élu conseiller général du canton de Valence-sur-Baïse et président du conseil général du Gers.

En 1999, il acquiert une notoriété nationale en déclarant qu'il va faire abattre environ 6000 platanes au bord des routes du Gers, qu'il considère comme responsables de la mortalité sur les routes du département [3].

En 2001, il est en outre élu conseiller municipal et adjoint au maire de Valence-sur-Baïse.

Ce fabiusien est élu député[4] en 2002, puis le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 1re circonscription du Gers. Il fait partie, au sein de l’Assemblée nationale, du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), et occupe la place no 571 de l'hémicycle.

Lors des élections législatives 2012, il est réélu député dans la même circonscription dès le premier tour le 10 juin avec 52,36 % des suffrages exprimés.

Le 1er juillet 2012, il demande aux restaurateurs et cavistes d’arrêter de vendre des vins de Californie pour protester contre l’entrée en vigueur dans cet État américain d'une loi interdisant la production et la vente de foie gras au nom du bien-être animal[5].

Le 2 juillet 2013, il est nommé ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du gouvernement français, en remplacement de Delphine Batho. Diverses associations de protection animale se sont émues du fait qu'il puisse représenter l'écologie au gouvernement alors qu'il est affilié à trois groupes parlementaires[6] qui prônent respectivement une loi déclarant le gavage des oies patrimoine culturel, un soutien actif à la corrida et des mesures favorables à la pratique de la chasse[réf. nécessaire].

En août, il annonce la création prochaine d'une « contribution climat énergie » (taxe carbone)[7].

La question des OGM[modifier | modifier le code]

Le 11 juin 2004, Philippe Martin, en tant que président, fait adopter par le conseil général du Gers un vœu qui exprime son opposition aux cultures OGM en plein champ. Saisi par le préfet du Gers, Jean-Michel Fromion, le tribunal administratif annule la délibération du conseil général le 6 avril 2005. Confirmée par la cour administrative d'appel de Bordeaux, la décision est finalement infirmée par le Conseil d'État statuant en dernier ressort le 30 décembre 2009[8].

Philippe Martin propose l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ. En 2005, cette initiative est soutenue par voie de pétition par plus de 10 % du corps électoral gersois, condition nécessaire pour organiser une telle consultation, comme le prévoit la loi du 13 août 2004[9]. Cependant sa validité fait elle aussi l'objet d'une contestation par le préfet Fromion. À la suite de quoi, le projet de référendum est suspendu[10].

Philippe Martin quitte, avec la FNSEA et les représentants des semenciers, mais pour des raisons fort différentes, le Grenelle de l'environnement en octobre 2007, lorsqu'il est question de geler les cultures OGM en plein champ, à la suite de la constatation générale de l'impossibilité de contrôler la dissémination hypothétique [11].

Siégeant au sein de la Haute Autorité sur les OGM, il soutient l'activation de la clause de sauvegarde afin de suspendre l'utilisation de maïs transgénique Monsanto 810.

Fonctions au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 2007, il est nommé deuxième vice-président du groupe socialiste, radical et citoyen, chargé du développement durable et de l'agriculture. Il est aussi membre de la Commission des finances de l'Assemblée nationale.

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, le nomme en décembre 2008, vice-président du Forum des territoires, nouvelle instance dans laquelle il a entre autres rôles celui d'élaborer la doctrine du Parti socialiste en matière de décentralisation en vue des échéances électorales de 2012[12].

Mandats[modifier | modifier le code]

Homonymie et confusion[modifier | modifier le code]

Il ne faut pas le confondre avec son homonyme Philippe Martin, député UMP de la Marne.

Cette confusion fait d'ailleurs l'objet d'une méprise de la part du groupe parlementaire UMP en avril 2008, qui donne l'occasion au député PS Philippe Martin de faire une étonnante révélation au palais Bourbon, alors que les députés débattent du projet de loi sur les OGM : « On sent que c'est un texte sur lequel le groupe UMP est en difficulté. Je vais vous en faire la démonstration, je vais vous l'expliquer. Il se trouve que je m'appelle Philippe Martin comme un collègue qui s'appelle également Philippe (Armand) Martin. De ce fait, depuis deux jours, je suis victime d'une contamination de ma messagerie Internet par le groupe UMP. Et voilà le texte que je reçois du groupe UMP : Bonsoir, le groupe est en difficulté, il n'y a pas assez de députés UMP sur les bancs. Aussi pourriez-vous vous rendre dans l'hémicycle le plus rapidement possible ? ».

« Je réclame de la même manière qu'on puisse avoir un monde sans OGM, je veux pouvoir légiférer sans UMP », a-t-il conclu, sous les rires et les applaudissements de l'assistance[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui est Philippe Martin, le nouveau ministre de l'Écologie ?, Midi Libre, 2 juillet 2013 [1]
  2. Christian Pellerin, l'ex-roi de l'immobilier, revient à… La Défense, Le Parisien, 25 décembre 2008 [2] ; Nathalie Bensahel, Christian Pellerin. On croyait le promoteur de La Défense enterré. Erreur, il construit toujours pour Vivendi, Libération, 27 août 1999 [3]
  3. Dans le Gers, pour plus de sécurité routière, le président du conseil général lance une opération visant à abattre les platanes jugés dangereux parce que trop proches de la chaussée. Cet abattage est source de polémique. Images d'illustration et d'archives. Interview de Didier BACH, Directeur du service des roues du conseil général du Gers ; de Philippe MARTIN, Président du conseil général du Gers ; de Chantal FAUCHE, Présidente de l'association de protection des arbres du Gers ; de Jacques AUBE, Directeur de cabinet du conseil général de Haute-Garonne (Muriel Lassaga, Journal télévisé, France 2, le 24 février 1999 diffusé à 20:32:27:00 - durée 00:02:56:00, Inathèque, Catalogue du dépôt légal)
  4. Fiche de Philippe Martin sur le site de l’Assemblée nationale
  5. Le Gers boycottte le vin californien, Le Figaro, 1er juillet 2012.
  6. Liste de députés soutenant la chasse, la corrida et le gavage
  7. « Philippe Martin annonce la création d'une "contribution climat énergie », in nouvelbobs.com, 22 août 2013.
  8. « OGM : le Conseil d'État soutient le Gers » sur le blog de Philippe Martin, 6 janvier 2010
  9. « Un référendum sur les OGM dans le Gers ? » lcitf1.fr 13 juin 2005
  10. « OGM : le Conseil d'État donne raison au conseil général du Gers » La Dépêche, 6 janvier 2010
  11. « OGM : la FNSEA claque la porte au nez de Borloo »
  12. Quatre régionaux dans la nouvelle direction du parti
  13. « Martin, du PS, confondu avec son homonyme UMP » Nouvel Obs, 24 juin 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]