Paul Baudouin

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Paul Louis Arthur Baudouin, né le 19 décembre 1894 à Paris 8e, 19 rue de Moscou, mort le 10 février 1964 à Paris 7e [1],[2] est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de père et mère non dénommés (il ne sera reconnu par sa mère que le 26 mai 1898) [1] .

Tout jeune, il a vécu dans l'intimité de l'ancien président du Conseil, Maurice Rouvier. Avec sa mère, il a parcouru l'Europe et a même été reçu par l'impératrice Eugénie.

Il est reçu en 1914 à l’École polytechnique (Scolarité : EXAMEN : Paris - CLASST : 116, PASSAGE: 106e en 1919, SORT : 105e CORPS : A.-)[3] ; (Dossier mili: REG.MIL. o - REG.SCO. o -) Campagnes: Allemagne a 24/10/1919) , il devient ensuite inspecteur des Finances.

Marié à Paris dans le 14ème, le 10 juin 1927, avec Gabrielle Angoulvant.

Directeur adjoint, puis directeur général de la Banque d'Indochine (1930), et Pt de l'Union financière d'Extrême-Orient il effectue par la suite des missions en Italie en 1935, 1938 et 1939.

Homme de confiance de Paul Reynaud, il rentre comme Secrétaire d'État aux Affaires étrangères le 6 juin 1940 dans le gouvernement Reynaud.

Il est nommé par Paul Reynaud[4] le 30 mars 1940 sous-secrétaire d’État à la Présidence du conseil, secrétaire du Cabinet de guerre et secrétaire du Comité de guerre, puis il se sépare progressivement de ce dernier en prenant position pour l'armistice.

En juin 1940, il joue un rôle important dans le succès du camp de l’armistice, notamment aux côtés de Yves Bouthillier (alors aux Finances). Il a su placer des hommes de confiance dans l’entourage de Paul Reynaud tout en écartant les tenants d’une politique favorable à une résistance tenace.

Il est ministre des Affaires étrangères[4] du 17 juin au 26 octobre 1940 dans le gouvernement Philippe Pétain, puis dans celui de Pierre Laval. Il signe la Loi en date du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs (voir : Lois sur le statut des Juifs), (Journal officiel du 18 octobre 1940), aux côtés de Philippe Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert, Marcel Peyrouton, Charles Huntziger, Yves Bouthillier et François Darlan.

Il est Secrétaire d'État à la présidence du Conseil[4] d'octobre à décembre 1940, puis après le départ de Laval, ministre de l'Information de décembre 1940 jusqu'au 2 janvier 1941[4].

Mettant en œuvre ses idées d'avant-guerre, il joue un rôle important, comme d'autres polytechniciens (Borotra, Gal de la Porte du Theil, ...) dans la politique de Vichy pour la jeunesse et la formation (Chantiers de Jeunesse, École des cadres d'Uriage, ...).

Il retourne ensuite à la Banque de l'Indochine qu'il préside de 1941 à 1944[4], avant d'être révoqué à la Libération[4]. Il entre alors dans la clandestinité mais est arrêté le 2 avril 1946 alors qu'il cherche à passer en Espagne[5].

Le 3 mars 1947, il est condamné à l’indignité nationale à vie, à la confiscation de ses biens et à 5 ans de travaux forcés[6].

En 1949 sa peine est commuée en 5 ans de prison.

Il meurt en 1964.

Notes sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://canadp-archivesenligne.paris.fr/archives_etat_civil/1860_1902_actes/aec_visu_img.php?registre=V4E_08699&type=AEC&&bdd_en_cours=actes_ec_1893_1902&vue_tranche_debut=AD075EC_V4E_08699_0031&vue_tranche_fin=AD075EC_V4E_08699_0060&ref_histo=3279&cote=V4E%208699
  2. page 22
  3. https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/UK7E56K32DKGMH1JN1V11PLU771EFMACU5N8J9TGMRDGLEV1NA-05515?func=short-jump&jump=000021
  4. a, b, c, d, e et f Association X-Résistance, Ministres de Vichy issus de l'École polytechnique, « Paul Baudouin », site x-resistance.polytechnique.org
  5. Bénédicte Vergez-Chaignon, Vichy en prison, Gallimard 2006, p. 43
  6. « Epuration » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Paul Baudouin, Neuf mois au gouvernement, avril à décembre 1940, Éditions La Table Ronde, 1948, (traduit en anglais par l'historien britannique Sir Charles Petrie).

Lien externe[modifier | modifier le code]