Marie-Arlette Carlotti

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Marie-Arlette Carlotti
Marie-Arlette Carlotti en mai 2012.
Marie-Arlette Carlotti en mai 2012.
Fonctions
Ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion[1]
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Successeur Ségolène Neuville
Conseillère générale du canton de Marseille-Les Cinq-Avenues
En fonction depuis le
Prédécesseur Marie-Louise Lota
Députée de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Prédécesseur Renaud Muselier
Successeur Avi Assouly
Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Députée européenne
19962009
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Béziers (Hérault)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômée de Université Aix-Marseille III
IAE d'Aix-en-Provence
Profession Cadre du secteur privé

Marie-Arlette Carlotti, née le à Béziers (Hérault), est une femme politique française, membre du Parti socialiste. Elle est ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion au sein du gouvernement Jean-Marc Ayrault du au . Elle est députée de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône depuis juin 2012 et conseillère générale des Bouches-du-Rhône.

Elle a été eurodéputée de 1996 à 2009 et conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2010 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Marie-Arlette Carlotti est titulaire d'un DESS de droit obtenu à l'Université Aix-Marseille III, et d'un DESS en gestion des ressources humaines de l'IAE d'Aix-en-Provence. Elle est ensuite devenue cadre dans l'industrie aéronautique[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parti socialiste depuis les années 1970, elle fait partie du conseil national de 1983 à 2003 et de son bureau national de 1986 à 1994. Elle est secrétaire nationale chargée de l'audiovisuel de 1986 à 1988, puis secrétaire nationale aux Droits de l'Homme de 1993 à 1994 et enfin déléguée nationale aux relations avec les ONG de 1998 à 2000.

En 1996, elle devient députée européenne à la faveur d'une démission. Elle est réélue lors des élections européennes de 1999, et à nouveau lors des élections de 2004. Lors des élections européennes de 2009, elle n'est pas en position éligible sur la liste du Parti socialiste.

En 1998, elle devient conseillère générale des Bouches-du-Rhône (canton de Marseille-Les Cinq-Avenues), puis en 2001 vice-présidente du conseil général, déléguée à la protection de l'enfance et aux relations internationales. Elle est réélue en 2004, puis à nouveau en 2011.

En 2002, elle est battue aux élections législatives dans la 1re circonscription des Bouches-du-Rhône par l'UMP Roland Blum. En 2007, avec son suppléant Vartan Arzoumanian, elle échoue à nouveau aux élections législatives, toujours face à Roland Blum qui obtient 56,96 % des voix, contre 43,04 % pour la candidate socialiste.

En 2003, elle participe aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique animé par Martine Aubry.

Marie-Arlette Carlotti devient en 2007 la porte-parole du candidat socialiste à la mairie de Marseille Jean-Noël Guérini.

En 2008 lors du congrès de Reims, elle apporte son soutien à Bertrand Delanoë.

En 2010, elle est élue conseillère régionale de PACA sur la liste de Michel Vauzelle.

En mars 2011, elle est réélue conseillère générale des Bouches-du-Rhône. Membre du groupe PS-PRG-DVG au Conseil général des Bouches-du-Rhône[3], elle contribue à la réélection de Jean-Noël Guérini à la tête de l'exécutif départemental. Dès la mise en examen de Jean-Noël Guérini, elle demande sa démission de la présidence du Conseil général et prône son exclusion du Parti socialiste[3].

En 2010, elle apporte son soutien à François Hollande en vue de sa candidature à l'élection présidentielle, puis lors de la primaire socialiste. Le 16 novembre 2011, elle intègre l'équipe de campagne[4] de François Hollande, chargée de l'égalité hommes et femmes[2].

