Guy Lengagne

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Guy Lengagne, né le 11 juillet 1933 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est un homme politique français.

Marié, il a eu cinq enfants : Annick Leblanc, Janine Matéra et Michèle Lengagne d'un premier mariage, Valérie Galand-Lengagne et Gilles Lengagne (décédé dans un accident de montagne) de son mariage avec Anne-Marie Courgeau professeur de lettres

Il a 8 petits enfants et 7 arrière-petits enfants.

Portrait[modifier | modifier le code]

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Guy Lengagne, agrégé de l’université, est mathématicien.

Il a enseigné au Sénégal, à Madagascar (Ecole Normale Supérieure et Faculté des Sciences) puis à la faculté des sciences de l'Université d'Amiens jusqu'à son élection comme député en 1981

Parcours politique[modifier | modifier le code]

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Adhérent des jeunesses socialistes, il quitte la SFIO au moment où le Président du Conseil Guy Mollet décide d'envoyer le contingent en Algérie en 1956.[réf. nécessaire]

Après deux ans de service militaire et huit années d'enseignement au Sénégal et à Madagascar, à son retour en France il adhère au Parti Socialiste de François Mitterrand.

Il est dès 1973 secrétaire fédéral chargé de la formation dans la fédération socialiste du Pas de Calais et membre du Comité Directeur de ce parti jusqu'en 2002.

Élu en 1971 conseiller municipal de Boulogne-sur-Mer sur la liste du socialiste Henri HENNEGUELLE. Il crée alors l'Office Municipal de la Culture. Indépendamment de son mandat électif il était délégué Régional des J.M.F. (Jeunesses Musicales de France.

En 1975 il est élu conseiller régional et devient président du groupe socialiste du Conseil Régional du Nord Pas de Calais présidé par Pierre Mauroy.

En 1977 il est élu Maire de Boulogne-sur-Mer à la tête d’une liste d'union de la gauche. Rélu en 1983, il est battu en 1989 mais reprend la mairie en 1996, réélu en 2001 mais démissionne en 2003 pour laisser la place à son ancien assistant parlementaire Frédéric Cuvillier futur Ministre des transports.

En 1999 il fait voter la transformation du district en communauté d'agglomération qu'il présidera jusqu'en 2008

En 1979 il est élu conseiller général du canton de Boulogne-Sud. Réélu en 1985. Il démissionne en 1988 à la suite du vote sur le cumul des mandats

Nommé "délégué mer" du parti socialiste il accueille et préside à Boulogne les travaux de la commission mer d'où sortia en 1980 un livre "la mer retrouvée", programme du parti socialiste pour toutes les questions maritimes

Mandat national[modifier | modifier le code]

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Élu député en 1981 en devançant le député communiste sortant Jean Bardol, il siège à la commission des finances. Il est nommé rapporteur du budget du logement

La même année il est élu à la Délégation pour l'Union Européenne (devenue depuis commission des affaires européennes) où il rédige un certain nombre de rapports sur la pêche.

La même année il est nommé par Michel Rocard, Président de la Commission Nationale d'Information Géographique. et rédigera un rapport édité à la documentation française.

Il est également élu Président du Conservatoire du Littoral et des rivages lacustres.

En 1983 il est appelé au gouvernement par le Président de la République et entre dans le gouvernement de Pierre Mauroy comme Secrétaire d'Etat chargé de la Mer. Il a en charge la totalité des questions maritimes y compris la construction navale et il doit faire face aux difficultés que rencontrent les chantiers concurrencés par les pays asiatiques.

En 1985, après le départ des ministres communistes du gouvernement Guy Lengagne est reconduit à son poste dans le gouvernement de Laurent Fabius

Durant son passage au gouvernement un certain nombre de décisions ont été prises à son initiative, Parmi les plus marquantes citons la création de l'IFREMER en collaboration avec Hubert CURIEN Ministre de la recherche et surtout le vote de la "Loi Littoral" qu'il a fait adopter à l'unanimité par l'Assemblée Nationale et le Sénat à la fin 1985, loi promulguée le 3 janvier 1986.

En 1986 il est réélu député dans les scrutin de liste départemental; En 1988 réélu au scrutin majoritaire dans la cinquième circonscription du Pas de Calais (Boulogne-sud) il est membre de la commission des finances et de la délégation pour l'union européenne. Il est de nouveau élu à la tête du Conservatoire du Littoral.

Battu en 1993 il est réélu en 1997 cette fois sous l'étiquette "divers gauches" et devient membre du groupe R.C.V qui regroupe les radicaux de gauche avec Michel Crépeau, les membres du parti de Jean-Pierre Chevènement, les Verts et quelques divers gauches. Il alterne alors sa participation à la commission des finances où il est rapporteur du budget de la mer et à la commission des affaires étrangères. Il est également membre de la délégation pour l'union européenne. et membre de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe. En 1998 il nommé membre du bureau de la commission chargée, sous la présidence de Raymons Forni, président de l'Assemblée Nationale, de réformer la présentation du budget de la Nation.

En 2000 il est nommé parlementaire en mission pour 6 mois par le Ministre de l'Equipement des Transports et du logement Jean-Claude GAYSSOT pour réorganiser l’Institut Géographique National, mission qui donnera lieu à un rapport lui aussi édité à la documentation française.

En 2001 il préside la 4ème rencontre parlementaire sur les ports et rédige "les ports, un atout pour la France"édité par le groupe Altedia

Réélu en 2002, il rejoint le groupe socialiste. Il siège de nouveau aux affaires étrangères, à la délégation pour l'Union Européenne et au Conseil de l'Europe. Il rédige de nombreux rapports notamment sur les questions maritimes et un sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne ( voir la liste sur le site de l'Assemblée Nationale) et effectue un certain nombre de missions, notamment en Turquie, en Israël et en Territoires Palestiniens.

Au Conseil de l'Europe il présente notamment en 2005 un rapport sur la "diminution du nombre d'étudiants dans les disciplines scientifiques dans les 47 pays du Conseil de l'Europe" et en 2007 un autre rapport sur "les dangers du créationnisme dans l’Éducation" . Ce rapport est à l'origine d'une vive polémique car dans un premier temps, à la suite d'un amendement l'Assemblée plénière du Conseil avait refusé d'en discuter. Ce rapport avait fini par être voté en septembre 2007 présenté par la députée luxembourgeoise Anne Brasseur car Guy Lengagne à cette époque ne s'étant plus présenté aux législatives n'était plus membre du Conseil de l'Europe.

En 2007, désigné par le parti socialiste pour être de nouveau candidat aux législatives, il renonce au dernier moment pour permettre à son successeur à la mairie Frédéric Cuvillier de se présenter

En 2008 il abandonne tous ses mandats électifs mais garde le poste de Président Directeur Général (bénévole) du Centre National de la Mer, "NAUSICAA" qu'il avait créé dans les années 80.

Décoration[modifier | modifier le code]

  • Le 14 Juillet 2013, Guy Lengagne reçoit la croix de Chevalier de la Légion d'honneur des mains mêmes du Président de la République en Mairie de Boulogne
  • Par ailleurs il est Commandeur du Mérite Maritime et titulaire d'un certain nombre de décorations étrangères.