En 2012, elle est nommée ministre déléguée auprès du ministère de la Santé, chargée des personnes handicapées, au sein du gouvernement Ayrault. Elle est élue le 17 juin 2012 face à Renaud Muselier aux législatives dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône[5],[6], et son suppléant Avi Assouly siège à sa place car elle conserve son poste de ministre délégué. Son travail au ministère délégué chargé des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion lui aura permis de lancer le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le troisième plan autisme ou encore la réunion du Comité Interministériel du Handicap.

Le , elle se déclare candidate à la mairie de Marseille en vue des élections municipales de 2014[7],[8],[9]. Elle participe à la primaire PS, affrontant notamment Samia Ghali, Eugène Caselli, Christophe Masse, Henri Jibrayel et Patrick Mennucci. À l'issue d'un premier tour disputé, elle récolte 19,5 % des voix et est éliminée au profit de Samia Ghali (25,3 %) et Patrick Mennucci (20,7 %)[10]. Au second tour, elle soutient ce dernier, qui l'emporte avec 57 % des voix.

Prise de position[modifier | modifier le code]

En tant que conseillère générale, elle a demandé la démission de Jean-Noël Guérini du Conseil général des Bouches-du-Rhône[11] et son exclusion du Parti socialiste[12] dès sa mise en examen. Ministre, elle a également été la première à faire le choix de publier sa déclaration de patrimoine[13] et le bilan de son action[14][réf. insuffisante] de ministre chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. Comme candidate aux primaires citoyennes à Marseille, elle a consacré une grande partie de son programme à l'instauration d'une nouvelle gouvernance, publiant 19 propositions en ce sens[15]. Commentant les résultats des primaires du Parti socialiste à Marseille en octobre 2013, elle dénonce devant la télévision le clientélisme de certains de ses concurents[16],[17].

En août 2012, elle prend position en faveur de la corrida, en déclarant au journal Midi libre : « Au début j’avais peur. Mes amis m’y ont amenée. Quand ça vous prend, ça ne vous lâche plus. Maintenant, c’est sans culpabilité »[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille de la Lutte contre l'exclusion rajouté à partir du 21 juin 2012
  2. a et b voir son interview dans la Grande Tchatche (émission politique RadioGrenouille / leRavi) en juin 2011
  3. a et b http://www.cg13.fr/cg-13/institution/un-canton-un-elu/#ancre
  4. [1], La Provence, 16 novembre 2011
  5. Ces ministres qui peuvent craindre les législatives, Libération, 18 mai 2012.
  6. À Marseille, la ministre Carlotti sort le député Muselier, Le Point, 17 juin 2012.
  7. 2014 : Carlotti candidate à Marseille, Le Figaro, 20 mars 2013.
  8. Marie-Arlette Carlotti officialise sa candidature à la mairie de Marseille, Le Monde, 20 mars 2013.
  9. Municipales à Marseille : Carlotti défie Gaudin, Le Figaro, 21 mars 2013.
  10. Les résultats de la primaire à Marseille, Le Huffington Post, 13 octobre 2013.
  11. Une élue socialiste veut la démission de Jean-Noël Guérini, Métro, 26 octobre 2011
  12. Le PS doit exclure Guérini s'il refuse de démissionner (Carlotti), Le Parisien, 26 octobre 2011
  13. « Marie-Arlette Carlotti, première ministre à publier son patrimoine », Le Figaro, 8 avril 2013.
  14. « Marie-Arlette Carlotti, un an d’action pour la solidarité », ministère des Affaires Sociales et de la Santé, 13 mai 2013.
  15. 19 propositions pour une nouvelle gouvernance, site de campagne de Marie-Arlette Carlotti, 31 mai 2013
  16. Vote ethnique à Marseille ?, Joris Karl, bvoltaire.fr, 15 octobre 2013
  17. « Clientélisme », « paramilitaire » : la colère de Marie-Arlette Carlotti, battue aux primaires PS à Marseille, Rue89, 14 octobre 2013
  18. « Marie-Arlette Carlotti se met les anticorrida à dos », La Provence, 17 aout 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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